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sur 201 notes
Messire Jehan est retrouvé nu et égorgé dans une rue près des boucheries de Paris. Constance, son épouse apprend la nouvelle de la bouche de son amie Valentine Visconti (qui n'est autre que l'épouse du duc d'Orléans) et découvre ainsi que son mari menait une enquête pour les services du trésor du royaume afin de débusquer et mettre fin à un trafic de fausse monnaie. Effondrée par la nouvelle, Constance décide de poursuivre à bien l'enquête et de découvrir par la même occasion le meurtrier de son époux. Seulement, le crime a eu lieu dans une étuve, une sorte de "bain public" où des demoiselles vendent également leurs charmes... le seul moyen pour elle d'intégrer ce lieu sans perdre sa vertu est donc d'y proposer ses services en tant que cuisinière (domaine dont notre Constance n'y connait rien) 😱. Heureusement, son mari lui avait offert comme cadeau de mariage un recueil écrit par ses soins regroupant l'ensemble des règles régissant la vie d'une femme et des centaines de recettes....

Isabelle, la maquerelle des étuves est étonnée par les plats proposés. Le cuisinier attitré, Guillaume de Savoisy est quant à lui offusqué qu'on puisse préférer les plats d'une paysanne à ses plats à lui, cuisinier au service de Taillevent, cuisinier-chef du roi. Cette rivalité donnera lieu à un tournoi où tous les coups seront permis.... même tomber amoureuse....😊


Ce roman est considéré comme le tome 1 des enquêtes "Le cuisinier Savoisy". Une série proposant de redécouvrir l'Histoire de grandes cours européennes au travers des aventures des différentes générations de la famille Savoisy.


Un roman historico-policier gastronomiquement savoureux. Michèle Barrière nous propose ici une découverte de l'Histoire de France via les coulisses (ici les cuisines et les lieux de perdition). le roman est un vrai régal à lire même si l'enquête en elle-même manque cruellement de suspens. L'auteur semble avoir trouvé le prétexte d'un meurtre dans une étuve pour offrir à ses lecteurs une plongée dans les bas-fonds avec un lieu très peu connu, les étuves, sorte de bain public où les hommes se rendaient pour se laver et se détendre avec des demoiselles de petite vertu. Certaines de ces étuves fréquentées par des gens de "qualité" proposaient également un service restauration digne des grands restaurants de notre temps.🙂
Souper mortel aux étuves nous propose également une redécouverte de l'Histoire de France avec la folie du roi Charles VI, la vie fastueuse et dissolue menée par le duc d'Orléans, les jalousies et autres drames comme le Bal des Ardents ou le roi a failli périr brûlé vif lors d'une soirée. La vie quotidienne des Parisiens notamment est relatée d'une manière "réaliste" avec la pauvreté, la saleté des rues où l'on ne sait pas si un mendiant est un vrai ou un faux.


Le seul élément regrettable vient, comme dit plus haut de la pauvreté scénique de l'enquête elle-même 😔. Dès le départ, le coupable est connu et l'auteur semble rapidement passer l'enquête au second plan afin de nous offrir des joutes culinaires et amoureuses entre Constance et Guillaume. La fin du récit est quelque peu tirée par les cheveux avec une fin où tous les protagonistes se retrouvent réunis dans un même lieu avant de voir arriver leur sort...


Globalement, une très belle découverte même si certains aspects pèchent par leur absence ou leur pauvreté. Le contexte historique est bien agencé, la gastronomie de l'époque est mise à l'honneur avec des plats bien gras, bien sucré et bien salé et, les analyses diététiques des plus étonnantes. le lecteur ne peut que savourer avec les yeux sans prendre de calories où risquer l'infarctus.😆


