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Critiques de Léna Mauger (34)
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Les évaporés du Japon

Les disparitions volontaires ou évaporations est un phénomène qui a toujours existé au Japon mais il s’est accéléré autour des années 2000 avec l’éclatement de la bulle financière et la crise économique qui a suivi. La journaliste et le photographe Léna Mauger et Stéphane Remael ont enquêté sur place pour comprendre pourquoi des hommes, des femmes et même des familles entières disparaissent pour devenir des clandestins dans leur pays, abandonnant leur identité et exerçant des petits boulots pour survivre.



Les deux journalistes ont réussi, à travers de rares témoignages illustrés de très belles photos, à nous faire ressentir toute la déchéance et la tristesse de ces hommes honteux et déshonorés. La difficulté principale a été pour les auteurs de rencontrer des témoins qui les conduisent à ces évaporés, car tous respectent leur volonté de ne pas être retrouvés et savent que l’Etat japonais préfère taire l’existence de cette main-d’œuvre exécutant, souvent pour les Yakusas de la Mafia japonaise, des travaux que personne ne veut faire.
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Les évaporés du Japon

Léna Mauger, journaliste, et Stéphane Remael, le photographe qui l'a accompagné lors de cette enquête, nous livrent un documentaire intéressant sur le phénomène des évaporés du Japon, en l'illustrant de photographies représentatives des différents témoignages qu'ils ont pu recueillir.

Un véritable travail de fond a été réalisé pour produire cet ouvrage et nous faire découvrir une partie méconnue de la culture japonaise, encore taboue au pays du soleil levant; comme le prouve la difficulté que les auteurs ont eu pour dénicher un guide/traducteur volontaire pour approcher ces hommes et femmes perdus à leur triste sort.



Les évaporés sont des japonais ayant tout quitté du jour au lendemain, préférant abandonner leur famille plutôt que de vivre avec un sentiment d'échec aux yeux de tous.

Ce phénomène s'est intensifié au moment de l'éclatement de la bulle spéculative dans les années 2000, entrainant des faillites et des dettes insurmontables. Le sentiment de honte est si fort que la seule solution est la fuite.



Entre tradition et modernité, la culture japonaise impose l'excellence permanente dans tous les domaines, rendant la vie très stressante. Alors ils plaquent tout, soit en anticipant un déménagement rapide et clandestin, ou en ne rentrant pas chez eux sans aucun signe annonciateur. Pour zoner, se construire une nouvelle vie, ou mettre fin à la leur.

Chaque parcours est différent, mais le résultat est identique, tout comme les causes.



Je conseille vivement ce reportage aux passionnés du Japon, qui expose la face cachée d'une culture bien différente de la nôtre.



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Les évaporés du Japon

Ce qu'on lit ici est une enquête sur un phénomène particulier au Japon : les "évaporations". Je ne connaissais pas ce phénomène avant de tomber sur le titre d'un roman qui le prenait comme sujet. Mais j'ai préféré lire un documentaire plutôt que de la fiction.

Chaque année, des milliers de japonais décident de "disparaître", de quitter parents/femme/mari/enfants et surtout travail, du jour au lendemain, dans l'anonymat total. Les auteurs partent à la recherche de ses disparus, et en rencontrent quelques uns, ou des proches, des "professionnels". J'ai eu du mal avec ses témoignages, du mal à comprendre qu'on puisse quitter sa famille sans explication, sans nouvelles. Partir en laissant son fils derrière soi parce qu'on aime pas son mari ? partir en laissant sa famille criblée de dettes ? Je trouvais ça lâche. Comme un suicide, mais presque pire : avec le suicide au moins la famille sait ce qu'est devenu le disparu. Et beaucoup de témoignages manquent de sentiments, d'émotions.

Mais les auteurs de cette véritable enquête ne se limitent pas à ces témoignages. Ils décrivent la pression présente dans les sociétés, le poids des convenances, les mariages sans amour, arrangés, l'obligation de réussite, la honte de l'échec... Les épisodes sur Toyota et le "camp de l'enfer" sont effrayantes. Je comprends mieux, je relativise mon impression de lâcheté. Cette société nippone a l'air tellement lourde !

Et que dire de la passivité des autorités ? là aussi les auteurs enquêtent (ou tentent).

Bref, un texte et des photos passionnantes et captivantes !
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Les évaporés du Japon

Après avoir lu le livre de Thomas B Reverdy sur le même thème, ces disparitions volontaires au Japon m'intriguaient. J'ai donc voulu approfondir le sujet avec cet ouvrage, pourtant bien illustré de photos, mais ai été assez déçue. C'est vraiment un documentaire, dans lequel les cas de disparitions sont froidement racontés, et je suis restée réellement sur ma faim. Dommage.
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Les évaporés du Japon

Les évaporés du Japon est un reportage sur un phénomène social propre au Japon : "l'évaporation" ou disparition totale d'environ 100 000 japonais par an. Léna Mauger, à l'écriture, et Stéphane Remael, photographe, ont retrouvé la trace de certaines de ces personnes disparues volontairement.

