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Note moyenne 3.84 /5 (sur 118 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Millau , 1974
Biographie :

Christophe Siébert est un écrivain français.

Il fonde, en 1998, le collectif "konsstrukt" qui réunit des écrivains, plasticiens et musiciens.

Il commence à se faire connaître au début des années 2000, notamment grâce à de nombreuses publications dans des revues alternatives et fait son entrée sur la scène littéraire en 2007 avec "J'ai peur", premier roman remarqué, paru chez La Musardine.

Il crée, en 2008, le fanzine L'Angoisse dans lequel il publiera une centaine d'auteurs.

Christophe Siébert a publié des nouvelles et poèmes dans de nombreuses revues dont, entre autres, Chimères, Les États civils, Freak Wave... Certains textes sont également parus sous forme de feuilletons à épisodes dans L'Angoisse. Il pratique fréquemment la lecture publique de ses textes.

Son œuvre, influencée par le roman noir et souvent qualifiée d'"underground" ou d'"alternative", propose un réalisme critique et une forme de naturalisme social qui mêle horreur, pornographie et violence de type gore.

Depuis 2017, il est animateur pour le site Meshistoiresporno, appartenant à La Musardine. Depuis 2018, il dirige la collection Les Nouveaux Interdits, qu'il a créée pour La Musardine / Media 1000.

En septembre 2019, son livre "Métaphysique de la viande" est récompensé par le prix Sade.

Christophe Siébert vit à Clermont-Ferrand.

site officiel : https://christophesiebert.wordpress.com/
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La rentrée de printemps des auteurs d'Auvergne-Rhône-Alpes 2020 / Entretien avec Christophe Siébert


Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
Christophe Siébert
TerrainsVagues   27 juin 2020
Christophe Siébert
Sur France-Inter ils croient

Les bienheureux connards

Que l’argot des ados

Verlan, mots inventés

Ça leur sert à parler

Sans que les parents pigent

Ce serait supposer

Espèces d’hypocrites

Que les adultes écoutent

Ce que disent les jeunes.
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Antyryia   30 mai 2017
Porcherie, tome 2 de Christophe Siébert
C'est drôle comme après coup les choses paraissent évidentes. C'est drôle comme les choses, quand on les apprend, plus elles te laissent sur le cul et plus tu as l'impression de les avoir toujours sues.
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Stelphique   04 octobre 2021
Feminicid de Christophe Siébert
Dans la vie faut prendre des risques, sinon à quoi bon?
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Antyryia   18 décembre 2016
La place du mort : Une série Z existentielle de Christophe Siébert
J'écoute les voitures, les mouettes, les gens, les enfants, j'écoute un petit avion passer loin au-dessus de nous, j'écoute une mère gueuler après son gosse, j'écoute des adolescents rire, j'écoute le mélange de tout ça, ce mélange que les cons appellent la vie et qui moi me fait plutôt penser à un stérile tas de fumier, à un tas de merde.
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Siabelle   26 mai 2017
Porcherie, tome 1 de Christophe Siébert
Il avait essayé de porter plainte, mais les flics s'étaient foutus de sa gueule. Il avait les préservatifs dans sa poche, rangés dans une enveloppe, comme preuve, mais n'avait pas osé les sortir. Pendant toute l'audition (ils avaient relu sa déposition, à voix haute, hilares.) il avait eu peur qu'ils coulent dans ses vêtements. Il avait signé le papier puis était rentré tête basse. Le lendemain au bistrot, on ne parlait que de ça. On avait évoqué toutes les hypothèses : des fantômes, des extraterrestres, des lutins; personne n'avait osé mentionner la plus vraisemblable : Dédé perdait la boule et voyait dans ses vignes foutues un couple qui n'existait que dans son crâne.

Il y pensait, lui, à cette possibilité. Qu'il soit devenu fou. C"était pas impossible, après tout. Avec toute la pression et les soucis.

À part les capotes et la terre un peu plus remuée là où ils baisaient, il n'y avait aucun indice sur leur passage. Pas de traces de pas, pas de traces de pneus, rien. Exactement comme s'ils apparaissaient là d'un coup et se volatilisaient une fois terminée leur affaire.



