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Note moyenne 3.99 /5 (sur 344 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Pouldreuzic
Mort(e) à : Quimper
Biographie :

Né en Bretagne, Pierre-Jakez Helias clama toujours haut et fort ses racines paysannes.
Brillant élève il rejoindra Quimper où il apprit peu à peu le métier d'instituteur de l'Académie. Déjà destiné à la littérature, il poursuivit ses études à Rennes en classe de Lettres Supérieures.
Écrivain prolifique, il a participé à de nombreux domaines de la création littéraire : théâtre, poésie, roman, radio...
Son travail s'exerce à la fois en breton et en français. Il fait souvent référence à son grand-père conteur, Alain Le Goff.
Le plus connu de ses romans est « Le Cheval d'Orgueil » paru en 1975.
Avant d'être un artiste breton, Pierre-Jakez Hélias fut avant tout un homme du pays bigouden. S'étant éloigné des tendances nationalistes bretonnes après la guerre, il fut critiqué par les militants de l'emsav qui tentent d'unifier l'expression politique bretonne en rejetant toute idée de travail avec les institutions françaises.
Pierre-Jakez Hélias fut co-fondateur du festival de Cornouaille en 1948.

Bibliographie succincte de Pierre-Jakez Helias

C'est à la fin de sa vie que Pierre-Jakez Hélias a publié cinq romans : L’Herbe d’or en 1982, La Colline des solitudes en 1984, Vent de soleil en 1988, La Nuit singulière en 1990, et enfin Le Diable à quatre en 1993.




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Source : http://www.lisons.info/Jakez-Helias-Pierre-auteur-134.php
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Retour sur la résidence d?auteur et les actions des bibliothèques en faveur des publics éloignés de l?écrit en Pays de Morlaix dans le cadre du Pacte d?Avenir 2014 pour la Bretagne. Diffusion de quelques extraits du film À la lettre de Marianne Bressy - Hélène Fouéré, directrice de la Médiathèque Per-Jakez-Hélias de Landerneau ; - Sébastien Portier, responsable Culture Animation au Centre Hospitalier de Lanmeur ; - Frédérique Niobey, écrivain. - Christelle Kerebel, Jeanine Kervella, Dominique Pestel, articipantes aux ateliers d?écriture menés à la Médiathèque de Lesneven Table ronde du vendredi 21 novembre 2014 - à l'occasion des Rencontres "Le livre, la lecture et la littérature demain?..." organisées par Livre et lecture en Bretagne et la Bibliothèque des Champs Libres à Rennes. Plus d'infos sur http://lalecturedemain.wordpress.com

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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
cascasimir   15 septembre 2019
L'Herbe d'or de Pierre-Jakez Hélias
Soudain, il lui vint à l'esprit que le départ de Pierre Goascoz, juste avant le raz-de-marée, signifiait que son ami (était-il vraiment son ami?) avait trouvé la bonne heure pour atteindre l'autre rivage.



Et maintenant, il savait.

Alain Douguet, Corentin Roparz, Yann Quéré et le mousse Henri savaient aussi. Lui, Nonna, était laissé pour compte.

Il eut envie de mourir.

mais, la mort serait une défaite pour qui n'avait eu d'autre désir que d'entrer vivant dans l'au-delà.

A tout prix, il lui fallait rejoindre ceux de "l'Herbe d'Or."

Le moyen, il le trouverait.
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PiertyM   11 avril 2014
Les autres et les miens, tome 2 : Contes à vivre debout de Pierre-Jakez Hélias
Quand on est né le plus pauvre parmi les pauvres, il est bon d'avoir quelque hautesse dans le cœur.

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Zebra   01 septembre 2012
Le cheval d'orgueil de Pierre-Jakez Hélias
page 90



Un jour, Alain Le Goff me demande : "Seriez-vous capable de me trouver avant ce soir deux bâtons qui n'ont qu'un seul bout chacun ? J'en ai grand besoin et le temps me manque pour les chercher moi-même. Vous aurez une pièce de deux sous pour votre peine."

Je ne réponds pas tout de suite. [...]. Avec ses deux bâtons à un seul bout chacun il me prend de si court que je suis sur le point de me tirer d'affaire en inventant quelque prétexte sur le chaud. Si je ne le fais pas, c'est parce que j'appréhende de voir les yeux bleus du grand-père se détourner de moi pendant qu'il dira en soupirant : "Alors, il faudra que je donne mes deux sous à quelqu'un d'autre."

Jamais de la vie ! Les deux sous, je m'en moque, mais le quelqu'un d'autre je ne veux pas en entendre parler. [...].

- Alors, dit Alain Le Goff en tirant sur sa pipe, je ne peux pas vous faire confiance ?

