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ISBN : 2757862421
Éditeur : Points (03/11/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.95/5 (sur 2323 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture :
Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d'hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l'antidote au redoutable venin de la vieillesse: il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent d'amour, le vrai, celui qui fait souffrir.
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Critiques, Analyses & Avis (255) Voir plus Ajouter une critique
andman
11 janvier 2014
Ce braconnier, trouvé mort par des indiens Shuars sur la berge de la rivière Nangaritza, pourrait figurer au palmarès de l'inconscience. Il faut en effet une sacrée dose de cupidité pour oser débusquer en solitaire des bébés jaguars alors que les parents de la progéniture sont dans les parages…
Rassemblés autour du cadavre mutilé, quelques habitants d'un petit village équatorien du nom d'El Idilio écoutent avec attention le plus âgé d'entre eux supputer sur les derniers instants de vie de ce chasseur imprudent. Visiblement la jungle n'a pas de secret pour le septuagénaire !
En deux courts chapitres le lecteur découvre l'environnement et fait la connaissance d'un personnage romanesque qu'il n'oubliera pas de sitôt. A El Idilio il est connu sous le nom d'Antonio José Bolivar Proaño mais pour le lecteur il est déjà et restera « le vieux qui lisait des romans d'amour ».
Après quarante années de liberté infinie dans la forêt amazonienne en compagnie de ses amis Shuars, le vieux sentant ses forces décliner s'est installé dans une cabane en bambou. Son besoin d'évasion est toujours intact et se concrétise maintenant par la lecture passionnée de romans à l'eau de rose.
Le vieux sait mieux que quiconque apprécier la frontière ténue entre le monde végétal et animal. Il se méfie par contre de ses semblables, de leur penchant à se croire en territoire conquis. Ce solitaire sentimental, au mode de vie atypique, est un bel exemple d'humilité pour le genre humain dont la course aux profits met chaque jour un peu plus la planète en danger.
Luis Sepúlveda a achevé l'écriture de ce livre en 1988, l'année même de l'assassinat de son ami brésilien Chico Mendès, le défenseur de la forêt amazonienne.
La genèse de cette oeuvre littéraire a débuté dix ans plus tôt. Contraint à l'exil, l'opposant à la dictature chilienne a vécu en 1978 quelques mois en Equateur dans un hameau shuar.
Surpris un jour au coeur de la forêt par un épouvantable orage, Luis et un de ces compagnons amérindiens trouvèrent refuge dans une hutte habitée par un blanc d'un certain âge. de cette rencontre sylvestre, particulièrement conviviale, est né « le vieux qui lisait des romans d'amour ».
Le succès rencontré par ce conte écologique se poursuit depuis plus de vingt ans, preuve s'il en est que les problématiques liées à la préservation de la biodiversité rencontrent dans l'opinion publique un écho durable.
Puisse cet écho aller crescendo dans le temps !
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ClaireG
07 septembre 2015
En route pour une chasse dans la forêt amazonienne à la saison des pluies !
Les glissades dans la gadoue, les ouistitis curieux et voleurs, le silure-perroquet pas méchant mais mortellement affectueux, les crotales au venin tueur, puis aussi, dès que la pluie s'arrête, les nuées de moustiques qui s'insinuent partout, tous ces plaisirs ne sont annoncés dans aucun prospectus de voyagiste !
Pourtant, ceci n'est que le hors-d'oeuvre. La pièce principale est une maman jaguar devenue enragée à la découverte de ses petits assassinés et dépiautés par un affreux chasseur blanc. Elle est un danger pour le petit village d'Antonio José Bolivar, l'homme qui connaît la forêt et tous ses habitants, hommes et animaux. Il a quitté ses amis Shuars pour vivre en bordure du hameau et son plus grand plaisir est de déchiffrer des romans d'amour qui font souffrir mais qui finissent bien.
A contre-coeur, il finira par tuer l'animal, sans aucune fierté. Puis il retournera à son livre dont les mots lui font, parfois, oublier la barbarie des hommes.
Ce petit livre est un enchantement, un chant pour la préservation de la plus grande forêt du monde, une réflexion sur l'arrivée inévitable de la "civilisation" et de la cupidité des gringos.
Un petit bonheur qui se déguste lentement comme un bon café très noir.
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palamede
03 mai 2016
Cet homme a compris que la lecture est un remède à la vieillesse, et ce n'est pas là son unique qualité. Car avant de lire des romans (en fait des romances, personne n'est parfait), Antonio José Bolivar a appris la nature sauvage de ceux qui la peuplent. Il est l'antithèse du chasseur blanc, un braconnier tué par une femelle jaguar, devenue féroce après qu'il a abattu ses petits par vénalité. le fauve contre lequel Antonio engage un combat - qu'il est le seul à pouvoir gagner - pour protéger de sa vengeance instinctive et légitime ses amis les Shuars, peuple de la forêt amazonienne.
Ce roman du facétieux Luis Sepúlveda est une fable écologique qui se garde de tout angélisme. Dans ce domaine, on sait que la naïveté des remèdes peut se révéler pire que le cynisme des profiteurs. Souhaitons que ce tout petit livre - qui rend hommage à Chico Mendès, défenseur de la forêt amazonienne assassiné - très grand par sa poésie et puissant par son message, sensibilise utilement ses bienheureux lecteurs à l'indispensable nécessité de préserver notre terre.
