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Note moyenne 3.91 /5 (sur 511 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 17/11/1990
Biographie :

Joanne Richoux est une autrice française.

Après des études de psychologie à Grenoble, elle décide de se consacrer à l’écriture. En 2017, elle publie "Marquise" aux Éditions Sarbacane, puis Les "Collisions" en 2018, une adaptation moderne des Liaisons Dangereuses.

L’année suivante parait "Toffee Darling", road-trip dans les États-Unis des années soixante, lauréat du prix Livres à vous 2019.

"Désaccordée" est son premier roman fantastique, chez Gulf Stream Éditeur.
En 2020, elle entre au catalogue d'Actes Sud Junior avec son cinquième roman, "PLS".


Blog : http://joannerichouxauteur.over-blog.com/

Instagram : https://www.instagram.com/joannerichoux/


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Bibliographie de Joanne Richoux   (13)Voir plus

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Bloom, c'est moi, étudiante en psycho, cinglée probable. Virgile, c'est mon prof de violoncelle. Il a presque trois siècles, il est sexy et dépressif. Problème : la mélancolie fait geler le sang des vampires, ce qui les tue. Donc je vais voler la voiture de ma soeur pour l'emmener à Brocéliande. Il paraît que là-bas une communauté de monstres s'ébat joyeusement sous terre. Est-ce que je me lance dans ce voyage parce que la fin du monde approche ? Parce que je n'ai rien à perdre ? Ou à cause de la longueur de ses cils ? Aucune idée. En tout cas, ça sent le plan foireux. Une romance sensuelle, déjantée, à l'énergie rock. De Joanne RichouxACTES SUD roman ADO, août 2021

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Citations et extraits (156) Voir plus Ajouter une citation

- Alors dis-moi: pourquoi il n'y aurait pas de monde après le lycée?

- Parce que derrière les grilles du bahut, y a aucun destin fabuleux, style téléfilm à la con, qui nous attend. Juste cette salope de réalité, avec sa gueule d'acier qui va nous broyer.

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Ça allait mieux, bien mieux, depuis qu'elle avait recommencé à manger. Depuis que Mamie avait compris, surtout...Il avait fallu des semaines, mais c'était arrivé.

Inéluctable, en même temps : Mamie l'avait trouvée évanouie au milieu du salon, du vomi à la vodka plein sa petite robe noire moulante...

Alors elle lui avait donné un bain, comme quand elle était petite. On fait couler de l'eau très chaude, on plonge le gobelet en plastique dedans, puis on verse sur les cheveux - longuement, plusieurs fois de suite. Avec un gant humide, on fait partir le maquillage qui bave. On nettoie tout au savon : les souvenirs, les blessures, les larmes. Les striures rouges sur les avant-bras.

Sans poser de questions.

Puis on prépare un chocolat chaud avec un ourson en guimauve dans la mousse.

Et le lendemain, il avait fallu tout raconter.

Raconter pourquoi on pleure, pourquoi elles sont là, ces lignes rouges. Raconter que le coquard, deux mois et demi plus tôt, on ne se l'est pas fait en cours de sport. Pas vraiment.

Raconter les yeux baissés, avec le chagrin qui bloque les mots.

Un calvaire.

Mais quand on relève la tête... On voit la tendresse dans le regard de Mamie.

On l'écoute dire que tout va bien,

Qu'elle est là et que rien ne peut arriver tant qu'elle est là .

C'était un mensonge.

Mais un mensonge rassurant, auquel Ninon voulait croire.

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- L'humain devrait se soucier de ce qui est véritablement important.

- Genre?

- Le fait qu'on soit une calamité. Et ça va bien au-delà de notre système. Espèce douée d'intelligence... Tu parles! Faut voir ce qu'on en fait de notre gros cerveau : on sait aller sur la lune et on a le matériel pour faire sauter la planète en quelques secondes, mais la moitié de la population crève de faim et on ne peut toujours pas soigner le cancer. L'humain, c'est de la grosse saloperie.

