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Nicolas Cartelet (Autre)
EAN : 9782354087821
250 pages
Éditeur : Mnémos (28/08/2020)
3.93/5   20 notes
Résumé :
L’espoir de trouver meilleure fortune ailleurs.

Albert Villeneuve s’embarque pour un long voyage vers les colonies avec sa femme et sa fille. Il accoste seul à Sainte-Madeleine, son moral et ses espoirs noyés loin derrière lui. Commence alors une nouvelle vie, faite d’alcool, de mensonges et de frustrations. Piégé sur cette île devenue prison, Albert fuit la folie vengeresse du sergent Arpagon et cherchera, sur la route du café, la paix intérieure.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Walkyrie29
  03 octobre 2017
1896, Marseille, une famille de trois personnes quitte le port vers un avenir meilleur, enfin c'est du moins ce qu'ils espèrent. Enserrées à bord d'un vétuste navire, de nombreuses familles ont également eu cettte idée, devrais-je dire, cet espoir, d'avoir une vie décente et heureuse, une vie tout simplement. Il ne faut pas bien longtemps avant que les conditions d'hygiène viennent à se rappeler à eux, ces familles pleines d'envie, maladies, morts, faim, viennent peu à peu ternir les regards et vider les listes humaines dans ce voyage maritime sans fin. Un médecin à bord accompagné d'un religieux passent chaque jour dans les rangs pour un éternel constat, des âmes perdues à travers les flots, des vies toujours plus essaimées, des visages fatigués, abîmés par la tristesse des pertes. Albert Villeneuve est l'un d'eux. En quête des plaines exploitant le café, il débarque sur l'île se Sainte Madeleine, à Fort – Djaba, sans femme, sans fille, Marthe et Louise ne sont plus. L'espoir est devenu un objectif. Accompagné des fantômes de celles qu'il aimait, il se présente chaque jour au bureau d'administration dans le vain espoir d'obtenir un bout de terre pour devenir fermier, exploiter la terre et cultiver le café.
« Et puis, comme Fort-Djaba s'offrait à moi, toute une journée rien qu'à moi, pour la première fois sans que je l'aie décidé, il me prit soudain une sorte de furieux optimisme. Peut-être bien que c'était un signe, ce jour chômé ! Symboliquement je quittais la mine, pas le choix, je m'ouvrais à quelque chose de nouveau ; ce vide laissé par le refus de l'intendant allait nécessairement se remplir, c'était physiquement indiscutable. Il allait se remplir par quelque chose de nouveau. Une ferme ? Un champ par-delà la brousse ? Des rangs de caféiers, des caféiers par milliers ? Ça me semblait tout à fait certain, oui. Les espoirs fumaient par mes oreilles. Je retournerais à l'Administration, ce midi-là, et cette fois tout aurait changé : on me tendrait les bras, on me chanterait la Marseillaise, on m'attribuerait la plus riche des terres de toute Sainte-Madeleine. En six mois je produirais bien davantage que tous les autres seigneurs réunis : le seigneur des temps modernes ce serait moi. Je retournerais à l'Administration, oui, à midi ou bien dans l'après-midi, peut-être. Tout se passerait comme j'avais dit, exactement. Mon bonheur, c'était pour maintenant ou pour jamais, alors je pris le chemin de la ville, le pas certes titubant mais tout à fait décidé, dans l'intention. »
Une faible mise en bouche d'une histoire qui surprend et recèle une profondeur incroyable. A travers l'histoire d'Albert Villeneuve, personnage ambigu et au coeur meurtri, l'auteur propose un conte tragique, où la réalité se mêle subrepticement au rêve voire même un peu au surnaturel. Une base coloniale du XIXème siècle, où des hordes de familles françaises, peuple appauvri, viennent tenter leur chance sur les terres caféines des noirs colonisées. Jusque là, on surfe sur un réalisme historique, misère, colonialisme, immigration, thèmes clé, et pourtant, la rencontre d'Albert Villeneuve avec un sergent pas comme les autres, rustre et violent, dominateur despotique, être assoiffé de vengeance et empreint d'une folie certaine, Arpagon, va venir bousculer tout ça et faire prendre au récit un tournant intéressant et inattendu. de là démarre, une sorte de conte fantasmagorique et philosophique, fait d'aventures et de réflexions riches et métaphores nombreuses. Une course – poursuite, une fuite, une quête, un objectif à atteindre, voilà ce qui va attendre Albert à travers une multitude d'étapes jusqu'à la conclusion finale, tout un rite initiatique du personnage à suivre avec beaucoup d'émotions.
