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Note moyenne 4.29 /5 (sur 88 notes)

Nationalité : Sénégal
Né(e) : 1990
Biographie :

Mohamed Mbougar Sarr est l’aîné d’une famille de sept garçons.

Il intègre le lycée français de la Défense du Prytanée militaire de Saint-Louis au Sénégal en 2002. Il obtient le titre de Meilleur élève des classes de Terminale au Concours général de 2009.
Arrivé en France et après des études en classes préparatoires littéraires au lycée Pierre-d'Ailly de Compiègne, il poursuit son cursus à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS). Il y effectue un master, formation Arts et langages et travaille également sur Léopold Sédar Senghor.

Il devient lauréat du prix Stéphane Hessel pour sa nouvelle "La cale" (2014), est ensuite récompensé du Prix Ahmadou Kourouma au Salon du livre de Genève et du Grand Prix du Roman métis (Éditions Présence africaine, 2015) pour son premier roman "Terre ceinte" puis est élevé au rang de Chevalier de l’Ordre national du Mérite par le Président de la République du Sénégal.
Son second roman "Silence du chœur" (Éditions Présence africaine - 2017) est lui récompensé du Prix littérature monde au Festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo.
C'est en 2018 que paraît aux Éditions Philippe Rey son dernier roman "De purs hommes".

Il tient par ailleurs un blog : chosesrevues.over-blog.com, espace de travail sur l’écriture, le style et la langue, et où il publie des textes de natures très différentes.



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Le collectif Palabres Autour Des Arts reçoit le très grand, écrivain, lauréat du Prix Kourouma 2015, Mohamed MBOUGAR SARR et son roman "Terre Ceinte" (Édition Présence Africaine)


Citations et extraits (79) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   26 juin 2018
De purs hommes de Mohamed Mbougar Sarr
Mon noble père croyait encore au fair-play et à l’amitié devant le pouvoir.