Mais ils sont également allés au-delà : en décrivant les conditions de travail et de vie des employés de Toyota, en se penchant sur un stage imposé à des cadres en baisse de régime afin de les remettre dans le droit chemin, etc., ils ont tenté d'expliquer ce processus.



Car l'Etat nippon n'a mis en place aucune structure pour parer ce phénomène : ni centre d'aide, ni études, rien. Le sujet reste d'ailleurs hautement tabou, aussi bien en ce qui concerne les familles des disparus que pour ces derniers. Majoritairement, il s'agit d'hommes, souvent à la suite d'un licenciement. Mais pas uniquement : des familles entièrement se sont évaporées, notamment au cours des années de crises financières depuis la décennie de 1990.

Des entreprises de "déménagement " sont d'ailleurs spécialisées dans la disparition en pleine nuit de ces individus. On découvre également que des particuliers sont à l'origine d'associations visant à aider les familles à retrouver leurs proches. Car la police ne mène pas d'enquête pour retrouver une personne majeure et qui semble avoir disparu volontairement. La grande majorité de ces enquêtes n'aboutissent pas et les familles resteront sans nouvelles. A moins que l'évaporé ne reprenne contact, parfois des décennies plus tard...



Ces personnes, après leur disparition, vivent pour la plupart sous une fausse identité, sans couverture sociale, de petits boulots, souvent journaliers. Et c'est là que réside une des clés pour comprendre le fait que rien n'ait encore été fait pour limiter le phénomène : ces disparus servent l'économie du pays. On les retrouvera notamment sur les sites radioactifs suite à l'accident nucléaire de Fukushima, engagés afin de nettoyer les lieux... D'autre part, les pressions sociales subies au cours des études, dans la vie professionnelle ou même intime et qui sont les fondements de la société japonaise et de son économie expliquent le choix fait par ces personnes. Avouer leur existence reviendrait donc à reconnaître les limites de la société japonaise et ses effets néfastes sur ses membres.



On l'aura compris, il s'agit là d'un reportage extrêmement puissant, intelligent, très bien écrit et sublimé par les photographies présentes tout au long du livre. Il s'en dégage un fort sentiment de mélancolie. Incontournable pour qui s'intéresse au Japon ou aux phénomènes de société.
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Les évaporés du Japon

Un livre écrit par deux reporters, qui vous fera découvrir un phénomène peu connu en occident : l'évaporation de milliers de personnes au Japon.



Cette évaporation est bien entendu un terme utilisé pour évoquer la disparation volontaire d'hommes (majoritairement) suite à des dettes, un licenciement, etc



C'est une des faces cachées du Japon qui peut intéresser ceux qui veulent en savoir plus sur le coté de sombre de ce pays.
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Les évaporés du Japon

Chaque année, des milliers de japonais quittent leur travail, leur famille, leur domicile sans laisser ni explications, ni traces pour devenir des évaporés, dépourvus d’identité.

Léna Mauger et Stéphane Remael ont enquêté sur ce phénomène auprès de ceux qui ont choisi de disparaître, de leurs familles, de ceux qui les recherchent et de ceux qui tentent de les aider. Il en ressort cet indispensable documentaire illustré de photographies impressionnantes. Que ce soit pour fuir un échec professionnel ou personnel, des créanciers de plus en plus pressants, un examen raté ou la crise économique, ces intouchables sont avant tout le résultat d’une société qui forge des idéaux inatteignables, impose le retrait de soi face au groupe et joue avec le sentiment de honte. Le droit à différence semble inconcevable. Devenus des fantômes, les évaporés sont alors condamnés au mensonge à vie, aux travaux les plus mal payés et dangereux et surtout à la solitude. Glaçant et effrayant.

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Les évaporés du Japon

Le phénomène n’est peut-être pas spécifique au Japon, mais il y est particulièrement marqué – et en même temps presque insaisissable car largement tabou : chaque année, dans l’ensemble de l’archipel, 86 000 personnes en moyenne disparaissent, d’elles-mêmes ; il y a eu un pic dans les années 1990, où l’on a atteint voire dépassé les 100 000 disparitions par an. Du jour au lendemain, ils ne sont plus là. Beaucoup disparaissent sans vraie préparation – des hommes (les cas illustrant ce phénomène sont très majoritairement des hommes) qui se rendent au travail le matin, mais n’y arrivent jamais, et que l’on ne revoit plus ; ils n’ont rien dit à leur épouse, à leurs enfants, à qui que ce soit – ils n’ont pas davantage laissé de lettre expliquant leur geste. D’autres, mais plus rares, se préparent davantage – et fuient la nuit, éventuellement avec l’assistance d’un « déménageur » ; parfois, dans ce cas, ce sont des familles entières qui disparaissent.







