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3.61/5 (sur 46 notes)

Nationalité : Inde
Né(e) à : New Delhi (Inde) , le 21/05/1961
Biographie :

Historien spécialiste du monde indien, Sanjay Subrahmanyam est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et chercheur au Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS), il étudie principalement l’histoire économique et sociale de l'Inde et de l'Océan indien (XVe-XXe siècle).

Découvert par un large public grâce à Vasco de Gama, il enseigne depuis 2004 à l’UCLA (Los Angeles) et occupe depuis 2013 la chaire d'histoire globale de la première modernité du Collège de France.

Source : Bibliomonde
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Sanjay Subrahmanyam, professeur invité sur la chaire internationale Histoire globale de la première modernité, introduit son cours de l'année 2020-2021 : Histoire connectée des empires à l'époque moderne. Accédez à ses enseignements : https://www.college-de-france.fr/site/sanjay-subrahmanyam/_course.htm Grâce à sa connaissance des archives dispersées à travers le monde, sa maîtrise des langues et des traditions historiographiques d'Asie, d'Europe et des Amériques, Sanjay Subrahmanyam remet en perspective l'histoire des réseaux et des empires, de mythes et d'idéologies en sortant des cadres géopolitiques traditionnels soumis au modèle de l'État-nation. Il présente l'histoire globale ou "connectée" (connected), dont il est l'un des meilleurs représentants mondiaux, comme un champ défini et redéfini par des "histoires en conversation". Découvrez toutes les ressources du Collège de France : https://www.college-de-france.fr Suivez-nous sur : Facebook : https://www.facebook.com/College.de.F... Instagram : https://www.instagram.com/collegedefr... Twitter : https://twitter.com/cdf1530
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Page 151
Les écrits de La Créquinière sur l’Inde ont la caractéristique remarquable d’exprimer en termes purement empiriques la banalité la plus plate.
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« Dans la ville de Cambay, devant l’idole de leur dieu, les prêtres s’adressent au peuple en l’invitant à respecter la religion et en affirmant que les dieux apprécient grandement que l’on meure pour eux. Nombre de ceux qui les entourent se décident à mourir et se mettent autour du cou un cercle de fer dont la partie extérieure est ronde et qui a une pointe tranchante à l’intérieur. Sur le devant, une chaine pend sur leur poitrine ; ils s’assoient sur cette chaine en repliant les cuisses, puis ils se l’attachent aux pieds et baissent la tête ; ensuite, aux paroles d’un prêtre, les cuisses de l’homme se détendent d’un coup, son cou se redresse et sa tête est tranchée ; il meurt, se sacrifiant à l’idole et il est considéré comme un saint. »
(Poggio BRACCIOLINI, Le voyage en Inde de Nicolo de’ Conti, 1414-1439)
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On ne peut manquer de citer, à ce propos, la célèbre phrase de George Santayana, figurant dans son "The Life of Reason" : « Le progrès, loin de reposer sur le changement, dépend de la capacité à se souvenir. Lorsque le changement est absolu, il ne reste aucun être à améliorer, et aucun chemin vers une amélioration possible n’est fixé ; et lorsque l’expérience acquise n’est pas préservée, comme chez les sauvages, l’homme demeure à jamais au stade embryonnaire. Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter. »
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Les Abyssins désignaient alors dans les sources portugaises les peuples de la Corne de l’Afrique sur lesquels régnait alors le « Prêtre Jean », héritier de l’ancien royaume chrétien d’Aksoum.
[…]
« Leur baptême se fait de trois manières, à savoir de sang, de feu et d’eau : de sang parce qu’ils sont circoncis, de feu parce qu’ils sont marqués au fer sur le front et sur les tempes, et d’eau parce qu’ils sont aussi baptisés comme nous. » (O livro de Duarte Barbosa, 1516-1524).
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Sherley n'a aucun scrupule à fournir des informations au plus offrant. Il échafaude tant d'intrigues et d'alliances que ses contemporains ont du mal à percevoir la cohérence de ses projets. Les Habsbourg, mécontents de ses services, lui assurent tout de même un salaire à partir de fin 1602. Mais ils ne peuvent rien pour lui lorsqu'il est arrêté à Venise en mars 1603 pour avoir insulté un riche marchand iranien, Fathi Beg, et s'être rendu complice des raids corsaires menés par son frère aîné Sir Thomas, alors incarcéré dans une prison ottomane. Le Consejo de Estado espagnol lui suggère, en vain, de se réfugier en Espagne ou en Flandres.
