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Les enquêtes de Jane Austen (Franc... tome 1 sur 15

Corinne Bourbeillon (Traducteur)
EAN : 9782702495612
446 pages
Le Masque (15/04/1998)
3.31/5   36 notes
Résumé :
La société du XIXè siècle ne laissait aux jeunes filles désargentées que bien peu d'alternatives : entrer en religion ou épouser un monsieur fortuné, généralement un gentleman, mais goutteux et d'un âge avancé. Isobel Payne, par son mariage avec Lord Scargrave a vu disparaître à la fois ses difficultés financières et ses plus douces illusions sur l'amour romantique. Du moins jusqu'à ce qu'elle rencontre le neveu de son mari. Le décès brutal du lord met donc la jeune... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Jane Austen qui mène l'enquête, voila un pari osé ! J'avais déjà découvert ce genre de roman avec un ouvrage de Gyles Brandreth qui mettait en scène le célèbre Oscar Wilde ou encore Joanna Challis qui elle avait choisi Daphné du Maurier qui m'avait beaucoup plu et ici j'ai la même impression.
Malgré quelques longueurs dans la narration, Jane Austen mène l'enquête avec beaucoup de perspicacité et Sherlock Holmes n'a qu'a bien se tenir.

J'ai beaucoup aimé l'intrigue et être plongé dans le procès de ses deux personnages que tout accuse mais qui sont et on le sait depuis le début innocent. le livre est très bien documenté et on découvre les moeurs de l'époque ainsi que quelques détails sur la vie de Jane Austen.

Stephanie Barron a une très belle plume, une écriture magnifique qui donne encore plus de poids au roman.

Jane Austen à Scargrave Manor est le premier tome d'une saga que j'ai très envie de découvrir et que je recommande pour tous les "fans" de la célèbre romancière anglaise.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Jane Austen fait partie de ces auteurs que j'aime d'amour et est une des seules pour laquelle je tente de lire, non seulement toute son oeuvre, mais également tout ce qui se fait autour. Et autant vous dire qu'autour de Jane Austen, il y a un paquet de trucs plus ou moins bons qui sortent tous les mois (oui oui, côté littérature anglo-saxonne, la grande Dame inspire toujours, 200 ans après avoir vécu !). Bref, Stephanie Barron fait partie des nombreux écrivains s'étant inspirés, plus ou moins largement, des écrits ou de la biographie de l'anglaise et en est, pour le moment, au onzième titre sur le sujet ! Jane Austen à Scargrave Manor est le premier de la série mettant en scène Jane Austen… en tant que détective ! Après tout, pourquoi pas ?
Dans sa préface, Stephanie Barron nous explique que ce roman est né de la découverte, chez des amis à elle, de manuscrits et lettres rédigés par Jane Austen elle-même ! Après quelques recherches sur internet, mon soupçon s'est confirmé : tout cela n'est que fiction. L'auteure s'amuse et nous offre un texte sorti entièrement de sa propre imagination. Et pour la petite anecdote, Stephanie Barron - de son vrai nom Francine Mathews - aurait apparemment travaillé comme analyste de la CIA pendant quatre ans !
Après cette mise en bouche, vous vous demandez toujours si j'ai aimé ou non ma lecture ? Et bien oui, j'ai apprécié. Je n'ai pas adoré mais j'ai été assez conquise pour envisager de lire le tome suivant dès que j'en aurai l'occasion.

Ce sont clairement les longueurs de la première moitié du texte qui pourraient entacher mon appréciation finale. En effet, il faut bien attendre la deux-centième page pour que l'enquête se mette véritablement en place. Avant cette limite qui correspond grossièrement, dans le fond, au début du procès, Stephanie Barron met en place son intrigue, son contexte et les personnages qui y évoluent. Je comprends ce choix et ne suis pas foncièrement contre, mais un peu plus de « peps » n'aurait tout de même pas été de refus. En revanche, une fois l'enquête vraiment lancée et Jane Austen pleinement investie de sa mission, le suspense est bien présent et les pages se tournent toutes seules : le lecteur veut connaître le nom du coupable et le mobile !
Le déroulement de l'enquête va donc exponentiellement. Au début, un seul homme trouve la mort et on pense celle-ci naturelle puis, par la suite, les évènements étranges se multiplient ainsi que les cadavres. Sans être vraiment extraordinaire, j'ai trouvé l'énigme plutôt bien trouvée et menée. Je me suis laissée entraîner aux côtés de Jane Austen et j'ai suivi la résolution avec beaucoup de curiosité. le nom du coupable et les explications du forfait sont amenés petit à petit. Tout cela m'a paru plausible et a réussi à me convaincre.

