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Citations de Luis Sepúlveda (1552)


"Les Wingkas (étranger, qui n'est pas Mapuche: gens de la Terre) sont des êtres aux coutumes étranges, ils n'ont aucune gratitude à l'égard de ce qui existe"
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Elle avait affronté le cosaque, le capitaine Miguel, le seul qui torturait à visage découvert à la Villa Grimaldi. Le cosaque lui montrait une photographie où nous étions tous les deux dans un parc de Santiago, et il lui demandait mon nom. Verónica ne disait rien. Son corps nu s'agitait sur la parrilla, le gril, le sommier métallique sur lequel on branchait les électrodes. Verónica se taisait. Krassnoff, le cosaque, empoignait sa chevelure emmêlée et lui promettait la liberté contre l'adresse de ma planque. Verónica la connaissait, et elle se taisait. Elle se tordait de douleur à chaque séance de torture et elle se taisait. Son silence était la plus grande preuve de son amour pour moi et pour les camarades. Verónica décida d'oublier le mécanisme qui acheminait les mots depuis le sentiment jusqu'à ses lèvres et, de toutes ses forces de combattante, éloigna son corps du royaume du cosaque.
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Il faut que tu saches qu'avec toi, nous avons appris quelque chose qui nous emplit d'orgueil : nous avons appris à apprécier, à respecter et à aimer un être différent. Il est très facile d'accepter et d'aimer ceux qui nous ressemblent, mais quelqu'un de différent c'est très difficile, et tu nous as aidés à y arriver.
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Les bateaux qui ont connu le goût de l'aventure deviennent amoureux des mers d'encre et ils aiment naviguer sur le papier.
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Dis-moi donc si tu es la demeure du prince des ténèbres. Dis-le-moi... dis-le-moi, océan (à moi seul, pour ne pas attrister ceux qui n'ont encore rien connu que les illusions) et si le souffle de Satan crée les tempêtes qui soulèvent tes eaux salées jusqu'aux nuages. Il faut que tu me le dises, parce que je me réjouirais de savoir l'enfer si près de l'homme.
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Tu es le chasseur des Blancs, tu as un fusil, tu violes la mort en l'entourant de douleur.
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L'officier à déplié une carte maritime du détroit et lui a dit " Indiquez-moi où sont les bancs de sable les plus dangereux." Mon ami s'est gratté la barbe et lui a répondu : "Si vous savez où ils sont, je vous félicite. Moi, pour naviguer, ça me suffit de savoir où ils ne sont pas."
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Luis Sepúlveda
La vie est une somme de doutes et de certitudes. J’ai un grand doute et une grande certitude. Le doute, c’est de savoir si la littérature aura gagné quelque chose de mon engagement dans l’écriture. Et la certitude, c’est de savoir qu’à cause de la littérature, le football a perdu un grand attaquant.
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La différence était immense entre un Shuar hautain et orgueilleux, qui connaissait les régions secrètes de l'Amazonie, et un Jivaro tel que ceux qui se réunissaient sur les quais d'El Idilio dans l'espoir d'un peu d'alcool.
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Les pauvres pardonnent tout, sauf l’échec.
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C’était un livre qui lui collait aux mains et aux yeux, qui lui faisait oublier la fatigue pour continuer à lire, encore et toujours (…).
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(…) le maire le laissa tranquille et il fit tout pour sauvegarder cette paix, car c’était d’elle que dépendaient les moments de bonheur passés face au fleuve, devant la table haute, à lire lentement les romans d’amour.
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La nuit tombait et, par-dessus la rumeur de la pluie.
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Il savait lire. Il possédait l’antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il savait lire.
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Luis Sepúlveda
C’était l’amour pur, sans autre finalité que l’amour pour l’amour. Sans possession et sans jalousie. — Nul ne peut s’emparer de la foudre dans le ciel, et nul ne peut s’approprier le bonheur de l’autre au moment de l’abandon.
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Ils lui avaient expliqué qu’il était bon qu’il ne soit pas l’un des leurs. Ils aimaient le voir, ils aimaient sa compagnie, mais ils voulaient aussi sentir son absence, la tristesse de ne pouvoir lui parler, et les battements joyeux de leur cœur quand ils le voyaient revenir.
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"Il savait lire. Ce fut la découverte la plus importante de sa vie. Il savait lire. Il possédait l’antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il savait lire. Mais il n’avait rien à lire."
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Après une longue, difficile et douloureuse période, l'exil transformé en une sorte de séjour d'études nous a permis de comprendre que la lutte contre les ennemis de l'humanité se livre sur toute la planète, qu'elle ne demande ni héros ni messies, et qu'elle fait partie de la défense du plus fondamental des droits : le Droit à la Vie.
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-La cagamos, huevón. Te lo dije, “over”. ¿Cómo? O sea que yo tengo que ir por todos los pisos dando explicaciones. A mí no me entienden, huevón, “over”.
Ce qui peut se traduire approximativement par : « On a fait une connerie, mon vieux. Je te l’avais bien dit, « over ». Quoi ? Que je fasse tous les étages pour donner des explications ? Ils comprennent rien quand je cause, couillon, « over » (p.23)
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Luis Sepúlveda est exilé à Hambourg (p.25-6)

En arrivant au palier du deuxième étage, je me trouvai nez à nez avec un couple de voisins qui montait, chargé de sacs à provisions. C'étaient des voisins assez particuliers, dont le sport favori était de tout « ottomaniser ». L'homme entretenait une correspondance régulière avec le gérant, et ses lettres dénonçaient le moindre de mes faits et gestes comme une coutume turque insupportable. Si j'écoutais des tangos en sourdine, il se plaignait de mes liturgies musulmanes, et si je mettais un disque de salsa, ses réclamations mettaient en cause la moralité douteuse d'un Turc qui vivait sans femme connue. Je leur souhaitai une bonne après-midi, sans le moindre intérêt pour la réalisation de mon souhait. (p.25-6)
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