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Note moyenne 3.97 /5 (sur 7878 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Los Angeles (Californie) , le 04/03/1948
Biographie :

James Ellroy, de son vrai nom Lee Earle Ellroy, est un écrivain et scénariste américain, spécialisé dans le roman noir et le roman policier historique.

Il naît à Los Angeles, ville tour à tour bien-aimée et haïe, le 4 mars 1948, au sein d'un couple désuni.

Sa mère divorce et prend James avec elle. Mais elle est assassinée alors qu'il n'a que dix ans. Son meurtre reste encore aujourd'hui non élucidé.

Pour le petit garçon, le choc est inexprimable. Il commence à errer entre le collège et la rue où il sympathise avec de petits délinquants. Ellroy s'adonne en toute quiétude à l'alcool et aux drogues. Pendant près de dix ans, il vit, dans la rue sans domicile régulier, de petits boulots, de larcins et de cambriolages. Mais sa santé se rappelle à lui sous la forme d'un abcès au poumon. Mis au pied du mur, il doit choisir et opte finalement pour un retour dans les clous.

Cet adorateur des romans et des films noirs commence alors à écrire. "Le Dahlia Noir", premier volume du "Quatuor de Los Angeles", lui apporte le succès à sa parution en 1987. En reprenant l'histoire d'Elizabeth Short, assassinée à L.A. en 1947, Ellroy met en forme son propre cauchemar qui le poursuit depuis l'assassinat de sa mère.

Par la suite, Ellroy, publie les trois autres volets de sa tétralogie sur le Los Angeles des années 40-50 : "Le Grand Nulle Part", "L.A. Confidential" et "White Jazz". Puis, une trilogie mêlant noir et histoire politique des États-Unis ("American Tabloid", "American Death Trip", "Underworld USA"), ainsi que deux autobiographies, "Ma part d'ombre" et "La Malédiction Hilliker." Il planche actuellement sur une seconde tétralogie de Los Angeles, réunissant nombre des personnages de ses précédentes sagas, plus jeunes, durant la seconde guerre mondiale à la cité des Anges. Elle est initiée par le roman, "Perfidia".
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Découvrez le troisième épisode des Conversation dans le noir, le tout nouveau podcast des éditions du Masque. Une conversation téléphonique entre éditrice et auteure, à écouter sur l'ensemble de nos réseaux sociaux. Dans ce dernier épisode de la trilogie, Gabrielle Massat nous parle - depuis sa maison en pierres perdue au milieu des bois - de son rapport à l'écriture et à la littérature noire, ainsi que des raisons qui l'ont poussée à choisir un héros aveugle. C'est déjà la fin des épisodes liés au confinement, nous tenions vraiment à tous vous remercier pour le merveilleux accueil réservé à cette première "saison" du podcast et pour vos encouragements ! Nous revenons bientôt avec une nouvelle formule, STAY TUNED Nous vous souhaitons une bonne écoute ! Extrait lu : https://www.liseuse-hachette.fr/file/139455?fullscreen=1#epubcfi(/6/12[pre2]!/4/2/2[pre-001]/4/22/1:0) Oeuvres citées : Conversations de Francis BaconLe camp des morts - Craig JohnsonTolkienMystic river - Dennis LehaneJames Ellroy CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche. Générique : Longing - Joachim Karud.
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Podcasts (9) Voir tous

Citations et extraits (441) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21   18 octobre 2013
Le Quatuor de Los Angeles, tome 1 : Le Dahlia noir de James Ellroy
- Vous êtes en train de nous dire que votre fille, c'était une raclure ? dit Lee.

Short haussa les épaules.

- J'ai cinq filles. Un mauvais numéro sur cinq, c'est pas si mal.
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gorjuss   17 mars 2013
Le Quatuor de Los Angeles, tome 1 : Le Dahlia noir de James Ellroy
"Il a fait ce qu'il a pu", ce n'est pas une mauvaise épitaphe.
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James Ellroy
tamara29   28 avril 2020
James Ellroy
Je lis ce que j’écris, avec beaucoup d’attention et d’intention. J’énonce les mots à mesure. J’ai développé ce style pour exprimer mon amour pour tous les aspects de la langue anglaise. L’apport du yiddish, l’afro-américain, les codes d’alerte et le jargon de la police… J’aime ce ragoût.



