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ISBN : 2266142674
Éditeur : Pocket (01/09/2001)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 153 notes)
Résumé :
Tano u grecu, important mafieux menacé par ses pairs, décide de se livrer au commissaire Montalbano, mais il est abattu par ses anciens complices en même temps que deux policiers.

Avant de mourir, il a révélé l'existence d'une importante cache d'armes dans une grotte aux environs de Vigàta. Bientôt le cadavre d'un employé municipal vient s'ajouter à la liste.

L'affaire ne s'arrête pas là : dans l'arrière-fond de la grotte, on trouve les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  30 octobre 2019
C'est le troisième Montalbano que je lis et je commence à l'apprécier. Cette série, elle n'est pas du genre à soulever l'enthousiasme immédiat mais, petit à petit, elle bâtit sa réputation. Un peu à l'image de son détective vedette, qui n'a l'air de rien à première vue mais qui se révèle particulièrement efficace. Et ce roman, Chien de faïence, suit la même logique : mine de rien, un crime en apparence facile à classer en cache un autre plus important et ardu.
En effet, un important mafieux qui se livre aux policiers est exécuté par ses anciens complices. Assez simple, non ? Une affaire presque classée d'avance… si l'on croyait que c'était le crime principal, que l'enquête tournerait autour de ce règlement de compte. Eh bien, non ! C'est mal connaitre l'auteur Andrea Camilleri. Avant de mourir, le mafieux a révélé l'existence d'une cache et, là, on découvre deux cadavres emmurés depuis une cinquantaine d'années.
Donc, Salvo Montalbano mène son enquête, parfois en dépit de l'obstruction de ses supérieurs. Heureusement, son entêtement et son sens aigu du devoir l'emportent toujours. Je commence à peine à me familiariser avec lui (et avec son équipe), mais peut-être pas autant que je l'aurais souhaité. En effet, je n'ai pas l'impression de l'avoir saisi aussi rapidement que Holmes, Poirot, Wallander, Erlendur ou même Pepe Carvalho. Eh oui, je n'avais pas remarqué la similitude avant que Montalbano ne se mette à lire les romans de Vasquez Montalban. J'adore quand des auteurs font référence à d'autres oeuvres, surtout dans un cas comme celui-ci où les deux traitent de romans policiers.
Évidemment, une critique d'un roman d'Andrea Camilleri ne saurait être complète sans mentionner la ville de Vigàta (en fait, Porto Empedocle, le vilalge natal de l'auteur) et le peuple sicilien, qui forment un personnage en soi, haut en couleur, qui aide autant qu'il nuit aux enquêtes de Montalbano. Et, avec lui, toutes les traditions millénaires, la culture, la cuisine… les plats simples et typiques mais tout de même alléchants me donnaient la fringale.
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santorin
  06 août 2018
Tous les ingrédients réunis pour un policier plein d'humour à la sauce Montalbano.
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Witchblade
  13 octobre 2012
Livre lu en 2009 dont je viens de retrouver la fiche de lecture :-) En voici mon avis :-)
Ce livre est un roman policier quoi qu'en dise son titre. L'écriture est du même genre qu'Exbrayat, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Principalement, grâce à des dialogues enlevés, une action rapide et des personnages truculents :-)
L'histoire se déroule en Sicile au XXème siècle. C'est l'histoire d'un commissaire de police, Montalbano, qui découvre avec l'aide d'un mafieux une cache d'armes dans une grotte près de Vigàta. Il découvre également dans une deuxième grotte deux amoureux enlacés dans la mort et ce, depuis 50 ans.
Le commissaire va tout mettre en oeuvre pour savoir qui ils sont, qui les a tués et pourquoi :-)
Ce roman nous permet de découvrir la Sicile et ses habitants par le biais des enquêtes de police et la vision de Montalbano sur son propre pays :-)
A découvrir donc pour les amateurs de romans policiers et pour les amoureux de la lecture ;-)
Sur ce, bonne lecture :-)
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Sharon
  05 janvier 2011
Ce livre met en scène le commissaire Montalbano, un des policiers les plus attachants du genre. Il n'est pas seulement profondément humain, il est aussi humaniste. Il est capable de tendresse et de bienveillance, d'empathie envers les personnes en souffrance. Il pointe aussi du doigt les lâchetés et les bassesses de certains, n'hésitant pas à dire sans hypocrisie ce qu'il pense, mettant ainsi ces interlocuteurs devant leurs défaillances et leurs compromissions. Il est résigné aussi, parfois : nous sommes en Sicile, la Mafia règne, et il ne se passe pas un mois sans qu'un membre de l'un ou l'autre clan (Cuffaro contre Sinagra) ne soit tué.