A part une ou deux scènes que j'ai jugées plutôt ridicules (dans ses relations avec un certain personnage et lorsqu'elle croise un « fantôme »), je trouve que Stephanie Barron s'est assez bien imprégnée de la biographie de Jane Austen et parvient à la mettre en scène de façon vraisemblable. Grâce à son esprit que beaucoup qualifie de vif, je n'ai aucun mal à l'imaginer dans la peau d'une « détective », observant et scrutant son entourage à la recherche du moindre indice, comprenant avant tout le monde l'assemblage du puzzle. Je pense que l'auteure connait bien la biographie de son héroïne mais également l'oeuvre de celle-ci puisqu' elle intègre des références aux romans de Jane Austen. Ces clins d'oeil sont amusants et agréables à retrouver pour ceux ayant lu son oeuvre.
De toute façon, il me semble qu'il faut avoir un minimum de « connaissances » sur Jane Austen et ses romans pour se lancer dans la lecture de cette série, sinon, même si l'enquête est divertissante, elle perd tout de même beaucoup de son intérêt. En effet, Stephanie Barron fait des parallèles entre ses personnages et ceux, célèbres, de son héroïne détective et installe un contexte très similaire aux romans de la Dame. On retrouve donc l'indispensable bal, les occupations féminines autour des broderies, la jeune demoiselle superficielle, la mère cherchant à tout prix à marier sa fille ou encore le jeune officier beau parleur. L'ensemble est bien construit et plutôt immersif. Je n'ai pas eu beaucoup de mal à être transportée dans ce manoir de Scargrave, auprès d'une Jane Austen détective en robe empire.

Comme dans la plupart des romans de l'anglaise (Persuasion, Orgueil et préjugés, Emma…), les personnages sont nombreux et leurs relations très enchevêtrées. La lecture des premières pages n'est alors pas très aisée (au début je confondais les deux frères Hearst) mais on s'habitue vite à la généalogie particulière de ces familles anglaises du début du XIXe siècle. Et c'est un parallèle supplémentaire que l'on peut faire avec les récits ayant inspirés Stephanie Barron, ce n'est donc pas un point complètement négatif.

L'ensemble du roman est écrit sous forme de journal intime, exclusivement du point de vue de Jane Austen. C'est assez agréable de pouvoir s'imaginer suivant les pensées de cette auteure que j'apprécie tant et même si, je sais qu'il s'agit d'une fiction, j'ai apprécié découvrir les réflexions et réactions de la romancière, ici transformée en détective.
Stephanie Barron a tenté de copier le style de Jane Austen et si, pour plusieurs éléments, elle s'en approche assez, dans l'ensemble, j'ai trouvé qu'il manquait quand même beaucoup de l'ironie mordante de mon auteure féminine favorite. Disons que même si l'action n'est pas ce qu'il y a de plus présent dans l'oeuvre de celle-ci, le style a quelque chose de « vivant »… Pour moi, les livres de Jane Austen ne sont pas du tout ennuyeux, ils ont une sorte de « peps », quelque chose d'unique. Ici, chez Stephanie Barron, je n'ai pas retrouvé cet élément, j'ai plus eu une impression de « mollesse » (surtout dans la première moitié). Ce n'est pas mal écrit, pas du tout, mais ça manque d'un je ne sais quoi.


On peut parfois reprocher la référence d'un livre à Jane Austen, souvent dans un but commercial mais ne rendant pas du tout hommage à l'auteure. Stephanie Barron n'a pas produit un chef d'oeuvre mais le lien à l'une des plus célèbres romancières anglaises n'est pas usurpé. « L'esprit Jane Austen » est, dans l'ensemble, bien respecté, et j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les réflexions de l'héroïne détective, malgré une première partie de roman un peu longue.
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« Lorsqu'une jeune dame du monde désargenté a le bon sens de répondre favorablement à l'affection qu'elle inspire à un aristocrate d'âge avance, veuf et pourvu en outre d'une belle situation financière,, l'on observe en général que l'union est fort intelligemment assortie pour les deux parties »

Décembre 1802, Jane Austen vient tout juste de refuser la proposition en mariage d'Harris Bigg-Wither. Afin de fuir la déception familiale, elle accepte de participer aux réjouissances données en l'honneur du mariage de son amie Isobel Payne et de Lord Scargrave.