Vivement la lecture du second volet Meurtre à la pomme d'or. J'ai acheté l'intégrale de la série sous la forme de deux volumes et je suis comblée pour le moment. 😉
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Paris, janvier 1393. Mort et nu, tel est retrouvé Messire Jehan, tout près de la Grande Boucherie. Mais avant d'être déposé là parmi les ordures, le vieil homme avait passé la soirée aux étuves de la rue Tirechappe, chez Isabelle la Maquerelle, un endroit mal famé où il s'était diverti d'alcool, de bonne chair et de jolies filles.
Quand Constance, sa jeune épouse, apprend de la bouche de son amie, Valentine Visconti, belle-soeur du roi, l'assassinat de son époux, elle est effondrée. Cet homme qu'elle respectait l'avait sauvée de la misère pour lui offrir une vie digne et protégée. Mais au chagrin succède immédiatement la soif de vengeance. Constance est décidée : elle va démasquer les meurtriers de Jehan et, sa mission accomplie, entrer dans les ordres. Il se trouve que Jehan n'était pas aux étuves pour prendre du plaisir mais qu'il enquêtait sur un trafic de fausse monnaie pour le compte du Trésor. Qu'à cela ne tienne ! Constance démantèlera le réseau et fera arrêter les assassins ! Mais pour cela, il lui faut s'introduire aux étuves et il est hors de question pour elle de vendre ses charmes. Bien qu'elle n'y connaisse rien en la matière, elle passera par les cuisines. Jehan, qui voulait faire d'elle une parfaite épouse, lui a laissé un recueil de recettes. Après un peu d'exercices, Constance intègre les cuisines des étuves, au grand dam de Guillaume de Savoisy, le chef en titre qui ne tolère pas la concurrence. C'est le début d'une nouvelle vie, plus aventureuse, pour la jeune veuve qui devra affronter mille dangers.

Un petit polar historique et gastronomique qui nous promène dans le Paris moyenâgeux et nous fait même voyager vers la belle ville de Bruges. Alors bien sûr, le propos de Michèle Barrière n'est pas de nous servir un suspens haletant. le tueur est très vite identifié et l'enquête n'est pas palpitante. Non, l'intérêt n'est pas dans la dimension polar du roman, le but est plutôt gastronomique. La cuisine très épicée du Moyen-Âge est à l'honneur : mouton au miel, tourte d'espinoches, potage jaunet, pintade aux noisettes, etc. L'auteure maîtrise son sujet et sait titiller nos papilles avec des recettes (dévoilées à la fin du livre) qui semblent aussi exotiques que savoureuses. L'aspect historique est bien mené lui aussi. Nous sommes en 1393, sous le règne de Charles VI, surnommé le Bien-aimé malgré ses crises de folie qui inquiètent et déstabilisent le royaume. Et puis, Paris à cette époque vaut le détour. Michèle Barrière raconte les ruelles sombres et crasseuses, les petits voleurs, l'odeur des rôtisseries, le manque d'hygiène, la misère de certains et l'opulence d'autres. L'incursion à Bruges est très plaisante aussi. La ville marchande, véritable plaque tournante du commerce mondial, dévoile le charme de ses petites places, de ses magasins d'étoffes et de ses coutumes.
Par contre, les personnages ne sont pas assez travaillés et plutôt caricaturaux avec les méchants d'un côté, les gentils de l'autre, une héroïne qui passe très vite du statut de potiche décorative à celui d'aventurière intrépide et l'inévitable histoire d'amour qui flirte avec l'eau de rose.
En bref, un roman sans autre prétention que de divertir et d'instruire, une bonne combinaison.
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En l'an 1393, lorsque Constance apprend que son mari, Messire Jehan a été égorgé aux étuves de la rue Tirechappe à Paris et que l'enquête sera étouffée, elle décide de découvrir l'assassin et de se faire engager dans ce lieu de débauche, mais comme cuisinière.

Un polar médiéval, teinté de comédie, agrémenté de recettes aux épices et aromates de l'époque.
Les recettes principales et toujours réalisables sont reprises en fin de livre.

De Paris à Bruges, on visite les cuisines et les bonnes tables, faisant bombance de termes culinaires d'autrefois qui mettent l'eau à la bouche, tels que darioles, talemouses, dodine, malard, hardouil, houssebarré, pipefarces, gravé d'alose.
Il y a beaucoup de cannelle, de gingembre, de safran, d'amandes et lait d'amande dans les recettes de cette époque, ce que j'ignorais.

On prend aussi le pouls de la vie à l'époque, le plus étant qu'il ne s'agit pas cette fois de guerres, de cour royale que l'on ne fréquente que de loin. Ce sont les marchés de Paris et de Bruges, les entrepôts de marchandises, les cuisines et…les étuves que l'on visite.
Ma foi, ce ne fut pas désagréable, pas inoubliable non plus.

Ne lisez pas ce livre pour l'intrigue, qui n'est qu'un prétexte
pour nous plonger dans une atmosphère ancienne et goûteuse !

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Savoureux... C'est l'adjectif qui me vient pour résumer ce petit polar médiéval. Je l'avais repéré depuis quelque temps et c'est ma rencontre avec Michèle Barrière au Salon du livre de Paris qui m'a décidée à le lire. Comme on dit, c'est l'occasion qui fait le larron... ou plutôt le lardon ! Car ce "Souper mortel aux étuves" est plus gourmet que policier.

