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Note moyenne 3.67 /5 (sur 50 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Bermudes , le février 1976
Biographie :

Jon McGregor est né aux Bermudes en 1976. Sa famille déménage en Angleterre dans le Norfolk où il passe son enfance. Étudiant à l'Université de Bradford, il passe un diplôme en technologie des médias. Il commence à écrire durant sa dernière année à l'université.
Il quitte Bradford pour Sheffield, puis Nottingham, et vit de petits boulots. Il écrit son premier roman, Fenêtres sur rue (If Nobody Speaks of Remarkable Things), à Nottingham, il vit alors sur une péniche. Ce premier roman est remarqué par la presse, car il est le plus jeune concurrent du Man Booker Prize 2002. Il remporte ensuite le Betty Trask Award et le Prix Somerset Maugham et se classe finaliste du Prix des écrivains du Commonwealth (Région Eurasie, meilleur premier livre), il est élu Jeune Écrivain de l'année par le Sunday Times en 2003.
Le deuxième roman de Jon McGregor, Il n'y a pas de faux départ (So Many Ways To Begin), a été publié en 2006. Son troisième roman, Même les chiens (Even The Dogs), paraît en 2010 au Royaume Uni et en 2011 en France.
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Source : http://www.contemporarywriters.com/authors (traduction)
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Bibliographie de Jon McGregor   (7)Voir plus

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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Alice_   31 octobre 2020
Même les chiens de Jon McGregor
Certains sont toujours mal à l'aise de rester assis comme ça, pourtant. Quand ils sont assis à attendre la même chose, chez le médecin, à l'office du logement ou n'importe où. Ils croient qu'ils doivent briser le silence. Mais pas Steve. Il pouvait rester assis à attendre en silence toute la journée s'il le fallait. Une chose qu'il avait apprise quand il était en manoeuvres. La patience. Il s'asseyait devant le centre, quelqu'un se mettait toujours à parler de la météo, de la police ou des demandeurs d'asile, Steve lui jetait seulement un regard et se replongeait dans sa lecture. La plupart du temps, ça suffisait.
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Alice_   15 février 2019
Réservoir 13 de Jon McGregor
Elle recueillait de telles confidences de la part des gens et les transportait avec elle. C'est comme entasser des roches dans le coffre d'une voiture, avait-elle dit un jour à son doyen ; tôt ou tard, il y a de trop de roches et la suspension touche le sol à chaque fois qu'on rencontre une bosse sur la route. Il avait souri en lui répondant qu'il savait que c'était difficile. Il avait prié avec Jane et Jane avait continué à transporter ces roches avec elle.
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Dravot   15 janvier 2012
Fenêtres sur rue de Jon McGregor
Ecoutez et vous l'entendrez.

La ville, elle chante.

Si vous restez silencieux, au fond d'un jardin, au milieu d'une rue, sur le toit d'une maison.

Le son est plus clair la nuit, lorsqu'il tranche plus nettement la surface des choses, quand le chant cherche à pénétrer au plus profond de vous.

C'est un chant sans paroles, le plus souvent, mais néanmoins un chant, et quiconque viendrait à l'entendre ne douterait de ce qu'il psalmodie. Et le chant résonne plus fort quand vous en saisissez chaque note.

(trad. Anne Damour)
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Alice_   31 octobre 2020
Même les chiens de Jon McGregor
Et ces jours-là il attendait là-bas comme ça. Que quelqu'un vienne le trouver. Que quelqu'un vienne l'aider. Juste allongé là-bas, à regarder le plafond, à attendre. Ou bien, comment, assis dans son fauteuil. Ça n'a même pas pris si longtemps que ça. Allongé là-bas à attendre de l'aide et ensuite, toute cette attente parvenue à sa fin, ses larmes toutes envolées ou quelque chose de plus ou moins comme ça.



Ce qui correspond à autre chose que nous connaissons. Etre allongé par terre à regarder en l'air, à attendre que quelqu'un passe et nous porte secours. Quand on a un problème. Une entorse à la cheville, une fracture du crâne, une crise d'épilepsie, de diabète, ou quand on est seulement trop bourré pour se relever sans comme qui dirait une main secourable.