Ce phénomène est appelé là-bas « évaporation », jôhatsu 蒸発, un mot qui renverrait, selon la légende, au comportement de ces Japonais, ces « évaporés », qui se rendraient alors dans les stations thermales, onsen, pour y prendre un ultime bain chaud purificateur, avant de disparaître… parfois radicalement : un tiers d’entre eux se suicideraient, et généralement dans les deux ou trois jours suivant leur disparition. Mais d’autres, donc, et a priori une majorité, sans forcément s’embarrasser de ce genre de symboles (sans forcément quitter la ville non plus : les évaporés tokyoïtes restent le plus souvent à Tôkyô, ils se noient dans la mégalopole, qui favorise leur oubli), d’autres, donc, « refont leur vie ». Mais halte aux fantasmes souvent associés à cette expression, à Hollywood ou ailleurs : leur sort n’a rien d’idéal… Dans la très grande majorité des cas (les exceptions sont bien rares, et de toute façon jamais mirobolantes), les évaporés se retrouvent à la rue ou dans ces quartiers tel San.ya, à Tôkyô, ou Kamagasaki, à Ôsaka, qui ne figurent même pas sur les cartes – ce sont les marchés des travailleurs journaliers, où personne d’autre ne se rend, sinon les yakuzas. C’est une vie de misère, très rude – absolument rien d’un rêve.







Pourquoi font-ils une chose pareille ? Les explications varient selon le cas ; il y a des causes économiques, des causes sociales, bien sûr non exclusives… Liées le cas échéant à l'idée de perdre la face. L’endettement, et l’impossibilité d’y faire face, sont des raisons très fréquentes, et c’était tout particulièrement le cas lors du pic des années 1990, en pleine crise – or le petit crédit à la consommation, au Japon, est largement dans les mains de la pègre, qui peut se montrer « intimidante »… Mais l’aliénation due au travail peut produire des effets similaires – ou un mariage désastreux, etc. Dans le cas des femmes évaporées (très minoritaires), cette dernière cause est fréquente – mais aussi les violences conjugales.







On peut a priori s’étonner que, dans un pays ultra-moderne, ultra-technologique et ultra-connecté, et saturé de caméras de vidéosurveillance, etc., tel que le Japon, il soit simplement possible de disparaître de la sorte, et d’autant plus en masse. Mais il y a des explications à cela : la honte associée à l’évaporation (alors même que, pour l’évaporé lui-même, le geste peut avoir quelque chose d’une ultime protestation de son honneur et de son sens des responsabilités ; ici les conceptions japonaises et occidentales demeurent sans doute mutuellement hermétiques), le fait aussi que l'administration japonaise ne centralise pas ses données, et enfin l’inaction de la police. Celle-ci n’enquête pas en l’absence de suspicion de crime ; par ailleurs, quand elle enquête malgré tout, et qu’elle met la main sur l’évaporé, dès l’instant qu’il est majeur et que son geste est volontaire, elle le laisse en paix s'il ne veut pas revenir : on a le droit de disparaître. Cela pose bien sûr des problèmes, notamment en matière de successions ou de situation matrimoniale, mais certaines législations visent à y remédier.







La police ne faisant rien, les familles, du moins celles qui entendent retrouver le disparu (le tabou fait que certaines ne veulent plus en entendre parler), n’ont d’autre choix que de se tourner vers les détectives privés, qui ont mis en place un véritable business autour des évaporés – et leurs tarifs sont très élevés. Certains cependant offrent leur service à titre bénévole, dans un contexte associatif – généralement parce qu’ils ont eux-mêmes été confrontés à des cas d’évaporation, et notamment dans leur famille (ce qui a de quoi susciter des vocations).







Certains évaporés sont retrouvés, oui. Ils n’ont pas pour autant l’envie de renouer des liens avec ceux qu’ils ont abandonné parfois plusieurs décennies auparavant… Il y en a qui le font – mais c’est rare, et une expérience souvent douloureuse, pour tout le monde.







Avec 86 000 cas par an en moyenne, le phénomène de l’évaporation n’a rien d’anecdotique. Il n’a pourtant été qu’assez peu traité – notamment par les autorités japonaises, ou, à vrai dire, par les sociologues. Certaines œuvres moins « scientifiques » ont pu mettre ce thème en scène, comme par exemple le film d’Imamura Shôhei L’Évaporation de l’homme, en 1967 (tout de même), dont je vais probablement vous parler un de ces jours. Mais, oui, le tabou demeure, ce qui renforce l’intérêt de ce livre français qu’est Les Évaporés du Japon (qui a d’ailleurs été traduit en anglais, ce qui n’arrive pas forcément tous les jours pour un ouvrage de ce type), résultant d’une longue enquête journalistique, menée sur plusieurs années par la reporter Léna Mauger et le photographe Stéphane Remael. Partis au Japon, à l’origine, pour un reportage sur un tout autre sujet, ils ont été confrontés au phénomène jôhatsu et se sont mis à enquêter ; il en est résulté d’abord un premier « récit » pour la revue XXI, en 2009, puis ce livre en 2014.







