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3.55/5 (sur 97 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Bermudes , le février 1976
Biographie :

Jon McGregor est né aux Bermudes en 1976. Sa famille déménage en Angleterre dans le Norfolk où il passe son enfance. Étudiant à l'Université de Bradford, il passe un diplôme en technologie des médias. Il commence à écrire durant sa dernière année à l'université.
Il quitte Bradford pour Sheffield, puis Nottingham, et vit de petits boulots. Il écrit son premier roman, Fenêtres sur rue (If Nobody Speaks of Remarkable Things), à Nottingham, il vit alors sur une péniche. Ce premier roman est remarqué par la presse, car il est le plus jeune concurrent du Man Booker Prize 2002. Il remporte ensuite le Betty Trask Award et le Prix Somerset Maugham et se classe finaliste du Prix des écrivains du Commonwealth (Région Eurasie, meilleur premier livre), il est élu Jeune Écrivain de l'année par le Sunday Times en 2003.
Le deuxième roman de Jon McGregor, Il n'y a pas de faux départ (So Many Ways To Begin), a été publié en 2006. Son troisième roman, Même les chiens (Even The Dogs), paraît en 2010 au Royaume Uni et en 2011 en France.
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Source : http://www.contemporarywriters.com/authors (traduction)
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Par temps clair, ils sortaient péniblement de la baraque pour effectuer des relevés GPS. Ils chargeaient plus d'équipements que nécessaire et transportaient des vivres, ainsi que de quoi s'abriter, au cas où ils seraient pris au dépourvu et devraient coucher sur le terrain. La préparation et le chargement des provisions prenait beaucoup de temps. Ils demandaient conseil à Doc si besoin, mais Doc tenait à attendre qu'ils le fassent. Je ne suis ici que pour assister. Généralement. Techniquement. Ils choisissaient pour leurs relevés des points de références non ambigus : un répéteur très haute fréquence installé trente ans plus tôt et qui figurait sur une succession de photographies aériennes ; l'intersection de deux crêtes au pied de la montagne de K7 ; une étroite plaque de roche à l'extrémité de Garrard Ridge. Ils se déplaçaient à motoneige aussi loin que possible et traînaient les équipements à pied quand le terrain devenai trop abrupt."
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Certains sont toujours mal à l'aise de rester assis comme ça, pourtant. Quand ils sont assis à attendre la même chose, chez le médecin, à l'office du logement ou n'importe où. Ils croient qu'ils doivent briser le silence. Mais pas Steve. Il pouvait rester assis à attendre en silence toute la journée s'il le fallait. Une chose qu'il avait apprise quand il était en manoeuvres. La patience. Il s'asseyait devant le centre, quelqu'un se mettait toujours à parler de la météo, de la police ou des demandeurs d'asile, Steve lui jetait seulement un regard et se replongeait dans sa lecture. La plupart du temps, ça suffisait.
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Elle recueillait de telles confidences de la part des gens et les transportait avec elle. C'est comme entasser des roches dans le coffre d'une voiture, avait-elle dit un jour à son doyen ; tôt ou tard, il y a de trop de roches et la suspension touche le sol à chaque fois qu'on rencontre une bosse sur la route. Il avait souri en lui répondant qu'il savait que c'était difficile. Il avait prié avec Jane et Jane avait continué à transporter ces roches avec elle.
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Ecoutez et vous l'entendrez.
La ville, elle chante.
Si vous restez silencieux, au fond d'un jardin, au milieu d'une rue, sur le toit d'une maison.
Le son est plus clair la nuit, lorsqu'il tranche plus nettement la surface des choses, quand le chant cherche à pénétrer au plus profond de vous.
C'est un chant sans paroles, le plus souvent, mais néanmoins un chant, et quiconque viendrait à l'entendre ne douterait de ce qu'il psalmodie. Et le chant résonne plus fort quand vous en saisissez chaque note.
