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Note moyenne 3.94 /5 (sur 6198 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Londres , le 25/01/1882
Mort(e) à : Rodmell, East Sussex , le 28/03/1941
Biographie :

Virginia Woolf, née Adeline Virginia Alexandra Stephen, est une femme de lettres anglaise.

Elle est une petite fille fragile qui ne pourra suivre des études normalement. Fille du philosophe et écrivain Sir Leslie Stephen, Virginia est marquée par l'enseignement de son père, érudit et austère, qui encourage sa curiosité intellectuelle. Elle perd sa mère en 1895 puis son père en 1904 et s'installe ensuite à Londres dans le quartier de Bloomsbury. Elle souffre déjà de dépression et se consacre alors entièrement à l'écriture.

À cette époque, elle reçoit dans sa maison un cercle d'amis (Bloomsbury Group), dont Leonard Woolf qu'elle épousera, et Vita Sackville-West, avec laquelle elle entame une liaison qui durera tout au long des années 1920. Après la fin de leur liaison, les deux femmes resteront amies. Cependant, Virginia et Léonard ont des liens très forts et fondent ensemble la maison d'édition Hogarth Press en 1917 qui publiera K. Mansfield et une bonne partie de l'œuvre de T. S. Eliot. Elle commence à militer pour le droit de vote des femmes et participera toute sa vie à la cause féministe ("Une chambre à soi", 1929). En 1922 paraît "La Chambre de Jacob", texte novateur qui tente de s'éloigner des canons de la narration (influence de Proust et de Joyce).

Son style est constitué de voix intérieures, de rythmes poétiques, d'envolées lyriques. Elle se révèlera comme une des grandes voix sensibles de la littérature avec ses deux romans suivants, "Mrs. Dalloway" et "La promenade au phare", publiés respectivement en 1925 et en 1927. Son roman "Les vagues" lui donne une reconnaissance auprès du grand public.

Également critique, elle dissèque les œuvres de Wells ou de Galsworthy. Régulièrement en proie à de graves crises dépressives, elle se sent devenir folle.

Elle poste son dernier manuscrit "Entre les actes" puis dépose, le 28 mars 1941, une lettre sur le bureau de son mari où elle annonce son suicide (elle se jettera dans la rivière Ouse près de sa maison dans le Sussex). Elle lui écrit : « J'ai la certitude que je vais devenir folle : je sens que nous ne pourrons pas supporter encore une de ces périodes terribles. Je sens que je ne m'en remettrai pas cette fois-ci. Je commence à entendre des voix et ne peux pas me concentrer. Alors je fais ce qui semble être la meilleure chose à faire. Tu m'as donné le plus grand bonheur possible... Je ne peux plus lutter, je sais que je gâche ta vie, que sans moi tu pourrais travailler.»
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Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/christine-orban-soumise-53563.html Rien de prémédité dans le parcours littéraire de Christine Orban mais une envie d'extérioriser, de dire les choses, d'exister, elle qui a toujours gardé une certaine retenue, une timidité certaine. Pour elle qui se reconnait tellement dans le personnage de Virginia Woolf, nul doute que l'écriture a été une façon de s'ouvrir au monde, Elle se rêvait psychanalyste, son père l'emmène vers des études de droit. Mais finalement, en 1986, quitte ou double, Christine Orban décide que sa vie s'articulera désormais autour de l'écriture. Sort, avec succès, son premier roman, « Les petites filles ne meurent jamais » qui lui ouvre les portes du monde littéraire. Les titres s'enchainent dans lesquels elle raconte les femmes, leur fragilité, leur combat, leurs doutes, leurs enthousiasmes. « J'étais l'origine du monde », « Deux fois par semaines », « Fringues » ou encore « Mélancolie du dimanche », un titre qui lui ressemble tant Christine Orban cultive ce vague à l'âme mêlé de rêverie. Citons aussi « le pays de l'absence » ou le très joli « N'oublie pas d'être heureuse » dans lequels elle se dévoile. Mais la romancière sait aussi être essayiste, racontant avec la fluidité de sa plume les destins de femmes célèbres telles Joséphine de Beauharnais ou Marie-Antoinette. Dans ce dernier livre de Christine Orban, « Soumise » qui vient de paraitre chez Albin Michel, elle nous propose un nouveau portrait de femme. Mais loin des fastes d'une cour, qu'elle soit impériale ou royale, il s'agit cette fois-ci d'une femme qui fit tout pour se cacher du monde, s'éloignant de toute vanité. Voici Jacqueline Pascal, la soeur de Blaise. 2023 marque le 400ème anniversaire de la naissance du génial Blaise Pascal. A la lecture du livre, on découvre que le fameux philosophe et physicien n'aurait pas eu le même parcours sans sa soeur, Jacqueline. Elevés dans un foyer aimant, les deux enfants restèrent fusionnels toute leur vie. Très tôt, Jacqueline développa un réel talent d'écriture, notamment en poésie, récitant même devant la reine de France, Anne d'Autriche, et le cardinal de Richelieu. C'est pourtant vers la religion qu'elle va se tourner, rejoignant Port Royal et les enseignements jansénistes, devenant soeur Sainte Euphémie. Pourquoi ce choix ? Et si finalement, au-delà de son amour de Dieu, cette entrée dans les ordres était une façon de trouver enfin son autonomie, de s'affranchir de ce frère à l'amour étouffant. Si le livre est une plongée dans ce grand siècle de Louis XIV, avec la sensibilité et l'élégance de sa plume, Christine Orban nous raconte surtout le destin d'une femme à la modernité incroyable, cherchant à être elle-même dans une époque où la condition féminine n'avait que peu de reconnaissance. « Soumise » le nouveau livre de Christine Orban est publié chez Albin Michel.

