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Note moyenne 3.73 /5 (sur 3097 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , le 04/05/1968
Biographie :

Éric Vuillard est un écrivain, cinéaste et scénariste français.

Il publie un premier récit, "Le Chasseur", en 1999, puis deux livres aux tons poétiques (dont "Tohu", 2005), et un roman épique, sur la conquête du Pérou par Pizarro et la chute de l'Empire inca, "Conquistadors" (2009) qui a reçu le Prix Ignatius J. Reilly 2010.

Il a réalisé en 2008 un long métrage, "Mateo Falcone", qui est une adaptation de la nouvelle de Prosper Mérimée.

En 2012, il reçoit le Prix franco-allemand Franz Hessel pour "La Bataille d'Occident" et "Congo", puis le prix Valery-Larbaud 2013 pour les mêmes livres. En 2014, il publie "Tristesse de la terre" qui obtient un beau succès. Il est sélectionné pour plusieurs prix littéraires.

Son livre sur les coulisses de la Seconde Guerre mondiale, "L'Ordre du jour", remporte le prix Goncourt 2017.

En 2019, il publie un court récit littéraire aux confins de la fiction, de l’histoire et de la politique, relatant des luttes sociales du Moyen Âge, "La guerre des pauvres".

Éric Vuillard vit actuellement à Rennes.
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Source : bibliobs
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Éric Vuillard : L’Ordre du jour (2018 / France Culture). Diffusion sur France Culture les 10, 11, 12, 13 et 14 septembre 2018. Photographie : Éric Vuillard • Crédits : © Melania Avanzato. Réalisation : Laurence Courtois. Séquençage et montage du texte : Maya Boquet. Conseillère littéraire: Emmanuelle Chevrière. Lecture par Grégoire Oestermann. Avec les voix de Sonia Masson, Dorli Lamar, Aurélie Youlia, Clémentine Verdier, Lison Pinet, Xavier Gallais, Werner Kolk, Joannes Hamm, Vincent Domenach et Pierre Mignard. Bruitage et création sonore : Patrick Martinache et Benoît Faivre. Prise de son et mixage : Claire Levasseur. Assistance technique et montage : Dali Yaha. Assistante à la réalisation : Laure-Hélène Planchet. "L’Ordre du jour", d’Éric Vuillard, est publié aux éditions Actes Sud. 00:00 : Épisode 1 : Une réunion secrète : Le 20 février 1933, vingt-quatre puissants patrons allemands (Krupp, Opel, Siemens…), sont convoqués par Hermann Göring et Adolf Hitler, devenu chancelier un mois plus tôt. 24:55 : Épisode 2 : Comment ne pas décider : Nous sommes en 1938, quelques jours avant l’Anschluss : Hitler demande à voir le chancelier autrichien, Kurt von Schuschnigg. 49:57 : Épisode 3 : Une tentative désespérée : Face au chancelier autrichien Schuschnigg, Hitler est inflexible. Il lui donne trois jours pour capituler. 1:14:29 : Épisode 4 : Blitzkrieg : Le 11 mars 1938, Hitler organise son coup d'état, et les troupes allemandes envahissent l’Autriche. 1:39:27 : Épisode 5 : L’Europe aveugle : En 1938, au moment de l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne, l’Europe ferme les yeux et sombre dans l’abîme. « "L’Ordre du jour d'Éric Vuillard, dernier prix Goncourt, est un livre d’une puissance sidérante dans sa simplicité. En 160 (petites) pages, il montre comment “les plus grandes catastrophes s’annoncent souvent à petit pas” et “soulève les haillons hideux de l’histoire” pour raconter la marche vers l’abîme de l’Europe à travers deux moments. Le premier, c’est une réunion du 20 février 1933, où vingt-quatre puissants patrons allemands (Krupp, Opel, Siemens…), reçus par Hermann Göring et Adolf Hitler, devenu chancelier un mois plus tôt, sont exhortés à financer la campagne du parti nazi pour les législatives, et s’exécutent. “Ce moment unique de l’histoire patronale, une compromission inouïe avec les nazis, n’est rien d’autre pour les Krupp, les Opel, les Siemens, qu’un épisode assez ordinaire de la vie des affaires, une banale levée de fonds. Tous survivront au régime et financeront à l’avenir bien des partis à proportion de leur performance”, écrit, grinçant, l’auteur. Le deuxième moment, celui auquel il se consacre le plus longuement, c’est l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne, le 12 mars 1938. Il remonte en réalité un mois plus tôt, à la rencontre entre Adolf Hitler et le chancelier autrichien Kurt von Schuschnigg ; le 12 février, à Vienne, note Vuillard, “c’est carnaval : les dates les plus joyeuses chevauchent ainsi les rendez-vous sinistres de l’histoire”. Se faufiler dans les coulisses d’événements historiques, et donner à voir l’envers du décor, révéler la part secrète de grotesque, de bêtise, de contingence, d’ennui et/ou de lâcheté, qui y menèrent… Telle est la méthode Vuillard. Né à Lyon en 1968, l’écrivain, également cinéaste (“L’homme qui marche”, 2006, “Matteo Falcone”, 2008), est convaincu que “l’histoire est un spectacle”, comme il l’écrit dans "L’Ordre du jour", ou, comme l’annonçait l’incipit du superbe "Tristesse de la terre" (Actes Sud, 2014), que “le spectacle est l’origine du monde”. » Raphaëlle Leyris pour "Le Monde". Source : France Culture

