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Note moyenne 3.73 /5 (sur 2209 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : New York , le 26/12/1891
Mort(e) à : Pacific Palisades, Californie , le 07/06/1980
Biographie :

Henry Valentine Miller est un romancier, essayiste, épistolier, peintre aquarelliste américain. Son oeuvre est largement autobiographique.

Né de parents d'origine allemande (fils d'un modeste tailleur), il est un enfant de Brooklyn, et plus particulièrement de la rue dont il fait son domaine.

Après de brèves études au City College de NewYork, il exerce divers petits métiers (notamment chef des coursiers à la Western Union Telegraph Company).

En 1923, il épouse June Edith Smith (rencontrée dans un dance palace de Broadway), la seule femme qui compta dans sa vie (bien qu'il se fût marié cinq fois), et celle qui hante la plupart de son œuvre, la Mona-Mara des "Tropiques" et de "La Crucifixion en rose" (1949).

Au cours de cette union qui dura sept ans, Miller, incapable de supporter la moindre contrainte extérieure, autodidacte absolu, fait le serment de ne se consacrer qu'exclusivement à la littérature et s'établit, dès 1930, à Paris, où, pendant dix années, il mène la vie de bohème évoquée dans trois romans autobiographiques, "Tropique du Cancer" (1934), publié grâce à la contribution d'Anaïs Nin, "Printemps noir" (1936) et "Tropique du Capricorne" (1939).

Jugés pornographiques, ces ouvrages furent interdits de publication aux États-Unis mais circulèrent clandestinement et contribuèrent à donner à leur auteur une réputation d'avant-gardiste.

Il fuit la guerre en 1940 et retourne vivre dans son pays natal où des voyages et rencontres lui inspirent quelques ouvrages parfois férocement satiriques sur la civilisation américaine ("Le cauchemar climatisé", 1945 ; "Souvenir souvenirs", 1947), « qui n’a abouti qu’à créer un désert spirituel et culturel ».

Farouche combattant du puritanisme anglo-saxon, il écrit la trilogie "La Crucifixion en rose" : "Sexus" (1949), "Nexus" (1952), "Plexus" (1960). Ses prises de position ont contribué à faire évoluer la société américaine et occidentale dans son ensemble, en même temps qu’elles lui permettaient de forger sa propre légende. Son œuvre, très autobiographique, a considérablement marqué son époque, et influencé les écrivains de la Beat Generation.