On démarre donc dans une certaine réalité avant de sombrer peu à peu dans un onirisme presque chamanique, la rencontre d'Albert Villeneuve et du peuple noir colonisé, ouvre aux croyances de ces derniers, qui sont de plus en plus abîmés et pervertis par l'alcool et l'argent des blancs, un peuple aussi profondément simple et humain, l'amour de l'autre, le partage, la simplicité, la chaleur humaine, malgré tout toujours entachée dans notre conte, dualité sociale, perversion, violence, mort. On peut y voir un regard négatif sur la colonisation, un regard positif sur les croyances et le style de vie de tout un peuple peu à peu opprimé, tout en contant la quête de rédemption d'un personnage immigré, sombrant toujours plus et pourchassé par un être diabolisé, surréaliste et effrayant comme ces personnages sombres des contes noirs, reflet probable du désespoir et de la destruction de ce monde.
« — Tu sais, Albert, commença-t-il par m'expliquer, cela peut paraître étrange aujourd'hui, parce que nous n'avons connu que cette situation, mais les gens de ton peuple n'ont pas toujours vécu ici. Pendant trois cents vies d'hommes mes ancêtres étaient seuls, ils allaient librement de la brousse à la mer. Bien sûr ils se battaient déjà, il y avait des vainqueurs et puis des vaincus, des heureux et des malheureux. Mais tout ça arrivait entre eux ; entre frères et cousins. Lorsque la guerre cessait ils se réconciliaient, chacun rentrait chez soi et comptait son igname, chacun faisait la fête après la récolte. Parfois même les chefs de clans s'invitaient au festin, et alors tous les enfants de l'île échangeaient les présents, les danses et les histoires. En ce temps-là on ne détruisait rien, rien n'était jamais définitif : si un fils ou un frère venait à mourir au combat, aussitôt on sonnait la retraite, on déclamait la paix. Jamais lignée ne s'éteignait, jamais un ancêtre ne restait sans foyer pour honorer son nom. En ce temps-là tout perdurait, toujours. »
Émotions vous ai-je dit, parlons-en, sachez que ce roman est fort et qu'il retourne le coeur avec des choses les plus simples. L'auteur a ce quelque chose d'assez subtil pour amener un élément qui paraîtrait impromptu à prendre en force et à le rendre comme élément à part entière à son histoire, à tel point que le lecteur va complètement se faire prendre à cet art, notamment avec ce perroquet. Un simple animal et pourtant bien plus ici, certainement un des passages qui aura ma préférence, même si un autre, où il est question de boule à neige, est aussi complètement génial dans le délire de l'auteur. Il y a du contraste chez Nicolas Cartelet, si l'homme paraît sage et académique, il y a dans sa tête des choses complètement dingues, qui peuvent dérouter. Il n'en perd pas moins son discours et les réflexions qu'il souhaite amener au lecteur. C'est tellement bien fait et magnifiquement écrit.
Talent d'écriture parlons-en aussi, Nicolas Cartelet écrit de manière délicate et poétique des choses aussi triviales que pleines de beauté, les descriptions sont riches sans être alourdies, on a plusieurs fois ce sentiment d'être perdu dans la brousse, de sentir l'humidité des pluies diluviennes et la chaleur étouffante. On vibre aussi beaucoup émotionnellement avec Albert Villeneuve, on sombre dans son gouffre de solitude qui ne cesse de s'agrandir, dans sa déchéance, on subit ses deuils, ses coups, cette oppression qu'induit sa peur. Cette histoire est assez douce-amère. Douce parce que magnifique et écrite avec de jolies mots. Amère car elle est difficile parfois cruelle.