Il contient des témoignages précieux – et même inédits, car les deux auteurs font intervenir aussi bien les familles des disparus… que certains disparus eux-mêmes, qu’ils ont pu retrouver, interviewer, photographier ; il n’y a sans doute pas beaucoup de précédents. Le travail d’enquête illustre aussi bien la variété des cas (par exemple en introduisant le propos avec un évaporé qui s’est fait « déménageur » pour aider d’autres personnes en souffrance à s’évaporer – parce qu’il sait à quoi elles sont confrontées et désire les secourir) que ce qui les unit malgré tout (la pauvreté, les logements insalubres, le travail journalier mal payé et dangereux – exemple ultime avec les travaux de déblaiement à Fukushima ! –, les pressions de la pègre, etc.), et contient nombre de récits poignants (certains évaporés racontent leur histoire dans des chapitres dédiés, à la première personne – procédé un peu « littéraire » dont j’avoue qu’il me laisse un peu sceptique). On indique toujours ou presque depuis combien de temps l’évaporation a eu lieu ; dans maints cas, cela se chiffre en décennies. Les parcours sont rudes, les réponses diverses ; la plupart ont tiré un trait sur leur précédente vie – certains, après tout ce temps, se sentent cependant prêts à revoir ceux qui furent les leurs, mais ils sont assez peu nombreux, et cela n'engage à rien pour l'avenir.







Et les familles, justement ? Là aussi, divers tableaux, souvent poignants, parfois édifiants : ceux qui souffrent de l’évaporation d’un proche, et sans doute le tabou joue-t-il en la matière, tendent à s’égarer, à refuser le fait, à refuser d’en rechercher les raisons. Ainsi de cette famille qui en est convaincue : leur fils a été enlevé par la Corée du Nord – une association la confirme dans cette interprétation des choses, qui dénonce des dizaines, des centaines de milliers d’enlèvements par le régime de Pyongyang (il y en a bel et bien eu quelques cas par le passé, mais qui se chiffrent au plus en dizaines d'individus : ici, on est clairement dans le domaine du fantasme).







Il y a aussi les détectives – comment ils enquêtent, quel rapport ils entretiennent avec ces affaires, avec les familles, avec les évaporés… surtout quand ils ont eux-mêmes souffert de cas d’évaporation parmi leurs proches.







Mais il y a aussi, derrière, le Japon global, en lui-même, en tant que société. Car quelques aperçus nous en sont livrés, qui dépassent les seuls cas d’évaporation, mais peuvent, directement ou indirectement, contribuer à les expliquer – ainsi de ce « camp de l’enfer » où les salarymen « déficients » se voient « rééduqués » à la Full Metal Jacket, mais avec un R. Lee Ermey (RIP) relevant davantage du gourou d’une secte confite dans l’adoration des divinités Travail, Performance, Argent et Sacrifice. Ce qui est proprement terrifiant.







Pourtant, j’avouerais que le récit, ici, m’a parfois fait le sentiment de s’égarer un peu – et notamment dans certains clichés ? Nécessités du reportage peut-être, il a parfois recours, avec plus ou moins de pertinence, aux figures et références universelles d’un Japon idéal – que ce soit celui des samouraïs ou de Murakami Haruki.







Ces bémols s’imposent, mais le récit journalistique demeure d’une qualité plus qu’appréciable, témoignant d’une longue et difficile enquête, menée avec sérieux et implication. Mais à la plume de Léna Mauger répondent les photographies de Stéphane Remael – et, en matière d’implication, son prologue évoquant des pulsions suicidaires, car le lien est d’emblée établi entre le suicide et l’évaporation, ce prologue donc noue d’emblée les tripes.







Mais parlons donc de son travail de photographe – qui est beau et impressionnant. Bien sûr, là aussi, le caractère précieux des témoignages doit être souligné – car certains évaporés (pas tous, loin de là) ont accepté d’être photographiés, ce qui n’avait rien de gagné et a probablement quelque chose d’inédit là encore. Mais les familles, les détectives, etc., passent également sous l’objectif de Stéphane Remael – et, aussi importants, les lieux où errent les évaporés. Un très beau travail, dont vous pouvez avoir quelques aperçus ici.







