AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.98 /5 (sur 1203 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Tokyo , le 09/02/1867
Mort(e) à : Tokyo , le 09/12/1916
Biographie :

Sōseki Natsume, de son vrai nom Kinnosuke Natsume, est un auteur japonais de romans et de nouvelles, représentatif de la transition du Japon vers la modernité, pendant l'ère Meiji.

Né un an avant la révolution Meiji, il se passionne, au collège, pour la littérature chinoise et se sent voué à l'écriture. Il a étudié à partir de 1884 l'architecture et l'anglais à l'université impériale de Tokyo, puis, durant trois ans, il étudia en Angleterre.

Il prendra comme nom de plume, en 1888 "Sōseki" (littéralement : « se rincer la bouche avec une pierre »).

A son retour au Japon il enseigna à son tour la littérature anglaise à l'université impériale de Tokyo. Ces études de littérature anglaise ont fait de Soseki Natsume un des premiers écrivains japonais à avoir écrit des œuvres dans lesquelles l'influence de l'écriture occidentale se fait sentir.

Auteur de nombreux essais et de plus de 2500 haïkus, c'est en 1905 qu'il connut soudainement la célébrité grâce à son roman "Wagahai wa neko de aru" (Je suis un chat), une satire sur la société japonaise de l'ère Meiji. Fort de ce succès, il se consacra exclusivement à l'écriture (laissant tomber l'enseignement).

Son livre intitulé "Kokoro" ("Cœur", dans le sens spirituel du terme), qui marque les différences générationnelles grandissantes à l'époque ou le Japon connut de grands changements (passage de l'ère Meiji à l'ère Taishô), est considéré au Japon comme son plus grand chef-d'oeuvre.

L'importance de Soseki Natsume dans l'histoire culturelle du Japon est si importante que les billets de 1000 Yens sont à son effigie et qu'aujourd'hui encore, de nombreux écrivains s'inspirent de son travail.
+ Voir plus
Source : /couteau-japonais.blogspot.com
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Bonjour et bienvenue dans le monde de notre Vie Intérieure. Nous parlons aujourd?hui de la mort? « Il cessa de pleurer, et, le visage tourné vers le mur, il se mit à réfléchir, l?esprit obsédé par cette unique pensée : Pourquoi, pourquoi cette chose épouvantable ? Mais quoi qu?il fît, il ne trouvait aucune réponse. Et quand l?idée qu?il n?avait pas vécu comme on doit vivre se dressait devant lui, il chassait cette idée bizarre en se rappelant aussitôt la parfaite correction de son existence. Presque toujours le visage tourné vers le mur, il souffrait, seul, de ses souffrances insolubles, il se plongeait, seul, dans ses pensées insolubles. « Qu?est-ce donc ? Est-ce vraiment la mort ? » Et la voix intérieure répondait : « Oui, c?est la mort ». ? « Mais pourquoi ces souffrances ? » Et la voix intérieure répondait : « Comme ça, pour rien. » Tolstoï, La mort d?Ivan Illitch. Comme tous les êtres vivants, nous allons mourir un jour. Mais à la différence des autres êtres vivants, nous en sommes conscients. Ce qui fait dire à Woody Allen : « Depuis que les humains se savent mortels, ils ont du mal à être tout à fait décontractés ». Alors, pour nous décontracter, nous nous efforçons de ne pas trop y penser : « L?homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée », écrit Paul Valéry. Mais la mort parfois nous tire par la manche. Nous sommes impliqués de loin, par la disparition d?une connaissance ou d?une célébrité ; nous sommes en présence du corps sans vie d?un ami, près d?un cercueil, à côté d?une tombe? Ou, plus déstabilisant encore, nous sommes impliqués dans notre propre chair, au travers d?une maladie menaçante diagnostiquée chez nous. Alors, nos illusions s?envolent. le temps de l?insouciance et des fausses croyances est terminé : nous ne pouvons plus faire comme s?il nous restait un temps illimité à vivre. Non, le temps qu?il nous reste n?est pas illimité. Pire, il est incertain, et peut-être serons-nous morts demain. Face à la mort et au cortège de peurs qu?elle pousse devant elle, c?est notre vie intérieure qui peut nous donner force et lucidité. Sans un salutaire travail de l?âme, notre crainte de la mort influence et parasite notre vie. Les recherches scientifiques ont montré qu?en activant la peur de la mort, on pousse les humains à plus de matérialisme, plus d?égoïsme, plus de rigidité psychologique. A l?inverse, s?entraîner à un abord lucide, apaisé et réaliste, de l?idée de sa mort apporte peu à peu une forme d?apaisement et d?équanimité, envers une perspective qui ne réjouit, tout de même, personne ! C?était le conseil de Montaigne : « Otons-lui l'étrangeté, pratiquons-la, accoutumons-la, n'ayons rien si souvent en la tête que la mort. » Alors, de notre mieux, accueillons les irruptions de la mort dans nos vies : devant les faire-part de décès, à l?écoute du glas de l?église voisine? Immobilisons-nous, et laissons toutes les images, les pensées et les souvenirs liés à la mort se répandre en nous ; efforçons-nous, simplement, de rester reliés à notre respiration, au souffle de la vie en nous et autour de nous. Rendons-nous, de temps en temps, dans les cimetières ; prenons le temps d?y marcher dans les allées, de nous y asseoir ; et là encore, sans rien chercher, sans rien poursuivre, laissons-nous habiter par ces instants, observons cet environnement de vie et de mort mêlés. Restons là, à écouter le chant des oiseaux, le pas des visiteurs sur le gravier? J?ai souvent fait cet exercice avec certains de mes patients qui souffraient d?une anxiété de la mort, et nous en avons gardé, eux et moi, des souvenirs d?expériences très fortes, et paradoxalement très douces. Connaissez-vous ce haïku du poète japonais Natsume Sôseki ? « Sans savoir pourquoi / J?aime ce monde / Où nous venons pour mourir. ». le contraire de la mort, c?est la naissance. Nous sommes entrés, nous allons sortir. Et entre les deux il y a la vie. Vous ne trouvez pas qu?elle est belle ? À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.

