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Note moyenne 3.97 /5 (sur 32 notes)

Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Wurtzburg (Allemagne) , le 05/12/1901
Mort(e) à : Munich (Allemagne) , le 01/02/1976
Biographie :

Werner Karl Heisenberg (5 décembre 1901 à Wurtzbourg, Allemagne - 1er février 1976 à Munich) était un physicien allemand. Il fut l'un des fondateurs de la mécanique quantique. Il est lauréat du prix Nobel de physique de 1932 « pour la création de la mécanique quantique, dont l’application a mené, entre autres, à la découverte des variétés allotropiques de l’hydrogène1 ».

Source : fr.wikipedia.org
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Werner Heisenberg
petch   25 janvier 2013
Werner Heisenberg
L'objet de la recherche n'est plus la nature en soi, mais la nature livrée à l'interrogation humaine, et dans cette mesure l'homme ne rencontre ici que lui-même.
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Danieljean   06 février 2016
La partie et le tout de Werner Heisenberg
Est-il tout à fait absurde d’imaginer, derrière les structures régulatrices du monde dans son ensemble, une « conscience » dont elles expriment le « dessein »? Bien entendu, poser ainsi la question, c’est encore ramener le problème sur le plan humain, car le mot « conscience » a été formé à partir de l’expérience humaine ; donc, en toute rigueur, il ne faudrait pas l’employer en dehors du domaine humain. Cependant, si l’on se soumettait à de telles restrictions, il ne serait pas permis non plus, par exemple, de parler de la conscience d’un animal. Or, on a tout de même l’impression que cette façon de parler a un certain sens. On sent, toutefois, que le sens du mot « conscience » devient à la fois plus large et plus nébuleux lorsque l’on cherche à l’étendre en dehors du domaine humain.



(…) « Tu as dit tout à l’heure que même le langage des images et des paraboles qu’utilisent les vieilles religions ne t’est pas étranger, et que tu ne peux dont pas accepter les restrictions des positivistes dans ce domaine. Ta as également laissé entendre qu’à ton avis les diverses religions, avec leurs images très variées, tendent en définitive à exprimer le même état de choses, et que cet état de choses -selon tes paroles- est fondamentalement relié au problème des valeurs. Qu’as-tu voulu dire par là ? Et cet « état de choses », comme tu dis, qu’a-t-il à voir avec ta conception de la vérité ? »



« Le problème des valeurs, dis-je, c’est l’ensemble des questions : Que devons-nous faire? A quoi devons-nous aspirer? Comment devons-nous nous comporter? Le problème est donc posé par l’homme et par rapport à l’homme ; c’est le problème de la boussole qui doit orienter notre chemin à travers la vie. Cette boussole a reçu des noms très divers dans les différentes religions et idéologies : le « bonheur », la « volonté divine », le « sens de la vie », pour n’en citer que quelques-uns. Cette diversité des appellations indique en fait l’existence de différences très profondes en ce qui concerne la structure mentale des divers groupes d’hommes. je ne veux certes pas minimiser ces différences. Néanmoins, j’ai l’impression que, dans toutes ces formulations, il s’agit des relations des hommes avec l’ordre central du monde. Bien entendu, nous savons que, pour nous, la réalité dépend de la structure de notre conscience , le domaine objectivable ne constitue qu’une petite partie de notre réalité. Mais, même là où l’on recherche le domaine subjectif, l’ordre central intervient et nous refuse le droit de considérer les structures de ce domaine-là comme le fruit du hasard ou de circonstances arbitraires. »
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Danieljean   06 février 2016
La partie et le tout de Werner Heisenberg
...le principe d’incertitude, observateur et observé ; « nul ne peut s’étonner que nous physiciens soyons obligés dans ce cas de faire de la statistique, un peu comme une société d’assurances-vie doit faire des calculs statistiques en ce qui concerne l’espérance de vie de ses nombreux assurés. Mais, fondamentalement, on avait tendance à supposer en physique classique que l’on pouvait, au moins en principe, suivre le mouvement de chaque molécule individuelle et le déterminer selon les lois de la mécanique newtonienne. Autrement dit, du point de vue de la physique classique, il existait apparemment à chaque instant un état objectif de la nature dont on pouvait déduire l’état qui se présenterait à l’instant suivant. En mécanique quantique, il en va tout autrement. Nous ne pouvons pas effectuer d’observation sans perturber le phénomène à observer ; et les effets quantiques, se répercutant sur le moyen d’observation utilisé, entraînent d’eux-mêmes une certaine indétermination en ce qui concerne le phénomène à observer. Mais c’est à quoi Einstein ne veut pas se résigner, bien qu’il connaisse parfaitement les faits. Il pense que notre interprétation ne peut pas constituer une analyse complète des phénomènes ; que, dans l’avenir, il devrait être possible de trouver des paramètres différents, supplémentaires, caractérisant le phénomène, et qui devraient permettre de le déterminer objectivement et entièrement. Mais cela est certainement inexact.
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JCLDLGR   02 novembre 2019
La partie et le tout de Werner Heisenberg
La science traite du monde matériel objectif. Elle nous place devant une tâche qui consiste à faire des affirmations justes en ce qui concerne la réalité objective, et à comprendre les corrélations qu'elle comporte. La religion au contraire, traite du monde des valeurs. Il est question de ce qui doit être, de ce que nous devons faire, et non de ce qui est. Dans la science il s'agit de ce qui est juste ou faux ; dans la religion, il s'agit de ce qui est bon ou mauvais, de ce qui a de la valeur ou n'en a pas. La science est à la base de l'action utilitaire, la religion est la base de l'éthique.
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Danieljean   06 février 2016
La partie et le tout de Werner Heisenberg
Il ne peut y avoir une description visuelle de la structure de l’atome, car une telle description -parce que visuelle, précisément- devrait se servir des concepts de la physique classique, concepts qui ne permettent plus de saisir les phénomènes. Vous comprenez bien que, en tentant de faire une théorie de ce genre, on entreprend une tâche a priori impossible. Car nous devons dire quelque chose de la structure atomique, mais nous ne possédons aucun langage qui nous permette de nous faire comprendre. En un sens, nous sommes dans la situation d’un navigateur qui a échoué dans un pays lointain où non seulement les conditions de vie sont tout à fait différentes de celles qu’il connaissait dans sa patrie, mais où il ignore même totalement le langage des gens qui y vivent. Il a besoin de communiquer avec ces gens, mais il ne possède aucun moyen en vue d’une telle communication.
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lanard   07 novembre 2016
Le Manuscrit de 1942 de Werner Heisenberg
L'état, par exemple, dans lequel le monde nous devient étranger et séparé de nous comme par un rideau de brume peut être transformé en un autre état par la sympathie d'un ami qui nous demande si nous allons bien; on compterait bien d'autres exemples encore d'une situation de connaissance identique.

