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Annie Hamel (Traducteur)
ISBN : 2253117951
Éditeur : Le Livre de Poche (17/05/2006)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 2290 notes)
Résumé :
Yoroido: un modeste village de pêcheurs dans le Japon des années trente. La petite Chiyo-chan y coule une enfance pauvre mais heureuse entre ses parents et sa grande soeur, Satsu. Mais un cancer ronge en silence les os de sa mère, sur le point de mourir. Le père est si vieux et déjà si perdu qu'il accepte la proposition de M. Tanaka. Les deux jeunes filles partent bientôt pour Kyoto, parmi d'autres enfants vendus. Chiyo-chan est si belle avec ses yeux d'eau "comme s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (268) Voir plus Ajouter une critique
KATE92
  22 octobre 2012
La vie des geishas : véritables artistes qui doivent maîtriser le chant, la danse, la musique pour pouvoir tenir compagnie à des hommes, souvent riches et influents.
Le parcours initiatique assez classique de l'héroïne vendue petite fille par son père et son devenir de grande geisha malgré les embuches et rivales.
Relecture très appréciée.
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darkmoon
  07 juillet 2013
C'est une plongée fascinante et intemporelle dans le Japon des années 30, celui où les geishas ensorcelaient les hommes les plus puissants avec leurs nombreux dons. D'une élégance rare, d'une beauté renversante et d'une distinction discrète, les geishas étaient prisonnières de leur condition. Elles pouvaient séduire, mais pas aimer. Et le mystère qui se cachaient derrière leurs yeux expressifs restait entier...
Plusieurs années avant la seconde guerre mondiale, Chiyo-chan alors âgée de 9 ans est prise à sa famille pour être vendue comme servante dans une maison de geisha. Au fil des années cette petite fille se métamorphose en une jeune femme d'une beauté fatale. Elle s'attire la sympathie de Mameha ; une célèbre geisha qui la sort de sa condition d'esclave et décide de faire d'elle la Geisha la plus convoitée du Japon. Et malgré les souffrances de son enfance, c'est la force de l'amour qui la guidera jusqu'au bout. Pour une si jeune esclave, devenir une telle convoitise, c'est forcément la détermination et la bravoure qui ont fait de ce roman un long et beau chemin de vie...
Arthur Golden réalise ici un roman qui parle d'un pays, des femmes, des traditions, des mentalités et enfin un roman qui dans son fond est une superbe histoire d'amour. Une histoire d'amour que Golden a très bien su traiter avec pudeur et respect. J'ai trouvé cette histoire très éducative, j'ai découvert un univers très poétique et artistique. le scénario est excellent, Golden s'attarde à décrire et dresser un magnifique portrait de femmes. Il y a beaucoup de respect, de rivalité et de solitude. Il nous expose les règles de vie de ces femmes, leurs engagements envers ce à quoi elles dédient leurs vies, leurs croyances et leurs forces de caractère. Son scénario est riche, il est fourni, il croustille de détails, de trouvailles. Son histoire est passionnante, ça avance lentement, mais c'est toujours captivant. Je ne me suis pas du tout ennuyée, bien au contraire.
Le roman est si beau qu'on se sent enfoui et oublié dans ce monde impalpable. Il m'a touché par sa vérité. A commencer par le symbole élémentaire et répété de l'eau : le trait de beauté le plus saisissant de l'héroïne Chiyo, chez l'enfant et comme chez la geisha accomplie, sont ses yeux « couleur d'eau ». Chiyo, en formation, dit aussi d'elle-même qu'elle est comme l'eau, qui surmonte les obstacles à force de patience, en occupant tout l'espace qui lui est donné, puis en franchissant sans effort le barrage par son point le plus faible. L'eau ne redoute rien et ne craint pas les plus hautes chutes. Rien ne peut lui faire perdre la véritable nature. le destin de la Geisha est résumé ainsi par Chiyo, devenue Nitta Sayuri de son nom d'artiste accomplie.
Un roman poignant sur la dure réalité d'un monde très peu connu jusqu'alors.
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Gwen21
  13 décembre 2017
Bienvenue à Gion, quartier des maisons de thé de Kyoto. Si pour vous comme pour moi le Japon n'est qu'une terre inconnue pleine d'ancestrales traditions étranges aux yeux d'un Européen, et forte d'une histoire riche et non moins ancestrale, alors vous serez sans doute tout autant dépaysé(e) que moi à la lecture de ce best-seller.