+ Lire la suite

Citations et extraits (501) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-B   17 avril 2016
Oreiller d'herbes de Natsume Soseki
Ainsi, puisque le monde dans lequel nous vivons est difficile à vivre et que nous ne pouvons pas pour autant le quitter, la question est de savoir dans quelle mesure nous pouvons le rendre habitable, ne fût-ce que la brève durée de notre vie éphémère. C'est alors que naît la vocation du poète, la mission du peintre. Quel que soit son art, l'artiste apaise le monde, il est précieux en ce qu'il enrichit le cœur de l'homme.



Chapitre 1.
Commenter  J’apprécie          1120
Natsume Soseki
kuroineko   09 février 2013
Natsume Soseki
Sans savoir pourquoi

J'aime ce monde

Où nous venons pour mourir
Commenter  J’apprécie          930
Natsume Soseki
marina53   09 décembre 2018
Natsume Soseki
Sur l'aile du vent

Légère et lointaine

L'hirondelle
Commenter  J’apprécie          794
andman   23 septembre 2013
Je suis un chat de Natsume Soseki
Les pattes de chat font oublier leur existence ; on n’a jamais entendu dire qu’elles aient fait du bruit par maladresse, où qu’elles aillent. Les chats se déplacent aussi silencieusement que s’ils foulaient de l’air ou que s’ils marchaient sur des nuages. Leur pas est doux comme le bruit d’un gong en pierre qu’on frappe dans l’eau, doux comme le son d’une harpe chinoise au fond de quelque caverne. Leur marche est parfaite comme l’intuition profonde et indescriptible des plus hautes vérités spirituelles.
Commenter  J’apprécie          720
Nastasia-B   25 avril 2016
Oreiller d'herbes de Natsume Soseki
En y regardant de plus près, le poète est d'un tempérament infiniment plus inquiet que le profane, et ses nerfs plus fragiles que le commun des mortels. S'il lui est donné de connaître des joies supérieures, il a aussi d'insondables chagrins. Aussi vaut-il mieux y réfléchir à deux fois avant de devenir poète.



Chapitre 1.
Commenter  J’apprécie          700
Nastasia-B   22 octobre 2018
Oreiller d'herbes de Natsume Soseki
Pour faire œuvre de qualité, il me faut insuffler la vie aux choses telles que je les sens, avec leur charme tel que je l'éprouve. […] Si mon œuvre ne peut refléter la beauté telle que je l'ai vue, sentie, sans dépendre de la tradition ancienne ni se borner à une imitation, je ne pourrai pas la reconnaître comme mienne.



Chapitre 6.
Commenter  J’apprécie          604
Natsume Soseki
Nastasia-B   23 juin 2018
Natsume Soseki
Une chose effrayante, si on la regarde telle qu'elle est, devient un poème.



OREILLER D'HERBES, Chapitre 3.
Commenter  J’apprécie          600
Natsume Soseki
marina53   08 avril 2019
Natsume Soseki
Pour ceux qui sont partis

Pour ceux qui sont restés

Les oies reviennent.
Commenter  J’apprécie          601
Natsume Soseki
marina53   01 février 2019
Natsume Soseki
Quatre murs nus


Seule une lampe


Pour adoucir la chambre glacée.
Commenter  J’apprécie          580
Natsume Soseki
marina53   23 février 2020
Natsume Soseki
Ô le froid

Qui étreint celui qui monte

Seul se coucher à l’étage
Commenter  J’apprécie          570

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




.. ..