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3.91/5 (sur 71 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Olivier Razemon, journaliste free lance, collabore notamment au « Monde ». Il est aussi animateur de conférences et auteur de nombreuses publications portant sur les transports et l'organisation de la ville. Lauréat du prix de la presse professionnelle en 2006.

Source : France Inter
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Dimanche 2 octobre 2022 "Paris et le désert français... 75 ans plus tard" avec Olivier RAZEMON, journaliste et auteur et Max ROUSSEAU, géographe, animée par Catherine CALVET, journaliste


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Pour contrer cette démission de l'urbain, le vélo peut pourtant aider. Il est l’« a-voiture » par excellence, l'accélérateur du piéton.

Chapitre 4. Le pouvoir de la roue, p. 114
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Cet instrument à plusieurs effets [...] pourrait contribuer à raccommoder les sociétés européennes trop compliquées et cabossées par l'avidité, les crises, le chômage de masse et la montée des inégalités. Il fournirait un peu d'esprit à cette société où tout le monde veut arriver le plus vite possible, où chacun crée une bulle sécurisée et se méfie des autres.
Le changement n'est pas brutal, pas difficile, assez tranquille. Cela suppose d'adopter le même état d'esprit qui motive les opposants aux infrastructures inutiles, centres commerciaux, rocades surnuméraires ou stades monumentaux, dont l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à côté de Nantes, est devenu le symbole. Le vélo est en phase avec les impératifs climatiques, la relocalisation des productions, la "définanciarisation", le ralentissement raisonné. [...] Le vélo, c'est l'économie qu'on aime vraiment.
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Les deux migrations, la fuite anxieuse de mars 2020 et l'éparpillement joyeux des week-ends de juillet, présentent des points communs. La plupart des exilés choisissent en effet comme destination un endroit où ils possèdent des attaches, qu'ils y passent leurs vacances habituellement ou qu'ils y aient déjà vécu. Autrement dit, le départ des citadins, et des Franciliens en particulier, n'a été possible que parce que ceux-ci conservent des liens forts avec une petite ville, un village, une « campagne », dans leur région d'origine ou de cœur.
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Les pistes cyclables sont des aménagements pérennes. Or, elles sont souvent conçues comme des lieux subsidiaires, qu'on peut sans dommage soustraire à la circulation pour les réserver momentanément à d'autres usages : le marché deux matinées par semaine, la brocante quatre dimanches par an, la fête populaire trois semaines à l'automne, le stationnement des forces de police les jours de match, etc. À Paris, la piste du boulevard Bourdon, qui longe le port de la Bastille, dans le 4e arrondissement, est "neutralisée" environ un tiers du temps, pour laisser la place à des événements présentés comme "exceptionnels" par la Ville.
L'entretien et le nettoyage s'imposent. Un nid de poule apparemment inoffensif met en danger les utilisateurs et peut endommager un pneu et même une roue de vélo. Il faut, selon la saison, nettoyer, balayer ou déneiger. À Copenhague, lorsqu'il a neigé, les services de la voirie s'attaquent en priorité aux pistes cyclables, avant de déblayer les voies automobiles. Cela semble l'évidence mais, en France, lorsque vient l'automne et ses feuilles mortes puis l'hiver et ses chutes de neige, la plupart des municipalités négligent les pistes, dont les services de voirie se servent pour stocker les végétaux ou les amas neigeux.
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L'hypertrophie francilienne et la crise climatique présentent bien des points communs. Dans les deux cas, pour inverser la tendance, il faut renoncer aux projets orgueilleux, optimiser les ressources, proposer des alternatives heureuses, miser sur la sobriété et l'humilité.
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En conséquence, la voiture immobile a envahi l'espace public. Il est impossible de faire un pas, en ville mais aussi dans un village, sans tomber sur cet objet métallique et coloré. Même sur la place la plus protégée de la ville la plus piétonne, même sous les fenêtres d'un bâtiment historique, même dans la cour d'un palais médiéval classé au patrimoine de l'humanité, il y a toujours, dans un coin, une voiture garée.
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A observer les villes de France, de nos jours, on se dit que les histoires se ressemblent. Personne n'a trouvé la martingale contre le déclin. Mais on constate en revanche l'existence d'une recette du déclin.
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Les deux migrations, la fuite anxieuse de mars 2020 et l'éparpillement joyeux des week-ends de juillet, présentent des points communs. La plupart des exilés choisissent en effet comme destination un endroit où ils possèdent des attaches, qu'ils y passent leurs vacances habituellement ou qu'ils y aient déjà vécu. Autrement dit, le départ des citadins, et des Franciliens en particulier, n'a été possible que parce que ceux-ci conservent des liens forts avec une petite ville, un village, une « campagne », dans leur région d'origine ou de cœur.
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il ne s’agit pas de s’attaquer aux automobilistes ou aux motards. Il s’agit en revanche de les convaincre – quitte à passer par la contrainte – d’effectuer certains trajets autrement.
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Alors que le débat sur l’équipement en 5G agite les citadins, de nombreux villageois, en Bourgogne ou dans le Limousin, ironisent : « Nous aimerions déjà bénéficier de la 3G. »
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