p.41
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Mohamed  Mbougar Sarr
NanouAnne25   26 décembre 2019
Mohamed Mbougar Sarr
Ma parole ne pèserait rien contre la rumeur. On ne renonce pas si aisément au plaisir de colporter sans conséquences un ragot malveillant. Il faut de solides contre-arguments à une mauvaise rumeur pour qu'elle s'arrête. Je n'en avais pas.
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JeanPierreV   08 mars 2016
Terre Ceinte de Mohamed Mbougar Sarr
La peur, la froide peur : c'est en elle et en elle seule, que se retrouvent ceux qui résistent et ceux qui se soumettent à un régime tyrannique. Il n'y naturellement ni héros, ni salauds et le courage n'a alors pas plus de sens, ni de valeur, que la lâcheté. Il n'y a d'abord que des gens qui ont peur et qui, ensuite, dont quelque chose de cette peur : ils volent avec les ailes qu'elle leur donne aux talons où demeurent au sol, désespérément perdus, les pieds entravés(P. 46)
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JeanPierreV   08 mars 2016
Terre Ceinte de Mohamed Mbougar Sarr
Tous les régimes qui ont tué des hommes sont morts parce qu'ils croyaient qu'ils pouvaient continuer à tuer impunément ; tous sont morts de présomption. La Fraternité ne peut y échapper. C'est la punition de Dieu. C'est quand ils se croiront plus forts qu'ils tomberont dans la poussière (P. 123)
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JeanPierreV   08 mars 2016
Terre Ceinte de Mohamed Mbougar Sarr
Et ce peuple alors, uni quelques minutes avant par la faim, se divisait, se disloquait, de désagrégeait à cause de cette même faim. On se poussait ; et dans cette masse d'où l'intelligence s'était provisoirement retirée, les costumes se battaient contre les haillons, les directeurs d'entreprise contre les humbles gens, les patrons contre les chômeurs. La lutte des classes est le moteur de l'Histoire. La faim est le moteur de la lutte des classes. (P. 25)
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psambou   24 octobre 2015
Terre Ceinte de Mohamed Mbougar Sarr
Idrissa pensa qu'il était au fond inutile de parler, mais il savait que cette pensée était peut-être la plus grande victoire de la Fraternité : arriver à faire croire aux gens que parler était inutile, et qu'elle pouvait parler à leur place, mieux exprimer leur pensée, dans son propre langage. Et en les dispensant de parler, elle les dispensait aussi de penser. Tout régime autoritaire grandit ainsi : parcequ’il réussit à faire illusion de l'inutilité de la communication, de la paresse devant le langage, une vertu individuelle et collective. ce n'est pas simplement d'une extinction de parole et du langage qu'il s'agit : de façon plus insidieuse, la propagande parvient et c'est autrement plus subtil, difficile, dangereux à faire croire à ceux à qui elle s'adresse que cette extinction de leur voix est une heureuse nécessité. Ces derniers se taisent parcequ’ils ne jugent plus nécessaire de parler, tant tout leur parait évident et clair.
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miriam   26 janvier 2019
De purs hommes de Mohamed Mbougar Sarr
que s'était-il passé en moi pour que je m'intéresse au sort d'un homosexuel inconnu sorti de sa tombe? Je n'étais pas sûr de le savoir vraiment. Je ne pouvais pas utiliser l'argument de la violence que les homosexuels subissaient, puisque je ne la découvrais pas : cette violence, je l'avais moi-même parfois exercée, verbalement, symboliquement? Il y a peu, j'étais comme la plupart des Sénégalais: j'avais horreur des homosexuels, ils me faisaient un peu honte. Ils me répugnaient pour tout dire. [...] mais j'étais sûr d'une chose : quand bien même les homosexuels me répugnaient encore, il m'était impossible de nier comme j'aurais pu le faire - et je l'ai fait - dans le passé, ils étaient des hommes. ils l'étaient. Ils appartenaient de plein droit à l'humanité pour une raison simple : ils faisaient partie de l'histoire de la violence humaine. J'ai toujours pensé que l'humanité d'un homme ne fait plus de doute dès lors qu'il entre dans le cercle de la violence, soit comme bourreau soit comme victime, comme traqueur ou comme traqué, comme tueur ou comme proie."[...] Ce sont de purs hommes parce qu'à n'importe quel moment la bêtise humaine peut les tuer..."
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NanouAnne25   28 mai 2020
Terre Ceinte de Mohamed Mbougar Sarr
Nos enfants sont morts, Aïssata. Votre fille est morte, et mon garçon est mort. Inutile de me raconter comment : j'en ai senti l'horreur jusque dans ma chair. Il faut vivre avec cette mort. Pas l'accepter, car l'accepter est impossible. Mais vivre avec elle, malgré elle. Rien nous dit qu'on peut y arriver. La douleur est imprévisible. On croit cicatriser, mais un coup de vent suffit à rouvrir la plaie.
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krol-franca   02 avril 2019
De purs hommes de Mohamed Mbougar Sarr
Un secret qu’on se dit, qu’on se dit à soi-même sous une forme claire, est déjà perdu. Il ne peut exister qu’en nous, en ce soi trouble, ce cloître mal éclairé où la vérité doit non seulement toujours s’entourer d’ombres, mais encore être une part de cette ombre. Un vrai secret n’est jamais clair, même à sa propre conscience. Alors deux consciences pour un secret, c’est trop à mes yeux. Dès qu’on le dit, on le trahit et doublement : d’abord parce qu’on a mis des mots sur ce qui était un réseau mystérieux de vérités n’ayant de sens que dans notre silence intérieur ; ensuite parce que les mots qu’on a choisis pour le confesser ne resteront pas les mêmes dans la mémoire de celui qui le reçoit. Les mots du secret, qui sont la première trahison du secret, seront immanquablement trahis à leur tour dans l’esprit de celui à qui on le confie, qu’il le garde ou le répète.
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LaCalebasseaLivres   09 octobre 2017
Silence du choeur de Mohamed Mbougar Sarr
Une fois de plus, l’Europe sans force n’est pas à la hauteur. Ce continent n’est pas prêt à accueillir ces hommes. Vitalement, il n’est pas prêt. Il n’a rien à leur proposer qui les grandisse essentiellement, je veux dire, en tant qu’hommes. L’Europe est pauvre, spirituellement pauvre et vidée. On accueille ces gens grêce à notre richesse. Mais aucune de nos propositions humaines – si on en fait ! - ne sera retenue. L’Europe ne peut pas accueillir toute la misère du monde, oui, c’est vrai, mais j’ajoute : parce qu’elle est elle-même misérable. La valeur de la vie humaine même lui échappe, l’effraie… Nous sommes les premiers à prêcher la morale aux autres, nous sommes les premiers à parler des Droits de l’Homme, mais regardons-nous ! Humanisme dégénéré. Phare brisé d’une civilisation en pleine tempête… Et l’Église… La Sainte-Église même… Elle se trompe… Elle accueille pour la grâce de Dieu là où il faudrait accueillir pour le salut des Hommes… Sa charité est un dogme, pas un élan du cœur. Et ça, les ragazzi le sentent, le savent. Ça les tue. Depuis le temps que je fréquente et écoute ces hommes, j’ai appris que ce qui les attristait le plus, Giuseppe, c’est le vide de notre continent. Ils sont déçus par les conditions de vie, qui sont certes moins éclatantes que dans leurs illusions mortelles d’un continent économiquement surpuissant. Mais je sens qu’ils sont surtout déçus par les hommes européens… Ce continent est fini, voilà ce qu’ils nous apprennent.
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