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Minerva

Minerva est une maison d`édition suisse rachetée par le groupe La Martinière en 1993 et spécialisée dans l`édition de livres pratiques, de cuisine ou beaux livres.

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Dernières critiques
charlene_bzh
  25 juillet 2021
Les Raisins de la colère de John Steinbeck
En Oklahoma, les tracteurs remplacent petit à petit la main d'oeuvre. Les petites exploitations ne sont plus rentables, les métayers sont chassés de chez eux sans aucun avenir, ni aucune compensation. La famille Joad fait parti de ceux là. Nous allons les suivre dans leur périple pour arriver jusqu'en Californie où on leur promet travail et richesse.



Une alternance de chapitres entre la fuite de la famille Joad vers l'ouest et de chapitres narratifs expliquant la réalité de cette émigration forcée. Ils sont comme un plongeon, une explication du roman. J'ai beaucoup aimé ces chapitres. J'aurai pu souligner tellement de phrases chocs.



Un roman qui malheureusement est toujours d'actualité, sur la surconsommation, la course au meilleur prix, les travailleurs pauvres, la richesse et l'enrichissement des grandes entreprises au détriment des plus petites.



Une lecture riche et terriblement réaliste.



"Le conducteur était assis sur son siège de fer et il était fier des lignes droites qu'il avait tracées sans que sa volonté fut intervenue, fier du tracteur qu'il ne possédait ni n'aimait, fier de cette puissance qu'il ne pouvait contrôler. Et quand cette récolte poussait et était moissonnée, nul homme n'avait écraser entre ses paumes les mottes chaudes et n'en avait laissé couler la terre entre ses doigts. Personne n'avait touché la graine, ni imploré ardemment sa croissance. Les hommes mangeaient ce qu'ils n'avaient pas produit, rien ne les liait à leur pain. La terre accoucahit avec les fers et mourait peu à peu sous le fer ; car elle n'était ni aimée, ni haïe, elle n'était l'objet ni de prières ni de malédictions. "
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PaulineDeysson
  25 juillet 2021
Les Raisins de la colère de John Steinbeck
Nul n’ignore le désastre économique qu’a représenté la Grande Dépression dans les années 1930 aux États-Unis. On se souvient moins, peut-être, de la catastrophe humaine qui marqua cette époque : après avoir lu Les Raisins de la Colère, il devient impossible de l’oublier. Steinbeck y met en scène la famille Joad, expropriée et contrainte de quitter son Oklahoma natale pour émigrer en Californie. À travers ces individus en quête d’une vie meilleure, d’un travail et d’un avenir, qui ne rencontrent partout que mépris et racisme, la petite histoire rencontre la grande Histoire : c’est un chef d’œuvre poignant, violent, où l’amour et la haine s’entrelacent dans la lutte pour la survie.



Les Raisins de la Colère alterne les points de vue des différents Joad. Principalement centré autour du fils cadet Tom Joad, qui sort de prison au début du roman et porte sur son pays dévasté un regard neuf après plusieurs années d’isolement, le récit donne à voir, à travers des dialogues habilement menés et une narration indirecte libre efficace, les pensées de ses parents, grands-parents, frères et sœurs. Les chapitres relatant le périple des Joad alternent avec des chapitres à narration externe qui dépeignent le contexte dans lequel s’inscrit ce que traversent les personnages, décuplant l’horreur du capitalisme qui broie leur vie ainsi que des millions d’autres. Au fil du voyage, la famille se délite, les personnalités s’exacerbent et les rôles s’inversent alors que la mère prend le pas sur le père et que la tendresse triomphe paradoxalement de la méfiance.



Déroutant : tel est le terme qui me vient à l’esprit pour résumer Les Raisins de la Colère. Les trente chapitres du livre donnent à voir une sourde montée en puissance. On attend un orage, une tempête, une explosion devant l’injustice et les tragédies qui frappent les Joad ; le roman s’achève cependant sur la perspective lointaine du printemps, plutôt que sur l’hiver tout proche qui guette les personnages. Agriculture de masse, environnement, économie, immigration, ce texte donne à réfléchir sur le cœur humain mais aussi sur toutes les composantes du monde moderne, et particulièrement sur les entreprises qui déshumanisent leurs créateurs et leurs collaborateurs jusqu’à l’autodestruction. John Steinbeck signe ici un récit inoubliable et rappelle, non sans une cruelle ironie, que la poursuite du bonheur fait partie des droits fondamentaux de l’être humain (dixit la Déclaration d’indépendance des États-Unis).



J’ai été particulièrement surprise par la fin du roman et je n’ai cessé d’y repenser pour tenter d’y trouver un sens. C’est pour moi une image emplie d’une grande délicatesse, de poésie mais aussi d’une détermination sans faille qui, en dépit de tout, pousse à se battre pour un monde meilleur même si, comme dans Des souris et des hommes, le lecteur est ici laissé seul juge des actions des protagonistes.



Pauline Deysson - La Bibliothèque
Lien : http://www.paulinedeysson.co..
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LemonCello
  22 juillet 2021
Les Raisins de la colère de John Steinbeck
Magistral,

Un chef d’œuvre …



Ce livre est époustouflant et vient se placer directement dans mes livres préférés. J’avais un peu peur de m’attaquer à ce monument en même temps qu’il m’attirait…

C’est la 1ère fois que je lis Steinbeck et je découvre un style parfait. Moi qui ne suis pas une grande fan des descriptions, je suis tombée en amour avec les siennes. L’histoire est bouleversante et on fait comme partie de la famille Joad.

J’aurais d’ailleurs bien aimé continué de faire un peu de chemin avec eux …

Je ne vais pas en dire plus, il faut juste le lire.
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