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Editions des Femmes


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Dernières critiques
Pluma_Atramenta
  23 mai 2022
Dialogues de bêtes de Sidonie-Gabrielle Colette
Me voici de nouveau bluffée.



Ah, Colette... La sauvage et soyeuse plume de Colette... cette plume implacable, insaisissable, et qui s'écoule à flots ronds jusqu'à nos imaginations embuées... Merveille ! Nous voilà soudain tout éclairés. A la lecture, nous sommes bouillonnants de sensations, pleins de belles images de jardins soleilleux et pleins de rire - aussi - de découvrir de si drôles animaux que Kiki-la-Doucette et Toby-Chien. La drôlerie et l'humour sont subtils, cependant. A travers "Dialogues de bêtes" (un recueil de nouvelles à la structure théâtrale) nous partons à la découverte du quotidien de nos bien-aimés compagnons bestiaux ; on s'informe de leur caractère, de leur goût de vivre et de leur "triste tendresse qui leur fait si vite battre le cœur". C'est à la fois doux et lourd. C'est en même temps simple et inimitable. C'est profondément tendre.

C'est du Colette.
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mfrance
  22 mai 2022
Adolphe de Benjamin Constant
Début du 19è siècle, en plein romantisme naissant, avec sa cohorte de sentiments exacerbés,

le jeune Adolphe traîne son ennui, on pourrait dire sa Sehnsucht ou bien sa Saudade, dans une ville provinciale, au sein d'une petite principauté allemande, comme il y en avait tant au 18è et 19è siècle.

Alors, envieux de l'élan amoureux de l'un de ses amis, il se découvre (s'invente) une passion pour la maîtresse du Comte de P ..., de dix ans son aînée, jeune femme éblouissante et inaccessible, digne, à ses yeux, d'accueillir ses transports amoureux.

Pour lui, Ellenore devient l'inaccessible idole, placée sur un piédestal et devant laquelle on se prosterne .... jusqu'au moment où, ayant cédé aux instances de l'amoureux, elle devient une femme comme toutes les autres ! .... certes avec son charme, mais, aux yeux d'Adolphe, avec aussi ses humeurs, sa jalousie, ses caprices ....



Alors cette liaison, au début ardente, va peu à peu se consumer et les transports de la passion vont dériver vers la tiédeur des sentiments. "Je me plaignis de ma vie contrainte, de ma jeunesse consumée dans l'inaction, du despotisme qu'elle exerçait sur toutes mes démarches." gémit Adolphe.

Enfin arrive le désamour et puis l'ennui et Ellenore n'inspire plus "qu'une pitié mêlée de fatigue".



Benjamin Constant scrute avec précision les émois de ce jeune homme assez antipathique, tourmenté, indécis, excessivement imbu de lui-même, égoïste, alors même qu'il se croit altruiste.

Il décortique les humeurs et les sentiments d'Adolphe et détaille avec finesse les déchirements, les disputes, les incompréhensions mutuelles séparant peu à peu ces êtres qui n'osent pas ou ne savent pas exprimer le fonds exact de leurs sentiments.



Ellenore, quant à elle, se jette à corps perdu dans cet amour qui illumine sa maturité et n'hésite pas à tout sacrifier à Adolphe, son protecteur, ses enfants, et sa position sociale pour vivre intensément les feux de ce qu'elle sait être le dernier grand amour de sa vie.



Entre errements et égarements de l'âme, tout cela finement conté, remarquablement disséqué, le lecteur se prend d'affection pour Ellénore, cette femme si mal aimée, et prend en grippe Adolphe, dont les atermoiements finissent non seulement par le lasser, mais lui font détester ce lamentable héros, qui, comme il le dit lui-même : "Nous sommes des créatures tellement mobiles que les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver."



Le lecteur, quant à lui, tout ébloui qu'il soit par le talent de Benjamin Constant à décrypter et transcrire si parfaitement les tourments du jeune Adolphe, finit par être exaspéré par ce jeune homme et referme ces confessions avec soulagement !

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Lorene91
  21 mai 2022
Une chambre à soi de Virginia Woolf
Grande réflexion de Virginia Woolf sur la dépendance des femmes aux hommes. Pourquoi les femmes ont moins de droits que les hommes? Pourquoi les femmes écrivains devaient rester dans le salon ou la salle à manger pour écrire,et les hommes avaient un bureau pour ça?

Virginia Woolf explique avec dérision et autodérision pourquoi les hommes nous sont prétendument supérieurs. Il y'a donc une touche d'humour mais également quelques longueurs.

Ce livre fait réfléchir sur l'évolution des droits des femmes et que ces acquis sont, malheureusement, fragiles.

Ce n’est pas le livre que je comparerai ici mais plutôt l'auteur qui me fait penser à Simone De Beauvoir et Simone Veil. Elles ont toutes lutté pour les droits des femmes.

J'ai aimé ce livre et je le conseille, il permet de comprendre la pensée de cette époque (1917).
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