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Note moyenne 4.38 /5 (sur 2061 notes)

Nationalité : Biélorussie
Né(e) à : Stanislav, Ukraine (URSS) , le 31/05/1948
Biographie :

Svetlana Alexandrovna Alexievitch ou Aleksievitch (Светлана Александровна Алексиевич), est une personnalité littéraire et journaliste russophone biélorusse.

Née d'un père biélorusse et d'une mère ukrainienne, elle entreprend des études de journalisme à Minsk qu'elle termine en 1972. Elle travaille d'abord comme éducatrice et comme professeure d'histoire et d'allemand dans une école du raïon de Mazyr, puis comme journaliste pour une revue biélorusse. Entre 1973 et 1976, elle est journaliste auprès de la revue "Selskaïa gazeta" puis, de 1976 à 1984, dirige le département études et publications auprès de la revue des écrivains biélorusses "Neman".

Sa carrière de journaliste la conduit à beaucoup écrire sur des conflits et sur les soubresauts de l'actualité comme la guerre d'Afghanistan, la dislocation de l'URSS ou la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.

"La guerre n'a pas un visage de femme" (1983), son premier ouvrage publié, retrace par des entretiens le récit de femmes soldats de l'Armée rouge durant la Seconde Guerre mondiale. Elle est aussi l'auteur de "Les cercueils de zinc" (1989), qui recueille des témoignages de soviétiques ayant participé à la guerre Russo-afghane.

Elle a reçu de nombreux prix prestigieux pour son roman basé sur des témoignages "La Supplication - Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse" (1997) dont le prix de la paix Erich Maria Remarque en 2001.

En 2013, son livre "La Fin de l’homme rouge ou le Temps du désenchantement", qui recueille des centaines de témoignages dans différentes régions de l’espace post-soviétique, remporte le prix Médicis essai et est sacré "meilleur livre de l'année" par le magazine Lire.

Le prix Nobel de littérature 2015 lui a été attribué pour "son œuvre polyphonique, mémorial de la souffrance et du courage à notre époque".

Au début des années 2000, elle vit en Italie, en France, en Allemagne. Depuis 2013 elle vit de nouveau en Biélorussie.

son site : http://alexievich.info/

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« Lire un livre qui nous plaît, c'est formidable, mais rencontrer l'auteur ou l'autrice, c'est une double chance ! » Ce mois-ci Bienvenue au club s'est rendu à Manosque, au club de lecture de la médiathèque d'Herbès, en lien avec le festival des Correspondances de Manosque. Un club un peu particulier puisqu'il accueille un auteur en résidence. Cette fois, c'est Salomé Kiner qui s'est prêtée à l'exercice en soumettant une liste de lecture aux membres. Ce mois-ci les membres nous parlent de: Je suis une fille sans histoire - de Alice Zeniter aux éditions L ArcheBeauté fatale - de Mona Chollet aux éditions de la Découverte Les Vilaines- Camila Sosa Villada aux éditions Métailié La guerre n'a pas un visage de femme - de Svetlana Alexievitch aux éditions J'ai Lu Lait Noir – d'Elif Shafak aux éditions Phébus Suivez le CNL sur son site et les réseaux sociaux : Site officiel : www.centrenationaldulivre.fr Facebook : Centre national du livre Twitter : @LeCNL Instagram : le_cnl Linkedin : Centre national du livre

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Citations et extraits (886) Voir plus Ajouter une citation
Svetlana Alexievitch
Fabinou7   12 septembre 2020
Svetlana Alexievitch
“Il faut se savoir soutenu pour tenir soi-même”
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Svetlana Alexievitch
Jolap   16 mai 2019
Svetlana Alexievitch
Avez-vous entendu parler des hibakushi de Hiroshima ? Les survivants de l'explosion Ils ne peuvent se marier qu'entre eux. On n'en parle pas, chez nous. On n'écrit rien à ce sujet Mais nous existons, nous autres, les hibakushi de Tchernobyl

