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Note moyenne 3.31 /5 (sur 157 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Birmingham, New York , le 23/05/1963
Biographie :

Ecrivain américain, auteur de romans policiers, parmi lesquels on compte des romans policiers historiques sous le nom de plume de Stephanie Barron.

Elle figure dans Great Women Mystery Writers, l'ouvrage d'Elizabeth Blakesley Lindsay consacré aux plus grandes femmes écrivains de romans de mystère.


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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchka   30 juillet 2020
Le Jardin blanc de Stéphanie Barron
Quand un être meurt, on dit que son fantôme nous hante parfois. Mais quand un livre est lu, refermé puis rangé, qu’advient-il de ce fantôme là ?

P.61
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nadiouchka   29 juillet 2020
Le Jardin blanc de Stéphanie Barron
Sissinghurst *

Lasse de nager dans l’onde du temps

Je lève les mains, laisse la surface se refermer,

Coule à travers siècles vers d’autres pays,

Et trouve enfouis le château et la rose.

Dans le temps et le sommeil enfouis,

Tellement endormis, envahis,

Qu’ici la mousse verdit la pierre

Et le lichen tache le donjon.

J’ai sombré dans une image, noyée d’eau,

Où ne tremble aucun vent ni ne pénètre nul bruit,

Illusoire, délicate au toucher, lointaine,

Chose au fonds du puits, des ans aussi profondément

Que dans les eaux d’une douve stagnante,

Pourtant dans ces salles en ruine

Je vais et je viens, et pas une ride, pas un frisson,

ne brise le reflet même si les flots frémissent.



VITA SACKVILLE-WEST, 1930.



* : poème dédié à Virginia Woolf et publié par Hogarth Press en 1931. L’auteure décrit le jour où son mari et elle firent l’acquisition du château de Sissinghurst. P.13
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missmolko1   29 octobre 2015
Jane Austen à Canterbury de Stéphanie Barron
Je fus incapable de lui répondre. J'avais le coeur lourd. Tant de jeunes dames, de bonne famille mais désargentées, sont contraintes d'accepter le quasi-esclavage de la condition de gouvernante ; condition ni humiliante ni gratifiante, mais oscillant le plus souvent entre les deux, selon les maisons et les personnes qui les emploient. Ces femmes vivent entre deux mondes, celui des domestiques et celui des gens de bien, sans vraiment appartenir à l'un ni à l'autre. elles ne cessent d'essuyer des reproches, endurent toutes sortes de menues privations, se voient constamment frustrées de leurs espoirs. Et elles terminent leur existence aussi pauvres qu'au premier jour, avec leurs maigres économies, ayant mis de côté sous à sous l'argent gagné au service successif de jeunes demoiselles écervelées à qui elles se sont efforcées d'inculquer quelque éducation ; leur beauté s'est fanée, et elles ont sacrifié les meilleures années de leur jeunesse.
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nadiouchka   31 juillet 2020
Le Jardin blanc de Stéphanie Barron
Il y avait des moments, pensa Jo avec une bouffée d’irritation, où elle comprenait trop bien la force de la maxime de Winston Churchill – à savoir que les Anglais et les Américains étaient un seul peuple divisé par une langue commune.

P.172
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Pecosa   14 juin 2012
Alibi club de Stéphanie Barron
Que les Allemands...

Il regarda par dessus son épaule le chaos de la Garonne, poursuivit:

... tuent leurs infirmes et leurs souffreteux comme du bétail malade. Polios. Handicapés mentaux... Epileptiques et tuberculeux. Vieillards ou enfants, peu importe. Ils sont tous arrachés à leur chère famille sous prétexte de "traitement spécial", et ensuite, c'est le certificat de décès qui arrive au courrier.

- Mon dieu, marmonna Hearst. Mais on ne peut pas...

- Euthanasier les gens? C'est comme ça qu'ils disent à Berlin. Un mot qui signifie "belle mort". La race supérieure se doit de paraître absolument parfaite pendant qu'elle dévore le monde., mon ami. Alors les autorités affrètent des autocars pour envoyer leurs citoyens "défectueux" dans des centres, principalement des hôpitaux, où ils sont enfermés dans une pièce équipée d'un système de distribution de monoxyde de carbone. une mort lente et atroce, monsieur Hearst. Grâce à I.G. Farben.

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missmolko1   11 août 2015
Jane Austen et le révérend de Stéphanie Barron
C'est une vérité universellement reconnue que le plaisir réside en général dans son attente et non dans son assouvissement éventuel ; a terme, en effet, il est toujours atténué par le retour de la routine quotidienne, alors insupportable au regard des joies récemment goutées.
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missmolko1   23 janvier 2016
Jane and the Canterbury Tale de Stéphanie Barron
"AH, MISS AUSTEN", CRIED MR. RICHARD TYLEN AS HE offered me a glass of claret this evening - most welcome, as the day had been exceedingly wet, and the crush of persons in the ballroom at Chilham Castle so great as entirely prevent me approaching the fire - "It has been an age since we met ! And yet you appear to greater advantage than ever, if I may permit myself to offer so blod a compliment. That gown is exceessively becoming. A shade exactly suited to a lady of your colouring."

As the gown was new, anda source of inordinate pride - the very kick of fashion and purchassed at breathless expense only six months before in Brighton - I blushed like a school-girl. "You flatter me, Mr. Tylden."
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Melisende   10 octobre 2012
Jane Austen à Scargrave Manor de Stéphanie Barron
Une fois délivrée de l'atmosphère étouffante de ces pièces au luxe ostentatoire et pesant, ma cousine poussa un soupir de soulagement.

- Cette pauvre Honoria est une atroce vieille rombière, déclara Eliza en gravissant le marchepied de la calèche dans un tourbillon de soie verte, mais au moins nous a-t-elle dit ce que nous voulions savoir.

[...]

- Je ne cesserai jamais de remercier le Destin de m'avoir conduite en France, répondit-elle comme l'attelage s'ébranlait. En allant à la guillotine, le comte a fait plus pour mon avenir qu'il ne le pouvait soupçonner. De fait, il m'a épargné l'épreuve de dépérir d'ennui à ses côtés, si bien que sa mort ne fut pas complètement inutile.
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missmolko1   23 janvier 2016
Jane and the Twelve Days of Christmas de Stéphanie Barron
Our eyes met soberly. “You are sketching a case for murder,” I said. “I thought it my duty,” he replied. “The evidence, you see, is melting.”
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missmolko1   23 janvier 2016
Jane Austen et la Sorcière du Derbyshire de Stéphanie Barron
Des moutons s’égaillèrent à l'approche du landau ; la splendide façade du château se dressait devant nous, avec sa profusion de fenêtres, son fronton central arborant fièrement le blason de Devonshire, ses pilastres ouvragés et ses linteaux de pierre sculptés - et surplombant le tout, au dessus de la surface plane de la gigantesque toiture, des urnes et des statues de l'époque antique. C'était un spectacle qui surpassait en élégance et en raffinement tout ce qu'il m'avait jamais été donné de voir ; et à l'idée que j'allais bientôt franchir les immenses portes de Chatsworth, et devoir m'efforcer de faire honneur à la splendeur des lieux, je sentis un frisson de terreur me parcourir des pieds à la tête.
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