Miller était également un honorable pianiste amateur. En dehors de l'écriture romanesque proprement dite, il entretint d'abondantes correspondances avec nombre d'écrivains, artistes et autres personnalités de son temps. De multiples recueils de ces lettres ont été publiés après sa mort et proposent autant de « clés » permettant de comprendre les mult
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Source : aubry.free.fr
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Henry Miller : Le Colosse de Maroussi (Extraits) [France Culture / Le Feuilleton]. Série de cinq épisodes de l'émission “Fictions / Le Feuilleton”, diffusés sur France Culture du 29 février au 4 mars 2016. « En Grèce, on a envie de se baigner dans le ciel. » Henry Miller. © Photograph by Larry Colwell/Anthony Barboza/Getty. Traduction : Georges Belmont. Réalisation : Etienne Vallès. Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière. Texte dit par Olivier Claverie. Prise de son et mixage : Olivier Dupré. Assistance technique et montage : Nicolas Depas Graf, Clotilde Thomas. Assistante à la réalisation : Louise Loubrieu. Production : Blandine Masson. “Le Colosse de Maroussi” d’Henry Miller est publié aux éditions Buchet-Chastel. « Ce n’est pas un hasard si ce pays a été de tous temps la terre des héros et des poètes, la terre où l’homme était l’égal des dieux et où les dieux eux-mêmes prenaient stature humaine. » (in “Le Colosse de Maroussi”) : portrait de la Grèce par l'écrivain américain Henry Miller. Henry Miller, célèbre écrivain américain, né en 1891, auteur entre autres de la trilogie “Plexus”, “Nexus”, “Sexus” et des “Tropiques”, écrit “Le Colosse de Maroussi” à la fin d'un voyage en Grèce qu'il fait en 1939, en quelque sorte ses premières vacances depuis plus de vingt ans, une parenthèse dans une vie jusque-là tumultueuse, scandée par de nombreuses ruptures et controverses. Le livre sera publié en 1941 et magnifiquement traduit en français par Georges Belmont en 1958. Miller le considérait à la fin de sa vie comme “son meilleur livre”. Il constitue, sur un mode autobiographique propre à l'auteur, la chronique d'une rencontre avec un pays, une nature et ses habitants. C'est sa réponse au “choc” qu'a constitué pour lui ce voyage. Cette découverte de la Grèce s'établit en contraste avec une Amérique honnie, qu'il avait quittée huit ans auparavant, et avec un exil français difficile, impécunieux, chaotique. Le texte se présente, au-delà du récit et de la chronique, comme un essai brillant, truculent et impertinent, contrasté dans ses thématiques, son style et son propos. Le voyage de Miller en Grèce est dû au hasard de l'invitation d'un de ses plus fidèles amis, Lawrence Durrell. Le choc, l'éblouissement que lui procurent la découverte de la Grèce constituent la trame constante du récit, qui alterne anecdotes, portraits, considérations philosophiques, digressions diverses. Il a été écrit, un peu à la manière d'un journal, pendant le séjour, entre 1939 et 1940, et terminé juste après, lors de son retour aux USA, à New-York, en 1940. “Le Colosse de Maroussi” est un des textes de Miller les plus empreints de métaphysique et de religiosité, mais ses développements sont à interpréter dans une acception poétique et dans une tonalité qui nous dresse avant toute chose “le portrait d'un pays”. Quelle que soit notre propre sensibilité, notre rapport à la métaphysique, à la religiosité ou au mysticisme, le bouleversement de l'écrivain devant ce qu'il voit ou ressent s'y découvre de manière explicite, directe, vivante, dans une intimité constante. C'est sa manière d'honorer tout un peuple et de nombreux personnages hauts en couleur, d'une humanité bouleversante (dont Séfériadès, alias Georges Séféris ou Katsimbalis, le Colosse) et, dans le même mouvement, de peindre la beauté de la nature ou celle des sites archéologiques. L'expérience de la Grèce constitue pour Miller, à 48 ans, un tournant profond dans sa carrière d'écrivain. 0:00 1) Le départ, Athènes 23:58 2) Corfou, Calami, Athènes 48:09 3) Séfériadès (Georges Séféris), Poros 1:12:07 4) Hydra, Nauplie, Epidaure 1:36:36 5) Le retour Source : France Culture

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Citations et extraits (939) Voir plus Ajouter une citation
Henry Miller
milamirage   10 avril 2013
Henry Miller
" A quoi servent les livres s'ils ne ramènent pas vers la vie,

