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Note moyenne 3.75 /5 (sur 384 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Ithaca, New York , le 21/02/1962
Mort(e) à : Claremont, Californie , le 12/09/2008
Biographie :

David Foster Wallace est un écrivain américain, auteur de nouvelles, de romans et d'essais.

Sa famille a vécu dans un petit village de l'Illinois nommé Philo : il a raconté son adolescence dans cette région dans "Un truc soi-disant super auquel on ne me reprendra pas" ("A Supposedly Fun Thing I'll Never Do Again", 1997).

Il réussit de brillantes études au Amherst College dans l’État du Massachusetts couronnées par une thèse de philosophie en 1985. Il obtient ensuite un Master of Fine Arts (MFA) en écriture créative à l'Université d'Arizona en 1987.

Il s'engage alors dans la carrière professorale à l'Université de l'Illinois et parallèlement écrit ses premiers textes littéraires qu'il publie dans différents magazines. "La Fille aux cheveux étranges" ("Girl with Curious Hair", 1989) est son premier recueil de nouvelles.

En 1991, il commence son roman "L'Infinie comédie" ("Infinite Jest") qui sera publié en 1996. Le roman est considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature de langue anglaise.

En 2002, il s'installe en Californie et enseigne au Pomona College à Claremont et épouse Karen L. Green en 2004, poursuivant avec succès une activité d'écrivain, de journaliste et de professeur.

Souffrant selon son père depuis plus de vingt ans d'un état dépressif qui s'était aggravé dans les derniers mois, il s'est suicidé par pendaison à l'âge de 46 ans.

En 2011, son roman inachevé "Le Roi pâle" ("The Pale King") paraît pour la première fois aux États-Unis.

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Source : Wikipédia
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Pourquoi tant d'écrivains mélancoliques se sont-ils suicidés, alors qu'ils étaient déjà célèbres et en train d'écrire leurs oeuvres les plus prometteuses ? Franz Kaltenbeck montre comment l'écriture est devenue mortelle en elle-même pour des auteurs comme Kleist, Stifter, Nerval, Celan, Foster Wallace. Alors que l'écriture d'une oeuvre peut soutenir son auteur jusqu'à lui éviter la folie, comme on le voit chez Joyce et d'autres artistes, certains, au contraire, en meurent. C'est à résoudre cette contradiction, qui a dans chaque cas des coordonnées singulières, que s'attache Franz Kaltenbeck en lisant des écrivains mélancoliques célèbres du xixe au xxie siècle. Il les considère comme des puits de savoir sur leur mélancolie, longuement décrite à travers leurs fictions. Il s'appuie sur sa solide connaissance de Freud, dont il tire des arguments nouveaux grâce à Kafka. On comprend, à le suivre, que ce qui a d'abord résisté à la mélancolie chez ces auteurs a subi par la suite une défaite mortelle. L'écrivain américain David Foster Wallace met particulièrement ce phénomène en évidence : il dit qu'une catastrophe, qu'il identifie de loin sans pouvoir la maîtriser – la transformer – par l'écriture, l'attend au tournant comme un cyclone. À l'instar de Kleist, Stifter, Celan, Nerval avant lui, il s'est suicidé au sommet de son art.