Un ouvrage assez unique, au final – intéressant, riche, poignant parfois, beau aussi, déprimant régulièrement. Un reportage fascinant sur un phénomène qui ne l’est pas moins, et qui appellerait bien davantage d’études.
Lien : http://nebalestuncon.over-bl..
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Les évaporés du Japon

Ce livre est terrible. Il traite d'un thème inconnu dans nos contrées occidentales : les disparitions volontaires suite à un accident de parcours.



Il est magnifiquement écrit, d'une sensibilité extrême à ce qui l'entoure, Léna Mauger a les mots justes pour décrire ceux qui l'entourent.

Son propos est illustré par les photographies épurées de Stéphane Remael, qui ayant rédigé le prologue et l'épilogue, dévoile lui aussi une plume subtile et pleine d'émotions.



Le sujet qu'ils ont choisit de traiter est tellement tabou au Japon qu'ils vont travailler comme des enquêteurs pour nous le faire découvrir en profondeur.

On y côtoie la misère, la nostalgie, le regret, la peine, la honte et parfois même la folie. Ces tranches de vies m'ont pris aux tripes tant la douleur humaine est palpable dans leur récit. Ce que ces hommes et ces femmes se font subir (ainsi qu'à leurs proches) est d'une terrible brutalité.

Et si c'est au passé qu'ils évoquent leur vie d'avant, c'est au présent qu'ils parlent de l'amour qu'ils portent à ceux qu'ils ont laissé derrière eux.



Vulnérables aux échecs, élevés dans la nécessité de réussite sociale, les Japonais qui "échouent" préfèrent s'effacer de la surface des cartes pour ainsi -pensent ils- "épargner" ceux auxquels ils tiennent . Pour eux, rembourser une dette est une question de dignité, ne pas y parvenir couvre de honte. Ainsi "évaporés", sont ils pour autant libérés? Pas tant que cela, car les voilà désormais voués à l'oubli, à la solitude et à la précarité la plus totale.



Un livre poignant, à lire pour découvrir jusqu'où les Japonais peuvent aller par Amour...
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Les évaporés du Japon

Plongée au coeur des bas-fonds japonais. Dans une culture où l'honneur se place au-dessus de tout, de nombreux Japonais, pris à la gorge par des échecs professionnels ou familiaux, écrasés par la pression que la société nippone place sur leurs épaules, décident de disparaître, de changer de vie, de fuir. On les appelle les évaporés. Ce livre est un documentaire, une enquête qui tente de rassembler des témoignages, de ceux qui sont partis, et de ceux qui aident concrétiser la fuite. Ceux qui partent n'ont souvent pas de point de chute, pas de projet, sinon celui de devenir des fantômes dans une société qui n'admet pas la faiblesse. La fuite en avant mène alors à une vie de rudesse et de misère, et c'est ce que racontent Léna Mauger et Stéphane Remael, quand ils arrivent à convaincre ces évaporés de parler. Enquête difficile où tout auraient pu les faire renoncer, tant le silence est la règle sur ce phénomène au sein de la société Japonaise. Un très beau documentaire.
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Les évaporés du Japon

Coup de cœur estival pour cette enquête menée par Léna Mauger et Stéphane Remael au Japon.



Ils sont partis en quête de rencontrer ces femmes et ces hommes et de connaître ce qui les avait contraints à prendre une telle décision : disparaître volontairement, en catimini, sans signe précurseur, sans bruit... S'évaporer...



Vouloir comprendre ne me semble pas être ce qui prime car nous ne sommes pas japonais et tous les ressorts à l'initiative de cette fuite ne font pas partie de notre façon de raisonner. Juste être là pour écouter ces témoignages qu'ils nous relayent.



Être le témoin d'une fuite volontaire nourrie par une souffrance, un échec.



Au fil des rencontres qu'ils font et qu'ils photographient parfois, se dévoile le détonateur qui ne leur laisse pas d'autre échappatoire que partir pour ne jamais revenir.



Les deux auteurs de ce livre traitent d'autres sujets qui découlent de ces décisions ou qui sont en lien avec ces fuites.



Sublimes photos
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Les évaporés du Japon

J’ai eu connaissance de ce reportage il y a quelques jours seulement. Comment est-ce possible, me direz-vous ? Il date de 2014. Eh bien, pour ma défense, je dirais que je m’intéresse depuis peu à la culture japonaise ; j’étais complètement passée à côté de cet ouvrage. Je répare très vite cet impair.



Une lecture fascinante. Vraiment ! Des photos magnifiques. Les « évaporés », comme on les nomme, représentent une part non négligeable de la population nippone. Suite à un échec professionnel ou personnel : un licenciement, des dettes impossibles à rembourser, un adultère, un examen échoué…des personnes se sentent déshonorées. Incapables de faire face à un profond sentiment d’humiliation dicté par une société répressive dans laquelle l’échec est impardonnable, elles décident de fuir. Certains quittent tout sans laisser de traces. D’autres, les » yonige » décident de faire appel à ces » déménageurs du soir » afin de commencer une autre vie ailleurs. On les retrouve dans les « onsen », ces bains de vapeur, ou travaillant dans des « ryokan », ces auberges traditionnelles. Si une partie décide de se faire oublier en regagnant un paysage rural, une autre se fond dans l’anonymat de la ville. Des quartiers en abritent un certain nombre. Le phénomène perd alors quelque peu de son mystère et devient plus compréhensible, plus concret, plus proche.