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Le politologue et historien Partha Chatterjee, qui a environ quinze ans de plus que moi, a écrit quelque part que c'est au travers de sa collection de timbres, à Calcutta, qu'il commença à explorer le vaste monde. Pour moi, la collection de disques joua le rôle de sa collection de timbres. En entrant au lycée, je me liai à un garçon qui avait beaucoup voyagé hors de l'Inde, car son père travaillait pour les Nations unies. Moyennant quoi, il avait ce qui nous semblait une énorme collection de disques avec des chansons plus énergiques et, parfois, plus provocatrices que celles que je viens de citer. C'est chez lui que j'entendis pour la première fois Bob Dylan chanter Like a Rolling Stone, ainsi que la musique de Jimi Hendrix, Pink Floyd et Frank Zappa. Enfin, dans les années suivantes, nous découvrîmes le jazz-rock fusion de Chick Corea et Weather Report, puis le jazz plus pur de Coltrane, le Miles Davis des débuts, Sonny Rollins, Art Pepper, Charles Mingus et tant d'autres.
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«Plus on voyage loin, moins on en sait», écrivait George Harrison, au beau temps des Beatles, dans l'une de ses chansons les plus faibles. Le musicien anglais avait vingt-quatre ans quand il composa The Inner Light (La Lumière intérieure). À cette époque, il n'était pas du genre à goûter les paradoxes. Pour l'enregistrement, il avait lui-même fait le voyage d'Angleterre jusqu'à Bombay où il s'était entouré, en studio, de musiciens indiens, dont le flûtiste virtuose Hariprasad Chaurasia. Le reste de sa vie, il voyagea énormément pour mourir à cinquante-huit ans, non pas dans sa cité natale de Liverpool, mais dans sa grande demeure de la lointaine Los Angeles (précisément à Beverly Hills). En fait, il voyagea jusque dans la mort. Une méchante polémique posthume prétendit qu'il s'était éteint en Suisse, dans une chambre d'hôtel
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A cette époque aussi, des formes complexes de ressentiment de classe existaient, qui divisaient là où le sentiment d'appartenance à une race et à une religion unit à première vue. Car ces européens, plus souvent des hommes que des femmes étaient généralement des self-made-men ; on trouvait parmi eux un large éventail de professions variées, des prêtres catholiques et des experts en artillerie, des traducteurs, des bijoutiers, des peintures, des bâtisseurs, des marchands. Il y avait aussi quelques aristocrates ou des personnes proches de l'aristocratie, mais beaucoup se trouvaient en réalité en Inde parce que cela leur offrait la possibilité de progresser socialement, alors que cela leur était difficilement possible en Europe.
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Il ne fait aucun doute que les Européens du début de la période moderne ont abordé et compris l'Inde en fonction de leurs propres positions sociales, de leurs croyances religieuses et de leurs tendances intellectuelles. Mais l'on peut dire de la même manière qu'il n'y eut pas non plus de vision monolithique des "Francs" en Inde durant ces siècles. Certes, pour beaucoup, l'indifférence était aussi une option, puisque ce n'est que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, avec la conquête britannique du Bengale d'abord, puis de l'Inde méridionale et de l'Inde occidentales, que les Européens apparurent en tant que puissance à ne pas sous-estimer dans les réalités quotidiennes du sous-continent.
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Ces attaques s'accompagnaient de coups bas sur «la bêtise de Paul McCartney, la malveillance de Lennon et la fausse jovialité de Starr».
Les voyages de Harrison et de ses amis en Inde, dans les années 1960, sont censés avoir fait découvrir la culture indienne en Europe sous une forme neuve et plus sympathique, par exemple grâce à l'introduction du sitar dans des chansons comme Norwegian Wood ou Paint it Black.
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