- Deux bâtons à un seul bout chacun, c'est difficile à trouver. Mais peut-être, si vous pouviez vous contenter d'un seul ...

- Ils vont toujours deux par deux, c'est tout ce que je sais. Si vous mettez la main sur l'un, vous tenez l'autre en même temps.

- Et de quel côté sont-ils les plus nombreux ?

De tous les côtés, dit Alain Le Goff.

- Mais comment reconnaît-on qu'un bâton n'a qu'un seul bout ?

- Comment ? Vous ne savez pas ? C'est quand l'autre bout n'est pas là ! [...]
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RChris   30 juillet 2017
L'Herbe d'or de Pierre-Jakez Hélias
Et je n'ai jamais vu l'océan se mettre dans cet état. C'est parti sans crier gare, ça s'est mis à fermenter dur sous l'Herbe d'Or et aussitôt le ciel est entré en action, les vents nous ont foncé dessus de partout, ils n'arrivaient pas à trouver leur lit. Par moments tu te rappelles, ils se contrariaient tellement, ils barattaient si bien la surface qu'on aurait dit un tremblement de terre.
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lecassin   21 février 2012
L'Herbe d'or de Pierre-Jakez Hélias
Il y a trois sortes d'hommes : les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer. PLATON
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Tagrawla   30 mai 2014
Le cheval d'orgueil de Pierre-Jakez Hélias
De midi à trois heures, on fera un énorme fricot. On fera connaissance d'une famille à l'autre, on échangera des nourritures et des propos de bon sens. (...) Et tous les reliefs seront ramassés, rien ne traîner, au besoin on creusera un trou pour y mettre les petits débris inutilisables et l'on rebouchera soigneusement. Il ne faut pas salir ce qui n'est pas à vous. Pauvres, sans doute, mais civilisés. (...)

Et nous les enfants, déchaussés, nous partons dans les champs d'écueils à la recherche des crabes verts et des petits poissons à grosse tête qui pullulent dans les trous d'eau. Mais on nous a bien recommandé, à chaque fois que nous retournons un caillou, de le remettre à sa place.
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Jcequejelis   27 novembre 2011
Le cheval d'orgueil de Pierre-Jakez Hélias
Au Pays Bigouden, la misère était encore le lot de bien des gens au début du siècle. C'était une calamité comme une autre et contre laquelle on ne pouvait pas grand-chose. Le moindre coup du destin suffisait à y faire tomber ceux qui étaient déjà en prise au diable sans le loger dans leur bourse ni le tirer par la queue, comme on dit en français. Le naufrage, l'invalidité, la maladie sur les hommes ou sur les bêtes, le feu dans la paille, une mauvaise récolte, un maître trop dur ou simplement les sept malchances quotidiennes vous jetaient pour un temps sur les routes, vous obligeaient à tendre la main au seuil des portes, la prière entre les dents et les yeux fermés sur votre humiliation. Quelquefois, les hommes choisissaient de se pendre et il y avait toujours, dans l'appentis, une corde qui ne demandait que cela. Les femmes préféraient se noyer et il se trouvait toujours un puits dans leur cour ou un lavoir au bas de leur champ.



133 – [Terre humaine/Pocket n° 3000, p. 29-30]
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lecassin   21 février 2012
La Colline des solitudes de Pierre-Jakez Hélias
Quand le dernier homme quitta le village, ceux qui restaient là-haut savaient déjà qu'il ne reviendrait plus que pour rendre visite à sa parenté, de loin en loin, si sa bourse était assez forte pour supporter les frais du voyage et lui permettre de faire bonne figure aux lieux de son berceau. Bonne figure, mais pas plus.
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Jcequejelis   04 mars 2012
Le cheval d'orgueil de Pierre-Jakez Hélias
Cependant, mon père put fréquenter l’école communale de Plozévet jusqu'à l’âge de onze ans. Le sabotier aurait voulu que tous ses enfants eussent de l’instruction. Lui-même lisait dans les livres et c’était assez rare, à l’époque, pour un homme de sa condition. Il lisait en breton et en français, de préférence à haute voix. Quelqu'un m’a dit l’avoir entendu déclamer dans son champ un livre à la main, en guise de récréation. Moi, je l’ai vu manier mes livres de classe comme un prêtre les évangiles. Un tel homme, ne pouvait qu’ambitionner de l’instruction pour ses enfants.



320 - [Terre humaine/Pocket n° 3000, p. 15-16)
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karenbzh   09 juin 2016
Le cheval d'orgueil de Pierre-Jakez Hélias
« Avec le français, on peut aller partout. Avec le breton seulement, on est attachés de court comme la vache à son pieu. Il faut toujours brouter autour de la longe. Et l’herbe du pré n’est jamais grasse »
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