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Citations et extraits (132) Voir plus Ajouter une citation
michemuche   18 octobre 2014
La fonction du balai de David Foster Wallace
Je me fais du souci pour les jeunes d'aujourd'hui. ils devraient boire des bières, regarder des films, aller voler les culottes des filles, perdre leur virginité, et se trémousser sur de la musique suggestive, et pas écrire des histoires longues, tristes et tarabiscotées.
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michemuche   15 octobre 2014
La fonction du balai de David Foster Wallace
C'était un garçon qui avait un rapport intime et étrange à ce qui l'entourait, un garçon silencieux aux yeux sombres qui, dés qu'il fut autonome en pensées et en actes, devint le miroir déformant du monde. Pour moi, Vance était un reflet. Il ferait la pluie et du beau temps dans son monde d'enfant.
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deuxquatredeux   16 août 2015
C'est de l'eau de David Foster Wallace
C'est l'histoire de deux jeunes poissons qui nagent et croisent le chemin d'un poisson plus âgé qui leur fait signe de la tête et leur dit "Salut, les garçons. L'eau est bonne?" Les deux jeunes poissons nagent encore un moment, puis l'un regarde l'autre et fait, "Tu sais ce que c'est, toi, l'eau?"
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Luniver   31 mars 2016
L'infinie comédie de David Foster Wallace
TINE : Il est hors de question qu'un terme humanitaire déprimant comme "réfugié" soit employé ici. Je ne saurais trop insister là-dessus. Reproprié : oui. Sacrifié sur l'autel du renouveau de la nation : tout à fait. Des héros, une nouvelle race de pionniers dans une ère nouvelle, partant à la conquête d'un territoire américain déjà conquis mais non souillé : bien sûr.



SEC. PRESSE : Neil, à la direction de la Com., a épluché la documentation. Apparemment, le terme "réfugié" peut être contesté si... je cite directement son mémo :

a) si aucun chariot de fortune contenant des biens mobiliers n'est tracté par des bovins à cornes incurvées,

b) si le nombre d'enfants de moins de six ans nus (a), hurlants (b) ou les deux (c) est inférieur à 20% du nombre total d'enfants de moins de six ans en transit.

Il est vrai que Neil s'appuie sur le Guide totalitaire de la propagande à poigne de Pol et Diang mais, à la Com, ils pensent que ça peut se régler sans difficulté.



TINE : Les équipes de Marty et Jones ont bossé jour et nuit sur des stratégies pour parer à toute forme visible de réfugisme.



SEC. PRESSE : Tout bovin à cornes incurvées sera abattu à vue. Les meilleures agents de l'organisation de Rod se sont postés à des endroits stratégiques dans des camions rutilants pour distribuer des vêtements d'enfants de la ligne "Winnie l'Ourson" fournis gracieusement par Sears, afin d'éradiquer la nudité à la source.
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deuxquatredeux   17 août 2015
C'est de l'eau de David Foster Wallace
La morale de cette histoire est tout simplement que les réalités les plus évidentes, les plus omniprésentes et les plus importantes, sont souvent les plus difficiles à voir et à exprimer.

