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Plon est une maison d`édition française fondée en 1852 par Henri Plon et ses deux frères. Les publications sont principalement orientées vers l’histoire politique, la littérature et les sciences humaines, à travers les collections Documents et Mémoires, Romans, Feux Croisés (littérature étrangère), Terre Humaine et Romans jeunesse.

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Journal d'un curé de campagne

Il est difficile de "critiquer" un chef d'oeuvre. Ce livre, écrit sous la forme d'un journal, narre la lente destruction d'un homme jeune qui se perd dans les méandres de la foi. Une fluctuation constante entre l'espoir et le désespoir, la souffrance et l'illumination. La mort, très vite, semble inéluctable. Ce n'est pas une mort complétement consentie. Mais le prêtre l'accepte car il n'est jamais parvenu à s'accepter lui-même. La critique sociale est sous-jacente, mais ce n'est pas le noyau de l'oeuvre. La folie peut-être, car il y a dans la litanie des tourments une anomalie: celle de ne jamais fermer les yeux sur ce que le monde et les hommes sont, du moins ce que l'on croit qu'ils sont. L'écriture peut paraitre aujourd'hui compassée ou désuète quand elle n'est que flamboyance, ciselure, compacité. Bernanos disait de ce livre qu'il ne pouvait pas en parler car il l'aimait. Or, il ne se complaisait pas dans l'autosatisfaction. L'oeuvre échappe à son auteur et devient un joyau universel.
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Mémoires d'Hadrien

😍😍😍Pour dire la vérité, j'ai lu ce livre un peu à contrecœur, par curiosité. Je voulais vérifier que c'était bien le chef d'œuvre de Marguerite Yourcenar et qu'elle était bien la seule autrice à mériter le titre de Grand auteur. J'avais déjà été éblouie par son style et son érudition dans L'Oeuvre au noir mais, askip, Les Mémoires d'Hadrien étaient encore mieux. Je me suis forcée parce que, franchement, l'histoire antique ça m'ennuie et Hadien, j'en ai rien à carrer.

Et bien, la magie a opéré: non seulement j'ai trouvé ces (fausses) mémoires passionnantes mais j'ai été subjuguée par les filins humanistes que Yourcenar tend entre le monde antique et le notre, entre l'invisible et le visible. Tout résonne ! Tout fait échos mais sans artifice: l'autrice n'a pas cherché à plaquer son époque sur l'antiquité comme ceux qui aujourd'hui réecrivent l'histoire à la sauce progressiste, non, c'est vraiment Hadrien qui nous parle. Il nous parle de sa jeunesse, de ses désirs, de ses amours, de politique, de gouvernance, d'art, de religion, de la maladie, de la mort. Il n'est pas notre contemporain mais il est notre frère humain, un grand frère malheureusement disparu.



Alors oui je confirme, c'est un chef d'œuvre.
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Le Père Goriot

Qu’il est cruel le récit du « Père Goriot », ce vieux commerçant prêt à tout perdre pour le bonheur social de ses filles ! Car il ne paie pas de mine, cet homme âgé, discret et rabougri qui habite la pension de Mme Vauquier, au cœur du quartier latin. On lui donnerait la charité tant il fait pitié, sans se douter que ses deux filles vivent comme des princesses aux yeux de la bonne société parisienne, à ses frais. Trop fières pour demander à leurs maris l’argent qu’elles dépensent pour leurs amants, elles préfèrent accepter celui de leur père tout en refusant de le recevoir chez elles… une histoire de convenances voyez-vous !



Dans ce jeu de dupes, un homme est déterminé à tirer son épingle du jeu. Eugène de Rastignac, étudiant en droit, arrivé sur Paris bercé d’ambitions. Il découvrira bien assez vite que sa réussite dépend uniquement de sa capacité à plaire et séduire les femmes de la haute société. Touché par la générosité inconditionnelle de son voisin, Rastignac aidé du perfide Vautrin va peu à peu mettre en place un stratagème pour utiliser la vanité des filles du Père Goriot à leurs dépens.



Il y a un plaisir insoupçonné à lire Balzac les soirs de mai, retrouver les rues de Paris et se dire que finalement rien n’a vraiment changé : ni les hommes, ni Paris. Et que dire de ce style flamboyant qui nous captive dès la description de la pension Vauquier jusqu’aux loges de l’Opéra, avec une finesse et une précision quasi-cinématographique, sans jamais oublier une touche bien placée d’ironie moqueuse !
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