Mais le drame n'est jamais loin…Et dans la nuit, le nouvel époux succombe à des douleurs intestinales. Très vite, on soupçonne un empoisonnement. Surtout lorsque des lettres anonymes accusent la veuve et l'héritier de s'aimer en secret et d'avoir complote cet assassinat.

Afin de soutenir son amie, Jane Austen décide de mener l'enquête…

Stephanie Barron, une romancière américaine, a imaginé toute une série de romans policiers dont l'héroïne n'est autre que Jane Austen. Vous connaissez mon amour pour cette auteure. Je n'ai donc pas pu résister à la tentation…

Dans ce premier volet, Jane, elle-même, sous la forme d'un journal intime, nous parle des incidents dramatiques dont elle a été le témoin quelques six mois auparavant.

« Ma plume est ma plus fidèle confidente, elle passe en revue les passions et les déceptions qui m'étreignent et que je n'ose même pas partager avec Cassandra, ma soeur ainée. »

J'ai bien apprécié ce choix de structure narrative car je trouve qu'il donne plus de dynamisme à l'intrigue. de plus, on partage mieux les émotions de Jane et les difficultés rencontrées par son amie Isobel Payne.

Cette dernière, comme beaucoup de jeunes femmes de peu de fortune de son époque, a été contrainte d'épouser un homme riche, de plus de vingt ans son ainé. Une arcane de l'histoire qui permet de rappeler la précarité du sort des demoiselles de bonne famille et le courage récent qu' a montré Jane Austen en refusant une union qui lui aurait assure un confortable avenir.

Comme la veuve est jolie et ne laisse pas indifférent l'héritier du titre, des soupçons se portent sur eux, dès que la mort par empoisonnement de feu Lord Scargrave est confirmée. Et redoublent quand un autre cadavre est découvert…

L'engrenage judicaire se met alors en marche. Un moyen pour le lecteur d'apprendre comment les enquêtes étaient menées au 19eme siècle et comment la noblesse était jugée par ses pairs lors d'un procès exceptionnel à Londres. Toutes ces scènes de comparution m'ont beaucoup intéressée.

De même, j'ai été très sensible à tous les détails qui nous sont donnés, au fil des pages, sur la vie quotidienne, la condition des femmes, le sort des cadets de bonne famille…

A ce talent de reconstitution de Stephanie Barron s'ajoute celui de forger une intrigue policière bien ficelée. Jusqu'au bout elle nous mène de fausse piste en fausse piste…Et je ne me doutais pas du suspect final.

Elle crée également une Jane Austen qui m'a semblé fidèle à l'idée que je me faisais d'elle. Une femme vive, intelligente, pleine de compassion et parvenue à un tournant de son existence…

Autour d'elle gravitent des personnages tour à tour émouvants, attachants, pittoresques voire ridicules, souvent échos de ses créations littéraires. Je n'ai pu m'empêcher par exemple de rapprocher Tom Hearst de Wickham ou Fanny Delahoussaye de Lydia Bennett.

Bref, vous l'aurez compris : Jane Austen à Scargrave Manor constitue un très bon polar historique. Je pense que je ne tarderai pas à me lancer dans la suite des aventures de cette romancière transformée en détective.
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{Abandon}

Je suis très fatiguée en ce moment, donc mon épuisement n'a peut-être pas aidé cette lecture. Mais, après 6 jours de tentative pour n'être arrivée qu'à la moitié du bouquin, j'ai dû me résoudre à abandonner.
Stephanie Barron, ou Francine Mathews, est une autrice états-unienne de roman policier qui offre sa plume au public depuis les années 90.

Dans "Jane Austen à Scargrave Manor", nous suivons le journal intime que Jane écrit alors qu'elle rend visite à son amie Isobel, récemment mariée au comte de Scargrave. Malheureusement, le comte meurt brutalement durant son séjour. Mais, est-ce vraiment un mort naturelle comme l'affirme son médecin ou plutôt un meurtre ? Notre chère Jane Austen devra mener l'enquête afin de protéger son amie des mauvaises langues...

