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Note moyenne 3.42 /5 (sur 252 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 14/05/1959
Biographie :

Producteur indépendant, réalisateur, scénariste, comédien à l'occasion, Laurent Bénégui a toujours voulu être médecin.
Après avoir fait ce qu'il faut pour : bac C et 7 années d'études au C.H.U de Lariboisière-St Louis, il exerce deux semaines avant de se rendre compte qu'il s'est trompé. En 1983 il pose son stéthoscope et commence à écrire. Pour l'instant il continue : il a ainsi publié aux Éditions Bernard Barrault Caramelle et Au Petit Marguery. Ce touche-à-tout a été fait Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres
Chez Julliard, il est l'auteur, entre autres, de : "Le Roman des Quarks"," La Paresse de Dieu", "Je ne veux pas être là", "Le jour où j ai voté Chirac", "SMS", "Mon pire ennemi est sous mon chapeau".

Au cinéma comme réalisateur, on lui doit notamment l'excellent "Au petit Marguery" avec M. Aumont, S. Audran, J. Gamblin.
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Comment trouver sa place dans l'existence d'une femme qui cohabite avec un instrument de musique plus grand que soi ? • • • Heureux, l'homme amoureux qui, debout devant la mer, écoute, admiratif, la femme qu'il aime jouer de la harpe sur la terrasse. L'interprète est merveilleuse, la musique délicieuse, l'instrument magique mais… imposant. Allez ensuite trouver une voiture dans laquelle glisser un tel engin, un ascenseur aux bonnes dimensions ou un appartement susceptible d'héberger un objet si encombrant… Une harpe, c'est grand, cher et compliqué à transporter. Et, au-delà de ces contrariétés qui empoisonnent sa vie quotidienne, le mari de la harpiste doit aussi composer avec l'attachement viscéral qui lie sa femme à son instrument (elle en possède du reste toute une collection, du plus petit modèle au plus volumineux) et se manifeste à tout moment de la manière la plus surprenante. Au fond, c'est l'éternelle situation du triangle amoureux, sauf que cette fois le rival possède quarante-sept cordes et sept pédales… À travers des situations tour à tour drôles et poétiques, le narrateur, qui n'est autre que le double de Laurent Bénégui, raconte avec une tendresse contagieuse et un sens de l'humour toujours irrésistible, sa rencontre avec celle qui deviendra sa femme. En même temps qu'un livre hilarant, il nous offre son roman le plus personnel, et la plus belle des déclarations d'amour. • • • Romancier, mais aussi scénariste et réalisateur, Laurent Bénégui est l'auteur de treize romans, dont, entre autres, le jour où j'ai voté pour Chirac, SMS, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, J'ai sauvé la vie d'une star d'Hollywood, La Part des anges, tous publiés aux éditions Julliard.

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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
Ladybirdy   09 août 2019
La part des anges de Laurent Bénégui
Toute ma vie, cet enfant m’a portée sans le savoir. Sans imaginer à quel point son existence était mon plus solide soutien. Et maintenant le voilà qui continue, lesté de quelques centaines de grammes au fond d’un panier à commissions, dont il se demande visiblement ce qu’il va faire. Cela n’a aucune importance de mon point de vue. Nos cendres et nos ossements ne racontent rien, ils ne font que créer un lien artificiel avec un territoire, une obligation pour ceux qui ont encore leur temps à effectuer. Et je refuse d’être plus embarrassante disparue que présente.
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Ladybirdy   09 août 2019
La part des anges de Laurent Bénégui
La solitude qui s’étend sur la surface de l’humanité constitue un gigantesque bloc bleuté, plus résistant qu’une coque d’acier.
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ladesiderienne   18 novembre 2020
Le tournevis infiniment petit de Laurent Bénégui
- Et la cage, elle vous plaît ? fit l'oiselier.

Elle n'aurait pas choqué au château de Versailles.

- Vous n'en aviez pas une moins ouvragée... Plus carrée ? tentai-je.

- Ce ne sont pas des hamsters.

Je n'avais pas le temps de discuter. Je sortis mon chéquier, tandis qu'il reprenait :

- Je vous ai choisi les spécimens les plus beaux... donc, je vous ai mis la cage adéquate.

- Parfait, combien vous dois-je ? fis-je.

- Deux cent vingt euros.

A ce prix-là, ce n'étaient pas des canaris, mais des aigles. Mais, comme d'habitude, je restai coi, et rédigeai le chèque. Un monde dans lequel le cours du canari approche celui du pétrole est un monde qui court à sa perte.
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ladesiderienne   17 novembre 2020
Le tournevis infiniment petit de Laurent Bénégui
Les spécialistes disent que les enfants se construisent soit par identification, soit par rejet de leurs parents. Eh bien Manon avait pulvérisé tous les records en ce qui concerne la seconde hypothèse. (...)

Ma fille était entré dans l'adolescence comme les Allemands dans Stalingrad. De son enfance ne restaient à présent que des fantômes de petites filles aux couettes, errant parmi les ruines tels des fantassins sans commandement. (...)

J'avais prévu de corriger seize années de silence en quelques phrases. Autant essayer d'entrer aux États-Unis avec un fromage au lait cru. Mais bon, j'étais décidé à tenter ma chance. Je pris mon élan mental, j'étais arrivé à un stade où il importait peu que je fusse son père, je devais lui parler d'adulte à adulte.
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Ziliz   16 janvier 2018
Naissance d'un père de Laurent Bénégui
Romain [...] gravit les marches trois par trois, parvint dans le service, pour se retrouver face à plusieurs portes closes. Un gémissement se fit entendre derrière l'une d'elles et il se précipita pour l'ouvrir.