Sans un mot pour leur famille qu’ils abandonnent dans une grande peine, pendant des mois, des années ou pour toujours, ils vivent en marge de la société dans un isolement et un dénuement des plus effrayants. Du moins, est ce ainsi que les choses me sont apparues pour tous les témoignages présentés, excepté un : le dernier. En effet, celui-ci contrairement aux précédents, ne présente pas les » évaporés » comme des victimes, lâches, qui ont fui face à la difficulté mais comme des personnes courageuses, avides de liberté qui ne se laissent pas enchaîner et dicter leur conduite par des règles trop strictes imposées par une société qui exerce une pression sans relâche sur ses habitants.



Des associations ont été créées afin d’apporter de l’aide aux familles des disparus. Le gouvernement semble submergé. Si certains parents se lancent aux yeux de tous à la recherche d’un membre perdu, ils sont rares. Beaucoup le font dans la plus grande discrétion car il est honteux de compter un évaporé parmi les siens.



Si ce phénomène n’est pas typiquement japonais, il est aisé de reconnaître qu’il est bien plus présent au Pays du Soleil Levant que partout ailleurs.



Le sujet est aussi passionnant qu’effrayant. Je conseillerai ce reportage à tous les curieux et pas seulement à ceux qui le sont de la société japonaise. Chaque ouvrage de fiction, ou non, que je lis concernant cette société est assez déroutant. L’influence du collectif sur l’individuel est considérable. Les conventions priment sur le bien-être et l’épanouissement. Il parait invraisemblable d’en arriver à une situation aussi extrême. Et pourtant, lorsque la machine est lancée, difficile de la retenir.




Lien : https://labibliothequedeceli..
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Les évaporés du Japon

Evaporés ou évaporateurs, de nombreux récits sont présents dans ce livre. Toutes sortes d’échecs poussent des japonais ou des familles entières à disparaître, jusqu’à 100 000 par an ! Que ce soit à causes de dettes diverses, d’échecs à un examen, dans le travail ou une rupture trop difficile, n’importe qui peut passer le pas et disparaître, certains préfèrent le suicide, d’autres la fuite. De belles photographies ponctuent les récits, et quels récits ! Incroyable à lire de nos jours où la technologie permet de retrouver presque n’importe qui grâce à ses traces numériques, et pourtant ils y arrivent encore très bien. La structure du Japon le permet un peu plus que chez nous visiblement pourtant on déplore aussi des évaporés chez nous.

J’ai adoré la façon dont ce thème original est traité, les auteurs laissent la parole a ceux qui ont fuit ou aidé à fuir, les témoignages sont éclectiques et c’est passionnant à lire.

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Les évaporés du Japon

C'est une enquête sur le phénomène des 100 000 japonais qui disparaissent chaque année. Pourquoi « s’évapore » t-on, au Japon ? La culpabilité, la honte, l’endettement, l’emprise de la maffia locale, le qu’en dira t-on, etc…

Ces témoignages sont effarants et font de la peine. Un sentiment de gâchis énorme pour toutes ces vies sacrifiées. Pour des raisons qui sont à des années lumières de nos cultures occidentales.

Ne surtout jamais rien laisser transparaître de ses émotions, incliner la tête devant son supérieur, quoiqu’il fasse, même s’il vous jette dehors comme un malpropre après trente ans d’esclavage (moderne dit-on…), être corvéable à merci, et tout cela parce que le pays appartient aux mafias. Se taire et, peut-être (quelle effronterie !) demander pardon.

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Les évaporés du Japon

De nombreuses personnes disparaissent chaque année au Japon, quittent leur famille, leur vie, pour ne pas perdre la face.

Certains ne sont même pas recherchés, d'autres reviennent un jour, d'autres se suicident.

En plus de ces évaporés, des sujets sont évoqués comme la mafia, une grande entreprise, les coutumes et codes sociaux des Japonais.

Le commentaire de Léna Mauger, bien écrit, est agrémenté de magnifiques photos de Stéphane Remael.

Un livre très intéressant sur une civilisation très éloignée de la nôtre, pour moi une découverte.

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Les évaporés du Japon

Je fais partie de ces lectrices amoureuses de la littérature japonaise et fascinée par la culture nippone, mais j’avoue qu’à la lecture de cette enquête journalistique, mon regard sur ce pays a changé.