(Nouvelle : Les Vignes)
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Antyryia   25 novembre 2016
Nuit noire de Christophe Siébert
J'étais né le trois mars à trois heures du matin, j'étais né en mille neuf cent quatre-vingt-neuf. Un plus neuf plus huit plus neuf, vingt-sept, trois au cube, trois, trois, trois, vingt-sept, deux plus sept, neuf, trois plus trois plus trois, trois, trois, trois, trois cent trente-trois, le chiffre sacré, mon chiffre, la clé.
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Lenocherdeslivres   31 juillet 2021
Chroniques de Mertvecgorod, tome 1 : Images de la fin du monde de Christophe Siébert
L'odeur se charge de nitrate, de caoutchouc, de rouille, de soufre et d'autres trucs indéfinissables. Seul un œnologue de la crasse pourrait venir à bout de toutes ces nuances.
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Siabelle   25 mai 2017
Porcherie, tome 1 de Christophe Siébert
On sonne à la porte, c'est les flics, merci les voisins. L'histoire est finie. Le lendemain quand mon père sort de cellule de dégrisement et revient à la maison je lis mon bouquin de monstres. J'ai peur qu'il rentre. Il s'excuse. Je suis déçu. Je trouvais que ça aurait été mieux s'il avait disparu à jamais ce jour-là. Mais la vie est moins docile que la fiction.

Des mois plus tard, je trouverai, coincée entre deux bouquins, une lettre d'humiliation que mon père explique quelle ordure il a été cette nuit-là et qu'il se trouve impardonnable, une lettre de merde, honteuse, qui dégoulinait de pathos. C'est ce jour-là, que j'ai cessé d'aimer mon père.



(Nouvelle : La première fois que j'ai tué mon père)
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Amaranth   04 août 2017
La place du mort : Une série Z existentielle de Christophe Siébert
Quand j’ai eu dix-huit ans j’ai arrêté l’école et suis revenue vivre chez elle, tout ce qui m’intéressait c’était sucer son pognon et me payer bonne tranche sur bonne tranche. Elle ne pouvait plus rien me dire, plus rien me faire, elle n’avait pas assez de volonté pour me virer de chez elle alors j’en profitais un maximum, je la saignais à blanc. Depuis la séparation on vivait dans une ville plus petite et tout le monde me connaissait bien, c’était tout juste si les vieilles ne faisaient pas un signe de croix en me voyant. Les autres filles me haïssaient et je me suis battue plusieurs fois, j’aimais bien les faire chier, et quand je me suis fait mettre enceinte par un touriste Hollandais dont j’ai oublié jusqu’au prénom, j’ai décidé de garder mon bébé rien que pour les faire chier, tous, encore plus. Je l’ai appelé Thomas. Pendant ma grossesse ma mère est devenue dingue, elle me foutait des beignes, me traînait de force chez le gynéco, elle a essayé de monter un dossier pour me faire enfermer chez les maboules et avorter de force, rien n’y a fait, et quand elle a vu Thomas à la maternité elle a pris un coup de vieux définitif, c’était sa pire défaite ce bébé, elle avait perdu toutes les batailles et en prime la guerre, à aucun moment elle n’avait réussi à me mater et ce bébé était la preuve que sa volonté

ne valait plus rien, que son autorité était morte, et cette preuve elle l’aurait chaque jour sous les yeux, chaque nuit, je n’étais pas mécontente de moi.
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Aunryz   25 décembre 2020
Chroniques de Mertvecgorod, tome 1 : Images de la fin du monde de Christophe Siébert
Le chauffeur a remarqué la drôle de gueule que je tire. Il me sourit largement dans son rétroviseur sale.

— Bienvenue à Mertvecgorod ! Il monte le chauffage à fond et me propose un cigarillo – lui-même les enchaîne non-stop et je constaterai vite à quel point il s’agit ici d’une pratique courante : tout le monde, des gamins de onze piges aux vieillards en passant par les femmes enceintes, fume ces sticks poisseux dont l’odeur âcre agit comme un filtre contre la puanteur.

— Putain mais ils font comment, les gens, ici ?

— Ils s’habituent. Vous verrez, vous aussi vous vous habituerez. Y a deux records, ici : le nombre de clopes et le nombre de cancers par habitants.
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