A paris, en janvier 1393, maître Jehan, qui enquête pour le compte du Trésor royal, est retrouvé assassiné. Sa jeune épouse Constance, anéantie par cette nouvelle, décide de retrouver elle-même la piste des assassins. Pour cela, elle se fait embaucher comme seconde cuisinière dans un des derniers lieux fréquentés par Jehan avant sa mort : une étuve de sombre réputation...

L'intrigue concoctée par Michèle Barrière, historienne de l'alimentation, est un prétexte pour plonger dans l'univers culinaire du XIVe siècle. À son image, le style est direct et sans chichi. Comme les plats d'alors, le propos est épicé, relevant des personnages assez sommaires. Les efforts de Constance pour surpasser les mets préparés par l'arrogant Guillaume Savoisy, le cuisinier de l'étuve, aussi queux chez Taillevent, m'ont mis l'eau à la bouche. Aussi ai-je été ravie de découvrir le bonus de fin d'ouvrage : un petit cahier de cuisine médiévale avec toutes les recettes citées dans l'histoire, comme le potage jaunet, l'agneau rôti au sel menu, la potée blanche, le flan viennois, ou l'hypocras...

Les amateurs de polar "pur jus" seront certainement déçus, car l'intrigue est assez peu crédible. Mais pour celles et ceux qui s'intéressent à la vie quotidienne et à la gastronomie au Moyen Âge, ce livre en est un délicieux condensé, enjoué et vite lu. C'est aussi le premier opus d'une saga historico-culinaire (la dynastie Savoisy) qui s'étend sur plusieurs siècles et dont le tome 7 paraîtra en juin.
Bon appétit !
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Livre offert dans le cadre d'une action « 2 + 1 gratuit ». Quelle belle surprise ! Il faut savoir que j'apprécie énormément la période du Moyen Âge et m'intéresse tout particulièrement à ses moeurs et sa cuisine. Un roman « noir – culinaire » cela ne pouvait donc pas mieux tomber !
Messire Jehan est retrouvé mort, la gorge coupée et entièrement nu dans une rue proche des boucheries de Paris. Constance, sa veuve, décide de venger son mari. A l'aide de son amie Valentine, épouse du Duc d'Orléans, elle découvre que Jehan avait été chargé d'enquêter sur un trafic de fausse monnaie. Sa quête de justice, la mènera chez Isabelle, la maquerelle qui tient des étuves et offre « ses filles » au bon plaisir de ces messieurs. Là, Constance, grâce au « ménagier », écrit à son intention par son époux, deviendra cuisinière, et se lancera dans une joute gustative avec l'arrogant Guillaume, le cuisinier de l'étuve, aussi queux chez Taillevent.
L'auteure est parvenue à faire revivre Paris, en cette fin de XIVe siècle, au travers de l'ambiance de ses rues et de sa cuisine. L'intrigue est simple mais on passe un très agréable moment de lecture. Quelques passages coquins pimentent également le tout. Certaines recettes citées dans le récit (tirées d'ouvrages d'époque dont le « Mesnagier de Paris » ou encore le « Viandier ») sont d'ailleurs reprises de manière détaillées en fin d'ouvrage. Il ne reste plus qu'à se laisser tenter les papilles.
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« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, on voyage au Moyen Age, avec un roman policier, culinaire et historique de Michèle Barrière, attention, tenez-vous bien pour le titre *pause dramatique* Souper mortel aux étuves.

-Ah oui, en effet, ça, c'est du titre. Et pourquoi pas Dîner fatal au sauna ou Petit déjeuner létal au spa ?

-Ce serait fort amusant aussi.

Or donc, Constance, jeune épouse aimante et vertueuse, découvre que son époux a été assassiné. Elle n'a désormais plus qu'une volonté : le venger avant de rentrer dans les ordres. Elle se fait donc passer pour une cuisinière afin d'infiltrer en tout bien tout honneur l'étuve où il enquêtait…

-Pourquoi tu précises « en tout bien tout honneur » ?

-Parce que les étuves médiévales étaient des lieux de prostitution.

-Aaaah.

-J'ai été… fort surprise par ce roman.

-C'est un roman historique, donc, le style va être un peu pédagogique, voire pesant, non ?

-Oui… et non. Point de lourdeurs, au contraire : le texte prend résolument un ton léger, détendu, sans se prendre au sérieux. Il décrit, certes, il instruit, bien sûr, mais l'angle de la vie quotidienne rend le résultat digeste et facilite l'immersion.

-L'angle de la vie quotidienne… que veux-tu dire exactement ?

