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Note moyenne 4.33 /5 (sur 59 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Éducateur spécialisé à Montpellier, Laurent Grima s'occupe aussi, avec son épouse, des ateliers théâtre destinés aux enfants et aux adolescents de la Vallée de l'Hérault. C'est lui qui en écrit les pièces.

"(Re)vivre" est son premier roman, sorti en 2015

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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Harioutz   13 janvier 2020
Les trois vies de l'homme qui n'existait pas de Laurent Grima
Vivre lentement, essayer de ne pas trop réfléchir ou ne pas trop penser, écrire malgré tout. Et puis sentir, toucher, caresser, éprouver le corps de Vanessa qui subrepticement marquait les traces de son nouvel état. Son ventre plat muta en une parfaite demi-sphère à faire pâlir toutes les planètes du système solaire. Sa peau tendue, comme prête à craquer, révélait toujours plus la perfection de son épiderme et son nombril exquis se dilatait d'aise dans ce surplus de place. La douceur duveteuse d'une pêche gorgée de vie et de soleil donnait une irrésistible envie de croquer à même sa peau.

Le corps de Vanessa s'était transformé en un beau fruit mûr, un dessert voluptueux. Un dessert dont j'étais gourmand. Gourmande, Vanessa par contre ne l'était plus vraiment, renvoyant les épisodes tel celui de la pizza aux anchois au rang de beaux souvenirs.

Elle riait parfois, pleurait souvent. La plupart du temps avec pudeur et discrétion. Je ne l'interrogeais plus. Je laissai faire, sauvegardant une distance respectueuse de ses émotions. La juste distance.

Lorsque je m'inquiétai de ces dégâts des eaux réguliers auprès du gynécologue bordelais que nous avions consulté en urgence, celui-ci, sexagénaire austère, s'amusa de ma candeur comme de celle d'un jeune puceau boutonneux.

— Mon bon monsieur, vous qui allez bientôt découvrir la joie d'être père,

vous n'imaginez pas à quel point votre petite graine est à l'origine d'un

véritable cataclysme hormonal. Les traces qu'elle laisse dans le corps de la

bien-aimée sont de nature à faire passer les dégâts des semences Monsento pour d'aimables boutades de fin de repas... Et vous n'en êtes qu'au début de vos surprises...

À l'occasion, le donneur de leçon nous apprit que le petit corps qui habitait celui de Vanessa se portait comme un charme et qu'il mesurait dix-sept centimètres et pesait vraisemblablement trois cents grammes.

Quant au reste, il rajouta, laconique que l'on aurait sans doute du mal à l'appeler Marylin, ou bien que ce serait un sacré fardeau à porter !

Je pensai d'abord qu'il n'aimait pas « Certains l'aiment chaud » avant de remarquer le regard insistant de Vanessa. Je réalisai alors la portée de l'annonce, mais aussi la froideur avec laquelle Vanessa accueillait la nouvelle, ce qu'elle confirma au sortir du cabinet.
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Harioutz   13 janvier 2020
Les trois vies de l'homme qui n'existait pas de Laurent Grima
— Numéro quarante-trois, guichet B !

Plusieurs hommes attendaient là, les yeux dans le vague, répondant aux appels avec discipline comme les clients du rayon boucherie de l'hypermarché que j'avais visité avec Vanessa.

La comparaison se tenait : chacun d'eux avait un beau rôti rose et dodu de deux ou trois kilos à déclarer !

— Numéro quarante-quatre, guichet C !

Certains de ces heureux papas faisaient défiler sur leur téléphone, un sourire béat aux lèvres, les photos de leur progéniture. Mon téléphone à moi ne disposait que de la fonction réveil. Un peu court pour graver la bouille de mon fils autre part que dans ma tête !

La rencontre avait été unique. Au-delà des espérances et des projections. Une boule d'amour et de tendresse avait explosé dans mon ventre dès lors que j'avais croisé le regard de myope de ce petit bout de moi qui venait pourtant prendre toute la place.

Je ne m'en plaignais pas. Tout m'émouvait en lui. De la finesse de ses cheveux épars, à la douceur de ses joues rondes et chaudes, jusqu'aux mini-chipolatas qui composaient ses orteils. Encore quelque chose qui se mangeait ! Pas étonnant, j'avais de fréquentes envies de dévorer mon Tino. Je me découvrais même une nouvelle mission sur cette terre : recouvrir de ma bave en plusieurs couches le moindre centimètre carré de la peau encore duveteuse du plus beau cadeau que m'avait fait la vie.

— Numéro quarante-cinq, guichet A !

C'était mon tour. J'approchai d'un pas hésitant vers le guichet où m'attendait une fonctionnaire qui aurait pu tout aussi bien enregistrer des décès, tant elle semblait étrangère au bonheur qui nous animait moi et mes compagnons d'attente.

