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Critiques sur Azincourt (11)
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fnitter
  24 février 2016
Epique.

Un petit one-shot du spécialiste de l'histoire romancée de la guerre de cent ans.

Nick Hook est un archer, et un bon. Après le massacre de Soissons pour cause de trahison, il participe sous la bannière d'Henri V au siège de Harfleur pour finir à la Saint Crépin le 25.10.1415 à Azincourt la fameuse.

5000 archers et 900 hommes d'armes épuisés et malades contre des forces françaises bien supérieures en nombre (12.000 à 30.000 selon les sources). le manque de chef, la mauvaise organisation côté français, un terrain terriblement boueux et la supériorité de l'arc d'if sur la cavalerie auront raison du nombre. Une victoire particulièrement célèbre (côté anglais), reprise notamment dans le Henri V de Shakespeare.

Un petit roman sans concession sur les pratiques guerrières à l'époque, viol, trahison, droit de vie et de mort, dérive de l'Église (pédophile et torturant à tout va).
Tout ce que j'aime dans la fantasy « réaliste, militaire et un peu bourrin », on le retrouve ici. Pourquoi aller chercher dans le passé, le futur ou les mondes imaginaires ? Allez au moyen âge, c'est du concentré.

Après un début un peu mollasson qui faisait craindre un roman du même acabit, le siège de Soissons nous remet dans le droit chemin.
Pour autant tout n'est pas parfait. Nick est fou. (Il entend la voix de Dieu et de Saints qui le conseillent). Dommage. Absolument pas maître de sa destinée, assez peu attachant au final malgré son grand coeur (enfin pas dans tous les domaines puisqu'il est capable d'assassiner (hors combat) de sang froid, il paraît un peu fragile, ballotté par les événements, bien loin d'un Druss de Gemmell).
Le siège de Harfleur est un peu long et la bataille D Azincourt aurait mérité une part plus importante du roman.
Néanmoins, le style de l'auteur, direct et restituant parfaitement la dimension épique de l'histoire, nous emporte dans un récit guerrier de qualité.
Au registre des reproches j'ajouterais également un copier coller un peu trop voyant avec le roman « la lance de St Georges » que l'auteur a écrit huit ans plus tôt. L'histoire se répète, certes, mais l'auteur aussi.

Je suis venu chercher, et j'ai trouvé, des combats à l'arc et à l'épée. Une belle épopée guerrière.
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Gwen21
  09 janvier 2015
Si on m'avait dit qu'un jour je m'ennuierais ou lèverais les yeux au ciel à la lecture d'un roman historique de Bernard Cornwell, je pense que je ne l'aurais pas cru et pourtant... malgré mon impatience et ma foi, la lecture d'"Azincourt" m'a paru bien fastidieuse.

Il s'agit pourtant ici d'une de mes périodes historiques de prédilection et c'est sans doute pour cette raison que ma déception est si forte. La sévérité de ma note s'explique donc en partie par elle. Cette notation n'a d'ailleurs pour but que de rendre hommage au travail de documentation et à l'érudition de l'auteur. Un auteur qui a su si bien m'enchanter en d'autres oeuvres...

Fait singulier, la valeur du roman fut pour moi croissante ; c'est seulement sa dernière partie - la narration de la bataille D Azincourt - qui m'a intéressée, j'y ai retrouvé la patte du maître incontesté du roman du genre. Chose encore plus curieuse, c'est l'épilogue qui m'aura le plus charmée, une fois que l'auteur eût abandonné ses protagonistes pour se recentrer sur son travail de recherches.

