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Critiques de Marc Large (31)
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La folle histoire de Félix Arnaudin

Felix Arnaudin, un personnage emporté par sa passion jusqu'à la folie. Marc Large est un conteur qui nous fait voyager dans le temps et nous permet de découvrir les Landes avant et pendant la plantation des pins. On se prend rapidemment d'affection pour cet excentrique ethnologue qui ne cesse de collecter des informations afin de constituer l'oeuvre de sa vie. Un perfectionniste, éternel insatisfait qui a cherché toute son existence une fin là où il n'y en avait pas. Un énorme coup de coeur.
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Brèves de feria

J’ai adoré cette BD, étant d’origine du Sud Ouest et ayant connu toutes ces ferias, j’approuve totalement tout ce qu’il y est démontré!! L’autodérision est très importante surtout vers chez nous car en ces périodes de fêtes on peut voir de tout. Croyez-en mon expérience il n’y a pas que des caricatures dans cet ouvrage
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La folle histoire de Félix Arnaudin

Félix, un gamin de 13 ans habitant Labouheyre, ne sait que dessiner, dessiner ses grands espaces sans relief de landes, dessiner les bergers perchés sur leurs échasses, dessiner les bœufs qui tirent la charrue...dessiner, dessiner ....et guetter la jeune servante d'une famille voisine, quand, sa journée terminée elle va se baigner nue dans la rivière...Il va bientôt partir comme pensionnaire, au collège de Mont de Marsan

Mais ce pays se transforme par la volonté de Napoléon III : "Il était une fois, un roi orgueilleux et détestable qui décida d'un duel avec Dieu lui-même. Il convoitait de grandes terres qui n'appartenaient à personne. Tout juste aux animaux sauvages et à quelques bêtes domestiquées conduites par des pâtres. Jusqu'alors personne n'avait eu l'idée de dessiner des frontières dans cet immense désert. Mais le roi mit en place un stratagème afin de s'approprier ce vaste territoire. Il le déclara infâme, à tel point qu'on en vint à se demander pourquoi il le désirait tant. Il ordonna qu'on le recouvre de pins dans le but de l'assainir."

Les bergers doivent fuir devant l'avancée des pins, trouver des pâtures pour leurs moutons.

Les pins avancent, modifient ce paysage, ces landes dénudées."Le rendement, mot d'ordre, piétine le sauvage. La loi de 1857, dans son rêve de purification et d'aseptisation a exagéré le caractère insalubre des landes pour satisfaire de gros appétits fonciers. Les terres communales sont privatisées et vendues à de riches Bordelais"

Après trois ans de scolarité, Félix revient dans son village.

Il fait alors connaissance avec Alphonse Davanne, un photographe auquel il montre ses dessins. Alphonse lui montre ses photos...c'est un coup de foudre réciproque pour ces amoureux de l'image, passionné par leur mise en valeur.

Le lendemain de la mort de Napoléon III, Félix monte à Paris et achète un appareil photo, une de ces boites dans lesquelles on place une plaque de verre. Il fallait savoir apprivoiser le collodion. Alors Félix commence à photographier ses landes, les fermes, les paysages et ses hommes, les paysans et les bergers, c'est son nouveau crayon, son nouveau bonheur, un bonheur qui lui permet de conserver le souvenir de son pays et des hommes qui l'habitent. Un bonheur nouveau à chaque image qu'il développe...

Photographier des hommes, le malaise de paysans sans leur parler serait idiot, certains de ces bergers se suicidant même parce qu'ils n'ont plus d'espaces pour faire paître leurs brebis. Ces hommes ont beaucoup à dire, ont une tristesse à partager. Alors Félix recueille leurs histoires, leurs anecdotes, leurs contes, garde une autre trace de leur passé. Et l'éditera plus tard.

"Maintenant la lande n'existe plus. [...] Pour un maximum d'argent. La forêt industrielle ! Avec toutes ses laideurs dont l'étouffant rideau, partout étendu où régnait tant de sereine et radieuse clarté, borne implacablement la vue, hébète la pensée, en abolit tout essor."

Il consacre sa vie au souvenir d'un pays qui se transforme. Qui meurt.

Grace à Felix, à ses 4000 photos, à son recueil de contes populaires, les landes qu'il aimait sont connues...ce n'était pas encore "Les Landes"...que nous connaissons.

Ses landes n'étaient pas son seul amour : Bathilde aussi partageait sa vie, ses coups de cœur, sa nostalgie...

Merci à Marc Lange, que je ne connaissais pas, pour ses mots, pour son texte. Quelques dessins et c'est tout...Il faut que je m'approche un peu plus de ses textes, de ses photos, de ses dessins...C'est un manque que je dois réparer.