Aussi peut-on désigner comme l'un des premiers caractères spécifiques du niveau de réalité dont il s'agit dans les sections qui suivent la juxtaposition (Nebeneinander) des deux faits suivants; celui que la réalité dépend pour un part considérable de l'état de notre âme et que nous pouvons dans cette mesure transformer le monde monde à partir de nous-mêmes; et celui que l'effet de cette capacité de transformation se dérobe pourtant en partie à l'objectivation justement parce que les hommes sont différents et se comportent différemment à l'égard du monde et parce que cet état créateur de l'âme appartient à l'océan de ses processus inconscients, dont aucun ne peut être amené à la surface de la conscience sans modification.

Ce second point est en connexion étroite avec encore une autre circonstance importante: la force de l'âme, qui lui permet de transformer le monde, ne peut pas être dirigée par la volonté humaine. Nul ne peut obtenir par exemple, même en tendant à l'extrême toutes les forces de sa volonté, qu'apparaisse entre soi et un autre homme la relation que nous appelons l'amour. Au contraire, un sentiment instinctif nous dit que la volonté est un instrument totalement inadapté au maniement de la partie de notre âme dans laquelle s'accomplissent les modifications décisives de la réalité. Lorsqu'on dit que nous pouvons transformer le monde par les forces de l'âme, il faut donc ajouter que nous ne pouvons pourtant pas opérer cette transformation selon notre volonté.