« Car je menais désormais la grande vie sur le port, et qui dit grande vie dit grands soucis. En triplant ou quadruplant ma consommation je forçai le respect des copains, mais je creusai aussi ma bourse. Plus j'étais au bistrot, moins j'étais à la mine, et moins j'étais à la mine moindre était mon pécule. Cependant je m'habituais au rhum, il me prenait des besoins impossibles à refréner, de véritables gouffres que même un bourgeois aurait eu du mal à combler : bientôt il me fallut trouver une solution à l'équation, la pauvreté d'un côté, le goût du rhum de l'autre, sous peine de voir surgir une nouvelle angoisse, que je pressentais presque aussi grosse que toutes les autres réunies. »
La couverture de Gilles Francescano est sublime et reflète parfaitement le contenu de l'ouvrage, des morts, nombreux, un personnage qui porte le poids de malheurs inconsolables, mais une petite touche d'espoir par la luminosité dans le dos du personnage et les touches de couleur à ses pieds.
En bref, couverture magnifique, conte magnifiquement sombre avec cette touche d'espoir, écriture magnifique. « Petit Blanc », est certes petit par son nombre de pages (moins de 200) mais grand par son contenu. Je n'ai qu'une seule chose à vous dire : lisez – le !
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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EvlyneLeraut
  05 novembre 2020
La première de couverture illustrée par Kévin Deneufchatel est époustouflante. le regard en plongée dans les couleurs, appel d'air, renom pressenti. « Petit blanc » est déjà dans la cour des grands. « Nous, on avait fait le pari de partir. Partir en famille. Alors on était parti. » Albert Villeneuve quitte Marseille avec sa femme Marthe, Louise leur petite fille pour rejoindre les colonies à Sainte-Madeleine. Nous sommes en 1896, le crépuscule va advenir. Sur un bateau, tant de familles comme eux, leurs semblables, en proie à la maladie, la faim, cette chimère qui se révèle cruellement à l'instar du : « le radeau de Géricault ». La mère et l'enfant vont mourir. Elles sont anéanties, lui, de détresse et de regrets, symboles floutés de notre contemporanéité. Seul, il foule Fort-Djaba. Larmes de sel, Petit blanc en devenir. Les espérances accrochées au fronton d'une administration ubuesque menée par un tyran emblématique, un château de cartes qui va s'écrouler subrepticement. « S'il n'y avait pas eu « tout le reste » j'aurai probablement aimé Fort Djaba. » Ce récit tout en patchwork, évènementiel, est frénétique. Une entrée dans une littérature surdouée. Nicolas Cartelet bouscule les codes. Ose le passage entre tous les champs possibles. C'est dans le point du centre de cette construction d'orfèvre que l'onirique prend place. Dans cet entre monde où les métaphores excellent. « Je ne parle pas de ça. Je parle de ta peine, de ton coeur qui est ouvert. Tu as tout perdu et ça se voit. On cultive mal le café, quand on n'est pas guéri de ça. » Ecoutez les voix, mimétisme. le conte qui assigne sa venue, les pouvoirs d'une histoire serrée comme un café fort, acide, turbulente, implacable, et pourtant si belle si réussie. Kaléidoscope parabolique, l'exactitude heure d'une lecture qui fera date. Albert Villeneuve semble le plein des êtres de ce monde. En assise entre le bien et le mal, l'anti-héros, le bouc-émissaire des vils injustices, douleurs et trahisons. Il y a dans ce récit le courant d'une philosophie réinventée. L'extraordinaire envergure d'un rêve éveillé, son double. Transmutation jusqu'à la lame de fond d'un nihilisme qui étire ses ailes. Les couleurs du perroquet sont des contre-feux, des résurgences. Albert Villeneuve est un emblème, celui des errances éperdues. Une flèche en plein coeur dans une prison mentale. Lisez ce livre. Offrez-le. Il reste vivant bien après la lecture. Ecoutez les bruissements, l'île qui se souvient de cet homme. Magistral. Publié par les majeures Editions MU.
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JeanPierreV
  05 avril 2018
On ne sait pas grand-chose de la vie d'Albert Villeneuve dans cette France de la fin du XIXème siècle...Elle était miséreuse et ne devait pas être riche d'espoir..