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Citations et extraits (776) Voir plus Ajouter une citation
Sebthocal   27 février 2019
La guerre des pauvres de Éric Vuillard
Depuis longtemps, on éprouvait une impression troublante, pénible, il y avait tout un tas de choses qu'on ne comprenait pas. On avait du mal à comprendre pourquoi Dieu, le dieu des mendiants, crucifié entre deux voleurs, avait besoin de tant d'éclat, pourquoi ses ministres avaient besoin de tellement de luxe, on éprouvait parfois une gêne. Pourquoi le dieu des pauvres était-il si bizarrement du côté des riches, avec les riches, sans cesse ? Pourquoi parlait-il de tout laisser depuis la bouche de ceux qui avaient tout pris ?



Pages 13-14, Actes Sud, 2019.
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calypso   15 novembre 2017
L'ordre du jour de Éric Vuillard
Les plus grandes catastrophes s'annoncent souvent à petits pas.
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Sebthocal   01 mars 2019
La guerre des pauvres de Éric Vuillard
Ainsi, des quatre coins de l'Empire surgirent des hordes de misérables. Müntzer chantait, la foule venait. Le landgrave de Hesse n'en croyait pas ses yeux. Puis ce furent les ouvriers des villes, les fous, toute la paysannerie se souleva brusquement. Il y eut un grand effroi chez les nobles et les bourgeois. Les femmes quittaient le foyer, les enfants marchaient à travers champs la suite du Saint-Esprit. Les jeunes filles, les vagabonds, la populace atroce, les bêtes même ! On vit ainsi toutes sortes de gens, allant par deux ou trois, tout seuls aussi, partis sans bagage, sans rien. On ne savait pas ce qu'ils voulaient. Les seigneurs et leurs bandes armées n'osaient plus rien faire ; ils les regardaient passer, effarés. Une vague crainte commençait de naître. Que fallait-il décider ? On n'avait jamais vu ça. Tout le monde laissait derrière lui sa maison, sa cahute, et rejoignait la foule errante. Et où allaient-ils tous ces gens ? On l'ignorait. On craignait même de les disperser. Ils dormaient dans les bois, dans la paille, rêvant.