Il découvrit Louise, de dos, sur la table de travail, allongée sur le flanc, repliée sur son ventre douloureux, expirant à petites bouffées rapides. Des câbles électriques émergeaient sous l'étoffe bleue, reliés à l'imprimante sur laquelle l'aiguille traçait une courbe dont la pente allait croissant.

- Louise, ça va ? se rua-t-il en lui attrapant le bras.

La femme se retourna et révéla son regard, brouillé par la souffrance et la surprise, ses traits crispés entre les mèches brunes collées par la sueur. Ce n'était pas Louise.

- Ah pardon ! s'écria Romain en ôtant vivement sa main. Je suis désolée !

- Romain ! fit une voix en écho, dans son dos.

Il se retourna et vit Louise en train de se redresser sur la seconde table de travail, disposée près de la fenêtre.

- Ici, dit-elle, sans pouvoir retenir un sourire.

- Oh pardon, vraiment.

Les deux femmes avaient des chevelures semblables, mais leur ressemblance s'arrêtait là. [...] Romain ne put s'empêcher de voir dans son erreur la confirmation qu'il n'était pas l'homme de la situation.

(p. 38-39)
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ladesiderienne   17 novembre 2020
Le tournevis infiniment petit de Laurent Bénégui
C'était du Mac Kormak tout craché. Non seulement il m'avait pourri la vie au long de ces dernières années, mais il s'arrangeait pour disparaître le jour où j'allais le lui faire payer. Un organisme parvenu à un tel degré de corruption et de mépris de l'humanité avait-il pu intégrer un jour la moindre parcelle d'innocence ? Je doutais qu'il eût jamais été un enfant modèle, du genre qui arrive à manger des pâtes à la sauce tomate sans tacher sa marinière, mais si cela avait été, cela n'avait pas dû dépasser le cours préparatoire. A se demander à quoi ressemblaient ses parents. S'ils avaient été des braves gens, si un individu comme Mac Kormak pouvait avoir été issu d'une lignée de bonnes personnes, moralement recommandables, alors il avait dû être génétiquement modifié. Comme une de ces bactéries dressées à digérer du pétrole, ou un de ces épis de maïs à qui le DDT ne fait plus rien. Sa mère avait probablement piqué une tête dans le bassin de refroidissement d'un réacteur nucléaire pendant sa grossesse, ou quelque chose comme ça.
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Ziliz   29 décembre 2017
Naissance d'un père de Laurent Bénégui
- Elle a un nom, cette tempête ?

- Un nom de fille, évidemment.

[...]

- Les années paires, ils leur donnent des noms de filles, poursuivit Romain en se dirigeant vers la salle de bain. Les impaires, des noms de garçons.

(p. 16)



[ je me posais la même question, depuis le récent 'Bruno' - c'est en réalité un peu plus complexe : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_temp%C3%AAtes_europ%C3%A9ennes ]
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ladesiderienne   17 novembre 2020
Le tournevis infiniment petit de Laurent Bénégui
Certaines personnes prennent deux douches par jour, souhaitant s'assurer d'être irréprochables quelle que soit l'heure à laquelle la mort les saisit. On naît sale, roulé dans le sang et les excréments. On voudrait pouvoir prouver au monde, en le quittant, qu'on a progressé, et finir présentable.
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ladesiderienne   16 novembre 2020
Le tournevis infiniment petit de Laurent Bénégui
J'avalai le café refroidi et rédigeai avec attention quelques lignes sur un morceau de papier que je pliai avant de le glisser méticuleusement sous le bracelet de ma montre. Une antisèche en quelque sorte.

- Quitter Élisabeth

- Dire ses quatre vérités à Manon

- Dire ses quatre vérités à Baptiste

- Démolir Mac Kormak

- Mettre fin à mes jours.

Comme si je risquais d'en oublier une.

Ah si pourtant, une chose manquait. Une personne, en fait. Mais j'en aurais volontiers fait ma chose. Ceci expliquait peut-être cela. Je repris le papier, le dépliai et ajoutai :

- Proposer la botte à Amira

Pour une raison évidente le dernier point nécessitait d'être traité avant l'avant-dernier. A part ça, l'ordre n'avait pas d'importance. Quoiqu'en tout domaine l'homme a tendance à hiérarchiser. C'est bien connu : le cancéreux se rit du cardiaque, qui lui-même se moque de l'enrhumé.
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blandine5674   25 octobre 2017
La part des anges de Laurent Bénégui
- Avez-vous apporté un CD, Monsieur ?

Maxime reste un instant sans réagir, puis il comprit en interceptant le regard du type, en direction d'une enceinte montée sur trépied.

- Ah non, je ne savais, je n'y ai pas pensé...

- Dans ce cas, nous avons sélectionné un choix, ce sont les morceaux les plus fréquemment demandés par les familles.

Maxime hocha la tête et se saisit de la brochure, découvrant avec étonnement le hit-parade de la mort, en tête duquel trônaient Hallelujah dans la version de Jeff Buckley, What a Wonderful World, de Louis Armstrong, Puisque tu pars, de Jean-Jacques Goldman, et The End, des Doors.

- Nous avons également de la musique classique.

- Je préférerais qu’on ne mette rien, tenta Maxime.

- Oh si, c’est mieux, monsieur, insista l’homme en noir, en décrivant du regard l’alignement des blancs déserts.
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