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3.8/5 (sur 63 notes)

Nationalité : Turquie
Né(e) à : Istanbul , 1940
Biographie :

Oya Baydar est une auteure turque, ancienne militante marxiste.

Elle étudie au lycée Notre-Dame de Sion d'Istanbul, un lycée catholique francophone. Elle publie son premier roman, inspiré de l'auteure Françoise Sagan, pendant sa scolarité au lycée.

Diplômée en sociologie en 1964, emprisonnée en 1971 pour son opposition au coup d’État militaire, exilée en Allemagne en 1980, revenue en Turquie en 1991, Oya Baydar a publié recueils de nouvelles et romans qui l’ont placée au premier rang des écrivains de son pays. Elle a remporté plusieurs prix, dont le Prix Sait Faik pour Adieu Aliocha, le Prix Orhan Kemal pour Ne restent que des cendres.
Son dernier roman, Parole perdue, est considéré comme son chef-d’oeuvre.

Source : Wikipedia
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Oya Baydar - Et ne reste que des cendres .
Oya Baydar vous présente son ouvrage "Et ne reste que des cendres". Parution le 20 août 2015 aux éditions Phébus. Rentrée littéraire 2015. Notes de Musique : ?Slow Down? (by Ryan Little) Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
L'obscurité s'était dépouillée de son effrayant mystère, et dans l'île parée d'une lumière bleue, tout semblait avoir retrouvé sa banalité coutumière. Le bateau qui leur permettait de passer sur la rive d'en face était arrimé à l'embarcadère. La femme aux paniers était là, de nouveau. La route, le quai et la place étaient totalement déserts.
- Le lendemain du réveillon de Noël, qui peut bien se réveiller au chant du coq! dit Omër, éprouvant le besoin de trouver une explication.
L'enfant voulait aller sur l'île du diable et voir le diable dans son château
- Regarde, il n'y a personne dans le village. Même le diable est parti en vacances pour Noël.
- Peut-être que tout le monde est allé dans son château pour célébrer la fête du diable, répondit l'enfant. Quand je serai grand, même si vous ne m'en donnez pas la permission, je reviendrai ici pour faire connaissance avec le diable.
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Du balcon, ils l'avaient regardé monter dans le taxi stationné devant la porte. Ne dérogeant pas à la coutume, Elif avait lancé un récipient d'eau derrière lui. Pour qu'il parte et revienne sans encombre, à l'image de l'eau dont rien n'arrête le cours.
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Je cherchais une parole, j’entendis une voix…
J’étais en quête de la parole. Cette parole que j’avais employée à tour de bras, dépensée sans compter, soufflée dans des bulles de savon, dilapidée ; cette première phrase qui marquerait le début de l’histoire et la ferait s’acheminer jusqu’à son terme. La phrase impossible à mettre par écrit, qui se dissout dans la légèreté vaporeuse de la pensée au moment précis où je crois la saisir…La parole perdue…
Mais j’entendis cette voix, j’oubliais la parole et suivis le cri.

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Oui , ce que je dis est un refus de la dictature du prolétariat . Comment peut-on parvenir à la liberté sans refuser , du moins en théorie , toutes les dictatures ?Si l'on ne peut assurer la liberté et le bonheur aux hommes qu'en en retranchant et tuant une moitié , ne comptez pas sur moi . Vos dirigeants la haut n'y pensent pas ( parti communiste de Russie ) , ceux d'ici ( PC turc clandestin ) ne le comprennent pas non plus , bref ... Tout est fait pour le pouvoir . Quant à l'ère civilisationnelle qu'avait prévue papa Marx , nous y parviendrons quand la conception du pouvoir , la lutte pour le pouvoir , la passion du pouvoir toucheront à leur fin dans chaque domaine . Peut-être dans très , très longtemps .....
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En fin de compte, les gens trouvent toujours de bonnes excuses pour justifier leurs actes ou leur apathie. Le poids écrasant de figures paternelle et maternelle est vraiment le meilleur prétexte que nos doctes psychologues aient jamais inventé.

- Vous n'avez peut-être rien fait, mais lorsque j'étais avec vous, j'ai toujours vécu avec le sentiment qu'on attendait quelque chose de moi, et que j'étais incapable de répondre à ces attentes. Ici, personne ne me demande rien. Je n'ai pas à me battre contre moi-même ni à rougir de n'être que ce que je suis. Je ne me traite pas en réprouvé. (...) Rien dans la nature ne renie son essence pour trouver le bonheur, il n'y a rien qui ne soit en parfait accord avec soi-même. Il règne une profonde harmonie, une harmonie que l'homme corrompt et détruit avec son insatiable ambition. La contrainte qu'il exerce mène à la guerre, au sang et à la barbarie. Je désire seulement être une onde d'harmonie, non un rouage de la violence et de la barbarie.
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C’est peut-être ça, vieillir. Se rappeler le passé au lieu de penser à l’avenir…
(p. 370)
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« Arin Murat s'était le plus souvent trouvé dans les rangs de ceux qui projettent et proposent. A cette place-là, même si ton cœur se noircit, tes mains restent propres »
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[...] C'est le seul fils qui me reste.
- Tu n'en avais pas deux ? Qu'est-il arrivé à l'autre ?
- Laissez tomber ! Il s'est acoquiné avec les idéalistes ; il est parti à l'armée casser du Kurde et en découdre avec le PKK. Peut-être qu'une fois là-bas il va prendre peur et revenir à la raison. Un bourgeois qui trahit sa classe, c'est bien, c'est honorable. L'ouvrier qui trahit la sienne, c'est une saloperie [...]
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Par chez nous, au Kurdistan, quand la poisse s'abat sur votre tête, quand votre cerveau se met à lancer des éclairs et que la rage vous fait voir rouge, le seul endroit où partir se réfugier, ce sont les montagnes qui vous environnent et vous enserrent le coeur. C'est vers les montagnes que se tournent vos regards et vos pas pour enfin apercevoir un horizon dégagé; c'est vers elles que vous tendez l'oreille, c'est leur voix que vous écoutez pour chanter dans votre propre langue. Au commencement, les montagnes n'étaient que des montagnes; elles n'étaient pas synonymes de guerre, de trahison, de guérilla ou de séparatisme kurde. Dans nos contrées où toutes les issues sont bouchées, où toutes les portes sont fermées, où tous les cris sont étouffés, où votre voix s'étrangle à force de hurler, où vous criez dans le désert quand bien même elle s'épancherait... les montagnes sont espoir, liberté, une tribune élevée d'où vous pouvez donner de la voix et lancer votre cri.
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" Il a envie d'étreindre son fils qui avance en sautillant devant lui; de se purifier à son contact, de se baigner dans son innocence, de s'y réfugier. Mais il n'ose pas. Par crainte de lui inoculer cet indéfinissable et abject sentiment. Björn n'a pas à éprouver cela, jamais il ne l'éprouvera. Il connaîtra un bonheur authentique, celui d'être lui-même; sachant que c'est le seul et unique sens de la vie, il coulera des jours sereins au coeur de la nature et saura toujours se respecter. Je le préserverai de la violence. Jamais je ne le laisserai devenir bourreau ni victime. Jamais je n'autoriserai quiconque à lui imposer ses propres valeurs ni l'obligation d'aller décrocher la lune. Peut-être sera-t-il simple pêcheur, peut-être tenancier d'une petite pension n'ayant de clients que pendant la saison des nuits blanches. Je ne permettrai à personne de flétrir son âme ou de le contraindre de quoi que se soit."
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