— Bonjour monsieur, asseyez-vous.

Je m'exécutai.

— Bonjour, je viens reconnaître mon enfant né il y a trois jours.

— Vous avez les papiers de la maternité ?

Je lui tendis le seul document que je possédai, qu'elle regarda soupçonneuse comme si c'était le tract d'un marabout. Elle reposa l'attestation et se remit au clavier de son ordinateur.

— Bon... Votre Carte d'Identité s'il vous plaît...

— Justement, je n'en ai pas...

— Votre passeport... glissa-t-elle sans quitter son écran des yeux.

— Je n'en ai pas non plus.

Elle me regarda à nouveau avec le regard du professeur qui surprend un élève en faute.

— Vous avez bien un permis de conduire ?

— Rien de tout ça...

— Vous vous moquez de moi ? Vous avez bien un prénom et un nom comme tout le monde ?

— Des prénoms, j'en ai trois. Enfin mon père m'en donnait trois en fonction de ses humeurs : Antoine, Tino ou Günther... Mais à choisir, je préfère Tino. D'ailleurs, vous avez pu le voir, mon fils s'appelle Tino Jr !

La mégère donnait l'impression d'avoir été demandée en mariage par un pygmée tout juste sorti de sa forêt.

— Et... pour votre nom ?

— C'est plus simple. Je n'en ai pas. Enfin, je n'en ai pas... J'en ai un, mais pour des raisons qui m'appartiennent, je préfère y renoncer !

Elle se décomposait. La demande en mariage devait carrément provenir d'un extra-terrestre, du genre avec six yeux et quinze oreilles !

— Et votre mère ? dit-elle d'une voix étranglée.

— Je ne l'ai jamais connue. Et j'ignore même à quoi elle ressemblait !

— Votre père alors ?

— Ah oui, ça un père, j'en ai eu un. J'ai même vécu avec. Mais il n'avait ni nom ni prénom. Enfin, il en avait, mais il n'en voulait plus...

La femme avait pris dix ans en cinq minutes. À compter les secondes la séparant de la retraite.

— Dites-moi alors le nom et le prénom de votre père avant qu'il ne se fâche avec, m'implora-t-elle presque des larmes dans la voix.

— Milovic. Il s'appelait Siniša Milovic...

— Il n'était pas français donc ?

— Non, croate.

— Et si vous dites « il était », c'est qu'il est décédé n'est-ce pas ?

— Oui... L'été dernier.

— Très bien... lâcha-t-elle de manière presque indécente, reprenant le contrôle du bout des doigts... Vous avez l'avis de décès ?

— Non. C'est quoi ?

Elle ouvrit la bouteille d'eau minérale à ses côtés et s'en servit un verre.

Elle trouva dans ce verre d'eau un peu de cette force qui lui manquait subitement.

— Résumons-nous : vous êtes né d'une mère que vous ne connaissez pas et d'un père croate mort qui n'aimait plus son nom, c'est ça ? Êtes-vous né en France au moins ?

— Je crois. Il semble même que ma mère soit française. Mais je ne parierai pas dessus.

— Avec tout ça, j'imagine que vous n'avez même pas été déclaré à l'État Civil ?

— Cela aurait été compliqué !

— Vous savez que c'est passible de six mois de prison et de trois mille sept cent cinquante euros d'amende ? !

— Retrouvez ma mère pour le lui dire. Quant à mon père, là où il est...

— Je ne crois pas que vous saisissez la gravité de ce que vous me dites !

Je m'agaçai.

— Disons qu'à l'échelle des désastres produits par l'homme, il n'y a pas de quoi tondre mémé ! (Même si la mienne le méritait sans doute !)

— Mais dans ce pays, il y a un cadre ! Il y a des lois ! Si tout le monde faisait comme cela, ce serait très vite l'anarchie !

