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Note moyenne 3.9 /5 (sur 141 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Shirley, Derbyshire , le 08/10/1872
Mort(e) à : Blaenau Ffestiniog , le 17/06/1963
Biographie :

John Cowper Powys est un écrivain, conférencier et philosophe britannique.

Son père était pasteur et sa mère descendait du poète William Cowper, d'où son premier nom. John étudia à Sherborne School et Corpus Christi College à Cambridge, et devint enseignant et conférencier. En tant que conférencier, il travailla d'abord en Angleterre, puis en Europe continentale et enfin aux États-Unis, où il vécut de 1904 à 1934.

Père d'un fils et séparé de sa femme, il rencontre, en 1921, l'américaine Phyllis Playter avec qui il restera jusqu'à la fin de sa vie.

Il s'est fait connaître en tant que poète et essayiste, puis se mit à écrire une série de romans remarquables pour leur recréation détaillée et intensément sensuelle du temps, des lieux et des personnages.

Si Powys publie régulièrement des essais et œuvres de fiction aux États-Unis dès 1915, ce n’est qu’à partir de la parution de "Wolf Solent" (1929) que se bâtit sa réputation de romancier, tant sur plan critique que commercial. "Wolf Solent" est considéré comme le premier des "romans du Wessex", qui comportent également "Les Enchantements de Glastonbury" (A Glastonbury Romance, 1932), 4 tomes, "Les sables de la mer" (Weymouth Sands, 1934) et "Camp retranché (Maiden Castle, 1936)".

Il a aussi écrit des ouvrages de philosophie et de critique littéraire, comprenant un des premiers hommages à Dorothy Richardson.

De retour au Royaume Uni, il passa un bref séjour en Angleterre, puis s'installa à Corwen au Pays de Galles, où il écrivit des romans historiques (dont deux situées au Pays de Galles) et des œuvres de fantasy magique. Il y demeura jusqu'à sa mort.

Powys fut aussi l'un des plus grands épistoliers du XXe siècle. Un recueil de ses lettres à son ami de toute une vie et biographe Louis Wilkinson (lui-même connu pour sa relation étroite avec Aleister Crowley) fut publié de son vivant : les volumes suivants sont parus de manière posthume.
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Vidéo de

Dans l'émission “Sous Couverture” (RTBF), Gorian Delpâture présentait “Une philosophie de la solitude” de John Cowper Powys.

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Citations et extraits (219) Voir plus Ajouter une citation
John Cowper Powys
dourvach   05 septembre 2020
John Cowper Powys
" Le vent qui fait frissonner l'herbe à son gré va et vient. Certains sont nés pour accueillir son message, d'autres pour le refuser. Chez ceux qui sont nés pour l'accueillir, on perçoit un étrange détachement des consolations d'ici-bas. "



[John COWPER POWYS - cité par Floreal Peleato dans son article "Un monde de traces effacées par le vent" à propos du réalisateur Robert MULLIGAN et son film "The Stalking Moon" ("L'Homme sauvage", 1968), in "Positif" revue mensuelle de cinéma, n°715, page 112].
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John Cowper Powys
Nikoz   23 août 2013
John Cowper Powys
Les sens, plus que l'esprit, ont une intelligence qu'il sera utile de découvrir.
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4pier   14 octobre 2021
Rodmoor de John Cowper Powys
Pendant plusieurs minutes ensuite, ils s’absorbèrent dans la contemplation de la masse immobile des eaux illuminées. Adrian rompit enfin le silence :



– Mon but dans ce livre, dit-il, c’est la révélation que l’essence de la vie est liée à l’instinct de destruction. Je veux démontrer – ce qui est la pure vérité – que le plaisir de la destruction, perpétrée pour elle-même et par pure joie, est la racine de toute impulsion qui fait monter la sève de la vie. C’est de la destruction seule… de la mise en pièces et du déchirement du vivant… que la vie nouvelle prend naissance.



Près de lui, ses doigts prenaient puis laissaient filer une poignée de sable.



– Il ne s’agit pas de destruction par amour de la cruauté, poursuivit-il. La cruauté n’est que le négatif d’un sentiment. La cruauté implique l’attirance, la passion, et même l’amour dans certains cas. La pure destruction, la destruction pour elle-même, telle que je la conçois, n’est pas une pulsion grossière, lourde, boueuse, comme celle qui obsède les pervers. C’est une flamme brûlante et dévorante. C’est une bacchanale de blancheur éblouissante, démente et splendide, comme celle qui nous blesse à présent les yeux. Je vais démontrer dans mon livre que l’ultime essence de la vie, telle qu’on la trouve à son degré le plus pur et le plus haut dans les extases des saints, n’est rien d’autre qu’une folie de destruction! C’est cela que l’on trouve à la racine de tout ascétisme et de toute renonciation au monde. C’est l’instinct de détruire… de détruire tout ce qui est à portée de main… et dans ce cas-là, bien sûr, le corps et les passions du corps. Les ascètes imaginent qu’ils font cela pour le salut de leur âme. C’est leur illusion. Ils le font pour l’extase elle-même, pour l’amour de l’extase de destruction! L’homme est le plus parfait des animaux, car c’est lui qui peut détruire le plus. Les saints sont les plus parfaits des hommes parce qu’ils peuvent détruire l’humanité.
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4pier   14 octobre 2021
Rodmoor de John Cowper Powys
– Que les mille démons des grands fonds – pardonnez-moi, chère Nance – emportent les pessimistes, poursuivit le docteur en remplissant le verre du prêtre et le sien avec une solennité rituelle (…).



(…)



– Quelle est votre opinion, Fingal, dit M. Traherne en jetant un regard d’envie sur la cruche pansue, sur l’art de rendre la vie supportable?



