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Note moyenne 3.65 /5 (sur 34 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Toulouse , le 21/05/1977
Biographie :

Sophie Nauleau est une écrivaine et productrice de radio, sur France Culture, française.

Docteur en Littérature française et diplômée de l’École du Louvre, elle est l’auteur d’une thèse sur la Nouvelle Oralité Poétique (André Velter Troubadour au long cours), d’un essai sur la poésie équestre d’André Velter dans le sillage de Bartabas (Un verbe à cheval), d’un premier récit aux éditions Galilée (La Main d'oublies, inspiré de "Tous les matins du monde" de Pascal Quignard) et de La Voie de l’écuyer, livre d’art consacré à l’Académie du spectacle équestre de Versailles de Bartabas.
Cavalière, copilote de rallye-raid, clarinettiste et ex chroniqueuse au magazine Muze, elle a également composé plusieurs anthologies littéraires et poétiques (À toi je parle, Le goût de l’Égypte, La plus noble conquête du cheval, c’est la femme et Poètes en partance. De Charles Baudelaire à Henri Michaux).
Productrice sur France Culture depuis 2004, elle a réalisé des émissions consacrées à l’art équestre (Habiter cavalièrement le monde de Nuno Oliveira à Bartabas, 24 heures de la vie d’un crack ou encore Bartabas la folle allure), aux êtres singuliers (Pierre Reverdy, François-René Duchâble, Yves Coppens, Jean-Pierre Sicre, Alain Corneau, Jordi Savall), aux expressions artistiques d’aujourd’hui et aux écrivains du monde, tel l’indien Rasipuram Krishnaswami Narayan ou le finlandais Mika Waltari. Parallèlement aux émissions spéciales en direct (Nuit Blanche, Marathon des Mots ou encore le magazine culturel quotidien de l’été 2009 Lumières d’août), elle anime Ça rime à quoi, rendez-vous poétique et radiophonique tous les dimanches matin et soir sur France Culture. Chroniqueuse au magazine "Muze", elle a récemment composé plusieurs anthologies ("Le goût de l’Égypte" au Mercure de France et "Poèmes en chansons" chez Librio). Elle partage la vie du poète-voyageur André Velter depuis onze ans.
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Productrice d'émissions de radio sur France Culture et écrivaine, Sophie Nauleau publie "Espère en ton courage" aux éditions Actes Sud. A ses yeux, la poésie donne une force, une verticalité, un ancrage au sol grâce aux vivants et aux morts. Elle cite de très grands personnages et parvient à s'élever. Que faire de ses jours, de ses heures quand on n'a plus d'activité indispensable à faire ? Quand la frénésie du monde disparaît. La poésie prend tout son sens dans ce contexte. Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-12/1303385-le-courage.html

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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Sophie Nauleau
sagesse66   09 avril 2019
Sophie Nauleau
J’ai vu une enfance violentée rêver devant un amandier en fleurs.

J’ai vu un homme emprisonné retrouver souffle à la lecture d’un poème.

J’ai vu le ciel déverser des tonnes d’azur sur nos morts.

J’ai vu la neige brûler moins que les larmes.

J’ai vu le soleil consoler un coquelicot, et réciproquement.

J’ai vu un arc-en-ciel en cavale sous l’orage.

J’ai vu un ange noir chanter sous les étoiles.

Et je n’ai trouvé qu’un mot pour dire cela qui transcende le chaos, l’éphémère et la joie mêlés de nos vies : LA BEAUTÉ.
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Piatka   07 mars 2019
Pour avoir vu un soir la beauté passer de Sophie Nauleau
COÏNCIDENCE



Les seins à la proue de la lumière,

les lignes du nu épousant l’imaginaire

et ses galbes modelés par les générations,

les cimes immaculées crevant nos ciels intimes,

la grâce d’un geste quand il témoigne

de la fragilité du vivant s’élevant

au-dessus de son propre néant,

voilà pour nous laisser croire que toute beauté

est naturelle et comme donnée.



Pourtant, même reconnue

dans la fougue d’un torrent ou la mer

étirant son éternité sous la caresse du vent,

elle ne l’est pas plus qu’elle n’est,

sur la toile, le fruit des cogitations du peintre,

qui sait juste comme on fait danser les couleurs.



La beauté n’est peut-être

que le désir exaucé d’entrer dans le tableau

par la grâce de sentiers devinés

dans nos arrière-pays,

une superposition improbable,

du dedans et du dehors,

la coïncidence d’une attente secrète

et d’une rencontre de hasard.



Ainsi nos harmoniques intérieurs

trouvent-ils dans le monde l’accord

avec les notes qui leur correspondent.

Ainsi le réel, le terrible réel,

les mots soudain le font-ils chanter

tandis que la métaphore chez chacun

enracine le verbe dans le corps.