— Mais dans ce pays, il y a aussi des gens qui dorment dans les rues, m'emportai-je, des gamins qui vendent de la drogue, des vieux qui crèvent autant de vieillesse que de solitude, des hommes qui triment comme des chiens pour gagner des miettes, des pédophiles, des cyniques qui s'engraissent grâce aux armes, aux poisons qu'on met dans la terre ou au chômage qu'on met dans les vies. Dans ce pays, comme partout, il y a des rêves qu'on tue dans les yeux des gens... Moi je ne demande qu'un nom. Je ne demande qu'un nom à donner à mon fils pour lui dire que je l'aime, que je suis son père, et que nous trois avec sa mère, on pourra changer tout ça ! ...
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Ladybirdy   11 août 2019
Les trois vies de l'homme qui n'existait pas de Laurent Grima
Il y a quelque chose d'une relation charnelle entre un livre et son lecteur. Le premier contact d'abord, avec un titre qu'on lit la tête penchée en trahissant l'air de rien une ébauche d'inclination. Et puis le regard que l'on porte sur la couverture en cherchant dans une illustration les indices d'un plaisir. L'objet de ce désir qui naît et que l'on retourne sur la quatrième de couverture dans la quête d'un élan décisif, une bascule... L'acte de lire qui vient ensuite : le contact délicieusement rugueux avec les pages, et l'odeur de l'encre, intemporelle, universelle, qui accompagnent le voyage. Et puis les mots enfin, qui bercent, emportent et chavirent en faisant naître tous les mouvements possibles de l’immobilité.
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Ladybirdy   10 août 2019
Les trois vies de l'homme qui n'existait pas de Laurent Grima
Une partie de ceux qui restent meurt en même temps que celui qui s'éteint
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Harioutz   12 janvier 2020
Les trois vies de l'homme qui n'existait pas de Laurent Grima
D'un Éros triomphant, d'un chantre de l'amour, j'étais passé au dernier des loosers. Un gars qui loupe sa vie pour une fuite d'eau. Un raté. Une grosse merde... Où était passé mon optimiste, mon fol espoir permanent d'y arriver et d'être toujours digne de mes désirs ? Perdu quelque part dans ces Alpes- Maritimes que je traversai en ruminant. Évaporé dans tous ces chantiers ouverts dans lesquels je me perdais, quitte peut-être à me rendre fou.

Antoine, Tino, Günther... Je parlai bien d'une seule et même personne : moi ! Trois vies, marchand, écrivain, enquêteur...

Tout cela n'était que le prolongement de moi-même. De tout ce que j'avais déjà vécu jusque-là. On ne repart jamais de zéro. On continue. On avance, on bifurque. La mort de mon père n'avait été qu'une forme douloureuse d'autorisation d'explorer les autres facettes de ce que j'étais. Pas de devenir quelqu'un d'autre ! Tout ce qui se passait était pour moi ! Rien que pour moi. Et le fiasco à venir, j'en étais sûr, serait le mien, pas celui d'Antoine ! Je devrai continuer de tracer ma route sur cet immense regret.
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Ladybirdy   12 août 2019
Les trois vies de l'homme qui n'existait pas de Laurent Grima
Elle était belle encore Vanessa en cette nuit tombante ! Aussi belle qu'hier, que demain. La permanence de sa beauté me réconfortait, comme quand on vient régulièrement se réchauffer au soleil dans le sud en se disant que l'on a de la chance. Oui, ce soleil, j'avais de la chance de l'avoir trouvé. Cette étoile bienveillante et fragile qui préservait une tiédeur douillette même lorsque du froid régnait dans ma vie. Combien de personne peuvent se vanter d'avoir, ne serait-ce qu'une nuit, fait l'amour au soleil ? 
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Ladybirdy   12 août 2019
Les trois vies de l'homme qui n'existait pas de Laurent Grima
Je ne connaissais vraiment de la Belgique que quatre choses : la bière, succulente et souvent audacieuse, les frites, franchement inimitables, Tintin, ses aventures un peu vieillottes, et enfin Jacques Brel, ce mythe unique qui donna chair comme aucun autre aux mots qu'il chantait. Pour autant, j'avais su capter au cours de mes rares passages dans le « plat pays » un esprit particulier, une façon d'être dans un décalage subtil, un petit pas de côté désenchanté, mais drôle, sans guère de prétention et armé d'un solide sens de l'autodérision. Les quelques Belges que j'avais croisés, des marginaux forcément, ne se prenaient pas pour des Américains. Ils se prenaient pour des Belges et ils s'en contentaient. 
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Ladybirdy   10 août 2019
Les trois vies de l'homme qui n'existait pas de Laurent Grima
C'est dans un ventre féminin que débutent nos vies terrestres. Quoi qu'on en dise, on en est marqué à jamais, et c'est un peu de ces « elles » qui nous permet de voler. Lamartine n'avait-il pas dit « qu’il y avait une femme à l'origine de toutes les grandes choses » ? 
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Harioutz   12 janvier 2020
Les trois vies de l'homme qui n'existait pas de Laurent Grima
J'arrivai ainsi à la frontière peu après 8H30. Même après les accords de Schengen, puis en 1997 le traité d'Amsterdam qui l'avait étendu à une grande partie de l'Europe, les zones douanières restaient hostiles pour mon père et moi. Un espace de danger capable de briser net le rêve de notre existence pas comme les autres, de nous démasquer.

Nous roulions sous une fausse plaque française récupérée avec notre Citroën chez un garagiste pas très regardant. Un virtuose de la mécanique qui tenait un petit garage dans les environs de Nice, à deux pas d'ici et qui figurait dans notre carnet d'adresses. Jusqu’ici, nous n'avions connu que de fugaces frayeurs. Des moments qui nous servaient à nous faire peur comme dans des jeux d'enfants. D'où nous ressortions encore plus complices. Plus vivants...