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Citations et extraits (1682) Voir plus Ajouter une citation
Virginia Woolf
milamirage   20 mars 2013
Virginia Woolf
" Chacun de nous a son passé renfermé en lui, comme les pages d'un vieux livre qu'il connaît par cœur, mais dont ses amis pourront seulement lire le titre. "
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Virginia Woolf
Nastasia-B   01 septembre 2014
Virginia Woolf
Dans le mariage, il faut un peu de liberté, un peu d'indépendance pour vivre ensemble, chaque jour de la vie, dans la même maison.



MRS DALLOWAY.
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Virginia Woolf
Jooh   25 mai 2014
Virginia Woolf
Ce qui compte c'est se libérer soi-même, découvrir ses propres dimensions, refuser les entraves.
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Nastasia-B   16 octobre 2014
Mrs Dalloway de Virginia Woolf
Dans l'intimité, on peut faire ce que l'on veut. On peut pleurer si personne ne regarde.
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Virginia Woolf
wiggybis   11 juin 2013
Virginia Woolf
Aucun de nous n'est complet en lui seul.
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ay_guadalquivir   31 mars 2010
L'art du roman de Virginia Woolf
Le seul conseil en effet qu'une personne puisse donner à une autre à propos de la lecture c'est de ne demander aucun conseil, de suivre son propre instinct, d'user de sa propre raison, d'en arriver à ses propres conclusions.
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Virginia Woolf
milamirage   30 mai 2013
Virginia Woolf
Je ne crois pas à la valeur des existences séparées. Aucun de nous n'est complet en lui seul.
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Nastasia-B   02 septembre 2014
Mrs Dalloway de Virginia Woolf
C'était l'heure, entre six et sept, où chaque fleur s'embrase — les roses, les œillets, les iris, les lilas ; blanche, violette, rouge, orange profond ; chaque fleur semble brûler de son propre feu, douce et pure, dans les plates-bandes embrumées.
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Virginia Woolf
Nastasia-B   14 septembre 2018
Virginia Woolf
Mais qu'est-ce que " soi-même " ? L'être que l'on voit ? ou l'être que l'on est ?



FLUSH : UNE BIOGRAPHIE, Chapitre III.
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Nastasia-B   05 novembre 2014
Mrs Dalloway de Virginia Woolf
Étonnant, incroyable ; elle n'avait jamais été aussi heureuse. Rien ne pouvait être assez lent ; rien ne pouvait durer trop longtemps. Il n'y avait pas de plus grand plaisir, pensa-t-elle en redressant les chaises, en repoussant un livre sur l'étagère, que d'en avoir fini avec les triomphes de la jeunesse, après s'être perdue à force de vivre, que de trouver le bonheur, dans un choc délicieux, quand le soleil se levait, quand le jour finissait.
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