Dans les pas de Chiyo l'orpheline, la future Sayuri, célèbre geisha, nous découvrons les difficiles conditions d'existence et d'apprentissage de ces femmes dont l'existence est entièrement vouée à satisfaire les hommes riches. Non pas forcément par le sexe comme je le pensais à tort (comme la plupart d'entre vous, je suppose) mais d'abord par les arts de la conversation, de la danse, de la musique, du chant, par les douceurs de la soumission, de la beauté, de la délicatesse, de l'élégance et de la poésie. En effet, bien qu'un érotisme puissant se dégage des pages de ce roman, véritable invitation au voyage, c'est d'abord un état d'esprit plutôt qu'une attraction physique qui est mis à l'honneur. On découvre ainsi cet univers très fermé et sa galerie de destins poignants.
Il n'en reste pas moins que pour un lecteur (et à plus forte raison pour une lectrice) d'aujourd'hui, ce récit est difficile à digérer. Au-delà de l'attachement qu'on ressent rapidement pour l'héroïne, c'est la question de la condition féminine qui se pose : fillette vendue, enfermée, réduite à la servilité, puis offerte au plus offrant, destin volé... mais plus ou moins sombre que celui de la majorité des Japonaises avant la Seconde Guerre Mondiale ?

Challenge Petit Bac 2017 / 2018
Challenge BBC
Challenge PAVES 2017
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Hugo
  13 juin 2018
Orage pluvieux de mes deux, qui se goutte et s'inonde d'un tonnerre délicieux, il gronde de la menace bruyante, éclairs des dieux en colère qui abattent leur déluge sur notre pauvre France insoumise, lap suce révélateur d'un parti politique dont je me ferai l'écho, penses-tu, l'apolitique reste ma foi comme l'athéisme, le plus beau de mes aphorismes… du coup je me fais drôlement chier parce que ça pleut dehors.
Chaire femme,
Dessines moi tes courbes, coup de crayon échancré, léger et raffiné, mes yeux s'immiscent dans ton intimité, guidés par cette beauté aux sensualités libertines, je suis la main de l'homme, curieuse, abimée, usé, tannée, cette main qui se glisse avidement dans la lubricité, celle qui tripote, qui pince qui caresse l'envie oppressante qui ma bite, durcit par le temps que tu aspires de ta bouche asservie au plaisir d'un égoïsme divin, si peut que tes doigts s'agitent lascivement, que tes lèvres murmurent un va et vient langoureux, et mon corps « sextase », ma respiration s'essouffle, tu es si belle les yeux fermés appliquée à cette soumission bestiale qui nous fait tant soupirer… Et pourtant nous sommes à ta merci… ou à la merci de tes dents, du coup sur un mal en tendu, on peut vite saigner…
Chaire femme
Le moment est venu de t'élever, mes yeux effleurent ta nudité, je m'insurge de cette gêne imperceptible d'une pudeur aux complexes ancrés par les bourreaux dont nous sommes la médiocrité, ta beauté se cache dans la douceur de ta peau, dans l'éclat d'un sourire, dans le timbre de cette voix aux accents de féminité… Mais prends le temps de t'admirer, prends le temps de nous asservir à ton attraction, il y a certes les hommes qui bavent de bestialité, mais il y a ceux qui rêvent de vous enchanter d'un romantisme qui dans ton cul se pouetise moins bien … Pardon ma verve qui dit verge a dérapé, maladroite d'un désir qui se mouille entre tes jambes, il faut nous guider, impatient, insatiable, on vise moins juste, euphorisé par tant de plaisirs, et mes doigts occupés à taper cette logorrhée, car le silence est d'orgie et ma langue soumise à tes désirs, au tressaillement sensuel de ton corps sinueux de saveurs exquises…
Chaire femme
Tu me fais rêver avec vulgarité, bander semblerait plus approprié, bien queue mal convenu d'une bienpensante qui dans ce contexte se voudrait poétique, mais la poésie prend son essence dans le talent, et le talent ne s'apprend pas, alors avec maladresse je caresse l'espoir d'une pointe d'humour bien attentionnée, qui m'occupera le temps d'un orage bien arrosé… on pourrait se méprendre quant à l'obsession que je voue aux femmes et dont mon obscénité se joue de votre nudité, pourtant mon respect qui va et vient avec délicatesse entres tes cuisses n'est plus à prouver…
Pas mal ce bouquin…
A plus les copains
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aaahhh
  24 avril 2012
Quel pur plaisir que de suivre les aventures de la petite Chiyo et son initiation à la vie de geisha!
Ce roman est une vraie réussite à tous les points de vue : Les personnages sont très attachants, surtout notre jeune héroïne, à laquelle on n'a aucun mal à s'identifier puisqu'on découvre en même temps qu'elle la vie au japon pendant la première moitié du vingtième siècle ainsi que les privilèges et les devoirs d'une geisha.
