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Note moyenne 3.93 /5 (sur 718 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Montvale, New Jersey , le 11/03/1974
Biographie :

Kieran Scott est l'auteur, sous pseudonyme Kate Brian, de nombreux romans pour adolescents.

Après des études d'anglais et de journalisme, elle a travaillé pendant quatre ans dans une maison d'édition.

Elle a ensuite décidé de se consacrer exclusivement à l'écriture et a déjà publié des dizaines de romans aux États-Unis.

Kieran Scott écrit aussi sous le nom de plume Emma Harrison.

Elle a travaillé aux novélisations de nombreuses séries télévisées, telles Roswell, California College, Charmed, Alias etc.

Elle vit dans les environs de New-York.

Source : www.lisons.info
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Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
Kimysmile   17 octobre 2011
Mélanie et les sept frères McGowan de Kieran Scott
Les garçons sont capables d'exprimer ce qu'ils ressentent. Je crois qu'il suffit juste d'être au bon endroit au bon moment. Ou peut-être d'être avec la bonne personne.
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Kieran Scott
nightsreadings   19 janvier 2017
Kieran Scott
« Il entendit un bruit. Un craquement. Un délicieux frisson le parcourut de la tête au pieds. Il se souleva très légèrement, juste assez pour que la monture métallique de ses lunettes émerge du rocher escarpé derrière lequel il était tapi. A sa vue, il laissa échapper un soupir. Elle était si menue, si ferme, et tellement insouciante. Ses cheveux blonds formaient une lourde tresse. C'était ses cheveux qui l'avait séduit en premier lieu. Si épais, si doux, offrant une si riche variété de nuances dorées. Cette fille n'avait pas conscience de la beauté de ses cheveux. Ni de sa beauté tout court. C'est pour cela qu'il l'aimait. »
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nightsreadings   19 janvier 2017
Shadowland, tome 1 de Kieran Scott
« La porte s'est soudain ouverte en grand, et Tristan m'est apparu dans toute sa splendeur. Son T-shirt, d'une blancheur immaculée, mettait en valeur son bronzage cuivré et le blond doré de ses cheveux. Lorsqu'il a écarté une mèche de son visage, celle-ci s'est remise en place immédiatement, caressant au passage sa haute pommette. Il m'a regardé avec une expression à la fois chagrinée et résigné. »
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Patpepette   15 avril 2016
Campus, tome 0 : Cet hiver là, à Easton... de Kieran Scott
– Thomas… Tu crois qu'il a prévu de nous faire du chantage ? Demanda-t-elle d'une voix tremblante. Il a les moyens de nous faire renvoyer.
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Patpepette   15 avril 2016
Campus, tome 0 : Cet hiver là, à Easton... de Kieran Scott
Cette liste recensait les filles avec qui Daniel avait couché, et son propre nom figurait en dernière position.
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Patpepette   15 avril 2016
Campus, tome 0 : Cet hiver là, à Easton... de Kieran Scott
J'ai froid, ici, sans toi.

Appelle-moi pour me dire que tu vas bien.

Daniel.
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Elwing   23 janvier 2013
Mélanie et les sept frères McGowan de Kieran Scott
Quand ses parents eurent quitté la pièce, Mélanie s'effondra dans le canapé. Seule avec sept garçons ou avec mes parents... en Corée, imagina-t-elle. Tout d'un coup l'idée de s'enfuir pour rejoindre une troupe de cirque itinérant lui paraissait une option tout à fait envisageable.
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Book4ever   22 août 2015
Campus, tome 0 : Cet hiver là, à Easton... de Kieran Scott
On ne sait jamais de quoi les gens sont capables tant qu’ils n’ont pas été poussés à bout
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Book4ever   22 août 2015
Campus, tome 0 : Cet hiver là, à Easton... de Kieran Scott
De ce désir irrésistible d’être en permanence avec l’autre. Comme une brûlure.
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Cielvariable   10 février 2019
Campus, Tome 3 : Intouchables de Kieran Scott
Comédie



Mon premier enterrement. Mon premier enterrement était celui du premier homme à m'avoir vue nue. C'était un peu difficile à digérer.



Ce n'étaient pas les funérailles d'un grand-père, ni celles d'une grand-tante éloignée, ridée comme une vieille pomme ; c'étaient celles de Thomas. Thomas Pearson, mon premier camarade à Easton. Le premier ici à m'avoir témoigné de la sympathie. Le sublime, le ténébreux, le passionné Thomas Pearson. Le mec avec qui j'avais passé ma première nuit.