Alors une seule solution s'offre à lui : émigrer vers des cieux meilleurs, vers ces îles paradisiaques, dans lesquelles on cultive le café... Partir, c'est s'engager dans un long voyage de trois mois dans les cales d'un bateau surchargé...partir sans être certain d'arriver à bon port. Sa femme et sa fille ne verront jamais le paradis attendu...elles ne pourront résister aux épidémies, leur corps sera jeté en mer...A l'arrivée, il faudra attendre, toujours attendre le bon vouloir des autorités pour décrocher le lopin de terre qui permettra d'espérer la richesse, tout accepter y compris travailler dans la mine...Début d'un parcours peuplé d'embûches....un parcours auquel il n'était pas préparé....
Albert va découvrir qu'on peut être, sous ce soleil des îles encore plus pauvre, encore plus rejeté qu'en France. Il se heurtera aux sbires de la France coloniale, à ses mensonges, à la France coloniale qui cogne et rejette ses ressortissants dont elle n'oublie pas le passé.
Alors il y a l'alcool pour oublier et entretenir l'espoir, l'espoir d'un demain meilleur, un espoir qui ne quitte jamais Albert.
Un espoir insensé qui peut faire sombrer dans la dépression, la déchéance et finalement la folie.
Peinture de cette France coloniale violente non seulement avec cette population nègre, c'est le mot employé alors, mais violente aussi avec ses ressortissants, ceux qui espéraient une vie meilleure mais dont le passé n'était pas pur et sans tâche, ces petits blancs dont elle se débarrassait à bon compte, à leurs frais, en leur faisant miroiter la richesse et un avenir meilleur.
Histoire cruelle et violente de ces petits colons qui iront dans les îles de désillusion en désillusion, et de ces noirs impuissants face cette force qui détruit leur vie.
Belle découverte. Merci à Babelio et à Masse critique
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Ptitelfe
  23 septembre 2017
Petit blanc est l'histoire d'Albert Villeneuve, un homme parti avec sa femme et sa fille sur l'ïle Ste Madeleine pour acquérir des terres et faire richesse avec le café. Mais son rêve va tourner au cauchemar, et ce, dès le voyage maritime.
le lecteur bascule en 1895, à l'époque des colonisations, on découvre ainsi la suprématie des blancs (ici des français) venus conquérir les terres des noirs, des nègres pour parler comme dans le livre. On vit leur assouvissement, leur esclavagisme, mais on découvre aussi quelques tribus indigènes plus sauvages, et qui sauront faire preuve d'une grande solidarité envers Albert.

Nicolas Cartelet est historien de formation, et cela se ressent dans son histoire. Il a aussi été très touché par Louis Ferdinand Céline et glisse donc quelques références qui parleront probablement aux connaisseurs.
Petit blanc, c'est le rêve d'un homme pour qui tout s'effondre. On découvre sa chute, son désespoir, sa dépression, sa culpabilité, mais avec au fond de lui ce rêve qui tente d'éclore, auquel il essaye de s'accrocher. C'est dur, c'est sombre, c'est très bien écrit.
C'est un conte percutant, qui ne laisse pas le lecteur indifférent. Personnellement, j'ai souffert avec Albert, j'ai sombré dans sa folie, j'ai eu peur pour ses amis, j'ai ressenti la différence entre riches et pauvres, entre les ouvriers et les gouverneurs, j'ai detesté l'antagoniste du livre.
Petit blanc, c'est un récit qui m'a emporté de la première à la dernière page, mais je préfère vous aviser : pour le lire, il faut être dans un bon état d'esprit car cette histoire est cruelle. C'est un récit court, moins de 200 pages, qui évoque beaucoup de thématiques propre à l'Homme et à cette époque de l'Histoire.
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saphoo
  11 avril 2018
J'avoue que j'ai eu un peu de mal à me sentir à l'aise avec ce court roman. Déjà j'ai ressenti que des ondes négatives en le lisant, le pauvre diable, il n'a que le malheur à ses trousses. Un peu de répit quand il est recueilli dans la forêt, répit bien court, et la folle course est repartie de plus belle pour être une fois encore interrompue par un sauveur.