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Tout le monde les fixait - il fallait s'y attendre. Certains avec dégoûts, d'autres avec envie. Entre honte et triomphe, ils ont ralenti le pas. Encore. Davantage. Ils rendaient les regards à chacun, sourire aux lèvres. Ils s'en échangeaient entre eux. Prendre l'escalier. On les bouffait des yeux, on les bousculait, on baissait la tête; ils acceptaient tout. Une victoire? Peut-être pas... mais un exploit, incontestablement.

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- Viens, a lancé Arpège en nageant vers la cascade.

- Quoi, là-bas ?

- Ca te fait peur ?

- Au cas où tu n'aurais pas remarqué, y a une cascade vénère qui n'attend qu'une chose : nous assassiner si on l'embête.

- Elle ne te fera pas de mal, justement parce que tu as peur. C'est très bon, la peur. Ça donne de l'énergie, de la précision. Du courage, surtout. En manquerais-tu ?

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Chez les parfumeurs, il existe deux espèces. Les techniciens, qui ont un talent relatif et le mettent au service de l'industrie. Et les créateurs. Eux ne se soumettent qu'à leurs élans, leurs névroses. Sans doute ont-ils l'ambition vaniteuse de dresser une œuvre ?

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- Attention où tu marches.

Arpège m'a désigné le sol : recouvert de plantes.

Des clochettes de muguet s'éparpillaient çà et là, entre des boutons d'or aux pétales arrondis et des colchiques d'un mauve lumineux. Et aussi... une autre espèce que je n'ai pas su identifier. Les fleurs avaient la taille et la couleur des flocons de neige. Étoilées, chétives, elles pétillaient par milliers au bout de tiges qui s'ouvraient en parapluie.

Je me suis inclinée pour les effleurer ; elles ont alors... esquissé un mouvement de recul?

- Qu'est-ce que...?

Arpège m'a rejointe d'un démarche souple.

- On les appelle des Facéties. Elles sont fragiles. Et chatouilleuses. Je crois que tu leur as fait peur. Il ne faut pas les brusquer, sinon elles vont se désaccorder.

- Se désaccorder?

- Assieds-toi, laisse-les s'habituer à ta présence.

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La suite, c'est que je vais pas m'excuser de faire la gueule. Ou des conneries. Je veux pas devenir un de ces adultes qui se croient immortels. Tu sais, ceux qui nous encouragent à prendre la vie du bon côté, qui nous orientent vers des études avec débouchés et nous conseillent de manger cinq fruits et légumes par jour. Pourquoi je ferais ça ? À la fin, je vais crever avec les poissons. Peu importe combien j'aurai été prudent et fonctionnel, tu vois ? La plupart des gens, on dirait qu'ils oublient. La vie, c'est un truc dont on ne se sort pas.

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Ça me chamboule d'être avec : je la connais pas. Est-ce qu'on a des points communs ? Elle est abîmée. Peut-être que c'est mauvais ? Que je devrais fréquenter des meufs équilibrées ? Moi, on me parle et j'éponge les peines. Je suis un garçon buvard. Du coup, agoraphobie pendant six mois. Le lycée par correspondance, on adore. C'est ma génération. On est pessimistes, flippés. Les adultes nous le reprochent. Sauf que depuis des années, les événements nous prouvent qu'on a raison de flipper. Du style pandémies, violences, climat, guerres, lointaines ou pas, extinction de la biosphère, crises, crises, crises. Du style marcher dans du goudron en gelée et des abeilles qui agonisent. Je soupçonnais que le monde était dangereux. On me l'a répété et martelé. J'ai archivé l'info. pg 249

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Elle a réajusté son legging, puis son débardeur oversize à l'effigie des Doors, celui qu'elle avait fauché chez Zara - ça l'énervait qu'une chaîne de magasin pour minettes puisse s'en prendre à son groupe fétiche.

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