Jusqu'ici...

Le doganiere, dans sa tenue d'intervention bleu marine, me demanda de me ranger sur le bas-côté avec une autorité qui ne m'offrait que peu de choix. Lui et ses camarades, postés un peu plus loin accompagnés de deux bergers allemands, semblaient tendus et nerveux.

Depuis plusieurs semaines, l'immigration clandestine agitait de ce que je savais les deux pays dans le périmètre frontalier. La détresse des hommes qui avaient eu le malheur d'être nés un peu trop au sud de la carte était priée de se faire discrète un peu plus au nord. Et la planète était bizarrement devenue trop petite pour faire de n'importe où une maison. Hier encore, j'avais entendu à la radio qu'une vingtaine de migrants, venus principalement du Soudan et de Somalie s'étaient faits interpeller à Trapani, en Sicile. Les fonctionnaires étaient sur les dents.

Moi qui n'étais de nulle part, j'avais beaucoup de mal à composer avec cette réalité. Il y avait bien des sous-hommes, venus de sous-pays qui n'avaient pas de place. Comment ne pas m'identifier à eux et continuer à croire à partir de leur exemple qu'une chaise m'attendait encore à la table du « grand monde » ? !

Devant moi était arrêté un gros poids lourd immatriculé en Lituanie. L'agent revêche, au regard inquisiteur, stoppa net le cours de géopolitique. Il s'adressa à moi dans un français presque sans accent.

— Contrôle des douanes. Vos papiers ainsi que ceux du véhicule s'il vous plaît.

— Heu... Mes papiers ? Oui, tout de suite, balbutiai-je en faisant mine de chercher dans la boîte à gants, bousculant « Le chien » au passage.

Une vague de sueurs froides m'envahit. Ainsi donc ma destinée, potentiellement brillante, n'aurait vécu que l'heure des promesses. Et l'aventure allait s'arrêter là, sur le pitoyable bas-côté d'une bande de goudron fade, devant les flots longs de vacanciers qui me regardaient pris dans la nasse comme on dîne en famille devant le journal télévisé. Pour la forme, j'agitai le contenu de la boîte où ne se trouvaient qu'un lot de tournevis, un vieux guide touristique de l'Espagne, un rouleau de papier toilette et les restes secs d'un sandwich.

J'avais l'espérance vaine que le douanier finisse par se lasser. Mais l'homme restait stoïque. Une statue de marbre dans l'attente, le bras tendu. Encore quelques minutes avant qu'il ne se transforme en perchoir à oiseaux ! Je restai en apnée.

— Ne vous inquiétez pas, je vais finir par les retrouver ! Le rassurai-je inutilement, profitant de l'occasion pour reprendre un peu d'air.

— Je ne m'inquiète pas, monsieur. Et j'ai tout mon temps. Reprit-il, le bras toujours tendu.

Sa ténacité ne laissait aucune place au doute. J'avais perdu la partie : Game over. Pas de seconde vie ni de troisième ! Comme on se raccroche à une brindille lorsque l'on chute d'une falaise, je convoquai alors mon père avec l'énergie du désespoir.

Papa s'il te plaît, fais quelque chose !



Un grognement au loin me fit lever la tête. Puis un deuxième, alertant aussi « Le chien ». Le cerbère, à son tour, se laissa distraire et regarda en direction de ses collègues peinant à calmer leurs chiens. Les grognements se transformèrent alors en aboiements. Les chiens avaient senti quelque chose. Les douaniers firent descendre le routier lituanien. L'un d'eux sollicita son collègue qui pour le coup, baissa enfin son bras et sa garde.

— Giovanni, penso che dovresti venire a vedere !

Le type me regarda, hésita, puis me fixa de ses yeux métalliques comme s'il savait qu'il commettait une erreur.

— C'est bon, vous pouvez y aller...

Je ne me fis pas prier et le remerciai pour la forme, histoire de rester poli dans ma victoire, fût-elle au raccroc. Je longeai lentement le poids lourd dont le conducteur se retrouva très vite entouré par le groupe de militaires. Je n'avais perdu ma liberté que l'espace d'une poignée de secondes. L'euphorie me gagna quelques mètres plus tard, lorsque je me retrouvai hors d'atteinte du barrage. Je poussai alors un cri libérateur, repris en chœur par les jappements du « Chien » vivant à sa manière ma délivrance.
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Ladybirdy   14 août 2019
Les trois vies de l'homme qui n'existait pas de Laurent Grima
Les hommes aiment la mer comme on aime une femme. Pas n'importe quelle femme, hein ? La plus belle de toutes. Ils ont fait d'elle une muse qui les attire et qui les inspire. Ils y abandonnent même parfois leurs derniers rêves.
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