Un flot incessant d'images me traversait l'esprit ; un tourbillon que j'étais incapable d'interrompre, en dépit de mes efforts. Je revoyais Josh Hollis sortir du brouillard et m'annoncer sa mort. Je repensais à la lettre que Thomas m'avait laissée, dans laquelle il me confiait qu'il partait se soigner. Quelle idiote j'étais de l'avoir cru ! La dernière fois que je lui avais parlé, c'était devant le bâtiment Bradwell, où se trouvait alors mon dortoir. Il me semblait qu'une éternité s'était écoulée depuis. Je ne logeais même plus à Bradwell. Thomas n'avait pas vu ma nouvelle chambre à Billings, et il ne la verrait jamais. Et pour cause : il était allongé, froid et raide, dans un cercueil. Un cercueil enterré quelque part. Ses parents avaient décidé de l'inhumer dans la plus stricte intimité, et j'ignorais où. Je savais seulement qu'il était quelque part sous terre. En train de se décomposer.



Chaque fois que j'y pensais, je me mettais à suffoquer.



— Qu'est-ce qui t'arrive ? me demanda Noëlle Lange.



Nous étions debout devant la grande cheminée de marbre qui ornait l'un des quatre salons du luxueux appartement des Pearson, dans le Upper East Side de Manhattan. Plusieurs élèves de notre lycée me dévoraient des yeux, comme ils n'avaient cessé de le faire depuis la disparition de Thomas. À croire qu'ils salivaient d'avance à l'idée de me voir craquer. Ils pouvaient toujours attendre : pour l'instant, je n'avais pas versé une seule larme en leur présence, et je n'étais pas près de leur donner cette satisfaction.



J'attendis pour répondre à Noëlle que mon angoisse se dissipe un peu.



— Rien de spécial, lui dis-je. C'est juste que ça recommence...



— Tu es encore sous le choc, murmura Ariana Osgood d'une voix apaisante. C'est tout à fait normal.



Noëlle l'approuva et me posa une main affectueuse sur l'épaule. Ça alors... Noëlle me réconfortait ! C'était une grande première. Jusque-là, elle m'avait surtout gratifiée de ses sarcasmes et autres moqueries. Et ce n'était pas tout : son expression aussi semblait plus douce que d'habitude, moins menaçante. Elle était très élégante, bien sûr, avec son pull ras du cou en cachemire gris et sa jupe noire toute simple. Mais le fait qu'elle ait laissé ses cheveux châtains détachés adoucissait ses traits. Elle avait aussi renoncé à se maquiller, ce qui la rajeunissait considérablement. Pour une fois, elle faisait presque son âge, c'est-à-dire guère plus que le mien.



Je jetai un coup d'œil autour de moi. Il faisait une chaleur étouffante dans la pièce, et j'étais comme engourdie. Les centaines de convives venus assister à cette veillée funèbre allaient et venaient dans ce cadre opulent, à l'atmosphère feutrée. Tirés à quatre épingles dans leurs costumes de grands couturiers et leurs élégantes robes noires, ils sirotaient du vin et conversaient à mi-voix. Outre les messieurs grisonnants et des dames botoxées, plusieurs dizaines d'élèves du lycée étaient présents, et semblaient tous bouleversés, en état de choc. À l'instar de Noëlle, certaines des plus ferventes adeptes de Shiseido n'avaient pas pris la peine de se maquiller. Assises sur les sofas moelleux, elles se tamponnaient les yeux avec leurs mouchoirs et se consolaient mutuellement. Quant aux garçons, ils erraient les mains dans les poches, la mine sinistre. Jamais je ne les avais vus aussi peu sûrs d'eux. « Si Thomas Pearson a pu mourir, devaient-ils se dire, nous ne sommes peut-être pas aussi invincibles que nous le pensions. » La dure réalité venait de s'imposer à ces gosses de riches, qui évoluaient dans un monde de rêve où rien ne semblait pouvoir les atteindre.



— C'est d'un glauque ! s'écria Kiran Hayes en agitant son verre de vin avec effronterie. On n'a pas vu autant de monde pour la mort du pape ! On dirait qu'ils sont tous fascinés comme des malades parce que c'était un gamin.



Elle inclina son verre et le vida d'un trait. Kiran, authentique top model, était la fille la plus belle que j'avais jamais vue. Cela dit, pour l'avoir fréquentée depuis un mois, je commençais à penser qu'elle était aussi la plus susceptible de finir en centre de désintoxication. Plusieurs mèches brunes s'étaient échappées de son chignon sophistiqué et son regard vert se perdait dans le vague, mais sa beauté n'en était pas moins frappante. Tous les individus de sexe masculin la regardaient à la dérobée, aussitôt que l'occasion se présentait.



— Je vous parie qu'une de ces blondes coincées prépare un article pour la presse, lança Noëlle à la cantonade. Un bon gros scandale de lycée, ça les fait baver.



Ah, voilà : je retrouvais la Noëlle que je connaissais... et que je craignais.



— Noëlle ! la réprimanda Ariana, dardant sur elle ses yeux bleus perçants.



Avec ses cheveux blonds coiffés en chignon, sa tenue sombre et ses boucles d'oreilles serties de diamants, Ariana paraissait moins évanescente que de coutume.