Il y a une chose qu'on ne pourra cependant jamais retirer à Bernard Cornwell, c'est sa maîtrise du récit de bataille. Je ne sais pas trop comment il fait mais rien n'est compliqué, on comprend tout, les positions, la stratégie, les enjeux politiques et individuels, les faiblesses et les avantages des forces en présence, la violence, etc. Dans "Azincourt", l'auteur relate la campagne du roi Henri V, prétendant à la couronne de France, qui place ses pas dans ceux de ses prédécesseurs et continue de mener cette interminable Guerre de Cent Ans, cette boucherie humaine sans précédent. Les sièges de Soissons et d'Harfleur - qui précédèrent la bataille d'Azincourt du 25 octobre 1415 - sont décrits avec certes beaucoup de réalisme (bien que l'auteur confesse des libertés parfois énormes avec la réalité historique) mais ne suffisent pas à dynamiser une narration plombée par des personnages peu crédibles et peu attachants. Sans demander du romanesque et du sentimentalisme à chaque ligne, j'aurais apprécié un peu moins de raccourcis et quelques approfondissements psychologiques supplémentaires.

Enfin, ce n'est pas ce petit échec qui m'empêchera de lire d'autres romans de Bernard Cornwell et c'est encore là l'essentiel.


Challenge de lecture 2015
Un livre que vous n'avez pas encore lu écrit par un auteur que vous adorez
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boudicca
  16 août 2012
Encore un autre roman signé Bernard Cornwell, maitre du roman historique anglais, également auteur de cycles tels que « La saga du roi Arthur » ou encore la célèbre série des « Sharpe ». Ici, ce n'est rien de moins que la bataille D Azincourt qu'il entend nous faire revivre avec le style et le sérieux qui lui est propre. Nous sommes en 1415, au coeur de la Guerre de Cent Ans, et la fine fleur des chevaliers français tentent de couper la route de Calais aux Anglais menés par Henri V. Ces derniers, en nette infériorité numérique, finiront grâce à leurs archers par asséner à leur ennemi une défaite écrasante dont certains estiment qu'elle marqua la fin de l'ère de la chevalerie au profit de celle des armes à longue portée. L'initiative de l'auteur est évidemment louable, pourtant ce tome ci se révèle un peu en dessous de ce à quoi on pouvait s'attendre.

B. Cornwell semble en effet nettement plus à l'aise dans les sagas historiques plus longues où il peut bien prendre le temps de poser le cadre et de donner à ses personnages une psychologie fouillée. Ici le récit se révèle au final peut-être un peu trop court pour que l'on puisse vraiment apprécier pleinement le travail de l'auteur. Attention, « Azincourt » demeure toutefois un roman de qualité écrit avec sérieux et s'appuyant sur des sources fiables et abondantes (comme toujours chez B. Cornwell, les scènes de batailles sont particulièrement bien documentées et surtout très prenantes). le roman se lit de plus assez rapidement tant grâce à la fluidité du style de l'auteur qu'à l'intérêt que l'on porte au protagoniste. Aussi ne boudons pas notre plaisir, il s'agit de B. Cornwell après tout...
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Mondaye
  23 septembre 2016
Tout d'abord merci à Gwen21 pour m'avoir permit de lire ce livre en récompense de mon appétit excessif pour les gros livres. A cheval volé ou donné on ne regarde pas les dents... mais peut on en dire autant des livres?
En tout cas la façon dont je le voit c'est que je dois une critique honnête de ma lecture.

Tout d'abord, soyons honnête: tout ce que je savais de la bataille D Azincourt remontait à mes parties d'Age of Empire cinq pu six ans auparavant. En bref que c'était une victoire anglaise contre les français.
Pas grand chose donc.

Le roman se lit vite et bien, la plume est fluide et l'intrigue s'enchaine sans accros.
Au point de vue rendu des batailles et des conditions de vie d'époque, je dois dire que j'étais plutôt satisfaite. Là ou ça a un peu bloqué ce sontles personnages que j'aurais voulu un peu plus profond.
Nicholas Hook commence à entendre des voix à la Jeanne, fait acte de contrition et hop voilà pour la rédemption d'un personnage qui si on en croit l'auteur était peu recommandable. Et pour ma part les intervention divines dans les oeuvre de fantasy passent... mais pas celles dans les romans historiques. Bref j'aurais aimé une plus grande progression de carractère.
Pour Melissande aussi qui apprend l'anglais à une vitesse absolument stupéfiante mais qui a part son refus d'être none et son amour aveugle pour Hook, manque un peu de relief.