C'est intéressant certes, mais ça vous met le moral à zéro. Un petit mélange : historique et fantastique qui est appréciable, une écriture également agréable.
Original, c'est le moins que l'on puisse dire, mais je pense qu'il faut être averti avant de lire ce genre de littérature. Ce ne doit pas être mon cas. Je n'ai pas eu beaucoup de plaisir à lire ce livre pourtant le résumé, la couverture, tout m'avait attiré vers ce choix.
Un grand merci à Masse critique et les éditions Mu pour ce partage.
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   13 octobre 2020
Nicolas Cartelet nous offre un conte qui fleurte avec le fantastique. Onirique et oppressante, l’ambiance sur l’île reflète son ambivalence : paradis rêvé des uns, enfer de la colonisation pour les autres.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
JeanPierreVJeanPierreV   05 avril 2018
Parfois quand c’est la guerre nous capturons nos ennemis dans la plaine. Alors, nous les exécutons simplement. Ils s’en vont avec honneur, nous avons vaincu. Mais personne ici, jamais, ne voit sa liberté confisquée. C'est inhumain, oui. Inhumain. (P. 99)
Commenter  J’apprécie          50
Le_Comptoir_de_l_EcureuilLe_Comptoir_de_l_Ecureuil   24 octobre 2017
L'alcool en définitive n'avait anesthésié que les bien petites choses, le goût du travail, les angoisses de la maréchaussée, le soucis de l'hygiène, il avait poli ma tristesse pour n'en conserver que le cœur, le pur de tout alliage, celui fait du deuil et des regrets éternels.
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TipeeTipee   11 mars 2018
Maintenant il n’y avait plus que le rhum qui comptait, maintenant que tout ce qui avait jamais eu du sens pour moi – ma famille et mes rêves, Louise et Marthe qui couraient entre les caféiers – avait disparu. De Paris j’avais quitté un morne quotidien, certes, mais un quotidien de travail à l’usine et d’amour au foyer. Le voyage pour Saint-Madeleine m’avait tout arraché. Je me tordais de dépit sur le sol, rien qu’à imaginer le gâchis qu’était ma vie.
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LaCalebasseaLivresLaCalebasseaLivres   13 octobre 2017
Parfois quand c’est la guerre nous capturons nos ennemis dans la plaine. Alors, nous les exécutons simplement. Ils s’en vont avec honneur, nous avons vaincu. Mais personne ici, jamais, ne voit sa liberté confisquée. C’est inhumain, oui. Inhumain…
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Le_Comptoir_de_l_EcureuilLe_Comptoir_de_l_Ecureuil   24 octobre 2017
- Maman est partie, que je lui avais dit en ravalant mes larmes. Faudra t'endormir seule. Plus de berceuses.
- Elle est partie pour toujours ?
C'était trop pour que je reste honnête. Les enfants, faut leur raconter des histoires.
- Pas pour toujours. Elle a juste pris de l'avance sur notre rêve. On la retrouvera, à la fin. C'est promis.
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Videos de Nicolas Cartelet (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Cartelet
Dernières fleurs avant la fin du monde de Nicolas Cartelet
***
Un futur sans abeilles, étouffé dans la grisaille de gigantesques latifundia. Un futur où l?humanité se meurt, privée de descendance. Albert, journalier agricole, répand le pollen à la main. Manon, sa compagne engagée à l?usine, sombre peu à peu dans la folie. Et dans la morosité du quotidien, une lueur, Apolline sous les cerisiers? les dernières fleurs avant la fin du monde. Après Petit Blanc, conte cruel et onirique, Nicolas Cartelet incarne son héros Albert Villeneuve dans un futur désenchanté, où les hommes luttent contre leur impuissance.
***
Infos techniques : Date de sortie : 23 mai 2018 ISBN papier : 978-2-490239-02-3 ISBN numérique : 978-2-490239-03-0 Prix papier : 18,00? TTC Prix numérique : 5,99? TTC Nombre de pages (papier) : 192 Format : 130x200mm ; Broché, pelliculage mat Couverture : Jean-Emmanuel Aubert Dépôt légal : mai 2018
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