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Plon

Plon est une maison d'édition française fondée en 1852 par Henri Plon et ses deux frères. Les publications sont principalement orientées vers l’histoire politique, la littérature et les sciences humaines, à travers les collections Documents et Mémoires, Romans, Feux Croisés (littérature étrangère), Terre Humaine et Romans jeunesse.

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Ambages
20 septembre 2017
Le Maître des illusions de Donna Tartt
Ils forment un club fermé au sein de l'université, centrés autour d'un professeur atypique de grec. Étudiants brillants et majoritairement fortunés, ils vivent dans un autre temps, celui des grandes lettres, de la force de l'esprit sur les choses. Ils se cherchent mais se noient dans l'alcool et les cigarettes. Ce petit cénacle a ses propres règles et ses perversités. L'arrivée d'un nouveau, Richard, vient éclairer le lecteur puisqu'en tant que narrateur, il relate les faits et tente de comprendre ce qui se passe dans ce groupe. Jusqu'au drame.

Je crois que ce qui est le plus sournois dans ce roman c'est la manière dont Donna Tartt tient le lecteur du début à la fin. Bien que le drame soit connu relativement tôt dans ce récit, je suis restée accrochée dans cette ambiance pesante, à la lourde noirceur, à chercher constamment qui tirait réellement les fils. Qui était le maître des illusions ? Mais pour autant le plaisir n'était pas linéaire. J'ai eu l'impression que certains chapitres n'apportaient pas grand chose ou plus exactement que le narrateur n'était pas omniscient comme je le pensais. De là certains chapitres auraient du m'éclairer plus avant et je n'étais pas plus avancée que cette brave andouille amorale de Richard.
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Kid
20 septembre 2017
Les naufragés : Avec les clochards de Paris de Patrick Declerck
Ce livre est de loin le meilleur de tous les temps sur le monde de la rue, à savoir ceux qui n'ont que les étoiles comme toit. Chaque ligne m'arrache une larme de souffrance et une autre d'incompréhension. Comment dans une société dite moderne on peut laisser des hommes crever à petit feu dans la gangrène, l'alcool, l'abrutissement, l'oubli ? Oui cela fait mal de voir ces survivants peu à peu disparaître dans le sous-vivant.



L'auteur a fait plus que les suivre, il s'est immergé dans ce labyrinthe souterrain, chez ceux qui n'appartiennent plus au monde des hommes. Il les a côtoyés ivres, vociférants, comateux, hagards, obscènes, malades, incontinents, mourants et toujours puants. Il s'est joint à eux pour mieux les comprendre, lui le psychanalyste spécialisé dans l'écoute des gens en détresse. Quelle abnégation rare de nos jours !



Ce livre n'est pas un chef d'oeuvre pour cette unique raison, le style est bon, l'oeil vif, le trait perspicace. L'humour n'est pas absent, l'espoir non plus. Si le monde des clochards était l'enfer sur terre, la condamnation de l'homme déchu, de la créature dénaturée ? Personnellement je ne peux pas observer un SDF dans la rue sans me remettre en cause. Moi, pas lui. Moi et la société. Moi qui comme la plupart de mes chers concitoyens laissent plus ou moins se dérouler cette misère à ciel ouvert. Moi qui comme vous tous ou presque acceptons des dirigeants politiques qui par leur inaction cautionnent cette hécatombe ! Qui pour voter un revenu minimum universel sans traiter les bénéficiaires de profiteurs et d'assistés ?



Mais bordel de pétard de courge... les vrais assistés dans ce pays ce sont les députés, les cumulards qui s'endorment sur leurs biftons, pas les gens dans la rue, pas votre voisin, pas votre collègue, pas les réfugiés ! On est tous dans la même merde ! Tous des victimes des capitalistes qui se moquent du peuple, qu'importe sa couleur ! Les assistés ce sont ceux au sommet, ceux qui font mine de servir la patrie alors que leur patrie c'est leur compte en banque ! Ceux qui dépensent toujours plus et donnent toujours moins !



Ils marchent en titubant, en claudiquant, en geignant, en gueulant, en buvant. " Vaisseaux fantômes et mystérieux ". Que faisons-nous.... nous les navires de plaisance ? C'est si normal d'aider les plus démunis que l'on oublie souvent de le faire. Ils ne sont pas beaux à voir, alors on ne veut pas les voir. Leur monde est aussi cruel que le nôtre, parfois plus. Les règles sont aussi injustes que celles du Moyen-Age mais leur donner des leçons est hors de question. Notre société ne vaut guère mieux. On s'y bat pour une place de parking, pour une place dans une file d'attente, pour un regard de travers, pour une critique littéraire qui déplait. Quelle différence entre eux et nous ?



Il m'est arrivé récemment d'ouvrir ma maison à un jeune couple (26-27 ans environ) qui faisait la manche dans la rue en jouant de la musique. J'étais révulsé de les voir déballer leur pitance et de manger assis sur le caniveau aux yeux de tous et surtout des miens, les autres passants filant à leurs occupations, comme si je m'étais introduit dans leur salon. Ils ont pris une douche chez moi, ils sont restés un moment et ont ressenti cet instant comme le plus grand bienfait de l'humanité. Ils me remerciaient tout le temps. Pourtant c'était moi le plus gêné, moi qui avais honte de ce luxe que je possédais et qu'ils n'avaient pas.



Une plongée en enfer mais l'enfer est-il sous terre ou sur terre ? Nous qui les avons abandonnés, valons-nous plus que ces gens sans toit qui nous montrent la lumière en nous offrant l'ombre ?



Merci.... merci d'apprécier cette critique ou mieux encore........ sivouplé....... de laisser un commentaire ! :-) Messieurs-Dames, à vot' bon coeur !
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Acidus
19 septembre 2017
Le Gachis des Généraux de Pierre Miquel
« Le gâchis des généraux... ET DES POLITIQUES ». Voilà comment aurait dû s'intituler ce documentaire de Pierre Miquel. A travers celui-ci, l'historien français dénonce les fautes, l'incompétence et la manque de préparation des généraux mais aussi des hommes politiques durant la Première Guerre mondiale ; cette guerre qui a coûté tant de vies humaines.





Dans cet ouvrage aux propos limpides, l'auteur critique cette vision partagée des hauts gradés et des politiques (notamment du gouvernement) du manque d'importance du facteur humain. Qu'importe les pertes en soldats tant que la victoire se présente ! Et pourtant, les erreurs qui menèrent à des reculs, à des mutineries, à des carnages furent nombreux. Les poilus en furent les premières victimes alors qu'un général pouvait craindre, au pire, le limogeage.





Rien de bien nouveau dans ce livre. Les arguments développés par Miquel sont pour la plupart connus mais il en fait une bonne synthèse avec des exemples, de la perte du fort de Douaumont à l'incompétence du général Duchêne en passant par le massacre du Chemin des Dames. Ce documentaire n'est sûrement pas assez détaillé pour le lecteur averti mais sera très utile au profane désireux de se pencher sur ce sujet.
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