(Interview le Monde – 22/11/2019)
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le_Bison   30 avril 2016
Perfidia de James Ellroy
C'est l'heure du dîner. Ils font rôtir des rats empalés sur des bâtons de crème glacée.

Ace s'avance dans la clairière. Il prend la pose - l'Exécuteur vieillissant. Les minus le voient. L'un d'eux glousse. Un autre marmonne. Le troisième lâche son rat embroché.

Ace vise au-dessus des flammes. Des détonations étouffées deviennent des trous dans leurs visages, et leurs cerveaux s'enfuient par l'orifice que la balle dum-dum a percé à l'arrière du crâne.

L'impact les écarte du feu. Dudley s'approche et leur tire une balle dans la bouche. Les dents et les mâchoires explosent. Ace lâche son pistolet et lève sa hache.

Le vieil homme les avilit. Dudley le regarde faire. Ace coupe des têtes et des bras. Ace découpe ces minus en quartiers. Pendant toute la durée du rituel, Ace ne cesse de pousser des gémissements de singe.

Sons d'un autre âge. Profanation païenne. Du sang, du feu, des rats grillés sur des bâtons.
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Spilett   25 mars 2010
La trilogie Lloyd Hopkins, tome 2: A cause de la nuit de James Ellroy
Le père de Johnny le tient pour une mauviette et organise une cérémonie initiatique afin d'exalter sa virilité: il faut qu'il achève le vieux chien de chasse de la maison. Johnny refuse et son père l'expédie dans un "centre d'apprentissage" dirigé par des sœurs appartenant à une secte extrémiste. Les sœurs enferment Johnny sans pain ni eau dans une cave infestée de rats, et ne lui donnent pour se défendre qu'une unique pelle. Deux jours passent. Johnny se recroqueville dans un coin et hurle à en perdre la voix tandis que les rats lui mordillent les jambes. Le troisième jour il s'endort par terre et lorsqu'il se réveille il aperçoit un énorme rat qui détale, un morceau de sa lèvre entre les pattes. Johnny hurle, s'empare de la pelle et frappant furieusement, il extermine tous les rats de la cave. Le père de Johnny le ramène à la maison le jour suivant. Il passe une main bourrue dans ses cheveux en l'appelant "le petit ratier de papa". En arrivant, Johnny se dirige droit sur le râtelier à fusils de son père, saisit un fusil de calibre 12 et d'un pas assuré se rend au chenil où cinq Labradors et cinq chien d'arrêt à poils ras gambadent derrière le grillage. Johnny les fait passer de vie à trépas, il fait demi-tour et soutient le regard de son père qui pâlit, puis s'évanouit. Des semaines passent. Son père l'évite.
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Pecosa   26 mars 2014
Extorsion de James Ellroy
Jimmy chronomètre le coït: une minute quarante-six secondes. Les partenaires: le futur président et futur martyr à la mords-moi-le-noeud JFK, et la somptueuse suédoise Ingrid Bergman. Le magnéto a capté des confidences sur l'oreiller. Jack tousse et dit: "-Aaaah, que c'était bon." Ingrid bâille et rétorque: "-Enfin, pour un de nous deux, peut-être."
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le_Bison   05 mai 2016
Perfidia de James Ellroy
J'étais terré à Tijuana et je devenais dingue. Je buvais du rhum à 75 degrés et je sniffais de la coke. J'allais voir le spectacle de bourricot tous les soirs. Je lisais des illustrés et des tracts antisémites. Oncle Carlos m'a donné des films des discours de grand chef Hitler. J'ai acheté un projecteur et je les ai regardés sur mon drap du Klan.

