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Note moyenne 3.46 /5 (sur 14 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : préfecture de Fukushima , le 17/03/1898
Mort(e) à : Tokyo , le 30/12/1947
Biographie :

Riichi Yokomitsu, de son vrai nom Toshikazu Yokomitsu, est un écrivain japonais appartenant au courant moderniste expérimental.

Il commence à publier dans des dōjinshi tels que Machi (Rue) et Tō (Tour) après avoir intégré l'Université Waseda de Tokyo en 1916, qu’il quitte sans diplôme.

En 1923, il publie "Nichirin" (Soleil), "Hae" (Une mouche) et autres dans le magazine Bungeishunjū, titres qui font connaître son nom.

L'année suivante, il fonde la revue Bungei-Jidai avec entre autres Yasunari Kawabata (1899-1972).
Yokomitsu et d'autres écrivains liés au Bungei-Jidai sont collectivement appelés le "Shinkankakuha", c'est-à-dire la nouvelle école des sensations, qui porte un intérêt particulier à la sensation et à l'objectivité scientifique.

"Atama narabi ni hara" (Les chefs et les ventres), publié cette année-là, est considéré par le monde littéraire japonais comme une nouvelle forme d’écriture.

"Haru wa bacha ni notte" paraît en 1926 et parle de la maladie mortelle de sa femme d’une façon lyrique et sensible. "Kikai" (Machine), paru en 1930 décrit son obsession grandissante pour l’idée qu’un principe mécanique pourrait régir le comportement humain. En 1935, il publie "Ron Shosetsu Junsui", un essai dans lequel il décrit ses idées sur le roman.
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Bibliographie de Yokomitsu Riichi   (1)Voir plus

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Citations et extraits (6) Ajouter une citation

Himiko fut entraînée vers la salle de banquet dont on avait recouvert le sol de nattes de bambou tressé. Sur les feuilles de chêne denté dont le vert éclatait à la lumière des torches, s'alignaient des grenouilles de montagne arrosées de suc de poivrier du Japon, et des crabes de montagne, du gingembre, des carpes, des baies d'alkékenge et des fruits de kiwaï encore verts. Puis c'était au milieu de récipients débarrassés de leur couvercle un amoncellement de salaisons de cerf et de sanglier enveloppées dans des prêles des champs fraîches. A côté, dans de grandes jarres de terre cuite, le parfum entêtant de l'alcool noble de riz décortiqué flottait parmi la lueur des torches.

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Un jour, alors qu'il revenait des confins, le fils du sukuné des soldats, Kawaro, qui se tenait debout, près d'une source, s'approcha de lui. Il indiqua les naseaux dilatés du cheval de Nagara en lui disant :

"Prince, fais donc boire un peu d'eau à ton cheval. Ton cheval a le souffle coupé."

Nagara l'écouta et descendit de cheval. A cet instant, une jeune fille surgit des filaments pendants d'un saule, portant une jarre d'eau dans ses bras tremblants. C'était la petite soeur de Kawaro, Katori, qui obéissait à l'ordre du sukuné des soldats. Traînant derrière soi la queue d'une parure recherchée couleur de chanterelle, elle s'approcha de la source pour y puiser l'eau. Un bouquet de cheveux noirs tomba en glissant de ses épaules ; il s'entortilla sur le bras blanc tendu, puis rejaillit vers la surface de la source éclairée par les rayons du soleil. Nagara, retenant son cheval par la bride, contemplait sa figure. Elle plaça posément la jarre remplie d'eau devant son cheval, et, inclinant son visage empourpré, se mit à nouer sur sa poitrine les filaments du saule.

Enfin, le cheval redressa la tête hors de la jarre.

"Dans le palais du pays Na, c'est toi la plus belle."

Sur ces mots, Nagara sauta à cheval.

Le visage altier de Katori, s'empourprant d'un degré, disparut derrière le rideau du saule.

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En entendant le chuchotement d'Oe, en sentant la force de sa poitrine haletante, elle se jeta sur elle comme un bouquet de fleurs effondrées.

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« Le groupe des vierges s'en revenait des abords d'une source lovée au creux de la colline, leurs jarres d'eau calées sur la tête ; elles disparurent en chantant au milieu d'un bois d’Albizias. Sur les rocs entourant la source, en arrière, une fleur de scirpe encore fraîche gisait écrasée parmi les fragments de jarre. Puis le soleil s’inclina vers l'ouest au-dessus de la baie d’Ariaké qui s'élargissait au loin, au pied de la colline. »

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Au milieu d'un buisson d'abutilon, un lièvre rêvait d'un faucon qui l'avait visé en plein jour.

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L'éclat d'un sourire cruel jaillit de nouveau de ses pupilles limpides pour se répandre à travers la nuit calme comme un suc empoisonné.

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