La journaliste Léna Mauger et le photographe Stéphane Remael partent au Japon dans le but de rencontrer des évaporés, des disparus volontaires. Véritable phénomène de société, ces disparitions font partie du quotidien de l’archipel depuis quelques décennies. Pas moins de 100 000 personnes disparaissent chaque année au Japon !

Pourquoi le phénomène a pris une telle ampleur ? Pourquoi le Japon et pas une autre contrée ? Pourquoi hommes, femmes, voire enfants décident de tout quitter sans faire le moindre bruit, la moindre vague, du jour au lendemain. Certains allant même jusqu’à s’offrir les services d’agences de déménagement qui officient de nuit, en toute discrétion…



Cette enquête est passionnante et nous apprend que le mal vient de la tradition japonaise liée au code d’honneur et au refus de l’échec très prégnants dans cette société partagée entre tradition et high-tech. Le culte de l’excellence, de la réussite, du travail jusqu’à l’épuisement fait partie intégrante de la société japonaise et pousse bon nombre de japonais de tous âges soit au suicide, soit à la disparition volontaire.



Pas simple pour les journalistes d’obtenir des témoignages de disparus car ceux-ci ont souvent honte d’avoir tout quitté à cause de dettes, d’un licenciement, d’un adultère… Dans leurs recherches, ils rencontrent un responsable d’agence de déménagement, des gérants d’hôtels miteux dans les bas fonds de Tokyo, un détective, un « ange-gardien » qui empêche les candidats au suicide de sauter des falaises de Tojimbo et des évaporés cachés dans les quartiers sordides des mégalopoles effectuant les pires tâches pour survivre, d’autres planqués à la campagne…



Passionnant, bouleversant et effrayant à la fois de se dire qu’une société sacrifie sur l’hôtel de la réussite autant de ses habitants. Le passage sur Toyota est absolument cauchemardesque, ainsi que celui sur le « camp de l’enfer », centre d’éducation pour employés déviants envoyés là par leur dirigeant, histoire d’être remis sur les rails et de redevenir de bons salarymen.



Ce document ne vous laissera pas indemne et vous ouvrira les yeux sur ce qu’est ce pays trop souvent fantasmé par les occidentaux : une machine à broyer… Triste !



Document choc !
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Les évaporés du Japon

Les évaporés du Japon est une enquête qui revient sur un phénomène de société au Japon, les disparitions volontaires. Des milliers de personnes chaque année au Japon disparaissent et quittent tout, leur famille, leur maison, leur travail pour se plonger dans l’anonymat. Ils fuient parfois des problèmes personnels mais souvent le travail, le stress, la pression ou des problèmes financiers. Rarement ils reviennent.



Pour ce livre, Léna Mauger et Stéphane Remael ont rencontré des membres de familles de disparu dont il n’ont jamais retrouvé trace et même certains disparus, devenus des évaporés, vivant souvent dans des conditions précaires et le mensonge.



Le phénomène de disparition peut bien sûr se retrouver partout, mais ce livre montre qu’il prend une tout autre proportion au Japon, où il existe même des sociétés qui peuvent vous faire disparaître en une nuit. On y voit également le poids de la société, de la collectivité, poids trop lourd qui poussent certains à fuir plutôt que de faire face à l’échec.



C’est un livre intéressant, bien agrémenté de nombreuses photos. A conseiller à tous les amateurs de livres reportage qui s’intéressent à la société japonaise.


Lien : http://raconte-moi.net/2016/..
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Les évaporés du Japon

Les disparitions ne sont pas en soi un sujet typiquement japonais. Néanmoins, grâce à cet ouvrage, nous comprenons rapidement qu’il existe une exception japonaise aussi bien dans les méthodes mises en œuvre pour s’évaporer que les raisons qui peuvent pousser les personnes à s’y résoudre.



Ainsi s’est développé au Japon, devant ce phénomène important « d’évaporation », un secteur à part entière de l’économie avec des sociétés de « déménagement » du soir permettant à un citoyen japonais lambda de simplement disparaître. Cette concrétisation économique d’un phénomène tabou semble au final assez paradoxal comme sait si bien l’être la société japonaise.



Quant aux raisons de ces disparitions volontaires, phénomène nippon revêtant une ampleur certaine, elles sont multiples : licenciement, dettes devenues trop lourdes, échec à un examen… Autant de raisons qui peuvent sembler, aux yeux d’un Occidental peu coutumier de l’archipel, insuffisantes pour expliquer ce désir d’abandonner famille, amis et biens matériels. Mais ce serait négliger le poids des traditions et l’importance de rester dans le rang. Ce qui est d’ailleurs frappant dans certains témoignages, c’est cette volonté farouche de disparaître afin d’éviter à ses proches l’humiliation qui résulterait de la découverte de comportements déviants.



