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Note moyenne 3.48 /5 (sur 202 notes)

Nationalité : Iran
Né(e) à : Téhéran , le 25/02/1960
Biographie :

Nahal Tajadod est une femme de lettres iranienne d'expression française.

Issue d’une famille d’érudits iraniens (son grand-père fréquentait Lawrence d Arabie), elle a été initiée au soufisme dès son enfance.

Elle quitte l’Iran pour la France en 1977, et étudie à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) où elle obtient un doctorat de chinois. Sa thèse, "Mani, le Bouddha de lumière", présente pour la première fois la traduction et le commentaire d’un texte manichéen écrit en chinois, véritable catéchisme et seul témoignage rédigé par les manichéens eux-mêmes.

Elle travaille depuis sur l’apport iranien à la culture et à la civilisation chinoises. Le bouddhisme, le christianisme, le manichéisme, le zoroastrisme, le judaïsme et l’islam furent, en effet, diffusés en Chine par des missionnaires originaires d’Iran.

Elle a participé à la traduction de poèmes de Rûmi et a écrit la biographie romancée de ce grand maître du soufisme. Elle a traduit du persan, en collaboration avec Jean-Claude Carrière, des recueils de poèmes.

Elle est l'épouse de l'écrivain Jean-Claude Carrière (1931) avec qui elle a une fille née en 2003.
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Source : www.etonnants-voyageurs.net
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Bibliographie de Nahal Tajadod   (15)Voir plus

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Golshifteh Farahani et Nahal Tajadod : L'exil (France Culture / L'Atelier intérieur). Émission diffusée sur France Culture le 12 juillet 2014. Nahal Tajadod et Golshifteh Farahani - 2012 - ©Tina Merandon. Son site internet : http://www.tinamerandon.com. “L’Atelier intérieur” s'ouvre à l’exil. À ce qui fait perdre et tout recommencer. Ce qui fait réfléchir à ce que l’on garderait : qu’est-ce qui pourrait témoigner de ce que l’on a été ? Le poète persan Rūmī avait choisi la poésie. Le poème se lit, oui, mais d’abord il se vit. Et comme c’est le “Printemps des poètes” cette semaine dans les “Ateliers de la nuit”, deux femmes en studio, deux vies cramponnées à la poésie. Dont on pourrait dire : “c’est tout un poème.” D’ailleurs l’une est devenue le personnage du roman de l’autre. Golshifteh Farahani a dit “oui” à Nahal Tajadod. Ce sont deux exils à 30 ans d’écart. Deux Iran. Golshifteh a fait son premier film à 14 ans, et à 14 ans déjà elle réalise que tout est éphémère. Elle se dit petit soldat du cinéma, qui un jour prend sa liberté au risque de perdre son pays. L’image de départ ce soir serait celle-là : « La maison de notre enfance celle qui n’existe plus, celle qui est en ruine, celle qui est habitée par d’autres » écrit Nahal Tajadod. L’exil accélère l’oubli, il paraît. Pourtant il reste encore les odeurs des bibliothèques, les bruits des portes, pourtant il y a des lieux que l’on ne quitte jamais. Après une biographie de Rūmī, Nahal Tajadod s’intéresse à Golshifteh Farahani. Parce qu’elle a en elle la question du poète : « D’où je suis, moi ? » Pour l’émission de ce soir, Golshifteh nous a dit : « Je suis là lundi soir à 99%. Probablement. » On a décidé d’y croire et on a bien fait. On a pris le risque : d’avoir une absence, parce que la vie nomade c’est aussi ça parfois : du silence à un endroit. C’est ne promettre à personne “un lieu à telle heure” parce qu’à elle rien n’a été promis. C’est ne pas croire complètement aux rendez-vous. C’est présenter tout comme un miracle. Une chance. Quand on vous a enlevé l’envol et l’élan, pour mettre sous vos pieds la contrainte de certains tracés, alors : “arrive ce qui arrive”. Et ce n’est pas une coquetterie. Ça fait partie du poème. Ça fait partie du poème, donc, de se dire que l’émission de ce soir aurait pu ne pas avoir lieu. La présenter comme un miracle, et alors qu'elle fait du silence à un autre endroit : la vivre jusqu’à minuit en faisant l’inventaire de tout ce qu’“ici ou très loin”, témoigne et témoignera toujours, comme cette “maison habitée par d’autres”, de ce que l’on est. Golshifteh Farahani, actrice iranienne, en exil depuis 6 ans. Et Nahal Tajadod, écrivain iranienne, pour son roman “Elle joue” : récit de la vie de Golshifteh Farahani et de leur amitié. Sur leur exil, la reconstruction d’un intérieur « ailleurs ». Nahal Tajadod est spécialiste du poète persan soufi Djalāl ad-Dīn Muḥammad Rūmī. Invitées : Nahal Tajadod, écrivain Golshifteh Farahani, comédienne Thèmes : Création Radiophonique| Cinéma| Littérature Française| Théâtre| Cinéma Iranien| Exil| Poème| Golshifteh Farahani| Nahal Tajadod| Anne Steffens| St.Lô| Musique| Poésie| Rūmī| Djalāl ad-Dīn Muḥammad Rūmī Source : France Culture

