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Note moyenne 3.48 /5 (sur 122 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Québec , le 05/10/1939
Biographie :

Issue d'un milieu ouvrier, Marie-Claire Blais effectue ses études à Québec, , sa ville natale, où elle avait du interrompre ses études pour gagner sa vie. Suivant des cours à l'Université Laval, elle y rencontre Jeanne Lapointe et le père Georges Lévesque qui l'encouragent à écrire, à l'âge de 17 ans, et à publier, en 1959, son premier roman, La Belle Bête. Sa parution attirait sur elle l'attention bienveillante de la critique.

Remarquée par Edmund Wilson (1895 - 1972), elle obtient deux bourses Guggenheim. Elle s'installe en 1963 aux États-Unis, d'abord à Cambridge, puis dans la région du Cap Cod, à Wellfleet. Après un séjour de deux ans en Bretagne, Marie-Claire Blais revient s'installer au Québec en 1975.

On a porté à l'écran La Belle Bête (2006), Une saison dans la vie d'Emmanuel (1968) et Le Sourd dans la ville (1987).

Marie-Claire Blais a été nommée International Woman of the Year par l'International Biographical Centre de Cambridge en Angleterre. Elle est membre de l'Ordre du Canada, de l'Ordre national du Québec et Chevalier de l'Ordre des Lettres de France. Elle est aussi la première auteure nord-américaine à avoir été invitée à se joindre à la prestigieuse Académie de la langue et de la littérature française de Belgique.
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Source : Wikipédia
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Marie-Claire Blais, Grand Prix du livre de Montréal 2012

Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
 Marie-Claire Blais
Aunryz   20 janvier 2019
Marie-Claire Blais
Tu parles ! On ne peut même plus aller en enfer tout seul, maintenant, disait Jean le Maigre.
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Sachenka   21 mars 2019
Aux Jardins des Acacias de Marie-Claire Blais
[...] aucun idéal d'innocence ne peut tenir devant la torture de nos doutes et la misère de notre condition [...]
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Sachenka   23 mars 2019
Aux Jardins des Acacias de Marie-Claire Blais
[...] mais peut-être que toutes les vies étaient conformes, on naissait en se croyant libre, mais on ne l'était pas, il y avait dès le départ l'inégalité sociale et l'inégalité des sexes, et on devait se conformer, on ne pouvait faire autrement, non [...]
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rkhettaoui   03 octobre 2014
Aux Jardins des Acacias de Marie-Claire Blais
...je l’entends encore avec les lancinantes rumeurs des trains qui partent, pendant qu’elle me regarde, elle, la femme-corbeau, l’indigne, car ce n’est peut-être qu’une indigente, elle aussi, qu’un rebut de la société, bien que dans sa noirceur elle soit implacable, me regardant de haut, je sais qu’elle est elle aussi, comme tant de femmes, porteuse d’un secret, j’entendais ces confessions de femmes très belles qui m’avouaient ne plus pouvoir aimer leurs maris, quand je leur reprochais leur infidélité, leur insoumission à leurs maris, car avais-je jamais de la compassion pour celles, pour ceux qui se confessaient à moi, derrière un grillage de bois, oh non, nulle compassion, nulle pitié, je n’avais que le souverain orgueil des prêtres confesseurs, me délectant de ce déballage de sensations, d’aveux contrits, en juge présomptueux j’écoutais ces confidences, reniflant le parfum des femmes qui me chuchotaient, je ne puis dire cela qu’à vous, oui, qu’à vous seul, je ne peux éprouver aucun contact charnel avec mon mari, disaient-elles, car à treize ans j’ai été violée, à treize ans.
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rkhettaoui   03 octobre 2014
Aux Jardins des Acacias de Marie-Claire Blais
Il pensait en s’écoutant que rien n’était plus mensonger que ce qu’il racontait à cet homme, car il détestait souvent se mettre à sa table de travail, la nuit, ou le matin, à sa détestation de l’écriture se mêlait un malicieux plaisir, ce qui ne concernait pas le journaliste, écrire, c’était se lever le matin dans la fébrilité de la jeunesse.
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rkhettaoui   03 octobre 2014
Aux Jardins des Acacias de Marie-Claire Blais
Parfois les femmes qui mendient dans les rues, le jour, viennent cacher ici leurs enfants la nuit, des nourrissons, des bébés, le jour, elles mendient avec leur progéniture dans leur giron, tu les vois partout dans les quartiers les plus condescendants qui tendent la main vers le passant, le bébé, tout calé dans ses langes malpropres, ne sert qu’à la mendicité, et moi que l’on accusait de pervertir l’enfance, c’est là où je vois la perversion, dans le cœur de cette femme misérable qui pervertit son enfant dans la mendicité, mais est-ce sa faute, non, il faut que cette femme puisse nourrir les siens.
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rkhettaoui   03 octobre 2014
Aux Jardins des Acacias de Marie-Claire Blais
...on eût dit que j’avais compris en un instant, en entendant ce cri, combien peuvent souffrir les hommes, que j’avais découvert, moi théologien et prêtre défroqué, l’essence immonde d’un mal qui nous gouverne tous, que ce fût le cri d’un Hitler ou celui d’un saint, ce cri ne serait jamais entendu, ce cri s’exhalait dans la plus grande indifférence.
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sweetie   27 février 2014
Le sourd dans la ville de Marie-Claire Blais
(...) le rat était pourtant, lui aussi, malgré cette hideuse réputation dont nous le tenions coupable, un animal aussi digne d'amour que le chat, mais si le rat avait mauvaise réputation, c'était à cause de nous, parce qu'il portait notre honte et les stigmates de notre longue histoire, on l'avait toujours vu à nos côtés, partageant nos guerres, nos haines, mourant de nos maladies, comme nous il avait combattu, résisté, c'était un animal digne mais asservi à nos servitudes, il nous avait meurtris et nous l'avions meurtri, c'était désormais une part de nous-mêmes, car avec le temps et le courage que lui avaient inspiré notre dégradation et nos malheurs, il avait fini par nous ressembler, et quand on retrouvait son cadavre dans un égout, on frissonnait de peur, car on reconnaissait là l'un de nos milliers de cadavres, et on pressentait que cette vile agonie avait l'odeur de nos secrets et de notre pourriture.
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rkhettaoui   03 octobre 2014
Aux Jardins des Acacias de Marie-Claire Blais
Je les entendais fuir le confessionnal, ne savais-je pas déjà en les écoutant combien leurs secrets étaient le mien, les miens, les méprisant pour leurs aveux, car dans ces viols précoces leurs vies avaient été consommées, elles qui étaient belles s’étaient fanées, réduites dans le refus de la sécheresse, refusant à l’homme sa part de plaisir, elles étaient mères sans l’avoir voulu, et élevaient avec rigueur des enfants qui avaient aujourd’hui douze, treize ans, des enfants nés pour le viol, eux aussi, ne savaient-elles pas, ces pénitentes, combien nos liens étaient proches, ce qui était inavouable avait été avoué.
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rkhettaoui   03 octobre 2014
Aux Jardins des Acacias de Marie-Claire Blais
Ce n’était sans doute qu’un étranger, un exilé, un de plus, appelé par la route du hasard, au gré de son affranchissement, car cette fleur du sexe ne demandait qu’à éclore, sans limites, et partout ...
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