s'ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d'avidité. "
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fanfanouche24   11 septembre 2014
Les livres de ma vie de Henry Miller
Les livres sont une des rares choses que les hommes chérissent vraiment. Et les esprits les plus nobles sont ceux-là aussi qui se séparent le plus facilement de leurs plus chères possessions. Un livre qui traîne sur un rayon, c'est autant de minutions perdues. Prêtez et empruntez tant que vous pourrez, aussi bien livres qu'argent ! mais surtout les livres, car ils représentent infiniment plus que l'argent. Un livre n'est pas seulement un ami, il vous aide à en acquérir de nouveaux. Quand vous vous êtes nourri l'esprit et l'âme d'un livre, vous vous êtes enrichi. Mais vous l'êtes trois fois plus quand vous le transmettez ensuite à autrui. (p.28)
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Babel   28 novembre 2010
Le Colosse de Maroussi de Henry Miller
Il n'y a pas plus grande, plus extraordinaire bénédiction que l'absence de journaux, l'absence de nouvelles sur ce que peuvent inventer les humains aux quatre coins du monde pour rendre la vie vivable ou invivable. Si seulement on pouvait éliminer la presse_ quel grand pas en avant nous ferions, j'en suis sur! La presse engendre le mensonge, la haine, la cupidité, l'envie, la suspicion, la peur, la malice. Qu'avons nous à faire de la vérité, telle que nous la servent les quotidiens? Ce qu'il nous faut, c'est la paix, la solitude, le loisir.
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Piatka   26 septembre 2014
Les livres de ma vie de Henry Miller
Un homme ne devrait pas avoir peur de lire trop ou trop peu. Il devrait lire comme il mange ou comme il prend de l'exercice. Le bon lecteur ne tardera pas à graviter autour des bons livres. Il découvrira, grâce à ses contemporains, ce qu'il y a dans la littérature du passé qui apporte un exemple, une inspiration ou simplement un délassement. Il devrait avoir le plaisir de faire ces découvertes tout seul, à sa guise. Tout ce qui a de la valeur, du charme, de la beauté, tout ce qui est lourd de sagesse ne saurait être perdu ni oublié. Mais les choses peuvent perdre toute valeur, tout charme, toute séduction, si l'on vous traine par les cheveux pour les admirer. N'avez-vous jamais remarqué, après bien des expériences décevantes, que quand on recommande un livre à un ami, moins on en dit mieux cela vaut ?
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fanfanouche24   22 septembre 2014
Les livres de ma vie de Henry Miller
Ce soir-là, en feuilletant un livre d'Holbrook Jackson, je tombai sur le classement en quatre catégories qu'établit Coleridge parmi les gens qui lisent. Qu'on me permette de le citer:



1. Les éponges, ceux qui absorbent tout ce qu'ils lisent et le restituent pratiquement dans le même état, seulement un peu sali.



2. Les sabliers, ceux qui retiennent rien et qui se contentent de prendre un livre pour passer le temps.



3. Les chausses à vin, ceux qui ne gardent que la lie de ce qu'ils ont lu



4.. Les purs diamants, ceux aussi rares que précieux qui profitent de ce qu'ils lisent et qui savent en faire aussi profiter les autres (p.137-138)
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Henry Miller
aurelie_leroy   20 juillet 2013
Henry Miller
Ce qui va mal, ce n'est pas le monde, c'est notre manière de le regarder.
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bilodoh   12 janvier 2015
Lire aux cabinets de Henry Miller
Qu’est-ce qui rend un livre vivant? Voilà une question qui se pose souvent! La réponse me parait toute simple. Un livre vit grâce à la recommandation passionnée qu’en fait un lecteur à un autre.

(p.12)

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fanfanouche24   12 septembre 2014
Les livres de ma vie de Henry Miller
Je dois ouvrir ici une parenthèse pour parler de ces petits livres sur lesquels on tombe par hasard et dont la portée est telle qu'on les place au-dessus de rangées entières d'encyclopédies et autres recueils de la connaissance humaine. Ces livres, microscopiques par leur taille mais gigantesques par l'effet qu'ils produisent, peuvent être comparés aux pierres précieuses cachées dans les entrailles de la terre. Comme les joyaux, ces livres ont un caractère cristallin ou "primordial" qui leur confère la qualité des choses simples, immuables et éternelles. Ils sont presque aussi limités en nombre et en variétés que les cristaux dans la nature. (p.65)
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Piatka   04 septembre 2014
Les livres de ma vie de Henry Miller
Lire c'est toujours interpréter.
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Piatka   19 septembre 2014
Les livres de ma vie de Henry Miller
Certains livres non seulement donnent une sensation de vie, entretiennent la vie, mais encore, à l'exemple de quelques rares êtres humains, augmentent la vie.



INFLUENCES
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