Ce qui correspond au moment où vous êtes le plus invisible de tous. Regardez bien les chaussures des gens pendant qu'ils marchent autour de vous. On dirait qu'ils vont vous laisser là plusieurs jours. On dirait qu'ils vont vous laisser là le temps qu'il faudra.
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bobfutur   19 janvier 2021
Réservoir 13 de Jon McGregor
Les gens voulaient que la fille revienne pour qu’elle puisse leur dire où elle était allée. Il y avait trop de façons dont elle avait pu disparaître, et on y réfléchissait, souvent. Elle avait pu descendre de la colline en courant et un automobiliste avait pu l’arrêter pour lui proposer de la déposer quelque part, puis l’emmener, puis enterrer son corps dans un dense fourré d’arbres à côté d’un échangeur à cent cinquante kilomètres au nord, où elle devait encore reposer aujourd’hui, dans le sol humide et froid. On rêvait qu’elle marchait jusqu’à chez elle. Quelle marchait à côté de l’autoroute, qu’elle marchait à travers la lande, qu’elle grimpait pour sortir de l’un des réservoirs, qu’elle émergeait de l’eau gris foncé, les cheveux flottants et les vêtements enveloppés de longues algues vertes.
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Jon McGregor
guizmo   10 juin 2017
Jon McGregor
Il m'a raconté comment tu souriais, à quoi ressemblait ta voix, avec qui tu habitais, quelle sorte de chips tu achetais quand il t'a vue dans le magasin, que tu étais très différente lorsque tu ôtais tes lunettes, ce qu'il a ressenti au moment où tu lui as affleure le bras.
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Alice_   31 octobre 2020
Même les chiens de Jon McGregor
Ils sont là, assis dans la baignoire, le miroir se couvre d'un nuage de buée, le robinet goutte en silence dans l'eau paisible, et nous regardons le nouveau papier peint qui commence à pâlir. La lumière du soleil rentre par la fenêtre et la porte ouverte de la cuisine, s'abat sur le motif à rayures au fond du vestibule et blanchit sa couleur. La porte d'entrée s'ouvre sous l'effet du vent, les gaz d'échappement en provenance de la rue s'égarent à l'intérieur et effleurent les murs, dépassant de fines couches de saleté qui collent aux traînées laissées par des mains graisseuses.
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Alice_   11 novembre 2020
Ce qui est arrivé à M. Davison de Jon McGregor
Donc. Voici comment débutent ses journées. Si vous tenez vraiment à le savoir. Le matin s'insinue par les vitres fêlées de la maison. Debout sur le pas de la porte, il urine sur le sol de pierre et réfléchit à toutes ces choses. Il regarde le fleuve, puis le ciel, puis le temps qu'il fait et il réfléchit à son travail de la journée. Il tente de classer ses priorités. La cabane dans l'arbre est presque terminée, à l'exception du toit, mais le radeau est encore loin d'être fini.



Le toit sera important.



(S'il continue à pleuvoir)
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nathalie_MarketMarcel   10 décembre 2019
Réservoir 13 de Jon McGregor
On avait cherché la disparue. On l’avait cherchée absolument partout. On l’avait cherchée dans les orties qui poussaient autour du chêne mort dans la cour de Thompson. On avait soulevé des dalles et des couches de contreplaqué avant de s’éloigner derrière des portails. On l’avait cherchée chez les Hunter, à l’arrière des grandes aménagées, dans les abris de voiture, les bûchers et les ateliers, dans les espaces boisés, dans les serres et les jardins clos par un mur.
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Coriosolite   03 novembre 2020
Même les chiens de Jon McGregor
Ils devraient barrer les rues. Il devrait y avoir un joueur de cornemuse ou une quoi putain une fanfare de l'Armée du Salut ou quelque chose, des caméras de télé, des hélicoptères. On devrait arrêter le fourgon maintenant on devrait descendre du fourgon putain et le hisser sur nos épaules et faire lentement et furieusement claquer nos bottes dans les rues barricadées aux carrefours embouteillés et tous les chauffeurs descendraient de voiture et une sacrée foule derrière nous putain pendant qu'on dévierait de la rue principale pour couper à travers ce nouveau parc d'entreprises avec tous ces employés qui sortiraient en bras de chemise blanche pour nous regarder passer et tous les poivrots devant le King George déverseraient leur bière à nos pieds en guise de comment dire de sacrifice ou d'hommage à une vie pleinement vécue et ensuite dans Forest Road toutes les bonnes femmes comme une haie d'honneur uniforme court et bottes vernies s'avanceraient dans la rue pour fourrer dans son linceul des billets de vingt déjà pliés pendant qu'on continuerait à avancer en le portant bien haut en le portant devant l'église et droit à travers le portail du
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