Michel BAGLIN
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Piatka   04 mars 2019
Pour avoir vu un soir la beauté passer de Sophie Nauleau
L’OR DU FORSYTHIA



Il faudra bien revenir un jour

quand la force de nos bras

aura chu dans les seaux

quand nos jambes seront de laine

et le sol plus mouvant que les eaux

quand l’oreille bourdonnera

comme un nid de frelons

frappé par l’orage et que l’oeil

cherchera l’aube en plein midi

il faudra revenir ici calmement

et s’asseoir au milieu de soi

pour voir le monde alentour

comme l’or du forsythia



Guy GOFFETTE
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OumG   09 juillet 2017
Poètes en partance de Sophie Nauleau
L'espace qui me reste à franchir n'est point la mer.

Nulle route n'est le chemin qu'il me faut suivre ;

Rien, retour, ne m'accueille, ou, départ me délivre.

Ce lendemain n'est pas du jour qui fut hier.



Paul Claudel, vers l'exil (extrait)
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Piatka   19 septembre 2018
La Poésie à l'épreuve de soi de Sophie Nauleau
Le magma poétique croît donc avec les siècles. J’ignore s’il est en fusion ou bien se cristallise. Mais je sais que la poésie est un volcan qui jamais ne s’éteint.
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Piatka   10 mars 2019
Pour avoir vu un soir la beauté passer de Sophie Nauleau
JUSTE ÉVEILLÉ

(Extrait)



J’ouvre un cahier et j’entre avec toi. Avec nous. Ce qui me blesse me suit comme une ombre claire. Mon corps traverse la conscience du papier, emmuré de fatigue et de pensées étroites. Je ne sais pas où je vais. Ce nous esquissé mot à mot dans des phrases qui se déplient comme de longues averses devance tous nos désirs. Du silence devance nos désirs. Du silence déferle et nous comble.



Je t’offre ce bouquet lumineux pour te dire que ta place est ici. Que cet inutile dont le monde voudrait se débarrasser, ces longues étendues de patience et d’attente sans objet, ce vide et cette paix de la vacuité corail dorment au coeur du monde en attente de notre passage, de notre venue.



Car écrire c’est rester assis ici dans le lieu étrange d’une rencontre dont nous ne décidons rien à part notre juste présence. J’ouvre un cahier et j’ouvre les mains en fait. Mon souffle. Mon regard du dedans. Je m’ouvre avec toi si tu l’acceptes. La beauté n’existe pas. C’est juste un tremblement, du vent sur l’herbe endormie. Un mouvement caché. C’est bien ici, l’éveil, un livre de racines qu’on brûle de son vivant, les yeux ouverts.



Dominique SAMPIERO
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Piatka   21 septembre 2018
La Poésie à l'épreuve de soi de Sophie Nauleau
La poésie réclame l’interaction. Elle est avide d’échanges, d’échos et de partages. Sans l’autre pour entrebâiller les pages et ranimer le souffle, nulle résonance.
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OumG   17 juillet 2017
Poètes en partance de Sophie Nauleau
J’étais autrefois bien nerveux. Me voici sur une nouvelle voie :

Je mets une pomme sur ma table. Puis je me mets dans cette pomme. Quelle tranquillité !

Ca a l’air simple. Pourtant, il y a vingt ans que j’essayais ; et je n’eusse pas réussi, voulant commencer par là. Pourquoi pas ? Je me serais cru humilié peut-être, vu sa petite taille et sa vie opaque et lente. C’est possible. Les pensées de la couche du dessous sont rarement belles.

Je commençai donc autrement et m’unis à l’Escaut.

L’Escaut à Anvers, où je le trouvai, est large et important et il pousse un grand flot. Les navires de haut bord, qui se présentent, il les prend. C’est un fleuve, un vrai.

Je résolus de faire un avec lui. Je me tenais sur le quai à toute heure du jour. Mais je m’éparpillai en de nombreuses et inutiles vues.

Et puis, magré moi, je regardais les femmes de temps à autres, et ça, un fleuve ne le permet pas, ni une pomme ne le permet, ni rien dans la nature.

Donc l’Escaut et mille sensations. Que faire ? Subitement, ayant renoncé à tout, je me trouvai…, je ne dirai pas à sa place, car, pour dire vrai, ce ne fut jamais tout à fait cela. Il coule incessamment (voilà une grande difficulté) et se glisse vers la Hollande où il trouvera la mer et l’altitude zéro.

J’en viens à la pomme. Là encore, il y eut des tâtonnements, des expériences ; c’est toute une histoire. Partir est peu commode et de même l’expliquer.

Mais en un mot, je puis vous le dire. Souffrir est le mot.

Quand j’arrivai dans la pomme, j’étais glacé.



(Henri Michaux, extrait de Magie, Lointain intérieur)
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sabine59   15 février 2019
Pour avoir vu un soir la beauté passer de Sophie Nauleau
Le brouillard qui est l'âme inquiète des rivières

s'est mis en marche vers l'hiver.

Quel savoir s'est perdu à la lisière du réveil ?

Les saules se ramassent l'échine basse : chats guettant

des taupes de fumée.(...)



Tant de choses nous sont cachées de la splendeur

du monde

derrière des rideaux de bruine et de buée

que l'on devine en cette énigme

l'âme même de la beauté.



Marc Alyn
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OumG   10 juin 2017
Poètes en partance de Sophie Nauleau
Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! Levons l’ancre !

Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !

Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,

Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !



Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte !

Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,

Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?

Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau !



(les Fleurs du Mal / le Voyage)
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