-Et bien, par exemple, tu ne lis pas « le quartier des bouchers de trouvait telle rue… » mais « Constance se rendit telle rue pour acheter la viande… », « Les bouchers font comme ci ou comme ça… », et caetera. En dernier lieu, j'ai adoré toutes les parties, et elles sont nombreuses, consacrées à la nourriture.

Bonus d'entre les bonus : les recettes figurent à la fin du roman !

-De la culture, du dépaysement, de la nourriture en abondance : il m'a l'air formidable, ce bouquin !

-Beeen… en fait… non.

-Comment ça, non ? Tu viens d'énumérer plein de choses chouettes !

-Hélas, elles sont contrebalancées par des choses moins plaisantes à mon goût. Je disais plus haut que le roman m'avait surprise. Parmi ces surprises, celle-ci : je ne m'attendais pas à l'utilisation de clichés.

-Des clichés ? Quel genre ?

-Du genre « je me révèle exceptionnellement douée dans une discipline complexe que je n'ai jamais pratiquée ». On y a droit depuis Dirty Dancing, et sans doute avant, mais c'est l'exemple le plus ancien qui me vienne à l'esprit. Un exemple plus récent : Mémoires d'une geisha, d'Arthur Golden. Certes, cela offre des histoires qui font rêver (ah, danser dans les bras de Patrick Swayze et n'être que beauté en kimono… mais pas en même temps, ce ne serait pas pratique). Cependant, à force de les voir, je perds en fascination.

-T'exagères, Déidamie. Tu disais que c'est un roman léger et sans prise de tête !

-Oui, et bien, peut-être un peu trop. L'histoire d'amour m'a laissée indifférente, aussi. Non. Ce n'est pas vrai. Elle m'a mise en colère, à vrai dire. D'une part, je ne lui trouvais pas d'intérêt, d'autre part, son point de départ use d'un cliché vraiment malsain. Aussi, vais-je me permettre un message.

Messieurs et Mesdames aussi, si une femme vous manifeste du désintérêt, voire de la répulsion, n'essayez pas de la peloter contre son gré. Non, cela n'enflammera pas ses sens pour la rendre magiquement folle de vous. C'est une technique de porno pour obtenir des relations sexuelles, ça, pas de séduction. Dans la réalité, cela ne marche pas, je suis formelle.

-Oui, mais Déidamie, c'est le Moyen Age, si l'homme ne domine pas, la femme ne peut pas se rendre compte qu'il la drague ! C'est pas vraiment une agression, et puis, il faut lire avec les codes de l'époque…

-Donc pour courtiser et aimer une femme au Moyen Age, il faut l'agresser, c'est nécessaire ? Comment expliques-tu que l'un des héros des Piliers de la terre ait toujours respecté son épouse aimée ?

Quoi qu'il en soit, je n'aime pas lire ce genre de… cliché, justement, parce que j'ai l'impression qu'on me prend pour une imbécile, comme avec Mille femmes blanches. Je ne me sens ni instruite, ni divertie, je ne rêve plus, je cauchemarde, bref, la magie n'opère plus. Et j'ai fini par me désintéresser complètement de l'intrigue.

Il reste malgré tout une intéressante reconstitution de Paris et de ses moeurs culinaires et sociales, de jolies pistes menant vers davantage de savoir, et de quoi jouer chez soi après la lecture pour recevoir dignement ses amis. »
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Bon petit roman historique où nous découvrons des détails peu courant des moeurs de l'époque. On salive beaucoup à la description des recettes dont certaines sont reprises à la fin du livre. J'ai juste trouvé la fin un peu précipitée comme si l'auteur n'arrivait pas à s'en sortit elle-même mais bon, celà ne gêne en rien le fil de l'histoire. Un belle balade également dans la cité de Bruges et ses coutumes.(avec l'origine du mot Bourse).
A déguster mais pas l'estomac vide ou alors en ayant prés de soi de quoi grignoter. Bon appétit !
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Quel plaisir que cette histoire qui fait la part belle à la cuisine et qui se déroule au XIVè siècle.

On y découvre les étuves à Paris et sa belle et plantureuse patronne Isabelle. Ses " Filles" qui sont là pour le plaisir des sens de ces Messieurs , mais aussi Guillaume, cuisinier à la cour du roi, qui régale tout ce petit monde jovial, gourmand des bons petits plats ; mais où l'on y trouve aussi les plaisirs de la chair.

Que viendra faire ici la belle Constance dont on vient de retrouver son mari, Messire Jehan, la gorge tranchée dans un cuveau des étuves d'Isabelle ?

