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Note moyenne 3.75 /5 (sur 63 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Millau , 1974
Biographie :

Christophe Siébert est un écrivain français.

Fondateur du collectif « konsstrukt », il dirige le fanzine L'Angoisse.

Christophe Siébert a publié des nouvelles et poèmes dans de nombreuses revues dont, entre autres, Chimères, Les États civils, Freak Wave...

Certains textes sont également parus sous forme de feuilletons à épisodes dans L'Angoisse.

Il pratique fréquemment la lecture publique de ses textes.

Christophe Siébert vit à Clermont-Ferrand.

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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
CamilleSOREL   03 juin 2020
Images de la fin du monde: Chroniques de Mervecgorod de Christophe Siébert
Nous avons cru exprimer un message politique et concret mais tout ce que nous avons fait c'est des oeuvres d'art.
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Antyryia   30 mai 2017
Porcherie, tome 2 de Christophe Siébert
C'est drôle comme après coup les choses paraissent évidentes. C'est drôle comme les choses, quand on les apprend, plus elles te laissent sur le cul et plus tu as l'impression de les avoir toujours sues.
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Antyryia   18 décembre 2016
La place du mort : Une série Z existentielle de Christophe Siébert
J'écoute les voitures, les mouettes, les gens, les enfants, j'écoute un petit avion passer loin au-dessus de nous, j'écoute une mère gueuler après son gosse, j'écoute des adolescents rire, j'écoute le mélange de tout ça, ce mélange que les cons appellent la vie et qui moi me fait plutôt penser à un stérile tas de fumier, à un tas de merde.
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Siabelle   26 mai 2017
Porcherie, tome 1 de Christophe Siébert
Il avait essayé de porter plainte, mais les flics s'étaient foutus de sa gueule. Il avait les préservatifs dans sa poche, rangés dans une enveloppe, comme preuve, mais n'avait pas osé les sortir. Pendant toute l'audition (ils avaient relu sa déposition, à voix haute, hilares.) il avait eu peur qu'ils coulent dans ses vêtements. Il avait signé le papier puis était rentré tête basse. Le lendemain au bistrot, on ne parlait que de ça. On avait évoqué toutes les hypothèses : des fantômes, des extraterrestres, des lutins; personne n'avait osé mentionner la plus vraisemblable : Dédé perdait la boule et voyait dans ses vignes foutues un couple qui n'existait que dans son crâne.

Il y pensait, lui, à cette possibilité. Qu'il soit devenu fou. C"était pas impossible, après tout. Avec toute la pression et les soucis.

À part les capotes et la terre un peu plus remuée là où ils baisaient, il n'y avait aucun indice sur leur passage. Pas de traces de pas, pas de traces de pneus, rien. Exactement comme s'ils apparaissaient là d'un coup et se volatilisaient une fois terminée leur affaire.



(Nouvelle : Les Vignes)
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Antyryia   25 novembre 2016
Nuit noire de Christophe Siébert
J'étais né le trois mars à trois heures du matin, j'étais né en mille neuf cent quatre-vingt-neuf. Un plus neuf plus huit plus neuf, vingt-sept, trois au cube, trois, trois, trois, vingt-sept, deux plus sept, neuf, trois plus trois plus trois, trois, trois, trois, trois cent trente-trois, le chiffre sacré, mon chiffre, la clé.
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Siabelle   25 mai 2017
Porcherie, tome 1 de Christophe Siébert
On sonne à la porte, c'est les flics, merci les voisins. L'histoire est finie. Le lendemain quand mon père sort de cellule de dégrisement et revient à la maison je lis mon bouquin de monstres. J'ai peur qu'il rentre. Il s'excuse. Je suis déçu. Je trouvais que ça aurait été mieux s'il avait disparu à jamais ce jour-là. Mais la vie est moins docile que la fiction.

Des mois plus tard, je trouverai, coincée entre deux bouquins, une lettre d'humiliation que mon père explique quelle ordure il a été cette nuit-là et qu'il se trouve impardonnable, une lettre de merde, honteuse, qui dégoulinait de pathos. C'est ce jour-là, que j'ai cessé d'aimer mon père.



(Nouvelle : La première fois que j'ai tué mon père)
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Amaranth   04 août 2017
La place du mort : Une série Z existentielle de Christophe Siébert
Quand j’ai eu dix-huit ans j’ai arrêté l’école et suis revenue vivre chez elle, tout ce qui m’intéressait c’était sucer son pognon et me payer bonne tranche sur bonne tranche. Elle ne pouvait plus rien me dire, plus rien me faire, elle n’avait pas assez de volonté pour me virer de chez elle alors j’en profitais un maximum, je la saignais à blanc. Depuis la séparation on vivait dans une ville plus petite et tout le monde me connaissait bien, c’était tout juste si les vieilles ne faisaient pas un signe de croix en me voyant. Les autres filles me haïssaient et je me suis battue plusieurs fois, j’aimais bien les faire chier, et quand je me suis fait mettre enceinte par un touriste Hollandais dont j’ai oublié jusqu’au prénom, j’ai décidé de garder mon bébé rien que pour les faire chier, tous, encore plus. Je l’ai appelé Thomas. Pendant ma grossesse ma mère est devenue dingue, elle me foutait des beignes, me traînait de force chez le gynéco, elle a essayé de monter un dossier pour me faire enfermer chez les maboules et avorter de force, rien n’y a fait, et quand elle a vu Thomas à la maternité elle a pris un coup de vieux définitif, c’était sa pire défaite ce bébé, elle avait perdu toutes les batailles et en prime la guerre, à aucun moment elle n’avait réussi à me mater et ce bébé était la preuve que sa volonté