Alors, comme vous l'aurez brillamment deviné, je n'ai pas aimé. Ce qui m'a le plus éreintée ce sont les chapitres trop longs et des passages trop lents. Je perdais facilement le fils et m'endormais à moitié sur ma lecture. En plus, des verbes de dialogue sont beaucoup trop souvent utilisés, en plus des descriptions au milieu des dialogues, ce qui casse le rythme des conversations des personnages. Ensuite, je ne trouve pas le personnage de Jane ou sa plume très en accord avec la vraie Jane Austen. La plume est plus en accord avec l'époque de l'autrice que celle de Jane Austen à mon goût et je ne retrouve pas la légèreté et l'ironie qu'on peut trouver dans les livres de Jane Austen. J'imagine qu'il faudrait se bourrer le crâne des écrits de Jane Austen pour copier son style, mais en tout cas, je ne trouve pas l'exercice réussi ici.
Pour son personnage, je trouve qu'elle a beaucoup d'égo, on est sur le type de femme différente, bien sûr en positif, des autres, montrée comme étant la meilleure qui soit. Bien que je sois fan de Jane Austen et que je l'admire, là, c'est un peu trop. La question du mariage est sans cesse remise sur le tapis alors qu'il me semble bien que la vraie Jane Austen préférait finir "vieille fille" et vivre avec sa soeur, Cassandra, et leur mère, plutôt que de faire un mariage sans amour, et elle n'était pas du genre à tomber amoureuse du premier venu. Elle semble aussi très critique envers les personnes alors qu'il m'a toujours semblé qu'elle critiquait plutôt la société que les gens en eux-mêmes. Surtout qu'il m'a parut que la Jane du livre rentrait les femmes et les hommes dans des clichés alors que la vraie Jane pensait plutôt que les gens avaient plus de choses à offrir que ces clichés.
Même pour l'enquête, j'ai plus eu l'impression de me retrouver face à Sherlock Holmes qu'à Jane Austen. Jane Austen était très intelligente et observatrice mais peut-être pas à ce point.
Du coup, avec tout ceci, je n'ai pas apprécié la fausse histoire de la préface et j'ai évité les astérisques rattachés à cette histoire. Si Jane avait été plus en accord avec la vraie Jane Austen, j'aurais peut-être plus apprécié cette histoire de lettres retrouvée puisque j'avais beaucoup aime un procédé similaire dans "Les Liaisons dangereuses" de Pierre Choderlos de Laclos.
J'ai tout de même jeté un coup d'oeil au résultat de l'enquête dans l'espoir de me convaincre de continuer, mais là non plus, je n'ai pas été convaincue.
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Jane Austen est venue passer les fêtes de fin d'année avec son amie Isobel Payne, devenue Lady Scargrave par son mariage depuis peu. Son époux, le comte de Scargrave, est bien plus âgé qu'elle. Alors qu'il donnait un bal en l'honneur de sa jeune épouse, il meurt subitement, quelques jours avant Noël. Très vite les soupçons se tournent vers Isobel et le neveu du comte, à qui cette mort pourrait bien profiter. Mais Jane est convaincue de l'innocence de son amie et va entreprendre de démêler l'écheveau de cette affaire en étudiant avec attention chaque personne alors présente à Scargrave Manor.

Je vais le dire d'entrée : j'ai beaucoup aimé, et j'ai mis tous les tomes déjà traduits en français dans ma wishlist. Parlons d'abord du côté Janéite de la chose. Pour quelqu'un qui vient d'achever la lecture de tous les romans austeniens et qui s'en désespère, c'était vraiment très agréable de retrouver Jane Austen de cette manière. Un avant-propos nous explique que l'auteure, Stephanie Barron, a retrouvé dans les papiers d'un couple d'amis des manuscrits de Jane Austen, ses journaux, où elle racontait cette désastreuse aventure de Scargrave Manor, et qu'elle s'était contentée de les faire publier. Bien entendu, c'est faux, mais cela nous permet de nous immerger dans l'histoire avec délices (Choderlos de Laclos avait également prétendu que les lettres de ses Liaisons dangereuses étaient vraies, il s'agit d'un procédé littéraire assez fréquent). J'ai senti, dès le début, combien Stephanie Barron aimait et admirait Jane Austen, et ça me l'a tout de suite rendue très sympathique et m'a encouragée dans ma lecture. Au fil du roman, on entendra parler de Cassandra sa soeur, de George Austen père, de Cassandra Austen mère, de son frère Henry et de son épouse, et également cousine, Eliza de Feuillide, et de quelques autres encore. Retrouver tous ces noms qui me sont familiers depuis ma lecture de la biographie de Claire Tomalin m'a fait plaisir, surtout pour Eliza, qu'on voit un peu plus que les autres. le récit est à la première personne, c'est Jane qui raconte, et elle parle peu d'elle. Il y a une allusion à sa brève histoire avec Tom Lefroy, certains de ses goûts comme la marche à pied ou la musique sont mis en avant, son mépris des inconvenances et de la sottise aussi. Dans l'ensemble, elle est assez effacée, car elle est toute tournée vers la résolution de l'affaire qui la chagrine beaucoup puisqu'elle touche de très près l'une de ses très chères amies. J'aimerais que dans les autres tomes sa vie soit davantage exploitée, qu'elle parle plus de sa nouvelle vie à Bath (l'histoire se déroule fin 1802 début 1803, au moment où la famille a quitté Steventon pour Bath, Jane a alors 27 ans) et de son entourage proche. Mais ce sont là des reproches assez minimes.