Le docteur Raughty le regarda avec un égal sourire placide.



– Le courage et la gaieté, dit-il, sont les seules recettes, et je ne dédaigne pas, en dépit de nos philosophes modernes, de les saupoudrer d’un zeste de tendresse humaine.
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colimasson   25 août 2016
Scènes de chasse en famille de John Cowper Powys
Doucement tu murmurais « Tu oublieras »

Et moi qui t’embrassais d’un « Jamais »

Sais que le plus amer regret

N’est pas d’avoir quitté tes bras.



C’est qu’une chose plus douce, plus rare

Que toutes celles que j’ai vécues,

Puisse se mêler à l’air

Et d’être comme non avenue.



(John Cowper Powys)
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colimasson   02 septembre 2016
Scènes de chasse en famille de John Cowper Powys
Moi je t’aime et toi tu l’aimes

Lui aime un troisième larron,

Moucherons humains nous passons

Notre temps dans les dilemmes.



[…]



Tu m’aimerais autant que je t’aime

Elle l’aimerait et lui

Aimerait –peu importe qui,

Ce qui nous laisserait indemnes ?



[John Cowper Powys]
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colimasson   31 août 2016
Scènes de chasse en famille de John Cowper Powys
L’amant le plus précieux

Que cette terre doit porter

Avance aux côtés d’un furieux

Qui tient la vie pour un décret

Et martèle la noblesse des âmes au maillet.



Apprenons à nous supporter

Et souvenons-nous que nous sommes taillés

Dans une étoffe unique,

Faisons de notre sac d’embrouilles

Une pelote de primevères pour faire la nique

Au soleil et à la lune.



[John Cowper Powys]
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Danieljean   27 avril 2016
Esprits-frères de John Cowper Powys
Je récite toujours dans mon cœur une absurde formule magique de conjuration pour le faire s’en aller !… Je dis : “M. Untel (ou Mme Unetelle, ou Keturah Pippit, ou George Tantamount) va avoir à présent envie de s’en aller — envie de s’en aller — envie de s’en aller loin !”. Mais ce sont des moments affreux quand les gens restent, restent, restent et qu’on prie si fort, qu’on espère, qu’on languit, qu’on rêve, qu’on grommelle, qu’on soupire pour qu’ils prennent leur canne ou leur parapluie et s’en aillent !
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Danieljean   27 avril 2016
Esprits-frères de John Cowper Powys
À Catharine Edith Philippa Powys, 14 août 1933,

Route 2, Hillsdale, New York





Philippa, mon A. des M.,



J’ai été si heureux de recevoir ta lettre — et ces poèmes m’ont ravi — oui ! ils sont très bons — et donnent certainement une idée de ce pays et de ce que tu ressens. Il y a plus d’imagination en toi qu’en toute autre poétesse vivante de notre époque. J’en suis certain. Aujourd’hui je suis moi-même très inquiet et tracassé au sujet de Lulu et frappé par la coïncidence que tu fasses allusion à lui et par tes sentiments d’inquiétude pour lui car j’ai reçu un Câble d’Alyse la veille de son anniversaire pour dire qu’il était malade et depuis je n’ai plus eu de nouvelles. Bien entendu Alyse a soudainement été naturellement éperdue et terrorisée, et a follement regardé autour d’elle sans savoir où se tourner. Et il peut s’avérer que cet accès n’ait été pire que plusieurs autres, en fait bien d’autres, qu’il a eus, et qui avaient l’air si mauvais qu’on avait l’impression qu’il ne pourrait pas s’en tirer — et pourtant il s’en est tiré ! Mais bien que j’écrive ça, je suis profondément inquiet à son sujet — tout comme tu l’étais, quand tu m’as écris cette lettre merveilleuse et passionnante avec ces nobles poèmes. La mère de Phyllis que j’aime vraiment beaucoup a passé l’été avec nous mais dans une semaine maintenant elle nous quittera. Ellen Masters, la nouvelle jeune épouse d’Edgar Lee Masters, leur enfant Hilary, et sa mère, vont tous à Chicago en voiture (où il y a actuellement une Exposition) et ils emmènent la mère de Phyllis — pas notre Phyllis, je suis heureux de le préciser ! Je trouve que c’est courageux de la part d’une dame âgée de 67 ans (65 ou 67 ans) d’aller à la Foire de Chicago en voiture ! Boissevain, le mari d’Edna Saint Vincent Millay, a dernièrement passé une soirée avec nous et nous a raconté comment lui et Edna avaient acheté une Ile à 3 miles de la Côte du Maine pour $900. M. Masters, l’auteur de The Spoon River Anthology a loué une ferme à Hillsdale pour l’été.

Dreiser est venu aussi deux fois cet été. Nous avons subi une Sécheresse, qui a complètement, bon ! presque, en tout cas, asséché tout le pays ; et donc nous n’avons pas eu de rivière vive dans le champ près de chez nous.
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Jcequejelis   24 avril 2015
Les sables de la mer de John Cowper Powys
... tandis qu'il envoyait des coups de canne aux grilles qui bordaient les jardinets alignés devant les villas, un souhait ignoble, lâche, telle une flèche noire, traversait le fond de ses pensées : n'avoir jamais rencontré Curly, voilà ce qu'il venait de souhaiter. Sans l'espoir d'épouser cette petite employée de magasin (car elle n’était qu'une employée de magasin, Prieuré ou pas Prieuré) il aurait refusé de donner des leçons au fils de Cattistock en raisons, simplement, de l’antipathie que son père éprouvait envers cet homme. « Je quitte mon port, songeait-il et ne vois que dangers et récifs à l'avant. »



2582 - [Le Livre de poche, n° 3328, p. 123]
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