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Le Masque

Fondé en 1927 par Albert Pigasse, Le Masque est une maison d’édition française qui se consacre exclusivement à la littérature noire, et est notamment l`éditeur historique d’Agatha Christie. Les éditions du Masque proposent également plusieurs collections : les Grands Formats, pour les auteurs de demain, la collection Labyrinthes, en format poche, et MsK, pour les jeunes lecteurs.

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Collections de Le Masque



Dernières parutions chez Le Masque


Dernières critiques
morigny
  09 mai 2021
Un démon sous mes yeux de Ruth Rendell
Le 142 Trinity Road est un immeuble insalubre, promis à une future destruction. En attendant, rien n'empêche Stanley Caspian, gras, grossier et vulgaire, une vraie brute, mais surtout propriétaire des lieux, de louer ses chambres à des locataires désargentés, étudiants, couples dans la dèche, pour un loyer exorbitant. La loi l'y autorise et l'autorise même à les augmenter.





Parmi les habitants, Arthur Johnson, célibataire psychopathe et comptable, solitaire, effacé, employé modèle, vit là depuis plus de 20 ans, menant une vie ritualisée, repassage le samedi, ménage tous les jours, repas et douches à heures fixes, viande 3 fois par semaine, entretenant le culte de sa tante Gracie décédée, qui l'a élevé, en époussetant maniaquement les bibelots qu'elle lui a légués. Mais Arthur a un secret. Dans la cave de l'immeuble, quand le besoin devient irrépressible, il retrouve régulièrement et nuitamment, une femme, mannequin-poupée de son état, sur laquelle il peut assouvir ses pulsions de meurtres, considérant qu'il s'agit d'un excellent subterfuge qui lui évite d'assassiner des vraies femmes dans la rue en canalisant sa perversion, c'est une façon de voir les choses. Celle-ci, qui ne se défend pas, n'appelle pas au secours, il peut la tuer autant de fois qu'il le veut. Aucun spoiler de ma part, tous ces éléments sont rapportés dans la 4ème de couverture.





Fort heureusement, il reste beaucoup à découvrir dans ce roman, qui conformément au talent de Ruth Rendell vaut davantage pour son atmosphère et son étude psychologique d'une finesse remarquable que pour l'intrigue. L'épilogue réserve une surprise, faisant voler en éclats toutes les hypothèses échafaudées par le lecteur. Publié en 1977 pour la première fois en France, Un démon sous mes yeux, est un roman fascinant, qui permet de partager la vie quotidienne d'un psychopathe dans ses moindres gestes et pensées, de pénétrer dans sa tête, de comprendre de l'intérieur comment une pathologie peut altérer le sens commun d'un homme, le rendre interprétatif et paranoïaque jusqu'à commettre le pire.



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koalas
  09 mai 2021
Vous qui n'avez jamais été tués de Olivier Séchan
Vous qui n'avez jamais été tués... vous ne pouvez pas pas comprendre ce qu'il se passe dans la tête de Lester Carradine, écrivain de best-sellers américain quand il se réveille dans la peau d'un fantôme. Il a beau se pincer dans le vide, il n'en revient toujours pas d'avoir été empoisonné lors d'une soirée bien arrosée . Et maintenant qu'il est passé de l'autre coté et qu'il voit tout et entend tout, il entend bien trouver qui lui a versé le breuvage mortel. La liste de ses ennemis littéraires invités à sa soirée est longue comme le bras d'un poulpe . Entre Dwight, un poète t'chêque sans provision, Dinah Voltayre qui lui en veut comme la mort, Hugo van Kesten qui écrit des romans d'espionnage mais jaloux comme un pou, Danton Shipka qui le fait chanter etc...C'est Howery, un policier en chair et en os bon vivant qui mène l'enquête suivi de très près par le fantôme de Lester qui lui colle aux basques et compte bien découvrir avant lui l'identité du coupable ...Ce roman policier humoristique, écrit en duo par Igor B. Malowski et Olivier Séchan qui n'est autre que le paternel du chanteur Renaud, remporta le prix du Roman d'Aventures en 1951. Une récompense bien méritée pour ce Masque qui met en scène un écrivain d'outre-tombe qui mène son enquête depuis l'au-delà avec une bonne dose d'humour noir. Vous qui n'avez jamais été tués, ça réveille un mort !

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MaggyM
  09 mai 2021
Le Labyrinthe de Pharaon de Serge Brussolo


Le nomarque de Sethep-Abou qui revendique le titre de pharaon, Anathotep, dépense toute l'énergie qu'il lui reste pour se préparer un passage dans l'au-delà. C'est qu'il veut s'assurer d'y conserver son rang et une cour prête à prendre en charge les tâches ingrates que les dieux lui assigneraient. Afin d'éviter que sa tombe ne soit pillée après sa mort, risquant de ruiner ainsi ses efforts, il s'adjoint les services de Dakomon architecte de génie qui n'a pas son pareil pour construire des labyrinthes et autres pièges dont on ne ressort jamais.

Pendant ce temps, Netoub Ashra, pilleur de sépultures, prince des voleurs d'Egypte, fomente un complot pour ravir le trésor du pharaon et pour y parvenir, il aura besoin d'Anouna, une embaumeuse de troisième classe.



Difficile de classer ce roman, certainement à la croisée entre le thriller historique et le roman d'aventure.

Je ne connaissais pas la plume de Brussolo et j'ai apprécié sa façon de la manier à travers un vocabulaire riche et au service d'une intrigue également intéressante sur le fond. Nous sommes ici dans l'univers des croyances égyptiennes et des rites funéraires, abordés sans détour, ne nous épargnant pas certaines scènes assez crues. Cependant, un humour subtil parsème tout le récit, rendant un peu de légèreté à la lecture à travers la cocasserie de certains tableaux.



Il faut néanmoins avouer que je ne suis pas rentrée très rapidement dans l'intrigue et que j'ai lu les premiers chapitres avec un certain détachement. Jusqu'au bout je ne suis pas parvenue à m'attacher aux personnages, même pas à Anouna, pourtant héroïne de la duologie dont nous avons ici le premier tome.

L'intrigue en elle-même tient la route de bout en bout, malgré quelques retournements de situations délicats et le récit ne souffre aucun temps mort; chaque page grouille d'actions bien que l'auteur décrive suffisamment le contexte pour permettre au lecteur de bien situer celles-ci.



Et donc, au bout du compte, je suis partagée entre le fait que j'ai vraiment bien aimé le style de l'auteur que je ne saurais décrire et le constat que je n'ai jamais pu m'immerger totalement dans le roman ce qui en a ralenti considérablement la lecture alors que le contenu était pourtant bien consistant.

Je ne vais donc pas m'arrêter là et je vais chercher à poursuivre ma découverte de Serge Brussolo à travers un autre de ses romans pour affiner mon opinion.

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