Bref de la façon dont je le voit l'auteur a accordé une très grande importance au contexte en négligeant un peu les personnages.

Mais sinon l'oeuvre comme je le dis se lit bien, et offre un bon moment... mais ne m'a pas fait frémir pour ses personnages qui sont resté pour moi de vague prétexte pour la reconstitution des faits.

Bref un peu déçue mais pas trop non plus. :)
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brochardclip
  21 mai 2020
Comme toujours Bernard Cornwell nous entraîne dans une aventure sans répit de la première à la dernière ligne, un vrai délice.
Les descriptions plus techniques des différentes flèches utilisées ou l'habillage des chevaliers en armure sont captivantes.
En espérant que toute son oeuvre sera un jour traduite en français.
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Nelcie
  05 avril 2015
Si je n'étais pas une adepte des romans historiques, si je n'avais pas entendu vanter la qualité d'écriture de B. Cornwell, ce roman aurait certainement été le dernier de l'auteur que j'eusse lu. Car sans être mauvais, il ne m'a que moyennement convaincue. Mais j'aime les romans historiques, et je n'exclus pas de lire une des sagas de cet écrivain.

Mais pourquoi ai-je été que peu convaincue par le roman ? Simplement parce que j'ai eu l'impression en lisant ce roman que tout allait à la fois trop vite et trop lentement.

L'histoire est celle d'un archer anglais qui va se retrouver en plein coeur de l'Histoire qui oppose la France et l'Angleterre durant une période bien compliquée : La Guerre de cent ans. Et cet archer va vivre des épisodes particulièrement dramatiques : le siège de Soissons et la bataille D Azincourt. Comment se retrouve-t-il en France ? L'histoire le dit. Et c'est donc cette épopée que nous allons suivre. Or, ce qui m'a quelque peu dérangé, c'est le fait que le parcours menant des campagnes anglaises à la bataille D Azincourt m'a paru bien long. Ou bien court. En fait je ne sais pas et c'est fort perturbant.
D'un côté, m'est d'avis que l'auteur aurait pu abréger quelques descriptions, aller plus à l'essentiel et ne pas se perdre en détails.
D'un autre côté, quite à vouloir allonger l'histoire, j'aurais préféré dans ce cas que B. Cornwell détaille plus la psychologie de ses personnages, qu'il s'arrête plus longtemps sur quelques faits historiques.
Et d'ailleurs, c'est finalement pour ce deuxième choix qu'il opte pour nous raconter cette grande scène finale qu'est La bataille D Azincourt. Et pour sûr, sa description des champs de bataille, les détails qu'il nous donne à propos de ses hérors, le récit des diverses attaques et des ses longs moments d'attente, sont d'une justesse incroyable. Il y a dans ce récit une part d'épique mélangée à une dose de terreur et de peur qui rend cette bataille furieusement réelle.
Et donc, moi j'aurais aimé retrouver cette fougue dans l'ensemble du roman, et pas seulement dans cette bataille. Même si elle est le point essentielle de l'histoire. J'aurais soit préféré arriver plus vite à Azincourt, soit avoir eu le temps de vraiment m'arrêter à chaque étape avec Nicholas. J'aurais aimé que l'auteur s'attarde plus à nous décrire ses personnages qui finalement m'ont tous paru manquer d'envergure. A la fin, je n'en savais pas beaucoup sur chacun d'entre eux, et j'ai trouvé ça vraiment dommage.

En conclusion, ce roman qui aurait pu être un grand récit historique s'avère finalement très moyen. Heureusement que la scène finale qu'est la bataille D Azincourt rattrappe le tout !
Lien : http://voyageauboutdelapage...
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ChaK_
  23 octobre 2018
Azincourt est un livre qui me divise.