Pages 60-61, Actes Sud, 2019.
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Sebthocal   28 février 2019
La guerre des pauvres de Éric Vuillard
Et maintenant, voici que le pape appelle à la croisade contre le roi de Naples, et voici que Jan Hus monte en chaire, dans la petite chapelle de Bethléem, et prêche la désobéissance ; il prêche l'amour, la prière, même pour les ennemis du Christ, et tonne que le repentir ne passe ni par l'argent des indulgences, ni par la violence des croisades, ni par le pouvoir des princes. C'est fait. Les mots sont dits de nouveau : "ni par l'argent ni par le pouvoir ni par les princes", ces mêmes petits mots qui changent de forme, de ton mais pas de cible, et qui, lorsqu'ils reviennent au monde, toujours s'acharnent contre l'argent, la force et le pouvoir. Ces mots vont petit à petit devenir les nôtres. Ils vont mettre longtemps, très longtemps à faire leur chemin jusqu'à nous. On les entend mal encore dans les prêches de Jan Hus, mais peut-être ne les avait-on jamais si bien entendus.



Pages 29-30, Actes Sud, 2019.
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palamede   09 novembre 2017
L'ordre du jour de Éric Vuillard
Une entreprise est une personne dont le sang monte à la tête. On appelle cela une personne morale. Leur vie dure bien au-delà des nôtres.
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Sebthocal   26 février 2019
La guerre des pauvres de Éric Vuillard
Cinquante ans plus tôt, une pâte brûlante avait coulé, elle avait coulé depuis Mayence sur tout le reste de l' Europe, elle avait coulé entre les collines de chaque ville, entre les lettres de chaque nom, dans les gouttières, par les méandres de chaque pensée ; et chaque lettre, chaque morceau d'idée, chaque signe de ponctuation s'était retrouvé pris dans un bout de métal. On les avait répartis dans un tiroir de bois. Les mains en avaient choisi un et encore un et on avait composé des mots, des lignes, des pages. On les avait mouillées d'encre et une force prodigieuse avait appuyé lentement les lettres sur le papier. On avait refait ça des dizaines et des dizaines de fois, avant de plier les feuilles en quatre, en huit, en seize. Elles avaient été mises les unes à la suite des autres, collées ensemble, cousues, enveloppées dans du cuir. Ça avait fait un livre. La Bible.



Pages 8-9, Actes Sud, 2019.
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palamede   10 novembre 2017
L'ordre du jour de Éric Vuillard
Quand tu discutes avec un adversaire, essaie de te glisser dans sa peau.



Gramsci
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Merik   14 juin 2017
L'ordre du jour de Éric Vuillard
[...] Sûr qu'il en connaissait un bout en sciences politiques, lui qui avait su dire non à toutes les libertés publiques. Aussi, une fois passée la petite minute d'hésitation - tandis qu'une meute de nazis pénètre dans la chancellerie-, Schuschnigg l'intransigeant, l'homme du non, la négation faite dictateur, se tourne vers l'Allemagne, la voix étranglée, le museau rouge, l'oeil humide, et prononce un faible "oui".
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Piatka   20 février 2017
14 Juillet de Éric Vuillard
Il faut écrire ce qu'on ignore. Au fond, le 14 juillet, on ignore ce qui se produisit. Les récits que nous en avons sont empesés ou lacunaires. C'est depuis la foule sans nom qu'il faut envisager les choses. Et l'on doit raconter ce qui n'est pas écrit.

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ClaireG   26 novembre 2017
Conquistadors de Éric Vuillard


Mais peut-il y avoir trop d’or ? [...]

Il se passa alors quelque chose de formidable et qui est sans exemple dans le passé. Tant il y avait d’or autour d’eux, sur la table que fouettaient les cartes, sur le sol, derrière eux, entassé, ou encore dans leur poche, à leur chemise, partout, qu’ils éprouvèrent une sorte d’écoeurement. Il y eut une épidémie de dégoût. Un soldat misa un soleil d’or arraché au temple, pièce unique, d’une valeur inestimable, contre deux bouteilles de vin. Il perdit. Le soleil échut à quelqu’un d’autre et le soldat n’en montra nul dépit. L’or s’avilissait.



pp. 246-47

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