J'ai fait quelques recherches pour découvrir d'autres photos de Félix Arnaudin, des photos complétant celles, nostalgiques, du livre. Je vous conseille de faire de même...Elles ont toutes plus de 100 ans. Les pellicules n'avaient pas encore été inventées. Elles sont toutes bien plus belles que celles que nous pouvons faire, aidés par l'électronique de nos appareils.

Ah ! ce charme des photos anciennes en noir et blanc !

Merci à Babelio et à Masse critique pour cette découverte.Beau coup de cœur
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Toi, qui que tu sois

Un superbe livre, qui se lit d'une traite : fascinant, émouvant, varié, bien documenté. On suit le long chemin d'Anzar le touareg, on plonge dans les méandres de l'opération Serval, on partage l'errance de Marth, la chroniqueuse satirique, on compatit aux troubles de Miroslav, légionnaire qui sombre dans la dépression... Au travers de cette galerie de personnages, Marc Large monte un récit vivant et enrichissant, qui sonne juste et qui nous emporte. Du Sahara au pays basque, en passant par le Maroc et la Mauritanie, vous ne serez pas déçu du voyage !
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Toi, qui que tu sois

Anzar : #touareg décide de quitter le #mali pour la #france. Il part de l'enfer du désert pour celui de l'exil. Nourri par un esprit de vengeance, rien ne pourra le détourner de son funeste dessein. Arrivera-t-il au bout de son si long périple ?

Je recommande ce livre ! Bien écrit, documenté (habituel avec cet auteur). Facile à lire, dépaysant, sans jamais oublier le sérieux des sujets abordés
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C'est une belle fin, je trouve

À Aurélien, toujours et partout… à la vie !



« je quitte mon shop de tatouage à l’instant et regagne mon logement, pressé de retrouver mon frère au travers de cette écriture bonheur-douleur. Il est devenu indispensable à mes solitudes. J’ai besoin de ce rendez-vous quotidien. Je continue de courir comme un canard sans tête. Jusqu’à quand? »



Aurélien s’est « offert la mort ». Aurélien est le jeune frère de Marc Large. Aurélien est un jeune homme qui n’a jamais réellement trouvé sa place dans ce monde, ou peut être et plus exactement était accepté dans ce monde.

Aurélien a subi tant de choses… aussi inadmissibles qu’intolérables.



« Je reviens de tellement loin que j’ai dorénavant envie d’épauler les autres avec humour. Je reste convaincu que la déconne et l’autodérision demeurent les meilleurs médicaments. »



Dans un court texte, écrit avec le cœur et les larmes, sincère et intime, vibrant et si émouvant, Marc Large lui rend hommage et surtout le fait vivre, ce frère, cet amour. Du déni à l’acceptation, de la tristesse à la lumière, de la colère à l’apaisement. Les phrases riment, les phrases secouent, les mots s’enchaînent.

Marc Large écrit si bien.



« Serait-il honoré et fier que j’entreprenne ce livre à sa mémoire pour prolonger son combat altruiste? J’ai l’impression qu’il souffle sur mes instants d’inspiration comme on peut souffler sur un pissenlit blanc pour que s’envolent les akènes vers une autre terre a semer et à habiter. »



C’est une belle fin, je trouve est un récit lumineux, une ode à la vie, un vibrant hommage à celui qui demeure à jamais un frère. Merci Marc Large pour ce témoignage indispensable.



C’est une belle fin, je trouve est disponible. Une partie des droits d’auteur est reversée à la fondation Le Refuge
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La folle histoire de Félix Arnaudin

Félix Arnaudin, homme sensible, complexe, dépressif, en marge de la société de son temps (surnommé "lou pec", le fêlé, le fada par les habitants du village). Né à Laboueyre dans le nord des Landes en 1844 dans une famille aisée, il voit disparaître la lande, les landes desquelles le département tire son nom et avec elles le système agro pastoral, les bergers sur échasses qui gardent des moutons sur des terrains communaux. Ce paysage et ce système sont remplacés par la forêt de pins maritimes exploitée par des propriétaires privés dans un système capitaliste. Paysages et économie sont radicalement modifiés au grand désespoir de Félix.

Félix prend des milliers de photos de ce paysage qui disparaît, recueille récits, contes, musique, se fait ethnographe sans profiter matériellement des fruits de son travail. Il vit pendant trente ans une histoire d'amour avec Marie la servante que les conventions de l'époque l'empêchent d'épouser.

