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Note moyenne 4.09 /5 (sur 103 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1934
Mort(e) à : Gabriac, Lozère , 1977
Biographie :

Philosophe de formation, il s'est intéressé à l'anthropologie américaniste sous l'influence de Claude Lévi-Strauss et d'Alfred Métraux. Il place d'emblée son œuvre dans le sillage du Discours de la servitude volontaire d'Étienne de La Boétie dont il se réclame.

* Pierre Clastres a effectué de nombreux travaux de terrain. Il passe l'année 1963 auprès des indiens Guayaki au Paraguay. En 1965, il est en mission chez les Guarani, de nouveau au Paraguay. Il se rend à deux reprise chez les Chulupi en 1966 puis 1968. Il effectue en 1970 un court séjour chez les Yanomami avec son collègue Jacques Lizot. Enfin, il séjourne brièvement en 1974 chez les Guarani du Brésil.
* 1974 : il est chercheur au CNRS, et publie le recueil d'articles La société contre l'État.
* 1975 : il est directeur d'études à la cinquième section de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes.
* 1977 : il meurt prématurément dans un accident de la route laissant son œuvre inachevée et éparpillée.

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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Pierre Clastres
ErnestLONDON   19 septembre 2017
Pierre Clastres
Si, dans les sociétés à État, la parole est le droit du pouvoir, dans les sociétés sans État, au contraire, la parole est le devoir du pouvoir. 
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lerital31   18 septembre 2014
La société contre l'État de Pierre Clastres
Archaïques, les sociétés amérindiennes le furent, mais si l'on peut dire, négativement et selon nos critères européens. Doit-on pour autant qualifier d'immobiles des cultures dont le devenir ne se conforme pas à nos propres schémas? Faut-il voir en elles des sociétés sans histoire? Pour que la question ait un sens, encore faut-il la poser de telle sorte qu'une réponse soit possible, c'est à dire sans postuler l'universalité du modèle occidental.
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ErnestLONDON   19 septembre 2017
La société contre l'État de Pierre Clastres
Parler, c’est avant tout détenir le pouvoir de parler.
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lerital31   18 septembre 2014
La société contre l'État de Pierre Clastres
L'histoire des peuples qui ont une histoire est, dit-on, l'histoire de la lutte des classes. L'histoire des peuples sans histoire, c'est, dira-t-on avec autant de vérité au moins, l'histoire de leur lutte contre l'Etat.
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Henri-l-oiseleur   10 avril 2020
Archéologie de la violence: La guerre dans les sociétés primitives de Pierre Clastres
Le marxisme, en tant que théorie générale de la société et aussi de l'histoire, est /obligé/ de postuler la misère de l'économie primitive, c'est-à-dire le très faible rendement de l'activité de production. Pourquoi ? Parce la théorie marxiste de l'histoire ... découvre la loi du mouvement historique et du changement social dans la tendance irrépressible des forces productives à se /développer/. Mais pour que l'histoire se mette en marche, pour que les forces productives prennent leur essor, il faut bien qu'au point de départ de ce processus, ces mêmes forces productives existent d'abord dans la plus extrême faiblesse, dans le plus total sous-développement : faute de quoi, il n'y aurait pas la moindre raison pour qu'elles tendent à se développer ... C'est pourquoi le marxisme .. doit se donner, comme point d'appui, une sorte de degré zéro des forces productives : c'est exactement l'économie primitive, pensée dès lors comme économie de la misère ...

Est-elle, oui ou non, une économie de la misère ? Ses forces productives représentent-elles ou non le minimum possible du développement ? Les recherches les plus récentes, et les plus scrupuleuses, d'anthropologie économique, démontrent que l'économie des Sauvages, ou mode de production domestique, permet en réalité une satisfaction totale des besoins matériels de la société, au prix d'un temps limité d'activité de production et d'une faible intensité de cette activité... C'est pourquoi M. Sahlins a pu, à bon droit, parler de la société primitive comme de la première société d'abondance.



pp. 30-32
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Malone   07 février 2015
Chronique des Indiens guayaki de Pierre Clastres
Le monde environnant n'est pas, pour les Indiens, un pur espace neutre, mais le prolongement vivant de l'univers humain : ce qui se produit en celui-ci affecte toujours celui-là. Lorsqu'une femme accouche, la situation du groupe s'en trouve profondément transformée, mais le désordre atteint également la nature, la vie même de la forêt reçoit une impulsion nouvelle.
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steka   07 avril 2018
La Société contre l'Etat : Recherches d'anthropologie politique de Pierre Clastres
De deux choses l'une : ou bien l'homme des sociétés primitives, américaines et autres, vit en économie de subsistance et passe le plus clair de son temps dans la recherche de nourriture; ou bien il il ne vit pas en économie de subsistance et peut donc se permettre des loisirs prolongés en fumant dans son hamac. C'est ce qui frappa, sans ambiguïté, les premiers observateurs européens des indiens du Brésil. Grande était la réprobation à constater que des gaillards pleins de santé préféraient s'attifer comme des femmes de peintures et de plumes au lieu de transpirer sur leurs jardins.

Gens donc qui ignoraient délibérément qu'il faut gagner son pain à la sueur de son front. C'en était trop, et cela ne dura pas : on mit rapidement les Indiens au travail, et ils en périrent.

Deux axiomes en effet paraissent guider la marche de la civilisation occidentale, dès son aurore : le premier pose que la vraie société se déploie à l'ombre de l’État; le second énonce un impératif catégorique : il faut travailler.

Les indiens ne consacraient effectivement que peu de temps à ce que l'on appelle le travail. Et ils ne mouraient pas de faim néanmoins. Les chroniques de l'époque sont unanimes à décrire la belle apparence des adultes, la bonne santé des nombreux enfants, l'abondance et la variété des ressources alimentaires. Par conséquent, l'économie de subsistance qui était celle des tribus indiennes n'impliquait nullement la recherche angoissée, à temps complet, de la nourriture.
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ErnestLONDON   17 septembre 2017
La société contre l'État de Pierre Clastres
La capacité égale chez tous, de satisfaire les besoins matériels, et l'échange des biens et services, qui empêchent constamment l'accumulation privée des biens, rendent tout simplement impossible l'éclosion d'un tel désir, désir de possession qui est en fait désir de pouvoir. La société primitive, première société d'abondance, ne laisse aucune place au désir de surabondance.
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Malone   07 février 2015
Chronique des Indiens guayaki de Pierre Clastres
Épaves désespérées d'avoir eu à quitter leur préhistoire, jetés qu'ils furent en une histoire qui ne les concernait que pour les abolir.
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ErnestLONDON   11 septembre 2017
La société contre l'État de Pierre Clastres
La vérité et l’être du pouvoir consistent en la violence et l’on ne peut pas penser le pouvoir sans son prédicat, la violence.
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