Sur l'intrigue policière en elle-même, je ne suis pas bien difficile, lisant peu de policiers à la base. Des plus fins connaisseurs que moi diront peut-être que c'était bof, pour ma part j'ai trouvé ça bien. Dès le début je voulais savoir qui était l'assassin, et certaines révélations m'ont étonnée. Je n'avais pas deviné qui c'était avant d'être très proche de la fin. On suit de toutes façons les réflexions de Jane Austen, c'est elle qui nous aiguillonne. J'aime mieux les policiers sans tout notre attirail moderne, donc suivre une enquête et les rouages de la justice au début du XIXème siècle en Angleterre m'a beaucoup plu ! Mon goût pur l'histoire a également été satisfait dans une certaine mesure, car on était alors dans une trêve dans la guerre contre Napoléon. le contexte historique était donc bien respecté, ainsi que tout le contexte social. de ce point de vue-là, on voit bien que Stephanie Barron a fait des recherches pour ne pas raconter de bêtises, et j'apprécie ça.

Parlons un peu des personnages autre que la narratrice pour finir. J'ai beaucoup aimé Fitzroy Payne (c'est pas pour rien qu'il est censé ressembler à Darcy !) et Lord Harold Trowbridge, qui est très surprenant. À l'inverse, Madame Delahoussaye et sa fille Fanny m'ont beaucoup déplu. J'ai également eu beaucoup d'animosité envers Marguerite, la bonne. le personnage de William Reynolds était sympathique et permettait d'en apprendre plus sur la conduite des affaires criminelles. Isobel était assez attachante, ou alors j'ai simplement suivi le mouvement quand la narratrice dit qu'elle lui voue une profonde amitié. Chacun avait son caractère, peut-être pas toujours assez fouillé, mais intéressant. J'étais contente d'apprendre leurs petits secrets au fur et à mesure, et j'étais parfois bien surprise (je suis un peu naïve aussi, hein).

Tout ça pour dire que oui, c'était bien, oui, je veux les autres tomes !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Une fois délivrée de l'atmosphère étouffante de ces pièces au luxe ostentatoire et pesant, ma cousine poussa un soupir de soulagement.
- Cette pauvre Honoria est une atroce vieille rombière, déclara Eliza en gravissant le marchepied de la calèche dans un tourbillon de soie verte, mais au moins nous a-t-elle dit ce que nous voulions savoir.
[...]
- Je ne cesserai jamais de remercier le Destin de m'avoir conduite en France, répondit-elle comme l'attelage s'ébranlait. En allant à la guillotine, le comte a fait plus pour mon avenir qu'il ne le pouvait soupçonner. De fait, il m'a épargné l'épreuve de dépérir d'ennui à ses côtés, si bien que sa mort ne fut pas complètement inutile.
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Recevoir la fortune et l'apparence de Fanny Delahoussaye, mais être en échange privée de la raison et de l'esprit que je me flatte de posséder, me serait assurément intolérable ; mais quand je vois la certitude avec laquelle elle forme des projets de mariage, et les facilités qui sont les siennes pour accéder à l'état conjugal, j'avoue que j'aimerais bien être à sa place, au moins pour quelques heures. J'ignore ce qu'il en est d'être à la fois belle et riche ; je ne dois mes conquêtes qu'à la vivacité de mon esprit et à mon caractère enjoué, lesquels m'ont permis de vaincre bien des préventions à mon endroit. Mais quelle femme se satisferait de bonne grâce de ce genre de victoires, s'il lui faut comme moi rester célibataire, tandis que d'autres jouissent du privilège de la beauté et de la fortune ?
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Les paroles que nous aurions voulu prononcer nous viennent quand tout espoir de conversation est passé.
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