Un coup de coeur pour ce personnage attachant obsédé par une idée : sauver la lande d'avant Napoléon III par un travail très perfectionniste.

Quelques photos illustrent son travail.

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Toi, qui que tu sois

Voilà un conseil de lecture.

J’ai pris plaisir à lire les aventures d’Anzar, le périple d’un migrant... Je ne vais pas trop raconter.

J’ai vraiment aimé ce livre. L'histoire est aussi dure que touchante, mais aussi pleine d'humanité, On voyage, on s'évade l'esprit avec des personnages attachants et ça fait du bien.

Je recommande vivement.
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La folle histoire de Félix Arnaudin

Comment parler de ce roman particulièrement touchant à plus d'un titre. D'abord il évoque pour moi la vie de mes ancêtres qui ont vécu sur ces terres de Landes et j'étais loin d'imaginer de tels paysages !

J'aime la forêt des Landes, ses pins, la lumière changeante à toutes les heures du jour, leur odeur, la végétation qui les entoure ; alors penser que leur plantation a donné lieu à une réelle souffrance dûe à ce changement radical est perturbant.

Marc Large raconte l'histoire romancée de Félix Arnaudin : amoureux, passionné jusqu'à la folie par cette terre, ses pâtres montés sur échasses ainsi que par la photographie. Nous avons un petit aperçu des témoignages visuels qu'il laisse grâce aux photos publiées à la fin de ce livre fort de sentiments intègres, d'une vie rude recherchant sans cesse la perfection photographiée afin de partager l'amour de cette terre.

Félix, cet artiste un peu "perché" que les locaux appelle "lou pec" ; un terme sans doute affectueux mais révélateur d'une "fantaisie" extrême. Son talent, sa réputation sont connus jusqu'à la capitale mais sa solitude, sa "sauvagerie" ne l'y mèneront que rarement. Il ne verra pas la reconnaissance de son immense travail de collecteur d'images de cette vie austère et des histoires locales.

Ce livre me parle d'autant plus que j'y ai retrouvé les termes d'un patois que parlait mes grand'parents. Il m'a donné envie d'en savoir davantage ; peut-être d'aller faire un tour à Labouheyre ? Merci Marc Large pour cette belle découverte d'un Félix Arnaudin mémoire de notre Histoire.

Je suis particulièrement reconnaissante à Babelio et aux Editions Passiflore de m'avoir offert la lecture de ce roman dont j'avais entendu parler durant l'été. J'avais déjà lu "la Jeune fille et le fleuve" paru chez cet Editeur : confirmation est faite de la qualité de leurs parutions.

Adichatz
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La folle histoire de Félix Arnaudin

Marc Large signe un nouveau roman La folle Histoire de Félix Arnaudin, ouvrage publié en juin 2019 aux éditions Passiflore.



Félix Arnaudin est un sociologue, ethnologue et photographe ; passionné de sa lande qu’il tente désespérément de sauvegarder, en dépit de la volonté de Napoléon III d’effacer l’horizon en y plantant des pins, au nom de l’économie capitalistique de l’époque. En quelques années, les pins gomment progressivement la lande des bergers ancestraux qui y progressaient du haut de leurs échasses.



Félix Arnaudin traîne ce dessein comme une malédiction à s’en rendre fou ! Moqué de son vivant, nul n’a encore conscience de son génie ! Beaucoup de bergers se résignent à exploiter la résine, mais pas Arnaudin ! Seulement, il est considéré par beaucoup comme un oisif petit rentier qui n’a pas besoin de travailler et qui perd son temps à courir la lande, avec son matériel de photographie.



Son premier amour, Bathilde lui est enlevée et donnée en mariage à un autre, quant il s’éprend de Marie, la nouvelle servante de ses parents, cet amour lui est interdit car elle est la bonne et qu’il est un bourgeois. Il se met alors à lui donner rendez-vous au milieu dans la forêt tels Tristan et Iseult, dans ce qui était autrefois sa lande.



On retrouve le style de Marc Large qu’on connaît pour ses dessins de presse dans le journal Sud Ouest, dans le Canard enchaîné entre autres. On le connaît également pour ses films documentaires, mais on le connaît moins pour ses remarquables aquarelles et ses talents de prosateur. Pour ceux qui l’avaient déjà lu, on retrouve la plume qui a écrit Xan de l’Ours, on retrouve ses mots aquarellés de poésie, Marc Large peint et dépeint son pays, ses Landes ou ses Pyrénées avec la même minutie, avec le même talent, avec la même couleur qui manquait à l’œuvre de Félix Arnaudin.

