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3.54/5 (sur 214 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Nicolas Cartelet est écrivain, éditeur et scénariste.

Il a suivi des études d’histoire jusqu’en doctorat à l’Université Rennes-II (spécialisé en histoire grecque).

Il a collaboré à la collection "50 minutes" (La Bataille de Marathon, La Bataille d'Actium, La Bataille d'Alésia) et a publié "Rêves de futurs" (2014) aux éditions Ouest France.

"Néagè" (2014), son premier roman, plonge le lecteur dans un futur spatial aux teintes mythologiques. Une trilogie où transpirent ses lectures, ses rêves et ses intérêts.

Nicolas Cartelet est également auteur aux Éditions Walrus Books ("Time-Trotters").

En 2016, il a publié "Aux origines de la pédérastie" aux éditions La Musardine, essai dans lequel il explore les multiples facettes de l'homosexualité en Grèce Ancienne.
Les deux premiers romans de son « cycle d’Albert Villeneuve » ont paru en 2016 ("Petit Blanc") et 2018 ("Dernières fleurs avant la fin du monde").

Il est chargé du développement numérique et éditeur BD aux éditions La Musardine depuis 2014.

son blog : https://leschosesdites.wordpress.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/nicolascartelet
Twitter : https://twitter.com/NicolasCartelet
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Le 7 juin, le nouveau roman de Nicolas Cartelet, le Livre de Nathan, arrive en librairie ! Découvrez le destin improbable du dernier livre de l'humanité… "Un roman audacieux et espiègle, d'une réjouissante originalité." pour Cédric Fabre de Livres Hebdo.


Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
Manon avait été belle. Il lui restait de cette beauté passée la finesse de ses traits, un teint impeccablement blanc, pur, qui la faisait parfois passer pour malade mais continuait de m'attendrir, après dix ans, et un corps encore ferme, longiligne, que bien des femmes devaient envier. Mais les marques de son ancienne grâce s'estompaient au profit des nouvelles, celles que l'usine et la dépression avaient imprimées à son caractère, à son physique, au fil du temps ; Manon ne marchait plus droite mais légèrement courbée, comme accablée par la peine ; Manon ne riait plus, elle grimaçait et promenait partout ses yeux noirs, rendus ternes par les cernes et la faim, indifférents à toutes choses autres qu'alimentaires ; Manon se lavait peu, se maquillait maladroitement, ses cheveux châtain étaient gras et sa bouche inégalement peinte de rouge sang craquelé.
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Il était grand et noir. Très grand et très noir, laqué quoique râpé en bien des endroits, autour des arrêtes et le long des pieds, qu’il avait au nombre de trois– sept, si l’on comptait ceux du tabouret rembourré et court sur pattes qu’on avait rangé sous son ventre. Son coffre occupait un espace démesuré au regard de la place accordée au clavier, fine dentition blanche et régulièrement cariée dont il ne manquait pas une touche, et qui était découvert. Au- dessus de lui trônait un pupitre vide. C’était un joli meuble, probablement rare, on pouvait juger son état de conservation impeccable quand on savait la façon dont vieillissaient les choses de l’ancien monde en règle générale : vite et mal ; je devinais qu’il avait passé plus de temps sous le drap blanc qu’à l’air libre. Et, faut- il le dire, c’était bel et bien un piano.
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Ils étaient doublement étrangers, étrangers à nos plantations et étrangers à nos vies, et à ce titre nous les détestions doublement. On disait d’eux qu’ils volaient le travail, qu’ils s’engageaient au tiers du prix, qu’ils ne respectaient rien. Je crois en vérité que nous étions jaloux d’eux, et de ce monde qu’ils avaient reconstruit sur les ruines de l’ancien, un monde d’entraide et de tradition.
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Mais les familles ont ceci de tragique que leurs membres, quoique liés par cette force de l'origine qu'on croit trop souvent supérieure, rêvent chacun dans leur coin, et s'éloignent, et parfois se séparent.
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On croit avoir apprivoisé la nuit, on pense la connaître sous prétexte que matin et soir, depuis dix ans, elle accompagne le chemin des champs. On se trompe. Il existe en réalité des milliers de nuits, deux heures de plus sur vos habitudes et c’est un autre monde que le noir vous dessine, des formes et des pensées nouvelles, tout entières à redécouvrir.
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Croyez-le ou non, je suis de ceux qui pensent que les mots peuvent faire aussi mal que les armes.
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...tous les arbres, ou presque, paraissaient morts. Tous sauf un, un oublié, un résistant, qui dans l'un des angles du champ se montrait insolent de vie, il resplendissait dans toutes les nuances du rose, c'était une fleur géante, un champignon de fleurs.
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En ce temps-là, les militaires portaient des casquettes empilées les une sur les autres, plus vous étiez gradé plus vous en portiez (l'amiral arborait la bagatelle de huit casquettes lorsqu’il se présenta à nos deux héroïnes).
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La micro-intelligence soupira - il faut s'imaginer une ligne de code en train de soupirer, c'est quand même quelque chose.
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C’est un grand et gros corps que j’ai vu pivoter sur nous, dans une espèce de lenteur théâtrale, une ou deux têtes de plus que moi, deux fois mon poids peut- être, des traits burinés, des sourcils épais, un front clairsemé et le reste de cheveux plaqués en arrière, en boucles brunes autour des oreilles. Un âge incertain, le mien ou un peu plus. Ses bras étaient nus, il ne portait qu’un ample polo dont le bleu, océan autrefois, avait passé depuis longtemps ; un petit crocodile vert pomme battait de la queue sur son cœur. Sa tenue détonnait face aux nôtres, écharpes et sous- couches, couches et surcouches de laine, nous étions des explorateurs polaires débarqués dans l’antre chaud de l’enfer.
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