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4.12/5 (sur 275 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Londres , le 27/06/1965
Biographie :

Simon Sebag Montefiore, né à Londres en Angleterre en 1965, est un écrivain et historien britannique spécialisé dans l'histoire de la Russie. Il a fait ses études au Gonville and Caius College de l'université de Cambridge.

Source : Wikipedia
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En une centaine de lettres poétiques, scandaleuses, inspirantes, drôles, érotiques ou déchirantes, signées de personnages illustres de l'Égypte antique à nos jours, Simon Sebag Montefiore, émérite historien britannique, nous raconte l'histoire du monde et célèbre le pouvoir des mots. « Simon Sebag Montefiore n'a pas son pareil pour raconter l'Histoire piquante, horrible, passionnée ou choquante. » The Times « Certaines lettres sont révolutionnaires et visionnaires, d'autres sont très personnelles, mais toutes sont fascinantes. » The Daily Mail En savoir plus : https://calmann-levy.fr/livre/les-lettres-qui-ont-change-le-monde-9782702168875

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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
Ibn Khaldoun, l'historien du XIVème siècle qui témoigna de certains des événements rapportés dans ce livre autant qu'il y prit part, remarquait que l'histoire est 《avidement recherchée. L'homme de la rue aspire à la connaître. Rois et dirigeants s'affrontent pour elle》. Cela vaut particulièrement pour Jérusalem. Il est impossible d'écrire une histoire de cette ville sans reconnaître qu'elle est aussi un pivot, un axe de l'histoire mondiale. A une époque où, grâce au pouvoir d'Internet, la souris et le cimeterre sont autant d'armes de l'arsenal fondamentaliste, la quête des faits historiques s'avère plus importante encore qu'elle ne l'était pour Ibn Khaldoun.
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L'exil en Sibérie était considéré comme l'un des abus les plus terribles de la tyrannie tsariste. C'était certainement une chose déprimante et d'un profond ennui, mais une fois installés dans un village perdu, les déportés, des intellectuels qui étaient souvent des nobles héréditaires, étaient habituellement bien traités. Ces séjours paternalistes ressemblaient davantage à de mornes vacances émaillées de lectures qu'à l'enfer vivant des goulags meurtriers de Staline. Les exilés recevaient même de l'argent de poche du tsar - douze roubles pour un noble comme Lénine, onze pour un diplômé comme Molotov et huit pour un paysan comme Staline - de quoi acheter des vêtements et de la nourriture et payer un loyer. S'ils recevaient trop d'argent de chez eux, ils perdaient cette allocation.
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C'est alors que Staline comprit que la mort était l'instrument politique le plus simple et le plus efficace
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Les hommes riches peuvent souvent etre subornes avec un peu d'argent,mais Harris avait probablement raison quand il disait que Potemkine ne pouvait "etre atteint que par une attention rigoureuse ason humour et a sa personnalite"
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Quand la pleine lune luminaire
Glisse à travers la voûte céleste
Et que sa lumière, s'éteignant,
Commence à jouer sur l'horizon azur ;

Quand du rossignol le chant sibilant
Commence à résonner doucement dans l'air
Quand l'appel de la flûte de Pan
Glisse au-dessus du pic montagneux ;

Quand le torrent montagnard, endigué,
Une fois encore emporte le sentier et dévale,
Et que la forêt, éveillée par la brise,
Commence à vaciller et à bruire ;

Quand l'homme chassé par son ennemi
Redevient digne de son pays opprimé
Et quand le malade, privé de lumière,
Voit de nouveau le soleil et la lune ;

Alors pour moi aussi, opprimé, la brume de tristesse
Se déchire, se lève et se dissipe à l'instant ;
Et des espérances de vie heureuse
Se déploient dans mon cœur malheureux

Et, emporté par cet espoir,
Je sens mon âme se réjouir, mon cœur battre sereinement
Mais cet espoir est-il vrai
Qui m'est envoyé en ces temps ?

Sosselo (Joseph Staline)
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Frederic le Grand avait ete impressionne et terrifie par le courage et l'endurance des russes pendant la guerre de sept ans,au point d'inventer un mot pour depeindre la sauvagerie et leur folie bestiale,les qualifiant d'"oursomanes".
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En 1774,Abdulhamid avait succede a Mustafa III.Cet homme doux et craintif n'avait rien d'un chef de guerre ou d'un reformateur.Amoureux du vin,il aimait a dire que,s'il devait devenir un infidele,il épouserait la religion des catholiques parce que les meilleurs vignes poussaient dans leur pays:avait-on jamais entendu parler d'un vin protestant?
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[...] ... Sosso ferma lui-même les yeux de Kato. Accablé, il réussit à se tenir aux côtés du corps de sa femme avec le reste de la famille, pour une photographie, puis il s'effondra. "Personne ne pouvait croire qu'il était aussi blessé," écrivit Elisabedachvili (= ami de Staline, d'obédience bolchevik). Il sanglotait qu'"il n'avait pas réussi à la rendre heureuse."

Sosso était si désespéré que ses amis craignirent de lui laisser son Mauser. "J'étais si accablé de chagrin que mes camarades me retirèrent mon pistolet," raconta-t-il plus tard à une petite amie. "Je réalisais le nombre de choses que je n'avais pas appréciées dans la vie. Quand ma femme était en vie, certaines fois je ne rentrais pas le soir. Je lui disais de ne pas s'inquiéter à mon sujet mais, lorsque je revenais à la maison, elle était assise là. Elle avait veillé toute la nuit."

Le décès fut annoncé dans le journal "Tskaro" ( 1 ) ; et les funérailles se déroulèrent à neuf heures du matin, le 25 novembre 1907, à l'église Kouloubanskaïa, tout à côté de la demeure des Svanidze - là où ils s'étaient mariés. La dépouille fut ensuite transportée à travers la ville et inhumée à l'église de Sainte-Nina, à Koubia. Les funérailles de rite orthodoxe furent tout à la fois éprouvantes et burlesques. Staline, pâle et en larmes, "était très abattu, cependant il me salua de façon amicale, comme au bon vieux temps," se souvient Iremachvili. Sosso l'entraîna à part : "Cette créature", il désigna le cercueil ouvert, "a adouci mon coeur de pierre. Elle est morte et, avec elle, meurent les derniers sentiments d'affection que pouvait m'inspirer l'humanité." Il se posa la main sur le coeur : "Là, c'est si désespéré, si indescriptiblement désolé."

( 1 ) : La réaction de Staline à cette mort est très comparable à son comportement après le suicide de sa seconde épouse, Nadia Allilouïeva, en 1932 : menace de suicide, apitoiement sur soi-même et autocritique pour négligence. ... [...]
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Tout monarque a besoin pour ses questions sexuelles,d'un confident qui allie la loyaute d'un ami,le tact d'un diplomate et le pragmatisme d'un proxenete.
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Catherine et Potemkine n’avaient plus beaucoup de temps pour se complaire dans les marques d’affection : ils se disputaient régulièrement, pour aussitôt se réconcilier, comme ils le faisaient depuis qu’ils étaient tombés amoureux, dix-sept ans plus tôt. À cette époque, Catherine se disait convaincue que leurs querelles portaient toujours « sur le pouvoir et non l’amour », et c’était maintenant vrai.
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