Il est accompagné de ses fidèles alliés : Mimi Augello, don juan invétéré, Fazio, passionné par l'état civil, et l'inénarrable Catarella, chargé du standard, expert en déformation de message, ce qui cause maints quiproquos et autres gros soucis, notamment lorsqu'il doit . J'ai dit « alliés » et non adjoints, car ce ne sont pas des liens hiérarchiques qui les unissent, mais de véritables liens d'affection (qui garderait un standardiste aussi incompétent que Catarella ?), qui font qu'ils sont prêts à suivre leur commissaire dans toutes ses enquêtes, y compris les plus déraisonnables.
Ce roman représente pour moi la quintessence des méthodes de ce commissaire altruiste. Il veut identifier un meurtrier près de cinquante ans après le crime, et peu lui importe que l'enquête ne soit pas prioritaire, ou que le meurtrier soit mort depuis longtemps, peut-être même après avoir commis son crime. Il veut comprendre non pourquoi ce double crime a été dissimulé, mais qui a pris un soin si particulier des deux morts. L'enquête est peu conventionnelle car elle ne s'appuie pas seulement sur les indices habituels, mais sur l'érudition du commissaire, que des étudiants vont autant aider que les traditionnels experts.


Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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mireille.lefustec
  11 novembre 2013
Lu en V.O.. Ce second roman policier de Camilleri a été publié en 1996;
Avec Camilleri, en Sicile, on est très vite dans l'ambiance mafieuse avec meurtres, trafics divers dont celui d'armes.
Avec le commissaire Montalbano, gourmet et lettré, ses intuitions fulgurantes, son mauvais caractère, son équipe obéissante, tous les ingrédients sont en place pour amener le lecteur à suivre docilement les enquêtes en cours.
Cette fois, une découverte insolite et bouleversante vient rompre la routine.
Montalbano s'attache à résoudre l'énigme qu'elle représente et, peu à peu, il y consacrera toutes ses "pinsées" .
L'histoire est émouvante, passionnante, je ne me suis accordé que de brèves interruptions obligatoires.
Au cours des premières pages, je devais relire des mots, voire de courtes phrases puis, rapidement, ma lecture est devenue plus aisée et les nombreux "sicilianismes" ne me gênaient plus.
C'est mon sixième Camilleri et je m'aperçois que je préfère lire dans la langue originale.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
santorinsantorin   30 juillet 2018
Dans l'homme aux abois, balbutiant, hésitant, effaré, éberlué, éperdu, mais aux yeux toujours possédés, que les caméras de Retelibera cadraient impitoyablement en gros plan, Montalbano, se reconnut difficilement, sous l'avalanche de questions de ces pédés de fils de putes de journalistes. La partie des explications sur la tabisca, celle où il s'en était le mieux sorti, ne fut pas diffusée. Peut-être ne cadrait-elle pas parfaitement avec le sujet principal, la capture de Tano.
Les aubergines au parmesan que la bonne lui avait laissées dans le four lui parurent tout à coup insipides, mais c'était impossible, ce n'était pas vrai, il s'agissait d'un effet psychologique, c'était de se voir avec une telle tête de con à la télé.
Sans crier gare, il lui vint une envie de pleurer, de se pelotonner sur le lit en s'enveloppant dans un drap comme une momie.
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santorinsantorin   04 août 2018
- Nous avons dû vous opérer d'urgence. La balle a traversé le colon.
Le colon ? Eh, putain, qu'est ce que le colon faisait dans sa hanche ? Le colon n'avait rien à voir avec les hanches, il devait se trouver dans le ventre. Mais si sa blessure avait un rapport avec le ventre, cela signifiait-il - et il sursauta si fort que les médecins s'en aperçurent - qu'à partir de maintenant et pour le reste de sa vie, il devrait se nourrir de potages ?
