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ISBN : 2021166422
Éditeur : Seuil (21/08/2014)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Pendant que le travesti Petites Cendres court le long de l’Atlantique, sur cette île de Floride, l’enfant Angel est accueilli aux Jardins des Acacias. Au fur et à mesure de sa course, Petites Cendres reprend des forces, et peut-être qu’aux Jardins des Acacias, ce n’est pas la tragédie qui attend ces personnages, mais une merveilleuse rédemption, lors d’une croisière en mer que tous projettent.

La grande romancière québécoise profite de ce nouveau tabl... >Voir plus
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critiques presse (1)
LaPresse   14 octobre 2014
L'expérience de lecture de cette fresque est, au bout du compte, ce qui se rapproche le plus de cette saisie de la complexité du monde par l'écrivain, non seulement de manière formelle, mais aussi humaine. Peu d'écrivains y parviennent.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   03 octobre 2014
...je l’entends encore avec les lancinantes rumeurs des trains qui partent, pendant qu’elle me regarde, elle, la femme-corbeau, l’indigne, car ce n’est peut-être qu’une indigente, elle aussi, qu’un rebut de la société, bien que dans sa noirceur elle soit implacable, me regardant de haut, je sais qu’elle est elle aussi, comme tant de femmes, porteuse d’un secret, j’entendais ces confessions de femmes très belles qui m’avouaient ne plus pouvoir aimer leurs maris, quand je leur reprochais leur infidélité, leur insoumission à leurs maris, car avais-je jamais de la compassion pour celles, pour ceux qui se confessaient à moi, derrière un grillage de bois, oh non, nulle compassion, nulle pitié, je n’avais que le souverain orgueil des prêtres confesseurs, me délectant de ce déballage de sensations, d’aveux contrits, en juge présomptueux j’écoutais ces confidences, reniflant le parfum des femmes qui me chuchotaient, je ne puis dire cela qu’à vous, oui, qu’à vous seul, je ne peux éprouver aucun contact charnel avec mon mari, disaient-elles, car à treize ans j’ai été violée, à treize ans.
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rkhettaouirkhettaoui   03 octobre 2014
Parfois les femmes qui mendient dans les rues, le jour, viennent cacher ici leurs enfants la nuit, des nourrissons, des bébés, le jour, elles mendient avec leur progéniture dans leur giron, tu les vois partout dans les quartiers les plus condescendants qui tendent la main vers le passant, le bébé, tout calé dans ses langes malpropres, ne sert qu’à la mendicité, et moi que l’on accusait de pervertir l’enfance, c’est là où je vois la perversion, dans le cœur de cette femme misérable qui pervertit son enfant dans la mendicité, mais est-ce sa faute, non, il faut que cette femme puisse nourrir les siens.
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rkhettaouirkhettaoui   03 octobre 2014
Je les entendais fuir le confessionnal, ne savais-je pas déjà en les écoutant combien leurs secrets étaient le mien, les miens, les méprisant pour leurs aveux, car dans ces viols précoces leurs vies avaient été consommées, elles qui étaient belles s’étaient fanées, réduites dans le refus de la sécheresse, refusant à l’homme sa part de plaisir, elles étaient mères sans l’avoir voulu, et élevaient avec rigueur des enfants qui avaient aujourd’hui douze, treize ans, des enfants nés pour le viol, eux aussi, ne savaient-elles pas, ces pénitentes, combien nos liens étaient proches, ce qui était inavouable avait été avoué.
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rkhettaouirkhettaoui   03 octobre 2014
Il pensait en s’écoutant que rien n’était plus mensonger que ce qu’il racontait à cet homme, car il détestait souvent se mettre à sa table de travail, la nuit, ou le matin, à sa détestation de l’écriture se mêlait un malicieux plaisir, ce qui ne concernait pas le journaliste, écrire, c’était se lever le matin dans la fébrilité de la jeunesse.
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rkhettaouirkhettaoui   03 octobre 2014
...on eût dit que j’avais compris en un instant, en entendant ce cri, combien peuvent souffrir les hommes, que j’avais découvert, moi théologien et prêtre défroqué, l’essence immonde d’un mal qui nous gouverne tous, que ce fût le cri d’un Hitler ou celui d’un saint, ce cri ne serait jamais entendu, ce cri s’exhalait dans la plus grande indifférence.
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Marie-Claire Blais, Grand Prix du livre de Montréal 2012
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