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Note moyenne 3.39 /5 (sur 271 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Allemagne , 1959
Biographie :

Après des études à l’université des beaux arts de Berlin, Mika Biermann s’installe à Marseille où il apprend le français.

Il est, entre autre, traducteur des Chroniques taurines de Jacques Durand (parues dans « Libération ») pour une maison d’édition Autrichienne, lauréat de nombreuses résidences d’artiste, responsable d’une galerie d’arts.

Aujourd’hui, il est conférencier aux musées de la ville de Marseille dans des domaines aussi variés que la mythologie de l’ouest dans l’art américain, Van Gogh-Monticelli, Bernard Buffet…

Après Les 30 jours de Marseille (éd. Climats, 1996), et Ville propre (éd. La Tangente, 2007), Un Blanc (éd. Anacharsis, 2013) est son troisième roman.





Source : http://www.atlantide-festival.org
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Payot - Marque Page - Mika Biermann - Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot

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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation

Une chouette hôle: sous de lointains toits un écrivain invente une histoire rien que pour utiliser ce verbe une fois dans sa courte vie. (p. 15)

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- Souvent un beau désordre est un effet de l'art, dit le lapin.

- Euh, fit Bot. Vous venez de quelle planète ?

- Le corps humain, bien qu'il soit le modèle de l'ordre par excellence, contient aussi dans la chevelure, surtout quand elle est crépue, un désordre naturel assez semblable à la confusion des chevelures de la Terre, répondit le lapin.

- C'est très intéressant, dit Bot, mais je ne suis pas sûr de vous suivre. Vous êtes ici pour quoi faire ?

- Aussi peut-on comparer les cheveux de l'homme à un bois sacré qui couvre les mystères de la pensée, dit le lapin.

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Le brouillard est fils de l'inconnu et parrain de l'égalité.
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Quand la dernière vaguelettes d'espoir s'est brisée contre le rocher de la certitude, le cœur continu à battre dans la gorge, et la bile dans la bouche ne peut être crachée. Oui. Non. Oui. Maman.

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La nuit, penaude, a tout rendu au petit matin.
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Ça l’ennuie parfois, Berthe, cet égoïsme.
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Paul en a marre de porter le fatras nécessaire à l'exercice de son métier. Il rêve d'un âne qui trimballerait tout et qu'il pourrait battre avec une badine. (p. 9)

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Le peintre-appelons-le Paul- sort de son atelier et ferme la porte à clef. (...)

On dirait un forgeron invité à la remise de diplôme de sa nièce. Le monde a déposé sa poussière sur l'homme; il chaloupe en marchant. Son inaptitude à vivre le fait sourire comme un idiot. (p. 7)

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Caleb devint le chef de bande le plus jeune de l'histoire de l'Ouest. Les fermiers préféraient voir déferler les Apaches sur le sentier de guerre que le gang du Kid. C'était désormais son nom : le Kid Padoon. C'était un vrai adolescent : taciturne souvent, bavard parfois, boudeur toujours, morne, timide, mais aussi hautain, irascible, et très violent. Bête quand ça l'arrangeait. Futé quand il fallait. Persuadé d'avoir raison. Maladroit avec les filles. Adroit de ses mains. Un juge lui dit un jour que la légende de ses méfaits avait contribué à miner la confiance qu'avait la population d'Amérique du Nord en la jeunesse de son pays. Il avait pris cela pour un compliment.

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Le château est le plus beau et le plus haut de tout le pays, et probablement de toute la planète, laquelle pourtant n'est pas avare en monts et merveilles et dont certaines cités - et leurs fastes et leurs guerres - ont fait rêver des générations de fillettes et de pirates. Ses tours dominent une vallée boisée où batifolent des cerfs aux andouillers dorés les jours de rut. Le château est là depuis toujours, et ses fenêtres étincelles quand le soleil se lève à l'est, se couche à l'ouest.

Un matin un aigle, volant bas, fit tomber une noix de coco, qui fendilla une tuile vernissée du batîment central. L'eau de pluie - bienfaisante pour l'agriculture, néfaste pour les fêtes galantes - s'y infiltra et mouilla un tas de tapis persans entreposés au grenier. L'humidité réveilla un acarien du désert, affamé. Les arachnides se mirent à dévorer la laine, détruisant motifs de fleurs et gazelles bondissantes avec le même bonheur. Leur prolifération attira un cafard ovovivipare, qui en fit son déjeuner régulier. Les rats des champs, grimpant le long des murs, découvrirent les blattes et festoyèrent bruyamment, fêtant ainsi l'arrivée du printemps. Aux premiers beaux jours, la moisissure rouge contenue dans leurs crottes s'attaqua à la charpente. Le bois, pourtant dur comme le marbre, vira au violet, s'effrita, une partie du toit s'incurva, puis céda. A l'automne, la pluie inonda le plancher. L'hiver venu, la neige entrait comme dans un moulin.

Les meubles, teintures, marqueteries, sculptures, livres, lettres, costumes et tableaux du rez-de-chaussée sont désormais condamnés, si personnes n'entame des réparations. Ce n'est qu'une question de temps.

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