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Note moyenne 3.7 /5 (sur 183 notes)

Nationalité : Brésil
Né(e) à : Tchechelnyk, Ukraine , le 10/12/1920
Mort(e) à : Rio de Janeiro , le 09/12/1977
Biographie :

Clarice Lispector est une femme de lettres ukrainienne naturalisée brésilienne.

Née de parents juifs en Ukraine alors que sa famille se préparait à s’installer au Brésil. Au moment de leur arrivée au Brésil, elle avait seulement deux mois.

Après la mort de sa mère en 1929, sa famille s'est déplacée à Rio de Janeiro, alors que Clarice avait déjà 14 ans. Là, elle a étudié le droit et a épousé son camarade de classe Maury Gurgel Valente. Après qu'il est entré dans le corps diplomatique brésilien, elle a voyagé en sa compagnie en Europe, vivant à Naples, Berne, Torquay (Angleterre) et Washington. Elle est retournée au Brésil en 1959.

Clarice Lispector parlait l'anglais, le français et possédait plus ou moins plusieurs autres langues, particulièrement l’italien et l’allemand. En 1944, elle publiait son premier roman "Près du cœur sauvage". Quand le roman a été publié, plusieurs ont prétendu qu’elle était influencée par les œuvres de Virginia Woolf ou James Joyce, mais elle n’avait alors lu ni l’un ni l’autre. Ce roman, comme toutes les œuvres à venir est marqué par une focalisation intense sur les états intérieurs, les émotions les plus profondes. On retrouve également dans son oeuvre, le sentiment de l’exil, l’étrangeté au monde et la mélancolie.

Traductrice, elle signe le texte portugais du roman policier "Hercule Poirot quitte la scène" d'Agatha Christie. Son dernier roman est "L'Heure de l'étoile". Clarice Lispector est morte d’un cancer, juste un jour avant son 57ème anniversaire et elle a été enterrée dans le cimetière juif de Caju à Rio de Janeiro.
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Rodrigo S. M. s'attarde sur le sort de Maccabée, une femme sans charme et sans esprit du Nord-Est brésilien. Autour d’elle gravitent des avides et des ambitieux qui ne lui donneront rien. En observateur distant, l’auteur fictif auquel Sterenn Guirriec prête sa voix vibrante fait le récit de cette vie misérable, dépourvue d'amour, qui tiendrait en un souffle, prête à s'évanouir. Ultime roman de Clarice Lispector, publié en 1977, l'année de sa mort, « L’heure de l’étoile » est le chef-d'œuvre de sa maturité. Avec un regard sans concession, l'autrice s'attaque aux injustice sociales et aux ravages de la pauvreté. Le CD MP3 est accompagné d'un livret de présentation de Paulo Gurgel Valente, fils de Clarice Lispector, traduit par Didier Lamaison. Le texte français, traduit du portugais brésilien par Marguerite Wünscher, revisé par Sylvie Durastanti, a paru en 1984, réédité en 2014, aux éditions des femmes-Antoinette Fouque. Direction artistique : Francesca Isidori.

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Citations et extraits (236) Voir plus Ajouter une citation
genou   18 février 2020
Le Bâtisseur de ruines de Clarice Lispector
Mais heureusement, notre entendement se fait au travers des mots perdus et des mots sans signification ; s'il n'en était pas ainsi, pauvre serait notre compréhension mutuelle.
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blanchenoir   28 mars 2016
Agua viva de Clarice Lispector
Pourquoi les choses, un instant avant d'arriver, paraissent-elles déjà être arrivées ? C'est une question de simultanéité du temps. Et voilà que je te pose des questions et elles seront plusieurs. Parce que je suis une question.
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nadejda   18 juillet 2013
Agua viva de Clarice Lispector
Mes mots déséquilibrés sont le luxe de mon silence. J’écris par pirouettes acrobatiques et aériennes -- j’écris à cause de mon profond vouloir parler. Quoique écrire ne me donne que la grande mesure du silence. p 19
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nadejda   20 juillet 2013
Agua viva de Clarice Lispector
J'entre lentement dans mon offrande à moi-même, splendeur déchirée par le chant ultime qui semble être le premier. J'entre lentement dans l'écriture ainsi que je suis déjà entrée dans la peinture. C'est un monde enchevêtré de lianes, syllabes, chèvrefeuilles, couleurs et mots -- seuil d'entrée d'ancestrale caverne qui est l'utérus du monde, d'où je vais naître.



(...) Ce que je te dis doit être lu rapidement comme quand on regarde.
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karamzin   07 mai 2021
Chroniques de Clarice Lispector
...