D'un côté le formidable boulot historique, qui retrace le parcours du jeune Nick, depuis l'Angleterre jusqu'à Azincourt, en passant par les siège de Soisson et d'Harfleur. Rien à dire, c'est du gros boulot, limpide, bourré de petits détails sur le quotidien, les techniques etc… L'écriture simple, mais très dynamique, encadre bien tout ça, et faut reconnaître que c'est quand même dur de s'ennuyer. Il nous plonge au plus bas de l'échelle, parmi la piétaille, dans ce moyen âge cruel et terriblement violent, et c'est là qu'on se dit qu'il connait bien son boulot ce bougre de Cornwell.

Mais d'un l'autre côté il salope son bouquin avec de belles grosses taches, qui me font baisser la note. le plus gros défaut à mes yeux c'est les personnages, qui ne sont tous que des ombres sans consistance et sans visage. Des random PNJ quoi, aucun développement, pas ou peu de sentiment et ils ne dégagent aucun charisme ou attachement. A part le chef Sir John j'ai trouvé toute la clique d'une platitude affligeante. Oui, même le héro, qui de surcroît se colle une tare pas possible, celle de parler avec les Saints. Ligne direct avec le ciel, tranquille. Bon, ça remplit pas le bouquin non plus, mais dire que ça m'a fait lever les yeux au ciel serait un doux euphémisme.

J'ai quand même pris un réel plaisir (didactique et viscéral surtout) à la lecture, mais c'est dommage, un peu plus de boulot sur les protagonistes et leur insertion dans l'histoire, et ce 6 un peu méchant serait de l'histoire ancienne.
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Phitasen
  30 mars 2014
Nicholas Hook est poursuivi par le mauvais oeil, et participer au siège de Soissons et à la bataille D Azincourt ne font que conforter cette malédiction. Mais sa foi et sa piété envers saint Crépin et saint Crépinien vont l'aider à faire basculer son destin.
Dans ce roman, assez court finalement, B. Cornwell fait un récit détaillé des trois moments de la guerre de Cent Ans : le siège de Soissons, le siège d'Harfleur et la fameuse bataille D Azincourt. le récit est fait au travers du personnage de Hook, fameux archer enrôlé un peu malgré lui. Et il va assister, parfois malgré lui, aux atrocités de la guerre médiévale.
Les scènes de combats et de sièges sont vraiment prenantes et sanglantes, très réalistes. Par contre, il ne faut pas compter sur un développement de l'aspect politique entre les grands nobles, c'est plutôt sur le vécu des hommes de troupes que l'auteur s'attarde.
Un bon moment de lecture au final.
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London16
  03 janvier 2016
Magistral! Avec les Chroniques Saxonnes, on en vient à vouloir croire en l'existence d'Odin et Thor, avec Azincourt, on a envie de se mettre à l'arc... Jusqu'à présent M. Cornwell, vous ne m'avez jamais déçu! J'enchaînerai donc de ce pas avec la suite des Chroniques Saxonnes... Un très grand auteur!
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mediathequelespennesmirabeau
  23 avril 2014
Encore une bataille où les Français perdent par manque de rigueur et d'organisation. Comme Vercingétorix opposé à César. La bravoure contre les flèches ne fonctionne pas. Ceci étant, à cette époque les vilains ne se battaient pas trop, ce «privilège» était réservé à l'élite qui payait parfois de sa vie ou de graves blessures sa passion pour le combat. Il restait quand même les rançons à faire payer au bas peuple et autres commerçants. Ce récit est attractif, mais un peu convenu, avec un personnage central qui s'élève, grâce au conflit dans la hiérarchie par sa bravoure et sa clairvoyance, avec l'aide des Saints. La fin de la guerre de Cent Ans s'approche.
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