La supplication : tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse - Svetlana Alexievitch
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Kittiwake   07 mars 2014
La Fin de l'homme rouge - ou le temps du désenchantement de Svetlana Alexievitch
A présent, le monde n'est plus divisé en ceux qui ont fait de la prison et ceux qui les y ont envoyés, ou en ceux qui ont lus Soljénitsyne et ceux qui ne l'ont pas lu, mais en ceux qui peuvent acheter, et ceux qui ne le peuvent pas.
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Fandol   06 juin 2020
La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de Svetlana Alexievitch
- On prétend que les animaux n’ont pas de conscience, qu’ils ne pensent pas. Mais ce n’est pas vrai. Un chevreuil blessé… Il a envie qu’on ait pitié de lui, mais tu l’achèves. À la dernière minute, il a un regard tout à fait conscient, presque humain. Il te hait. Ou te supplie : Je veux vivre, moi aussi ! Vivre !
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Fandol   05 juin 2020
La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de Svetlana Alexievitch
Nous enterrions la forêt. Nous sciions les arbres par tronçons d’un mètre et demi, les entourions de plastique et les balancions dans une énorme fosse.
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Fandol   02 juin 2020
La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de Svetlana Alexievitch
Tchernobyl… C’est une guerre au-dessus des guerres. L’homme ne trouve son salut nulle part. ni sur la terre, ni dans l’eau, ni dans le ciel.
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Svetlana Alexievitch
Piatka   09 décembre 2015
Svetlana Alexievitch
Flaubert a dit de lui-même qu'il était « un homme-plume ». Moi, je peux dire que je suis « une femme-oreille ». Quand je marche dans la rue et que je surprends des mots, des phrases, des exclamations, je me dis toujours : combien de romans qui disparaissent sans laisser de traces ! Qui disparaissent dans le temps. Dans les ténèbres. Il y a toute une partie de la vie humaine, celle des conversations, que nous n'arrivons pas à conquérir pour la littérature. Nous ne l'avons pas encore appréciée à sa juste valeur, elle ne nous étonne pas, ne nous passionne pas. Moi, elle m'a envoûtée, elle a fait de moi sa prisonnière. J'aime la façon dont parlent les gens ... J'aime les voix humaines solitaires. C'est ce que j'aime le plus, c'est ma passion.



Extrait du discours de réception du prix Nobel de littérature prononcé le 7 décembre 2015 - traduit du russe par Sophie Benech
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nadejda   21 octobre 2013
La Fin de l'homme rouge - ou le temps du désenchantement de Svetlana Alexievitch
Après Staline, chez nous, on ne voit plus la mort de la même façon... On se souvient des frères qui tuaient leurs frères... Des exécutions massives de gens qui ne savaient pas pourquoi on les assassinait... C'est resté en nous, ça, c'est toujours présent dans notre vie. Nous avons grandi parmi des bourreaux et des victimes... Pour nous, c'est normal de vivre ensemble. Il n'y a pas de frontière entre l'état de paix et l'état de guerre. Quand on allume la télé, tout le monde parle la langue des truands : les hommes politiques, les hommes d'affaires, et... le président. Graisser la patte, verser des pots-de-vin, des bakchichs... une vie humaine, ça ne vaut pas un pet de lapin. Comme dans les camps...
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Eric76   19 juin 2022
La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de Svetlana Alexievitch
" Je me demande pourquoi on écrit si peu sur Tchernobyl. Pourquoi nos écrivains continuent-ils à parler de la guerre, des camps et se taisent sur cela ? Est-ce un hasard ? Je crois que, si nous avions vaincu Tchernobyl, il y aurait plus de textes. Ou si nous l'avions compris. Mais nous ne savons pas comment tirer le sens de cette horreur. Nous n'en sommes pas capables. Car il est impossible de l'appliquer à notre expérience ou à notre temps humain...

Alors, vaut-il mieux se souvenir ou oublier ? "
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Fandol   03 juin 2020
La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse de Svetlana Alexievitch
Précédemment, nous avions une patrie, mais maintenant, elle a disparu. Qui suis-je ? Ma mère est ukrainienne, mon père russe, je suis née en Kirghizie, où j’ai grandi, et j’ai épousé un Tatar. Et mes enfants ? Quelle est leur nationalité ? Nous sommes tous mélangés. Notre sang est mélangé. Sur nos papiers d’identité, il est indiqué que nous sommes des Russes. Or, nous ne sommes pas des Russes, mais des Soviétiques ! Seulement, le pays qui m’a vue naître n’existe plus.
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