Finalement, que ce soit dans les dessins, la peinture ou la littérature que signe Marc Large, on retrouve cette passion de la nature, passion que portait très haut un certain Félix Arnaudin. Qui mieux que Marc Large pouvait raconter cette folle histoire puisque l’auteur partage précisément les intérêts de son sujet ?



Un livre que je vous recommande absolument.



Joël Heirman





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Toi, qui que tu sois

En ces temps troublés, voici une occasion rare de voyager sans attestation ni test PCR... Marc Large nous invite et nous embarque dans une belle histoire dans l'Histoire à travers les pays, les cultures, à la rencontre de l'humain

C'est gai, triste, angoissant, pesant, libérateur...une fois à bord, on a du mal à redescendre

Tout simplement, merci🥰
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La folle histoire de Félix Arnaudin

La folle histoire de Félix Arnaudin : de nos jours le massif forestier landais est une composante incontournable de l'identité visuelle française. Mais il résulte d'une décision qui mis fin à une civilisation locale. L'empereur Napoléon III décida d'assainir puis d'ensemencer en bois de pins pour remplacer les terres désolées, marécageuses et incultes des Landes de Gascogne ( loi du 19 juin 1857 ). Félix Arnaudin ( 1844 - 1921 ) observa cette mutation lente et inéluctable. Enfant, Félix était émerveillé par cette lande sans relief et il devina très vite sa disparition. Pendant toute sa vie il assista à la fermeture des paysages suite à la croissance des peuplements de pin maritime et il s'employa à immortaliser la civilisation locale qu'il voyait s'éteindre.



Marc Large fait le récit de la vie de Félix Arnaudin entièrement consacrée à observer, rechercher, interroger avant de retranscrire tout ce qui concernait ses landes natales. Félix fut à la fois photographe ( mais il préférait le mot "imagier" ), spécialiste des espèces végétales et animales landaises, linguiste, folkloriste, ethnologue. Aucun sujet n'a échappé à sa curiosité intarissable afin d'immortaliser toutes les facettes d'un monde qui disparaissait.



Marc Large offre au lecteur une belle prose imprégnée de poésie, mêlée de citations de Félix , de dialogues parsemés de mots en patois pour faire plus expressif et plus vrai et de descriptions qui reconstituent une région dont le visage a profondément changé. En même temps que disparaissait le mode de vie qui l'avait animée, une nouvelle existence le remplaçait mais le récit de l'auteur traduit de manière si émouvante les travaux de Félix qu'un sentiment de nostalgie m'a envahi. Il ne faut certainement pas remettre en cause l'existence d'un massif forestier, il convient de se souvenir ou d'apprendre ce qu'était autrefois les Landes de Gascogne.



Félix Arnaudin vécut dans le besoin, seulement soutenu par l'amour de sa compagne Marie. C'était un perfectionniste animé d'une farouche volonté de découverte, toujours persuadé que ses recherches étaient incomplètes. Cela le mènera vers une profonde dépression proche de la folie. Il ne s'est jamais résolu à publier au grand désespoir de la communauté scientifique et de Marie qui doit gérer au quotidien leur ruine financière. L'oeuvre de Félix Arnaudin longtemps ignorée sert désormais de support à de nombreuses muséographies locales. Il y a également cette magnifique biographie, émouvante et instructive.



Merci aux Éditions Passiflore
Lien : http://mille-et-une-feuilles..
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Marcus et Péritas ou les origines du thermali..

C'est un petit conte historique local, dont la particularité est d'être écrit à quatre mains par une conteuse et une lectrice de métier. L'une et l'autre ont associé histoire pour enfant et authenticité historique, pour faire un petit livre à destination des curistes curieux et de leurs petits enfants. Je connaissais l'histoire, je connais les lieux, j'aime l'amitié entre le maître et son chien, j'aime leur empathie, ; c'est bien raconté, c'est touchant. L'auteur utilise les mots justes et précis, ne fait pas de faute ni historique ni géographique, on aime que les faits soient historiques et qu'elles les aient ainsi enrobés de rêve.
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Toi, qui que tu sois

Marc Large , talentueux dessinateur de presse est un raconteur d'histoires

Son dernier roman : "Qui que tu sois" met en scene des personnages et des situations qui ont existé, du Mali au Maroc puis l'Espagne jusqu'au Pays basque nous suivons les péripéties d'Anzar le Touareg, personnage attachant et humain qui au peril de sa vie poursuit sa quête de vengeance. Il rencontre sur son chemin des personnes magnifiques qui vont l'aider.

Ce bouquin m'a embarqué a vitesse grand V jusqu'à sa fin déroutante.