En filigrane, tout au long du livre, on perçoit l’importance du respect au Japon : respect des normes, de la hiérarchie, de son entreprise, de son rôle au sein de la société, des traditions, de l’étiquette… Avant d’être un individu à part entière, un Japonais est un maillon de la chaîne ; l’individualité semblant alors s’effacer au profit la collectivité. Le rejet de ces règles ou l’incapacité de les respecter étant synonyme d’humiliation autant pour soi que pour sa famille, s’évaporer finit par sembler inéluctable et d’une certaine manière, le symbole de la dignité japonaise.



Le livre ne donne pourtant pas une image romantique de ces évaporations. Bien qu’elles puissent être parfois considérées comme un dernier sursaut de dignité, elles sont également d’une extrême violence pour les proches à l’instar de ce couple cherchant inlassablement leur fils âgé d’une vingtaine d’années au moment de sa disparition. Hiromi, la mère du disparu, assume parfaitement ses recherches alors que ce n’est pas forcément très bien vu dans la société japonaise :



« La plupart des gens qui recherchent des disparus le font en secret. Je sais que c’est mal vu, mais moi, j’ai dépassé ce cap. »



Certaines familles sont néanmoins plus chanceuses, leur « évaporé » finissant par reprendre contact. Mais cela ne signifie pas forcément un retour à une certaine normalité pour le « revenant ». Des pages se sont tournées, de nouvelles histoires se sont écrites sans que les évaporés n’y aient forcément leur place. D’autres évaporés finissent par purement et simplement disparaître en se donnant la mort…



J’ai beaucoup apprécié les photos de Stéphane Remael qui participent activement à l’atmosphère sombre et mystérieuse qui plane autour de ces évaporés. Loin des belles photos sur le Japon que l’on peut découvrir dans les guides touristiques, le photographe nous offre une vision plus rude et plus dure de la vie de tous ces laissés-pour-compte. Alors qu’ils sont un peu les fantômes de ce pays où la faiblesse et l’échec n’ont pas leur place, le photographe semble leur rendre, même si ce n’est que pour un instant, une réalité. Les émotions qui se dégagent de ses photos tirent peut-être un peu leur source dans l’expérience personnelle du photographe qui a également envisagé de s’évaporer.



En résumé, si vous désirez lire un livre reportage qui vous permet de découvrir une spécificité japonaise, Les évaporés du Japon devrait vous plaire. A travers l’enquête, les témoignages et les photos de Stéphane Remael, vous découvrirez ce phénomène si particulier des évaporés. Ce livre, bien sûr, ne vous permettra pas de saisir tous les tenants et aboutissants de ce phénomène (les Japonais eux-mêmes y arrivent-ils?) mais il vous offrira une approche passionnante et éclairée.


Lien : https://lightandsmell.wordpr..
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Les évaporés du Japon

: Enquête et témoignage tres troublant sur un phénomène qui touche le Japon : les disparitions volontaires . Ainsi que l'annonce la citation de Murakami en exergue de ce livre "derrière les choses ou les personnes que nous croyons connaître se cache toujours une part identique d'inconnu" Sur les traces des 2 journalistes nous rencontrons plusieurs "évaporés" : Kazufimi vit dans les quartiers nord de Tokyo, après des études dans une école prestigieuse. Devient courtier dans une grande société financière. Après un mauvais placement , il est submergé par la honte et sans réfléchir, prend le train et se volatilise.il prend alors n'importe quel contrat pour survivre et devient maçon ,manœuvre,plongeur,serveur... "je n'ai pas songé à une nouvelle vie, je me suis enfui c'est tout-S'enfuir n'est pas glorieux ni argent ni statut social. L'essentiel est de rester vivant" pour arriver à survivre Kazufumi,va monter sa propre société de débarras en tous genres et aider à la nuit tombée les futurs évaporés a emmener leurs affaires.. On rencontre également Hashi évaporés depuis 27 ans qui raconte que au bout de vingt ans d'errance ,et avoir exercé le boulot de journalier sur un chantier puis travaille au noir dans un pressing, il a éprouvé un jour le besoin de reprendre contact avec sa famille . Il a alors rencontre son beau- frère qui lui a appris le remariage de sa femme ainsi que le décès de ses parents ( cela faisait tout de même vingt ans qu'il avait disparu!) "Qu'est-ce que j'espérais? Depuis je meurs lentement .Les bonheurs perdus ca ne se rattrape jamais" Cet essai fort touchant et troublant, se lit très facilement mais n'en est pas moins fort documente et par ailleurs l'insertion de photos entre les descriptions d'évapores sont un réel bonus!
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Les évaporés du Japon

Les deux auteurs nous présentent un phénomène spécifique au Japon : « les évaporations ». A travers une vingtaine de portraits divers nous découvrons des indices permettant de comprendre pourquoi des milliers de japonais décident de changer d'identité du jour au lendemain.

De très belles photographies illustrent cet ouvrage.
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