L'intrigue est très très prenante et j'ai eu beaucoup de mal à ne pas lire le roman d'une traite mais je me suis forcée à faire des pauses car c'est l'un de ces ouvrages dans lesquels on se sent si bien qu'il est bon de faire durer le plaisir!
Arthur Golden, sans doute aidé par son expérience d'historien, parvient vraiment à nous faire entrer dans l'ambiance de ce japon très particulier et à plusieurs reprises, au cours de ma lecture, j'ai été surprise et un peu troublée en levant la tête de mon livre et en découvrant que j'étais dans le métro ou dans une salle de cours, tant je me sentais à ce moment là plongée dans les méandres de rivalités et d'amours de l'okyia de Mameha...
A lire absolument !
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Citations et extraits (111) Voir plus Ajouter une citation
comtesseoboulofcomtesseoboulof   27 janvier 2012
Quand ma chevelure fut cirée de manière uniforme, le coiffeur en fit un gros chignon, de la forme d'une pelote à épingles. Sur l'arrière, cette pelote est fendue en deux parties egales. D'où le nom de "pêche fendue" , donné à cette coiffure. J'ai été coiffée ainsi pendant des années, sans voir la symbolique de la chose. Un homme me l'expliqua, quand je fus devenue geisha. Pour faire le chignon, on enroule les cheveux autour d'un morceau de tissu. Sur l'arrière à l'endroit où le chignon est fendu, on voit le tissu. Ce peut être n'importe quelle étoffe, de n'importe quelle couleur. Mais pour une apprentie geisha, du moins après plusieurs étapes dans sa vie, c'est de la soie rouge. Un soir, un homme me dit: La plupart de ces innocentes n'ont pas idée de la façon dont ces coiffures en "pêches fendues" sont provocantes! Imaginez! Vous marchez dans la rue, derrière une jeune geisha, vous pensez à toutes les choses inconvenantes que vous pourriez lui faire, et tout à coup, vous voyez cette pêche sur sa tête, avec cette fente rouge.... Qu'est-ce qui vous viendrait à l'esprit?
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tamara29tamara29   10 novembre 2012
Depuis que je vis à New York, j'ai compris ce que les occidentaux entendent par geisha. De temps à autre, dans des réceptions chics, on me présente une jeune femme vêtue avec élégance et portant des bijoux. Quand elle apprend que j'ai été geisha à Kyoto, elle m'adresse un sourire contraint. Elle ne sait plus quoi dire ! [...] car la femme pense : "Mon Dieu, je parle à une prostituée !" Quelques minutes plus tard arrive son cavalier, un homme riche, de trente ou quarante ans son aîné. Souvent je m'interroge : comment peut-elle ainsi se voiler la face ? C'est une femme entretenue. Comme moi dans le passé.
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KATE92KATE92   22 octobre 2012
Depuis que j’avais quitté Yoroido, je n’avais cessé de m’inquiéter de l’avenir, comme si chaque tour de roue du destin allait mettre un nouvel obstacle devant moi. Cependant, c’était ce combat quotidien, ces soucis, qui avait donné une telle consistance à ma vie. Lorsque nous remontons la rivière à contre-courant, chaque pas prend une intensité particulière.
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KATE92KATE92   22 octobre 2012
Mameha n'avait pas le choix : elle dut suivre la suggestion du Baron. Elle réussit même à lui faire croire qu'elle approuvait son idée. Lorsque la servante et moi eûmes accroché le dessin, puis roulé la calligraphie, Mameha me demanda de servir le thé. Vus d'en haut, nous formions un triangle : Mameha, le Baron, et moi. Mais c'étaient Mameha et le Baron qui faisaient la conversation. J'étais seulement assise avec eux. Je me sentais aussi peu à ma place qu'un pigeon dans un nid de faucons. Pourtant, je m'étais crue capable de divertir les clients de Mameha - de grands aristocrates, comme le Baron, mais aussi le président. Quant au directeur du théâtre, dans cette fête, il m'avait à peine regardée. Je n'irais pas jusqu'à prétendre que j'étais digne de la compagnie du Baron. Mais encore une fois, l'évidence s'imposait à moi : je n'étais qu'une ignorante sortie d'un village de pêcheurs.
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ileailea   18 octobre 2007
« Dans mon adolescence je pensais que ma vie eut été plus facile si Mr Tanaka ne m'avait pas arraché à ma petite maison ivre. Aujourd'hui je sais que notre univers n'est pas plus réel qu'une vague qui se dresse à la surface de l'océan quelles que soient nos luttes nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier. »
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Memoirs of a Geisha" ending
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