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Critiques sur Le neveu du Négus (7)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  

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Cath36
  08 octobre 2013
Avec son humour retors et son air de ne pas y toucher, Camilleri nous offre à nouveau un livre où s'on s'amuse bien. Imaginez la visite d'un jeune prince africain panier percé et très porté sur les femmes dans le pays de Mussolini : comment faire de ce prince un fervent supporter du fascisme, sans mécontenter les adeptes des théories raciales, sans ruiner ceux qui l'accueillent, tout en ménageant les intérêts de ce brave Duce en Abyssinie, dans un pays où si la corruption tient lieu de système on ne badine pas avec l'autorité suprême. Ajoutez à cela un homosexuel allemand (dont le père a rallié le parti d'Hitler) qui tombe amoureux du jeune noir et le paye grassement pour ses "services", une jeune fille amoureuse du prince et une vieille fille qui compte bien profiter des "avantages" (en nature) du même prince et vous y êtes. D'une histoire vraie, Camilleri fait une histoire totalement loufoque, avec à la clé une bonne satire du fascisme comme il se doit. J'avoue avoir bien ri avec ce livre court mais décapant et le conseille vivement contre la morosité ambiante.
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Baluzo
  10 janvier 2019
un vrai délice de lecture ! on retrouve la verve de Camillieri monté sur un récit incroyable mais finalement tellement burlesque que , pas une minute , on se dit que cela n'est pas possible! et on dévore cela....avec délectation!
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mireille.lefustec
  12 septembre 2019
Roman épistolaire. 2010.
Entre 1929 et 1932, le neveu du Négus, le prince Brhané Silassié a effectivement suivi l'Ecole des Mines à Caltanissetta.
A partir de ce fait réel Camilleri a inventé un prince fantasque aux aventures burlesques qui cause les plus grands soucis à son entourage de hauts responsables.
Car, en 1929 il faut ménager les susceptibilités du Négus et de son pays, ne créer aucun incident diplomatique et donc céder à tous les caprices de Brhané. Lequel en profite bien!
Directeur de la Mine, préfets de police, évêque, tous sont sur la brèche. Camilleri jubile et le lecteur aussi. On rit au comique des échanges et des situations.

Avec "La prise de Makalé", Camilleri dénonce haut et fort l'endoctrinement qui conduit au fanatisme. Ici, il ridiculise les fascistes, leur vénération et leur obéissance servile à Mussolini. Ainsi que les arrangements, les compromis, l'hypocrisie des dignitaires.
Un régal de lecture à condition d'oublier ce qu'a été le fascisme.

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Jangelis
  17 septembre 2014
Jubilatoire !
Il y a longtemps que je n'avais autant ri ou souri à la lecture d'un roman, et je peux vous dire que ça fait du bien.
Un texte très léger, puisque tout en échange de courrier, constatations, comptes-rendus, etc ... pas de descriptions inutiles !!
Mais cependant, une jolie critique du régime fasciste, plus profonde qu'il n'y parait.
On rit de choses pas drôles, mais c'est tout l'art de Camilleri.

Rien de répétitif ici. A mesure qu'on avance dans l'histoire, on se demande ce que ce neveu va bien pouvoir inventer pour semer un peu plus la pagaille !

Ni le titre ni la couverture ne m'attirait, et si je l'ai emprunté, c'est seulement à cause de l'auteur, tout en hésitant parce que j'aime particulièrement les Montalbano, ou ceux parlant de peintres, et là, le sujet ne m'attirait pas vraiment.
Mais je crois bien que ce sera un de mes préférés.
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Brispan
  11 novembre 2013
Un petit livre très court, très bien écrit, sur la venue d'un prince éthiopien dans une petite ville du sud de l'Italie, à l'époque fasciste. C'est le premier livre que je lis de cet auteur, et certainement pas le dernier. Sa plume est acérée, et il tourne le système dictatorial en ridicule. le prince "nègre" soumet les institutions, obligées de céder à ses moindre caprices (puisque c'est un prince qui peut aider la politique coloniale du Duce...). La construction du livre, alternant courriers officiels et bribes de conversations, rend la lecture très agréable (et très rapide !).
Bref, un petit bijou jubilatoire !
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thisou08
  05 mars 2017
Au premier abord, je suis rebutée par le choix narratif de l'auteur ( que je ne connaissais alors qu'à travers Montalbano ), suite de lettres, télégrammes etc.
Finalement je me suis vite imprégnée de l'ambiance, et j'ai apprécié cette nouvelle facette ( pour moi ) de l'auteur.
Et j'ai trouvé ce livre finalement... rigolo.
Mais je préfère quand même les enquêtes du commissaire Montalbano avec cette traduction irrésistible de Serge Quadruppani.
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Phares
  09 juin 2013
Il s'agit ici d'une fiction qui prend pour point de départ un évènement réel, le séjour d'un prince éthiopien en Sicile en 1929. Nous sommes de plein pied dans l'Italie fasciste de Benito Mussolini.
L'auteur sicilien né en 1925, féru d'histoire et de civilisations, brosse un portrait aigu de l'administration fasciste et de la société de l'époque.
La trame est soutenue par une narration originale, chronologiquement se succèdent des chapitres soit formulés par des courriers - administratifs ou privés - soit rapportant des dialogues entre 2 personnages.
Le neveu du Négus n'intervenant jamais personnellement dans les courriers ou les dialogues rapportés; il est cependant le personnage central du roman, du fait de ses débordements (provocateur, coureur de jupons, corrupteur) et de sa situation de protégé du gouvernement fasciste (pour des raisons politiques liées à la colonisation de la corne de l'Afrique par l'Italie). Cette double connotation est la cause de ces courriers et dialogues qui répercutent les ordres, les embarras ou les courroux des ministères, des administrations locales, de la police; les pamoisons ou les rejets des siciliennes; les inimitiés des citoyens bousculés par un prince de race noire, qui abuse sans vergogne de son statut et joue machiavéliquement de son appartenance à une civilisation africaine millénaire inconnue du peuple sicilien.
Le fil de la narration met en lumière les comportements des protagonistes : la bouffonnerie et l'emphase despotique des autorités mussolinniennes, la dévotion bêtifiante des fonctionnaires locaux, le haut degré d'orgueil de leur condition et privilèges du clergé et des aristocrates.
Seuls surnagent le préfet de police et le commissaire local dont la réactivité aux évènements et l'imagination créatrice pour trouver des solutions aux problèmes causés par les frasques du Prince, vont limiter les dégâts diplomatiques et financiers (coût du séjour pour le budget de l'Etat) et vont leur éviter les foudres du parti fasciste qui ne vont pas manquer de s'abattre sur tous les coupables réels ou supposés du fiasco du séjour du Prince.
Sans dévoiler la le dénouement final, nous pouvons évoquer qu'au travers d'une série de péripéties rocambolesques le Prince éthiopien couvert de deniers publics (octroyés ou volés) va tenir la dragée haute à toute la Sicile.
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