(trad. Anne Damour)
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Ils devraient barrer les rues. Il devrait y avoir un joueur de cornemuse ou une quoi putain une fanfare de l'Armée du Salut ou quelque chose, des caméras de télé, des hélicoptères. On devrait arrêter le fourgon maintenant on devrait descendre du fourgon putain et le hisser sur nos épaules et faire lentement et furieusement claquer nos bottes dans les rues barricadées aux carrefours embouteillés et tous les chauffeurs descendraient de voiture et une sacrée foule derrière nous putain pendant qu'on dévierait de la rue principale pour couper à travers ce nouveau parc d'entreprises avec tous ces employés qui sortiraient en bras de chemise blanche pour nous regarder passer et tous les poivrots devant le King George déverseraient leur bière à nos pieds en guise de comment dire de sacrifice ou d'hommage à une vie pleinement vécue et ensuite dans Forest Road toutes les bonnes femmes comme une haie d'honneur uniforme court et bottes vernies s'avanceraient dans la rue pour fourrer dans son linceul des billets de vingt déjà pliés pendant qu'on continuerait à avancer en le portant bien haut en le portant devant l'église et droit à travers le portail du
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Et ces jours-là il attendait là-bas comme ça. Que quelqu'un vienne le trouver. Que quelqu'un vienne l'aider. Juste allongé là-bas, à regarder le plafond, à attendre. Ou bien, comment, assis dans son fauteuil. Ça n'a même pas pris si longtemps que ça. Allongé là-bas à attendre de l'aide et ensuite, toute cette attente parvenue à sa fin, ses larmes toutes envolées ou quelque chose de plus ou moins comme ça.

Ce qui correspond à autre chose que nous connaissons. Etre allongé par terre à regarder en l'air, à attendre que quelqu'un passe et nous porte secours. Quand on a un problème. Une entorse à la cheville, une fracture du crâne, une crise d'épilepsie, de diabète, ou quand on est seulement trop bourré pour se relever sans comme qui dirait une main secourable.
Ce qui correspond au moment où vous êtes le plus invisible de tous. Regardez bien les chaussures des gens pendant qu'ils marchent autour de vous. On dirait qu'ils vont vous laisser là plusieurs jours. On dirait qu'ils vont vous laisser là le temps qu'il faudra.
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Je veux juste dire, est-ce qu'il n'y a pas une limite au nombre d'icebergs qu'on peut regarder ou de montagnes qu'on peut escalader ?
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Les gens voulaient que la fille revienne pour qu’elle puisse leur dire où elle était allée. Il y avait trop de façons dont elle avait pu disparaître, et on y réfléchissait, souvent. Elle avait pu descendre de la colline en courant et un automobiliste avait pu l’arrêter pour lui proposer de la déposer quelque part, puis l’emmener, puis enterrer son corps dans un dense fourré d’arbres à côté d’un échangeur à cent cinquante kilomètres au nord, où elle devait encore reposer aujourd’hui, dans le sol humide et froid. On rêvait qu’elle marchait jusqu’à chez elle. Quelle marchait à côté de l’autoroute, qu’elle marchait à travers la lande, qu’elle grimpait pour sortir de l’un des réservoirs, qu’elle émergeait de l’eau gris foncé, les cheveux flottants et les vêtements enveloppés de longues algues vertes.
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Jon McGregor
Il m'a raconté comment tu souriais, à quoi ressemblait ta voix, avec qui tu habitais, quelle sorte de chips tu achetais quand il t'a vue dans le magasin, que tu étais très différente lorsque tu ôtais tes lunettes, ce qu'il a ressenti au moment où tu lui as affleure le bras.
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Jon McGregor
Il y eut des bribes d’explications. Tout le monde supposait qu’elle avait déjà appris quelque chose de la bouche de quelqu’un d’autre. Les gens parlaient de procédures et de possibles résultats comme si cette situation était de celles qu’elle avait déjà vécues. page 130
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