Une femme poète : Maria Marly de Oliveira



Sur Marly ont déjà écrit, entre autres, [...], à Rome, l'un des plus grands poètes italiens, Ungaretti.

Pourquoi le grand public ne la connait-elle pas ? [...] Parce que Marly est si modeste qu'il me surprendrait qu'elle finisse par autoriser la publication de ses livres. Il se trouve, pourtant, qu'il existe un cycle fatal chez l'écrivain : l’œuvre entre en gestation, est écrite, et puis comme un enfant qui doit naître, elle est publiée, et dès lors elle n'appartient plus à son auteur. Il suffit pourtant de lire Marly pour l'admirer, la respecter et, ce qui est si important, pour l'aimer.

[...]

Je transcris ici l'un de ses poèmes, « Contact », dédié à Carlos Drummond de Andrade :



Tombe un froid, une lumière

sur l'invocation angoissée, la multiple

vaine espérance de lèvres dissonantes ;

et pendant ce temps, ah, quel réconfort,

au milieu des désencontres malheureuses,

au désir d'aimer qui ne rencontre

qu'en lui-même des empreintes naissantes

d'amour, de savoir que ce même amour peut enfin

se passer de ce qui lui serait dû,

au lieu de la flamme, la froide

lumière d'un désert froid, au lieu de l'orgiaque

festin, cette acception muette,

sans défense qui me consomme,

et m'habite de telle façon le non désert

et la longue simulation est allumée tout près.



Et de cette façon je pense

à la sève qui circule, à l'eau vive

sous le brûlant désert, la chaleur, l'humidité

de l'ombre qui s'esquive,

non de l'amour, non de la compréhension

de ceux qui sont disposés à écouter

et à voir et donc à aimer : parcimonieux sens,

source imprécise d'une communication,

aussi sensible que ferme et disposée,

tant le pouvoir de l'émotion

de la découverte, du trouble

dans ce que l'on comprend ou fait,

dans cette distraction heureuse et vague

de quelqu'un qui se promène silencieux sur un quai,

sans penser à des mystères ou à des jamais plus.



Verdure convoitée,

rêves qui ouvrent des fenêtres sur l'illimité

de l'intouchable et de la perfection, où les contradictions

entre ce qui existe et moi

ne se repoussent pas, se recherchent, amoureusement

dans le réel, comme je le comprends, toujours ferme,

et tellement irréversible d'une certaine façon,

malgré cette vive succession

de miroirs, qui peut bien confondre

l'appréhension et le savoir

duplicatifs, qui dans l'acceptation

peut-être sans comprendre

se trouve être ce que recherche ma main

en touchant ta main, dans un même acte

d'amour et de contact.



― 6 Mars 1971 / p.260
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Anseaume   13 mai 2021
La femme qui a tué les poissons de Clarice Lispector
Il y a des grandes personnes qui sont si ennuyeuses! Vous ne trouvez pas? Elles ne comprennent même pas l’âme d’un enfant. Un enfant n’est jamais ennuyeux.
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blanchenoir   11 mars 2016
Le Bâtisseur de ruines de Clarice Lispector
Il avait à présent tous les sens dont dispose un rat, plus un avec lequel il constatait ce qui lui arrivait : la pensée. C'était la façon la moins dénaturée de s'en servir.
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blanchenoir   06 mars 2016
Le Bâtisseur de ruines de Clarice Lispector
Pour le moment, l'homme en fuite restait assit sur la pierre parce que, s'il avait voulu, il aurait pu ne pas s'asseoir sur cette pierre.
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blanchenoir   01 avril 2016
Agua viva de Clarice Lispector
La vie oblique ? Je sais bien qu'il y a un désaccord léger entre les choses, elles se choquent presque, il y a un désaccord entre les êtres qui se perdent les uns les autres entre des mots qui ne disent presque plus rien. Mais nous nous entendons presque dans ce léger désaccord, dans ce presque qui est la seule forme de supporter la vie en plein, car une rencontre brusque face à face avec elle nous effraierait, affolerait ces délicats fils de toile d'araignée. Nous sommes de travers pour ne pas compromettre ce que nous pressentons d'infini autre dans cette vie dont je te parle.
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blanchenoir   13 mars 2016
Le Bâtisseur de ruines de Clarice Lispector
Dégonflé, avec ses lunettes, tout ce qu'il croyait prêt à être dit s'évaporait, à présent qu'il voulait le formuler. Ce qui avait empli ses journées de réalité se réduisait à rien devant l'ultimatum du dire.
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