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Sando
03 juin 2014
Antonio José Bolivar Proano a appris à vivre au rythme de la forêt amazonienne. le peuple des Shuars lui a enseigné l'art de la chasse, de la pêche et de la survie sur ce territoire sauvage et impitoyable, hostile à celui qui ne le respecte pas. Avec l'âge, le vieil homme a choisi de s'installer dans le petit village d'El Idilio, régit par un maire idiot et qui voit passer des aventuriers avides de gloire et des chercheurs d'or. Au fond de sa cabane, Antonio s'adonne à son plus grand plaisir : lire des romans d'amour, ceux qui parlent de passions ardentes et qui font souffrir jusqu'aux larmes. Mais sa tranquillité va être perturbée par la découverte d'un gringo retrouvé mort par les Shuars. Les traces sur le corps de l'homme ne font aucun doute, un jaguar a eu raison de son sort. L'inconscient n'aurait pas dû s'en prendre à ses petits… A présent, la femelle guette, folle de douleur et avide de vengeance. Antonio se retrouve chargé de traquer l'animal et de mettre fin à la menace qu'il représente. S'engage alors un combat à mort entre l'homme et la bête…

Avec ce premier roman, Luis Sepulveda signe une fable enchanteresse où se mêle la beauté d'une nature majestueuse à la cruauté d'un monde souillé par l'homme. Celui-ci apparaît dans toute sa dualité : bon, respectueux et humble quand il est incarné par Antonio ou les Shuars, barbare, vaniteux et cruel quand il s'agit du maire et autres aventuriers poussés par les promesses d'une richesse facile. On s'attache et s'émeut face à ce petit vieux sentimental, plein de sagesse et d'humilité qui fuit la barbarie des hommes en lisant des romans d'amour ! J'ai été bouleversée par ce combat désespéré et sans victoire possible entre l'homme et la bête. Une issue au goût amer, où l'on ne désire la défaite d'aucun des deux adversaires … A travers le récit de cette tragédie, Luis Sepulveda délivre un message empli d'humanité et d'amour pour une terre qui l'a abrité, protégé et qui souffre à présent, colonisée par l'homme. Un conte plein de poésie et de beauté, qui cache un message écologiste et un véritable appel au secours.
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ninosairosse
20 juin 2017
"Paul lui donna un baiser ardent pendant que le gondolier complice des aventures de son ami faisait semblant de regarder ailleurs et que la gondole, garnie de coussins moelleux, glissait paisiblement sur les canaux vénitiens"
p73
Retenez son nom, la femme du vieux, une jivaro c'est rigolo et bien plus long qu'un simple Nino
Dolores Encarnacion del Santisimo Sacramento Estupinan Otavalo
La fort et vierge amazone, hyène
à califourchon sur son homme est devenue sienne
chez les Jivaros, facile de perdre la tête en s'affirmant jamais vous les verrez faire l'amour en s'embrassant
Vous apprendrez que devant Piranhas, Vampires sanguinaires, fleur carnivores ou renoncules
Même devant une ocelote déterminée, très en colère
le vieux Antonio José Bolivar jamais ne recule, ni ne baisse culotte.
pieuvre par neuf d'un terrorisme à tenta--culaire...
moralité : Si pas de bras pas de chocolat
alors Pas niqua ni cul'air
j'avoue....j'ai eu très chaud, colas mon p'tit frêre.
intrigue autour du baiser ardent
au milieu du pays des serpents
riche en vocabulaire de tout poil
mérite mes quatre étoiles
pour cette survie en jungle inhospitalière
là où on vit encore, la culotte à l'air....
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Citations & extraits (178) Voir plus Ajouter une citation
Bellisa55Bellisa5523 juillet 2017
Si la piste est trop facile et que tu crois tenir le jaguar, c'est qu'il est derrière toi, les yeux fixés sur ta nuque.
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Petit_louPetit_lou19 juillet 2017
- Elle est née stérile, disaient les vieilles.
- Je l'ai vu dès son premier sang. Il était plein de têtards morts, affirmait une autre.
- Elle est morte à l'intérieur. A quoi ça sert une femme comme ça? continuaient-elles.
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Petit_louPetit_lou19 juillet 2017
-Sa femme le tuera. Elle fait des provisions de haine, mais elle n'en a pas encore assez. Ces choses-là demandent du temps.
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Bellisa55Bellisa5518 juillet 2017
- J'en ai plein le dos, moi, de ses taxes, commenta le vieux.
- Des morsures de rien du tout. Les gouvernements vivent des coups de dents qu'ils donnent aux citoyens. Et encore, nous, on a affaire à un petit roquet.
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ninosairosseninosairosse19 juin 2017
Un soir de chasse, il avait senti son corps tellement acide et puant à force de sueur qu'en arrivant au bord d'un arroyo il avait voulu piquer une tête. Par chance un Shuar l'avait vu à temps et lui avait lancé un cri d'avertissement.
- Ne fais pas ça. C'est dangereux.
- Les piranhas ?
Non, lui avait expliqué le Shuar : les piranhas vivent en eau calme et profonde, jamais dans les courants rapides. Ce sont des poissons lents et ils ne deviennent vifs que sous l'effet de la faim ou de l'odeur du sang. De fait, il n'avait jamais eu de problème avec les piranhas. Les Shuars lui avaient appris qu'il suffisait de s'enduire le corps de sève d'hévéa pour les tenir à distance. La sève d'hévéa pique, brûle comme si elle allait arracher la peau, mais la démangeaison s'en va dès que l'on est au contact de l'eau fraîche, et les piranhas s'enfuient quand ils sentent l'odeur.

p93
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