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Note moyenne 3.55 /5 (sur 28 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Liban , 1966
Biographie :

Thierry Martin est un dessinateur de bande dessinée.

Alors que la guerre civile bat son plein, il quitte le Liban en 1975. Arrivé en France, il découvre Franquin, les Comics, Will Eisner, Moebius, Alfred Hitchcock, Terry Gilliam et Hayao Miyazaki.

Diplômé d'Art Graphique aux Beaux Arts de Perpignan puis en 1991 à l'école Nationale des Beaux Arts de Nancy, il développe son goût pour la mise en scène et le dessin en suivant un stage de story-board dans l'animation à l'école des Gobelins à Paris. Il en réalise ainsi pour l'animation T.V. et le cinéma d'animation.

Il publie sous le pseudonyme de "Matrix'"une série intitulée "Le Pil" avant de collaborer avec Jean-Marc Mathis en 2005 pour "Vincent, mon frère mort vivant" chez Soleil.

son blog : http://thierry-martin.blogspot.fr/
page Facebook : https://www.facebook.com/thierry.martin.775
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Masterclass captée lors de la 39ème édition du festival Quai des Bulles. En complément de l'exposition qui lui est consacrée, Thierry Martin revient sur son parcours d'auteur jalonné par ses influences et sa longue expérience dans le secteur de l'animation.


Citations et extraits (5) Ajouter une citation
hupomnemata   03 octobre 2014
Résonances du readymade de Thierry Martin
Bien que les tubes d'étain ou de cuivre fussent déjà en usage à la fin du XVIIIe siècle pour la conservation des couleurs à l'aquarelle, ce n'est qu'autour de 1830-1840 que des tubes de peinture à l'huile devinrent disponibles sur le marché. C'est un peintre devenu fabricant de couleurs, l'Américain John Rand, qui serait le premier à avoir fabriqué à une échelle industrielle des couleurs à l'huile en tubes d'étain. L'indice de cette simple innovation technologique sur l'avenir de la peinture est considérable, et on aurait tort de n'y voir qu'un progrès pratique ayant libéré les peintres d'une servitude somme toute extrinsèque à leur art. Avec l'invention de la photographie, dont elle est contemporaine, la diffusion du tube de couleur représente un des deux points d'application spécifiques de l'industrialisation sur la pratique des peintres. Comme la photographie, elle est donc ce par quoi les peintres furent directement menacés dans leur tradition artisanale : le tube de couleur les a certes libérés d'une tâche fort mécanique, il n'en a pas moins introduit le division du travail dans un métier qui a toujours cherché, tant que faire se peut, à garder le contrôle sur tout le processus de production. Ce qu'on appelle le modernisme, en peinture, et qui commença alors, n'est peut-être au premier chef que l'histoire opiniâtre - et inachevée à ce jour - de la résistance des peintres à la division du travail que leur imposa l'industrialisation, sous les espèces d'une double concurrence : avec la photographie, directement, et plus discrètement, avec l'industrie des pigments. On s'accorde à situer les débuts de la peinture moderne au moment où les peintres de paysage abandonnèrent les artifices de l'atelier pour aller chercher la lumière du jour. En soumettant leur pratique aux contraintes de la production in situ, c'est bien sûr avec la photographie que les peintres entrèrent en concurrence directe. Ils le firent en imitant l'adversaire et en se comportant comme si leur oeil et leur main formaient avec la toile un appareil enregistreur de lumière. Ils mécanisèrent leur propre corps au travail, comme pour mieux résister à la reprise de la part mécanique de leur métier par l'adversaire photographique.
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Jeanmarc30   18 novembre 2018
Au nom de l'art de Thierry Martin
Avec Duchamp, "il est permis de faire n'importe quoi" n'est pas la formule de l'autorisation, elle ne libère pas les auteurs. Elle est bien, mais par jeu de mots seulement, la formule de la profanation : elle libère le profane, elle l'autorise à juger.

(.)

La loi ne fait pas qu'interdire, elle oblige. J'appelle donc moderne l'artiste dont le devoir est (était, fut, a été ?) de faire n'importe quoi. c'est un devoir et non un droit. C'est un commandement que l'artiste moderne reçoit et non une autorisation qu'il se donne.
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hupomnemata   03 octobre 2014
Résonances du readymade de Thierry Martin
Comme toujours, mime l'adversaire pour mieux lui résister. Puisque la division du travail s'est déjà introduite dans le métier, le peintre étant désormais un consommateur de l'industrie des pigments, il s'agit de l'accepter et de déplacer pour ainsi dire la résistance à la division du travail le long du processus de production, tout en la transposant au plan esthétique où elle prend sens (et où le divisionnisme mérite doublement son nom). De l' " industrialisation" délibérée de la main du peintre résulte en effet une division du travail déplacée, qui n'est plus simplement technique mais esthétique, et que la doctrine divisionniste prône et reconnaît : avec la séparation de l'oeil et de la main, c'est l'éxécutant qui se sépare de l'auteur et du spectateur. Pour l'esthétique classique, la fonction de l'auteur était une combinaison de culture et de savoir-faire, un contenu mis en forme par le métier artisanal. L'auteur et l'exécutant faisaient un. La fonction du spectateur était de se tenir dans un état de réceptivité passive - cet état que l'esthétique classique nomme contemplation et désintéressement - et d'exercer son goût, d'évaluer le degré d'excellence de la culture et du savoir-faire dont l'auteur-exécutant faisait étalage. Le divisionnisme instaure une nouvelle division esthétique du travail : la fonction d'auteur inclut désormais celle de spectateur et exclut, autant que possible, celle d'exécutant. Ce n'est plus l'oeil qui reste passif ou réceptif, c'est la main, dans la mesure où elle ne fait plus qu'obéir automatiquement aux commandements que l'oeil lui communique, déjà encodé dans les discriminations ready-made fournies par les cartes de couleurs des fabricants de pigments. Au spectateur revient à présent la tâche de procéder dans sa rétine au mélange optique de l'image pointilliste, devenant ainsi le partenaire actif de l'auteur (qui est bien sûr aussi le premier spectateur de son oeuvre).
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Thierry Martin
gavarneur   14 juillet 2016
Thierry Martin
Je suis convaincu que le readymade représente un paradigme extrêmement général de la question de l'art pour toute la modernité, après Duchamp, bien sûr, mais aussi avant. Je suis loin d'être le seul à avoir senti qu'avait dans le readymade comme une théorie latente de l'art, et c'est souvent dans les œuvres qui ont suivi qu'elle s'est vue révélée ou explicité. Cela dit, un grand artiste ne saurait être l'otage d'une théorie, ni de la sienne ni de celle des historiens dans mon genre qui viennent après lui.



(Interview parue dans Libération le 17 juin 1989)
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Erik_   05 novembre 2020
Nam-Bok de Thierry Martin
Ne fatiguons pas la seule bouche que nous avons pour en parler. Heureux celui qui sait prendre son temps pour aller plus vite !
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