Magnifique Marc Large ! Encore !!!
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La folle histoire de Félix Arnaudin

Je découvre Marc Large, auteur, à travers la biographie de Félix Arnaudin dont il a aussi signé l’illustration de couverture.

Je me suis demandé comment il avait pu « apprivoiser » la montagne de notes et de photographies laissées par le chantre de la magnifique contrée qu’était la Grande-Lande avant les pins.

C’est à travers une biographie romancée qu’il y parvient de façon magistrale. Il marie la précision des détails à l’incertitude des situations, manie la poésie imagée et le rapport chiffré, conjugue les vies et les morts dans le récit d’une vie. Il dénonce surtout la loi de 1857 qui a sacrifié les équilibres naturels sur l’autel du gain.

Félix a voulu, dès son enfance, ne vivre que par et pour l’immensité d’une terre où « les parcs se regardent au miroir ». Fils d’une famille aisée, il a pu envers et contre tout, envers et contre tous, vivre sa passion et passer à la postérité en laissant de riches archives.

L’auteur semble s’être passionné pour l’œuvre du poète/photographe au point d’écrire un livre qui redonne au guetteur qu’était Arnaudin, un nouvel horizon que découvrent des lecteurs et lectrices, tels que moi, frileux devant l’œuvre mais curieux de la vie d’un homme passionné par la Lande. L’écriture riche et fluide laisse filer le temps et se nourrit de la sensibilité de l’auteur.

C’est la vie d’un homme mais aussi l’histoire habilement contée d’une terre et d’une respiration éteintes, et si vous voulez entendre la Grande-Lande telle que Félix Arnaudin la voyait, mettez ce livre dans votre bibliothèque.


Lien : https://www.facebook.com/not..
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Marcus et Péritas ou les origines du thermali..

Quel plaisir, après un séjour à Dax, de pouvoir emporter avec soi (en plus des fameuses madeleines) un peu de cet imaginaire qui participe du charme et de l'identité d'un lieu.

Ce joli conte, habilement retranscrit dans le style des contes de notre enfance, donne corps à la légende du légionnaire romain et de son chien, à l'origine du thermalisme à Dax.

La lecture de Marcus et Péritas aura, sur les plus « grands », l'effet de la madeleine de Proust en les ramenant au temps de l'enfance où, dans le jardin de grand-mère, l'été, ils se plongeaient avec bonheur dans un volume de la célèbre collection des Contes et Légendes…. Quant aux plus jeunes, ils ne resteront pas insensibles à cette belle histoire d'amitié entre un soldat et son chien, et laisseront vagabonder leur imagination à travers les belles illustrations de Marc Large.

De jolis moments de partage en perspective avec cette petite lecture qui réjouira donc les grands comme les petits !
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Le retour de la suite

Un super moment de lecture ! Tout y est ! Les personnages, l'atmosphère si particulière aux chansons de Renaud, les citations dans certains dialogues et une fin... incroyable !

Merci et bravo à Johanna, Marc et aux Éditions Passiflore pour ce plaisir de lecture !
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Le retour de la suite

Le livre est vraiment très bon. Que c est chouette de revivre les chansons de renaud différemment. Des mots d esprit , des formules et des situations jouissives. Merci a Marc Large et johanna Turpeau pour ce beau livre. Ce n est pas un énième livre sur le poète, certains étant de simple redite mais un oeuvre unique. Merci pour les belles dédicaces ainsi qu aux éditions Passiflore, très à l écoute. Pour la petite histoire je m etais planté ds mon adresse. Passiflore a été très réactive et agréable pour rectifier la boulette.
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Toi, qui que tu sois

Quelle belle histoire, bien écrite, du rythme, du romanesque subtilement mêlé à l'historique. Du beau travail de journaliste aussi.

Tous les personnages sont attachants par leurs émotions et leur sensibilité dans la dure réalité de leur quotidien.

C'est un beau message d'espoir et de célébration de la vie.

Merci Marc pour ce magnifique livre.

A LIRE ABSOLUMENT
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Dessins mal élevés

Dessins de presse de Marc Large parus dans "Siné Hebdo","Kamikaze" ,"Bakchich", "Vigousse" entre 2008 et 2010, accompagnés de textes de Siné, Christophe Alévèque, Noël Gaudin, Etienne Liebig, Denis Robert, et Didier Porte (pour une contribution particulièrement réjouissante et totalement réussie!)

Même si le travail de l'auteur ne parait pas aussi abouti que dans ses productions ultérieures (voir ,en particulier le formidable " On n'est pas sérieux quand on a 2017 ans") ,il n'en reste pas moins que ce recueil nous permet de passer un moment de franche rigolade!
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