Malgré les embûches, elle voudra mener l'enquête et nous entraînera à Paris chez la mère maquerelle mais aussi à Bruges afin de trouver les assassins de son mari.

Elle, qui voulait terminer ses jours dans un couvent y trouvera l'amour et malgré les pièges tendus par ses ennemis arrivera à faire justice.

Passionnant roman historique et gastronomique qui se déroule au Moyen âge et qui m'a procuré un agréable moment de détente.

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Un polar médiéval pas mal ficelé... ce n'est pas l'oeuvre du siècle mais c'est plaisant à lire, bien documenté. Au travers de l'intrigue, on découvre la pratique des étuves en vogue à l'époque, avec ses déviances dans certains cas.
J'ai pris plaisir à lire ce roman sans prétention, une détente digne des meilleures établissements de l'époque.
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*** Ribaudes, ripaille, vengeance et gastronomie aux étuves ***

Voici une découverte exceptionnelle, un roman noir qui sort du lot puisqu'il est basé sur la Gastronomie à l'époque Médiévale.
Donc, si je vous parle de : Potage jaunet, Lait lardé, Civet d'huitres, Mamonia, Froide sauge, Porée blanche, Dariole, Hypocras .... que pouvez-vous en conclure ? Et bien que vous trouverez toutes ces recettes en conclusion, en fin de livre.


Messire Jehan fréquente l'étuve d'Isabelle, la mère maquerelle de la rue Tirechappe. Lieu d'aisance, de luxure avec des bains chauds, une bonne table culinaire, tenue par Guillaume, queux dans les cuisines royales.
Messire Jehan est retrouvé égorgé dans sa chambre laissant Constance, sa très jeune épouse, veuve ...
Jehan travaillait pour le compte du Roi et enquêtait sur une affaire de fausse monnaie.
Constance, effondrée, décide elle-même de mettre la main sur le meurtrier de son époux, en allant travailler aux étuves. Pour éviter de devenir une ribaude, elle va étudier le livre de cuisine que Jehan lui avait offert pour leur mariage, afin de se faire engager comme cuisinière dans ce lieu dépravé.
Isabelle, la propriétaire tombera sous les charmes culinaires de Constance, sous l'oeil mauvais de Guillaume. Ainsi, pour faire affluer sa clientèle masculine, Isabelle décide d'organiser des joutes gastronomiques entre Constance et Guillaume.
Ce petit jeu, permettra à Constance de connaître le nom de l'assassin de Jehan et retrouvera rapidement l'amour dans ce lieu de débauche.


L'auteur Michèle Barrière, nous propose un roman noir et gastronomique à Paris au Moyen-âge.
Riche historiquement, le roman nous plonge dans les dédales de la vie Bourgeoise où tout tourne autour de la gastronomie, faisant référence à ce célèbre manuscrit intitulé "Le Ménagier de Paris" qui existe réellement - édité la toute première fois en 1846, dont l'auteure a pris pour support.
Mais la plupart des recettes dont Michèle Barrière fait état proviennent du livre "Viander" de Taillevent - écrit à partir de 1300 - Ce fût le tout premier livre de gastronomie de référence édité régulièrement jusqu'en 1604.
Une édition du 16ème siècle a été retrouvé en Suisse en 1953 et édité cette même année.

On apprend au fil des pages qu'au Moyen-âge, les gens ne mangeaient pas de boeuf (parce qu'ils servaient au travail de la terre) , préférant le lapin, la volaille et les poissons de rivière . Les plus riches pouvaient se permettre les huîtres, le cerf, le cygne ...
Que ce soit les plats ou la pâtisserie, tous, sans exception, contenaient : sucre, gingembre, clou de girofle, amandes, muscade, cannelle et safran le tout en abondance - les papilles médiévales aimaient l'exotisme et surtout, en l'absence de médicaments, les épices servaient à la pleine santé.
Les légumes avaient mauvaise presse. Poussant à ras le sol, on les accusait de tous les maux à cause de l'hygiène des gens (je vous rappelle que les latrines étaient inexistantes !) - Les gens les remplaçait par les herbes aromatiques.
Les repas se terminaient systématiquement par les pâtisseries : confitures, cédrats confits, gaufres, dragées et morceau de gingembre confit (qui guérissait tous les maux).

Cette lecture est fascinante et m'a transportée dans une époque que j'aime particulièrement lire.
En finalité l'intrigue policière prend la seconde place, la première tournant autour de cette gastronomie Médiévale et toute son histoire parisienne.

L'auteure a écrit plusieurs livres dans le même esprit : voilà ma nouvelle saga !!!!



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