ne valait plus rien, que son autorité était morte, et cette preuve elle l’aurait chaque jour sous les yeux, chaque nuit, je n’étais pas mécontente de moi.
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Amaranth   20 juin 2017
Paranoïa de Christophe Siébert
Désormais Népès vivait nu dans la crypte, entouré de grappes d’animaux informes qui adhéraient aux parois ou pendaient du plafond, se liquéfiaient une goutte après l’autre et formaient au sol des flaques épaisses qui pullulaient de moucherons. Il méditait, à peine s’il respirait, ne se nourrissait plus. Les veines enveloppaient son corps comme un filet. Ses cheveux, ses poils, ses ongles poussaient, il ressemblait à Victor l’enfant sauvage retrouvé quarante ans trop tard.

La nuit du trente au trente et un novembre 201., le crapaud géant lui apparut une deuxième fois. Ils baisèrent. Ça se passa dans la crypte. Les mouches abondèrent, il y en eut partout. Après l’accouplement Zoga et Népès restèrent collés quelques minutes. Ensuite le crapaud ne fut plus là. Népès quitta l’église sans se nettoyer ni s’habiller. Il était couvert de sécrétions, de sang et de poussière. C’était une heure avant l’aube, les brouillards givrants s’incrustaient sur une campagne froide et figée comme la sauce au fond d’une assiette. Un chien mort, congelé, grouillait de fourmis. Dans la maison Clavard dormait profondément, ivre, rêvait peu. Népès cogna la porte à coups de poings jusqu’à ce que le curé ouvre.

–– J’ai à te parler. Suis-moi à la crypte.

Il avait le ton d’un mari sur le point de dérouiller sa femme. Clavard rectifia la position, ils y allèrent d’un pas vif. Dans la crypte l’odeur fit venir les larmes aux yeux du curé.

–– J’ai reçu une prophétie. Je vais te la dire et toi tu la transmettras aux autres.

Il expliqua qu’il avait vu des voitures tourner à l’infini et à vitesse constante, réservoir toujours plein, sur les boulevards périphériques du monde entier avec à leur bord des robots d’apparence humaine. Rien ne s’usait jamais. Dans le ciel les oiseaux étaient des robots. Tous les animaux étaient des robots. Tout ce qui vivait était remplacé par des machines à l’imitation parfaite. Le monde était un mécanisme juste assez compliqué pour donner l’illusion du vrai. Tout se répétait. Les mêmes robots faisaient les mêmes trajets, avaient les mêmes activités, jour après jour. Les chiens-robots accomplissaient jour après jour les mêmes gestes. Jour après jour les mouches-robots parcouraient les mêmes circuits dans des maisons où jour après jour les mêmes enfants-robots jouaient aux mêmes jeux, mangeaient les mêmes repas, pleuraient au même moment et pour toujours les mêmes raisons. Le monde étaient une superposition de millions de boucles et il n’y restait d’humains que ceux pour qui cet enfer était prévu, c’est-à-dire quelques millions d’individus choisis par un dieu vengeur qui s’appelle Narutotep. Ils étaient prisonniers de ce simulacre sans échappatoire, ne sachant même pas, les premiers temps, être les seuls êtres vivants dans un univers de machines. Narutotep les observait et guettait leur prise de conscience en jouissant par avance de leur désespoir.

–– Voilà le futur. Pour empêcher que cela arrive il faut que l’Arcane XV s'agrandisse. Il faut que le plus grand nombre d’adeptes nous rejoigne. Les cérémonies vont changer. Je sais ce que j’ai à faire désormais. Et plus tard je recevrai une autre vision, qui m’indiquera comment contrer cette prophétie.
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PostTenebrasLire   13 juin 2013
Holocauste de Christophe Siébert
Ça m’a pris quatre semaines pour raconter toute ma vie, quatre semaines pour presque trente ans. Presque quatre cents pages. Trois cent quatre-vingt-douze exactement. C’était comme pour les cartes. On aurait pu calculer l’échelle. La réduction. Trente ans en quatre semaines, ça faisait du combien millième ? Trente ans en trois cent quatre-vingt-douze pages. Le calcul était facile à faire.

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Amaranth   15 février 2015
Nuit noire de Christophe Siébert
La veille des vacances j'ai découpé ma grand-mère en morceaux de la même manière que j'avais procédé quelques temps plus tôt pour les vieux. J'ai emballé les morceaux dans des journaux et les ai enfermés dans des valises et des sacs. J'ai gardé sa tête pour continuer à me soulager sexuellement et son dentier comme trophée. Cette nuit-là je n'ai pas pu dormir.
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