Dit comme ça, ce n'est qu'une banale platitude - mais il n'empêche que, dans les tranchées d'une vie d'adulte, les banales platitudes peuvent revêtir des enjeux de vie ou de mort.
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Alice_   07 février 2017
La fonction du balai de David Foster Wallace
Nous aimons croire que c'est notre génération qui a accompli la révolution sexuelle. Pardonnez mon langage, mais c'est de la connerie. Ce sont ces femmes, celles qui sont vieilles aujourd'hui, qui ont tout inventé. Tout ce dont nous nous gargarisons. Ces femmes qui sont en maison de retraite ont été les premières Américaines à porter les cheveux courts. Les premières à boire. A fumer. A danser en public. Et à voter, avons-nous vraiment besoin de le rappeler? A gagner de l'argent. A devenir des entités économiques. Ces femmes en chaise roulante avec leurs couvertures sur les genoux, elles ont été des pionnières.
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Alice_   08 février 2017
La fonction du balai de David Foster Wallace
Passé la porte du bâtiment des Arts puis le préau, j'arrive dans une cour, la cour, où des garçons aux poignets fluides jouent au frisbee, pieds nus et en vêtements larges sous le couvert des feuillages, courent comme des chevreuils et renvoient chaque fois le disque de plastique. Nous, les dinosaures, nous jouions à un jeu similaire avec des plateaux subtilisés à la cantine, des plateaux en métal à cette époque avec des bords à vous couper des phalanges qui nous obligeaient, si je me souviens bien, à attraper les plateaux en plein vol avec le pouce et les doigts en pinces... On jouait, on saignait.
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Kirsikka   20 février 2016
La fonction du balai de David Foster Wallace
Imaginez que quelqu'un m'ait dit, il y a dix ans, à Scarsdale ou dans le train de banlieue, imaginez que cette personne ait été mon voisin Rex Metalman, le comptable qui avait une fille incroyablement ondulante, imaginez que ça ce soit passé avant que son obsession pour sa pelouse prenne un tour sérieux, avant que les expéditions paramilitaires nocturnes à la lumière de son tracteur-tondeuse, avant les lâchers hebdomadaires de DDT fondant du ciel sur une éventuelle chenille et avant sa totale intransigeance face aux demandes raisonnables et dans un premier temps polies formulées par un voire l'intégralité de ses voisins et visant à ce qu'il diminue les hostilités contre la gamme d'ennemis potentiels qui menaçaient sa pelouse et l'obnubilaient, avant que tout ceci creuse un trou de la taille d'un sac de désherbant dans l'amitié que nous entretenions au tennis, imaginez qu'alors Rex Metalman ait suggéré en ma présence que, dix ans plus tard, c'est-à-dire aujourd'hui, j'habiterais, moi, Rick Vigorous, à Cleveland, dans l'Ohio, entre un lac biologiquement mort à l'odeur offensante et un désert artificiel à un milliard de dollars, que j'aurais divorcé de ma femme et que mon fils grandirait loin de moi, que je dirigerais, en partenariat avec un homme invisible, une entreprise qui ne serait guère plus, je le comprends maintenant, qu'un entité collective intéressée par l'échec pour raisons fiscales, une maison d'édition dont les publications prêteraient peut-être encore un peu plus à rire que si elles ne publiait rien du tout, et, tout en haut de cette montagne d'impensable, que je serais amoureux, un amour scandaleux, pathétique, violent et total pour une personne de dix-huit ans, je dis bien dix-huit ans plus jeune que moi, une femme née d'une des plus grandes familles de Cleveland, qui vit dans une ville dont son père est propriétaire mais qui répond au téléphone pour quelque chose comme quatre dollars de l'heure, une femme dont l'uniforme composé d'une robe blanche en coton et de baskets Converse noires est une constante troublante et impossible à analyser, que je soupçonne de prendre entre cinq et huit douches par jour, qui travaille sa névrose comme un baleinier travaille son scrimshaw, qui habite avec un oiseau schizophrène et narcissique et une colocataire qui est presque certainement une garde nymphomane, et qui trouve en moi, quelque part, Dieu seul sait où, l'amant parfait... imaginez que ce soit Rex Metalman qui m'ait dit tout cela, muni de son lance-flammes et appuyé sur la clôture séparant nos deux propriétés alors que je tenais un râteau à la main, imaginez que Rex m'ait dit tout cela et je répondrai presque certainement que la plausibilité de l'ensemble équivaut grosso modo à la probabilité pour que le jeune Vance Vigorous, alors âgé de huit ans et cependant à huit ans plus homme que moi par certains aspects, que le jeune Vance, malgré ce ballon qu'on nous a vus envoyer très haut dans le ciel puis très fort dans une fenêtre, et l'écho interminable de son rire dans les arbres colorés de la banlieue, que ce bon gaillard de Vance finirait par devenir un... un homosexuel ou quoi que ce soit d'aussi invraisemblable, grotesque et totalement hors sujet.
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Luniver   08 avril 2016
L'infinie comédie de David Foster Wallace
— Mes jambes, je les ai perdues à l'adolescence, percutée par un train.

— Ça a dû faire vachement mal.

— Je serais tenté de répondre que vous n'imaginez pas à quel point. Mais je vois que vous savez ce qu'est la souffrance.

— T'imagines pas à quel point.
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Luniver   19 juin 2017
L'oubli de David Foster Wallace
« Mais c'est de la merde.

— Et en même temps c'est de l'art. Des œuvres d'art sublimes. C'est extraordinaire au sens propre du terme.

— Non, c'est de la merde au sens propre du terme, c'est tout ce que c'est au sens propre du terme. »
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