- … potages ? articula finalement la voix de Montalbano, à qui l'horreur de cette perspective avait réactivé les cordes vocales.
- Qu'est-ce qu'il a dit ? demanda le médecin-chef en se tournant vers ses subordonnés.
- Il me semble qu'il a dit "carnage", suggéra l'un.
- Non, non, il a dit "braquage", soutint un autre.
Ils sortirent en débattant de la question.
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santorinsantorin   30 juillet 2018
Pendant que Montalbano prenait place sur le siège vacant, le barbier, à un rythme accéléré comme dans un film de Charlot, faisait admirer le labeur accompli au client en lui mettant un miroir derrière la nuque, le libérait de la serviette, la jetait dans un récipient, en saisissant une propre, qu'il posait sur les épaules du commissaire. Le client, refusant l'habituel coup de brosse du commis prit littéralement la fuite après avoir marmonné "Bonne journée".
Le rite de la coupe de la barbe et des cheveux, exécuté dans un silence rigoureux, fut véloce et funèbre. Un nouveau client écarta le rideau de petites perles et faillit entrer mais, ayant flairé l'atmosphère et reconnu le commissaire :
- Je repasse, dit-il et il disparut.
Sur le chemin du retour son bureau, Montalbano sentit flotter alentour une odeur indéfinissable mais dégoûtante, entre la térébenthine et un certain type de poudre qu'utilisaient les putes voilà une trentaine d'années. C'étaient ses cheveux qui puaient ainsi,
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santorinsantorin   04 août 2018
Sur le point de franchir le seuil, il s'arrêta, tendit l'oreille. De l'intérieur lui parvenait un murmure étouffé interrompu de temps à autre par un gémissement sourd. Il s'alarma : tu veux voir qu'ils sont en train de torturer quelqu'un là-dedans ? Il n'avait pas le temps de courir à la voiture prendre le pistolet. Il se rua à l'intérieur, en même temps qu'il allumait la puissante torche.
- Arrêtez tous ! Police !
Les deux personnes qui se trouvaient dans la grotte s'immobilisèrent , pétrifiées, mais le plus pétrifié, ce fut encore Montalbano. Il y avait là deux très jeunes gens, nus, en train de faire l'amour….
Dans la lumière de la torche, on aurait deux statues, très belles. Le commissaire se sentit rougir de honte et, maladroitement, tandis qu'il commençait à reculer après avoir éteint la torche, il murmura :
-Excusez moi.., je me suis trompé… je vous en prie, continuez...
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babel95babel95   06 mai 2015
Tandis qu'il descendait ventre à terre le sentier entre les vignes, Montalbano se rappela qu'au commissariat il devait y avoir Agatino Catarella de garde et que, donc, la conversation téléphonique qu'il s'apprêtait à entamer serait au minimum difficile, sinon source de malheurs et de dangers équivoques. Ce Catarella n'était pas vraiment l'homme de la situation. Lent à comprendre, lent à agir, il avait certainement été pris dans la police grâce à une lointaine parenté avec l'ex-omnipotent député Cusumano....
Avec Catarella, les choses s'embrouillaient encore plus s'il lui venait la lubie, et elle lui venait souvent, de se mettre à parler dans ce qu'il appelait le "talien".
Un jour il s'était présenté avec une tête de circonstance.
-Dottori, est-ce que, par hasard, vous pussiez porter à ma connaissance le nom d'un de ces médecins, ceux qui sont spécialistes ?
- Spécialistes de quoi, Catarè ?
-De maladies vénériennes.
La bouche de Montalbano en avait béé de stupeur.
Toi ? une maladie vénérienne ? Et quand est-ce que tu te l'es attrapée ?
-Moi, je me souviens que cette maladie, elle m'est venue quand j'étais encore minot, j'avais juste six ou sept ans.
-Mais qu'est ce que tu me racontes, Catarè ? Tu es sûr qu'il s'agit d'une maladie vénérienne ?
- Très très sûr, docteur. J'ai les veines toutes gonflées. Une maladie vénérienne.
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