J'ai ressenti le besoin de TUER. J'ai flingué un touriste juif près du champ de course d'Agua Caliente. Il portait une kippa, alors j'ai su que c'était un youde. J'ai ressenti le BESOIN DE TUER un nègre. Je suis allé à San Diego en voiture et j'ai descendu un moricaud devant l'hôtel El Cortez. J'ai lu un article à propos du Jap qui s'est fait dézinguer dans cette cabine téléphonique. J'ai ressenti le BESOIN DE TUER un Jap. Je suis allé à Oceanside en voiture et j'ai plombé un Jap qui tondait la pelouse d'un Blanc.

J'ai ressenti le BESOIN DE TUER des soldats et au moins un Jap de plus. Je suis allé à L.A. en voiture et j'ai traversé Santa Monica. J'ai dessoudé un Jap qui attendait le bus, assis sur un banc. J'ai tiré sur des militaires à Pacific Palisades, mais ces enfoirés ont survécu.
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Pecosa   04 octobre 2016
LAPD'53 de James Ellroy
Otash

Fred Otash a servi dans les rangs du LAPD de 45 à 55. Bill Parker a fini par s'en débarrasser. Freddy O lui inspirait une méfiance instinctive et justifiée. Il savait que Freddy était un voyou sournois, mais il n'avait rien de concret pour le coincer. Il l'a balancé d'une division à l'autre, arbitrairement. Freddy a compris le message et donné sa démission. Devenu détective privé, il a travaillé pour le magazine Confidential, utilisant des méthodes illégales de surveillance pour obtenir des informations sur des célébrités dépravées. Freddy pratiquait tout bonnement l'extorsion, il avait l'art de soutirer de l'argent. Freddy a perdu sa licence de privé lors d'un scandale de cheval dopé, et s'est mis au service de la mafia. Ramène-nous des infos, Freddy, ramène! Freddy a travaillé pour tous les parrains sans scrupules. John Kennedy couchait avec Marilyn Monroe. Sam G., Monsieur Chicago, songeait à faire chanter le président. Freddy a planqué des micros dans le baisodrome de Peter Lawford, et il a enregistré Kennedy au plumard. Freddy m'a dit que John était "monsieur deux minutes". J'adore ce genre de révélations d'initiés- et vous aussi, j'en suis sûr! J'ai connu Freddy sur son déclin, et j'ai utilisé son personnage dans trois de mes romans. Je l'aimais bien mais je ne le respectais pas. Il n'avait pas mon humilité et ma remarquable force de caractère.

Freddy Otash, ex LAPD: 1922-1992. merci d'avoir été là alors.
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le_Bison   17 octobre 2016
Perfidia de James Ellroy
Opium.

Le monde est son chenal. Sa couchette est un canot de sauvetage. La pipe lui sert de guide.

Il fait défiler une collection de cartes postales magnifiques. Il accueille des compagnons de voyage. Bette Davis le rejoint. Ils deviennent amants à Londres. Ils voyagent debout dans le métro, en se tenant aux lanières de cuir qui pendent du plafond des voitures.

Opium.

La couchette, la pipe. Le sous-sol d’Ace Kwan. C’est là qu’il se trouve à un certain moment, et l’instant d’après il est parti ailleurs.
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toto   03 mai 2010
La trilogie Underworld USA, tome 3: Underworld USA de James Ellroy
Macaque Junkie se payait la tête de Sonny Liston. cela mettait Sonny en rogne. Sonny lâchait la purée sur les drag-queens et ne bandait pas pour Ali. Sa virilité avait perdu tout son jus.

Jomo prenait des appels. Junior se bâfrait de biscuits trempés dans le cognac. Le numéro de Milt traînait en longueur. Wayne et Marsh regardaient Sonny bouillir intérieurement.

Il pleuvait. Le toit fuyait. Le papier peint à rayures se décollait. Un Dr Guérit-Tout devait 350 dollars à Tiger Kab. Il remboursait sa dette en Desoxyn et en Dilaudid. Sonny et Jomo étaient défoncés au cocktail métamphétamine/méthadone.

Macaque Junkie minaudait, aujourd'hui. Macaque Junkie lissait sa coupe afro et faisait sa bouche en cul de poule.
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