— Quoi ? Personne ne m'a entendue, protesta Noëlle en balançant ses longs cheveux derrière son épaule. Et je suis sûre que j'ai raison. Vous verrez : la « tragédie Thomas Pearson » s'étalera sur quatre pages dans le Hamptons Magazine du mois prochain.



— J'ai du mal à croire que ce sujet intéresse les journaux, objectai-je. Thomas n'était pas célèbre, ni rien.



— Mais il était du coin, dit Noëlle en soupirant d'un air las.



À ces mots, Taylor Bell, qui avait passé la journée à renifler et à pleurer en silence, fondit de nouveau en larmes. Elle enfouit son visage d'angelot encadré de boucles blondes dans un mouchoir. Ariana lui frotta les bras.



Les sanglots de Taylor me mettaient mal à l'aise, et je me détournai. Ces filles n'aimaient pas Thomas. Pire : elles le haïssaient, et m'avaient vivement incitée à rompre avec lui. Pourtant, aujourd'hui, elles se lamentaient comme les autres. À les voir ainsi éplorées, on aurait pu penser qu'elles regrettaient sincèrement sa disparition.



Cela dit, elles avaient beau le détester, Thomas était l'un des leurs. Ils se connaissaient depuis des années. Le chagrin des filles Billings était donc légitime. Je m'étonnais juste des proportions qu'il prenait.



Mes yeux fatigués se posèrent par hasard sur Missy Thurber. Adossée à un mur au papier peint élégant, vêtue d'un tailleur noir, elle avait le nez rouge et les narines plus dilatées que jamais. Lorna Gross, qui rôdait toujours dans ses parages, lui chuchotait quelque chose à l'oreille. En voyant leurs mines lugubres, il me vint l'envie irrésistible de leur lancer quelque chose à la figure. De quel droit ces deux pimbêches étaient-elles tristes ? Ni l'une ni l'autre n'avait jamais adressé la parole à Thomas.



Entre ce spectacle révoltant et les crises de larmes à répétition de Taylor, je commençais vraiment à saturer. C'est alors que j'aperçus Constance Talbot, mon ancienne camarade de chambre, qui venait à ma rencontre. La dernière fois que j'avais vu Constance, elle m'avait reproché entre deux sanglots d'être sortie avec Walt Whittaker, son amour de toujours. Whittaker, qui était là aussi quelque part, en train de discuter avec des adultes, son passe-temps favori. Whit et moi n'étions plus ensemble – en admettant qu'on l'ait été un jour – , mais Constance ne le savait peut-être pas.



Je me redressai, tendue. Constance franchit d'un pas pressé la distance qui nous séparait encore et se jeta à mon cou.



— Reed ! Je suis tellement, tellement, tellement désolée ! chevrota-t-elle sur mon épaule.



Ma surprise fut telle qu'il me fallut un moment pour réagir et l'étreindre à mon tour. Je la serrai de toutes mes forces. Son geste d'amitié me soulageait autant qu'il me déconcertait. Apparemment, Constance comptait plus pour moi que je ne l'avais cru.



— Merci, lui dis-je lorsqu'elle se recula.



Ses yeux verts étaient brillants et bordés de rouge. Ses boucles rousses étaient attachées en queue de cheval. Je n'aurais su dire si elle était plus pâle que d'ordinaire ou si c'était un effet de l'éclairage, mais ses taches de rousseur ressortaient davantage, lui donnant un air précieux.



— Ça va ? me demanda-t-elle en se mordant la lèvre.



— Ouais. Je crois... Je ne sais pas. Je ravalai un sanglot avant d'ajouter :



— C'est juste un peu surréaliste.



« Surréaliste » était un mot bien faible pour décrire ce que je ressentais, mais c'était le premier qui m'était venu à l'esprit. Toutes les deux secondes, j'étais en proie à une émotion nouvelle et intense. À peine quarante-huit heures plus tôt, dans le train qui nous ramenait de New York à Easton, je confiais à Josh, le camarade de chambre de Thomas, que j'avais fait une croix sur ma relation avec lui. Que je passais à autre chose. Et j'étais très fière de cette décision. Après tout, Thomas avait pris la poudre d'escampette sans me prévenir. Sans même daigner me dire au revoir.



J'avais trouvé une lettre de lui quelque temps après son départ, mais elle avait suscité plus de questions qu'elle n'avait apporté de réponses. Pendant de longues semaines, Thomas n'avait pas jugé utile d'entrer en contact avec moi, ne fût-ce que pour me rassurer sur son compte. J'avais décidé que je perdais mon temps avec un mec comme lui. Que je méritais mieux.



Puis j'avais découvert que si Thomas ne m'avait pas donné de nouvelles, c'était parce qu'il était mort. Depuis, chaque fois que je repensais à mon indignation, à ma fureur et à ma certitude d'avoir la morale pour moi, une terrible culpabilité m'envahissait.



— Ça doit être encore plus difficile de ne pas savoir ce qui lui est ar
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