Par ailleurs, la capacité des hommes à comprendre est illimitée et il existe aussi à cet effet des chemins pour influencer les facultés créatrices de l'âme à partir de la conscience. Les doctrines religieuses, par exemple, où la contemplation occupe une place centrale, contiennent des prescriptions circonstanciées quant à la manière dont les hommes doivent se comporter pour conserver et renforcer les forces de l'âme. Au fond, toute éthique est sans doute aussi en partie un recueil de telles prescriptions, faites pour conserver l'âme en bonne santé. Il est clair que seul un observateur superficiel peut voir dans la loi éthique un dénigrement de la vie de l'individu au profit de celle de la communauté et une limitation de la liberté. Pour qui voit clair, elle est un recueil d'expériences séculaires au sujet de la manière dont il faut se comporter afin d'"être heureux" - au sens où les Anciens l'entendaient ou, selon le langage des chrétiens, de "trouver grâce aux yeux de Dieu", ou encore, selon le chemin de pensée de cette section, de "protéger les facultés créatrices de l'âme". On comprendra que sur le plan des principes ces trois formulations différentes veulent dire la même chose.
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lanard   07 novembre 2016
Le Manuscrit de 1942 de Werner Heisenberg
On pourrait objecter ici qu'à notre époque, justement, une grande partie de l'humanité s'est expressément détachée de toute attache religieuse. Mais en réalité, même les attaches se sont dénouées avec les religions dans lesquelles il est expressément question de Dieu, il s'est pourtant créé un espace pour des attaches religieuses d'une autre nature, dans lesquelles, par exemple, le mythe est envisagé en faisant abstraction autant que possible des facultés créatrices de l'âme. Pour une partie de l'humanité, il est manifeste que l'éloignement à l'égard des religions connues jusqu'à présent n'est qu'une préparation à contracter de nouvelles attaches, et l'apparition de religion-de-ce-monde (Diesseits-Religionen) aussi stupéfiantes que le national-socialisme et le bolchevisme indique qu'ici s'ouvre peut-être la voie de nouveaux changements décisifs dans la structure de la conscience humaine. Pour une autre partie de l'humanité - notamment dans le monde anglo-saxon -, c'est une attache d'une autre nature qui s'est depuis longtemps substituée à la religion antérieure. Cette autre attache est associée aux expériences (Erlebnis) des premiers grands esprits des Temps modernes qui ont découvert qu'il y avait encore à côté de la forme chrétienne de la réalité issue de la révélation une autre réalité (Realität) objective, qui a trouvé ensuite sa voie royale avec l'apparition de la science de la nature des Temps modernes. Pour une grande partie de l'humanité d'aujourd'hui, la réalité est purement et simplement identifiée à ce niveau de la réalité objectivable, qui forme le fondement de tout critère de valeur. l'adoption de conception de la valeur est tout aussi inconsciente que dans n'importe quelle religion; elle n'est fondée que pour une partie des croyants sur la répétition des expériences (Erlebnis) des esprits qui l'ont établie, tandis que la grande masse d'entre eux ne perçoit sans doute ces mêmes expériences que comme quelque chose de vague et d'obscur. Les répercussions de l'esprit humain dans le monde objectif matériel peuvent toutefois exercer une emprise sur beaucoup d'hommes; la vue d'un navire gigantesque par exemple, ou celle des gratte-ciel de Manhattan, peut instiller en nous un étonnement où nous trouvons distinctement la trace des puissances démoniques aux l'homme s'est ici attaché; et peut-être la force de conviction de la Weltanschauung anglo-saxone repose-t-elle sur des expériences (Erlebnis) de ce genre.
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Werner Heisenberg
BigDream   02 octobre 2015
Werner Heisenberg
L'observateur influence l'observation.
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lanard   06 novembre 2016
Le Manuscrit de 1942 de Werner Heisenberg
Il est clair que ce qui nous émerveille encore et toujours dans la science est le phénomène (phänomen) qu'une structure s'associe comme spontanément des structures nouvelles et que ce lacis de structures finit par couvrir un vaste domaine avec lequel la structure initiale n'avait absolument aucune relation. Cette force formatrice de formes (formbildend) que possède une structure une fois explicitée caractérise la véritable essence d'une connaissance scientifique, et l'étroite parenté qui existe entre la science et l'art se manifeste de nouveau à cet endroit très distinctement.

On trouve également ici une réponse à une question qui a été souvent soulevée: celle de savoir pourquoi il n'est pas possible de produire de grandes réalisations artistiques dans le style d'une époque antérieure, ni de parvenir encore aujourd'hui à des connaissances scientifiques significatives dans le domaine, par exemple, de la physique classique ou de la théorie hégélienne de l'histoire. Les domaines qui pourraient être ordonnés au moyen de telles pensées ont déjà reçu leur agencement dans une époque antérieure de la science et la force formatrice de formes de ces pensée antérieures a depuis longtemps saisi tout le matériau qui était capable de produire un tel agencement. Une grande réalisation scientifique n'est de nouveau possible que si, les temps ayant changé, un matériau nouveau est offert à la pensée humaine; il faut que le four de fusion des processus historiques libère un matériau nouveau épuré, qui attend dès lors la cristallisation qui établira pour toujours sa forme future. Le fait que des idées scientifiques décisives soient souvent explicitées par des hommes différents presque en même temps et indépendamment n'est pas moins naturel que le fait qu'il se forme souvent en différents endroits et indépendamment, au cours de la fusion de solidification, des cristallisations qui font alors apparaître le cristal presque en même temps de différents côtés.
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lanard   07 novembre 2016
Le Manuscrit de 1942 de Werner Heisenberg
Si nous pensons à l'époque qui va suivre, le plus grand danger qui nous menace vient sans doute de la confusion des puissances du bien et des puissances du mal. A une époque où l'attache avec les anciennes religions a disparu, le danger que les démons s'emparent de l'autorité des dieux est d'autant plus grand; et les démons s'allient toujours à ce fantôme radieux qui a plongé les hommes dans l'erreur à toutes les époques, le fantôme de la puissance politique.

Pour voir ici les choses plus nettement, nous devons nous rappeler avant tout que la puissance politique s'est fondée encore et toujours sur le crime. Le fait que la puissance politique finisse par avoir des effets bénéfiques lorsqu'elle prend la forme d'un agencement dans une grande communauté humaine ne rend pas la situation meilleure pour autant. Les hommes cherchent toujours, dans le déploiement de la puissance, à s'annexer par la violence brutale ceux qui ne se soumettent pas spontanément à l'agencement de la communauté. Aussi bien le banal slogan: "Et si tu ne veux être mon frère, je te brise le crâne" a-t-il encore cours aujourd'hui dans chacune des grandes sphères de la puissance politique.
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