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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
Nahal Tajadod
ninamarijo   15 décembre 2020
Nahal Tajadod
Les vers de Mowlana disaient :"qu'il fallait éviter celui qui ne se mêlait pas de la joie, celui qui fronçait les sourcils, que dans la proximité du chercheur, on devenait chercheur. A l'ombre des vainqueurs, on devenait vainqueur. Et si une fourmi voulait devenir Salomon, il ne fallait pas regarder sa faiblesse mais l'ardeur de sa quête.
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Annette55   21 janvier 2020
Debout sur la terre de Nahal Tajadod
«  Je n’ai jamais désiré

Devenir une étoile dans le mirage du ciel

Ou, comme l’âme des élus,

Le compagnon silencieux des anges .

Je n’ai jamais été séparée de la terre

Jamais intime avec le ciel.



Je suis debout sur la terre

Avec mon corps qui, pareil à une plante,

Pour vivre,

Aspire le vent, le soleil et l’eau.



Enceinte de désirs ,

Enceinte de douleurs,

Je suis debout sur la terre ,

Pour que les étoiles me vénèrent ,

Pour que les brises me caressent .



Forough Farrokhzad . ( 1935 - 1967.)
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pyrouette   10 novembre 2013
Elle joue de Nahal Tajadod
Ils ne veulent pas de moi. Très bien, je n’insiste pas. C’est exactement ça. Je suis incapable d’insister.
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mariech   15 mars 2013
Sur les pas de Rumi de Nahal Tajadod
Tu jettes un morceau de foie parmi les chats et tu me demandés où il est passé ? Demanda le ´ khâdem .

Est-ceci on jette au milieu de cent affamés un morceau de pain ?

Est- ce qu'on lance un chat fatigué devant cent chiens avides ?
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LiliGalipette   11 avril 2013
Elle joue de Nahal Tajadod
« Des femmes qui étudieront entre elles et pédaleront en tchador noir pour se rendre au centre culturel de la Vertu et du Voile. Même Buñuel n’aurait pas osé mettre une scène pareille dans un de ses films. » (p. 88)
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pyrouette   05 novembre 2013
Elle joue de Nahal Tajadod
Il est infidèle et fragile comme tous les miroirs du monde. Il me livre des révélations qui me font rire et qui me font mal. Il me ment aussi, je le sais, mais je ne peux pas dire quand ni pourquoi.
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Pasoa   22 octobre 2021
L'affamé de Nahal Tajadod
.

Là où la Vérité a jeté son masque et dévoilé sa beauté, la parole n'est qu'un prétexte. La parole est une flèche. Les flèches remplissaient mon carquois. Mais j'étais incapable de tirer.

Quel est le sens de la parole?



Le champ de la parole est vaste, le champ du sens est étroit. Il existe, pourtant, un autre sens qui enferme le champ de l'expression, des mots et des sons. Il les écrase. Il les engloutit. De sorte qu'il ne reste plus aucune expression. Ce silence, qui était le mien, ne venait du pas manque, mais de l'abondance du sens.



p.129
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litolff   01 janvier 2013
Elle joue de Nahal Tajadod
Dans la tradition shiite, le "sigheh", le mariage temporaire, est en effet considéré comme légal pour une durée allant d'une heure à quatre-vingt-dix-neuf ans. Quatre épouses légitimes pour quatre-vingt-dix-neuf ans et quatre-vingt-dix-neuf conjointes temporaires pour, chacune, disons quatre heures. Qui dit mieux ?
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litolff   31 décembre 2012
Elle joue de Nahal Tajadod
Ce n'est qu'en 2004 que l'âge légal du mariage sera porté de neuf à quinze ans !
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pyrouette   06 novembre 2013
Elle joue de Nahal Tajadod
Quand on me dit de laisser tomber, je laisse tomber, voilà, et je continue mon chemin. Ils ne veulent pas de moi. Très bien, je n'insiste pas. C'est exactement ça. Je suis incapable d'insister.
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