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Pascal Loubet (Traducteur)
EAN : 978B07SFVXMB1
310 pages
Éditeur : Bragelonne (18/11/2020)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 75 notes)
Résumé :
878. L’Angleterre est assiégée : les Vikings occupent désormais la quasi-totalité de ses royaumes. Seul résiste un dernier bastion, une forteresse perdue dans les marais où le roi Alfred le Grand et les siens se sont retranchés avec ce qui reste de l’armée. Parmi eux, le comte Uhtred, soldat anglais de noble origine, pris en otage puis élevé par les Vikings durant sa jeunesse avant de rallier sa terre natale.

Uhtred a longtemps été un Viking de cœur,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  24 janvier 2020
Dans ce tome 2 intitulé "Le Quatrième Cavalier", l'auteur continue de réaliser une belle reconstitution de l'Angleterre saxonne du IXe siècle. Mais tout est raconté à la première personne et le narrateur est toujours aussi peu sympathique : Uhtred est un gros bourrin sot et orgueilleux qui se croie meilleur que tous les autres mais qui comme bien des autres ne songe qu'à chasser et ripailler. Pour lui tous ceux qui ne possèdent ni armes ni armures ne sont que des faibles à exploiter, et sa vision des femmes se résume à « j'ai envie je prends ; je n'ai plus envie j'abandonne ». Bien sûr il déteste le christianisme : il vient d'une Northumbrie mal christianisée, ayant passé plus de temps chez les Danes que chez les Saxons il est victime du Syndrome de Stockholm, mais surtout l'auteur cache mal un antipapisme primaire ancrée de longue date dans la culture britannique… Donc il déteste le Roi du Wessex Alfred parce qu'il est chrétien et qu'il est pacifiste alors que lui se veut païen et belliciste. Comme c'est la trêve entre Alfred le Grand et Guthrum le Malchanceux, Uhtred s'emmerde et pour tromper son ennui se lance dans la piraterie en terre bretonne avec son vieux compère Leofric et le pilleur dane Svein parce que l'occasion fait le larron : j'aurais pu bien aimé ce passage, sauf que dans la même veine R.E. Howard a écrit bien plus kiffant il y a déjà plus de 75 ans… En tombant sur un trésor viking il met fin à ses problème de trésorerie, mais il se fait des ennemis avec le perfide religieux Asser, le vaniteux saxon Odda le Jeune et l'impétueux dane Svein. Uhtred s'en fout complètement car il a mis de son côté et dans son lit la sorcière celte Iseult la Sombre (d'ailleurs de son épouse et son fils il s'en fout complètement aussi). Mais il finit par être rattrapé par la réalité : il est convoqué à la cour du roi et il est accusé à tort et à raison de tous les côtés, le roi s'en lave carrément les mains, et sa seule issue est d'affronter en ordalie l'exécuteur des basses-oeuvres d'Odda le Jeune. Mais en plein duel à mort, les Dane lancent l'assaut sur le dernier royaume !

Comment dire… J'ai quand eu même désagréable impression lire un livre de David Gemmell avec moins d'action et moins d'émotion, avec moins de tragique et moins d'épique, et avec moins de cool et moins de fun. Les personnages sont légions et c'est scandaleux que ni l'auteur ni l'éditeur ne soit fichus de nous offrir un dramatis personae dans cette gigantesque comédie humaine. D'autant plus qu'on a pas mal de persos miroirs avec les religieux vils et fourbes, les religieux gentils et naïfs, les hommes qui ne pensent qu'à se bastonner pour acquérir la renommé, et les femmes qui veulent éviter qu'ils se bastonnent pour ne pas se retrouver violées. Pourtant bien exploités ou mal exploités certains personnages sortent du lot : Haesten l'esclave dane qui change de loyauté comme de chemise, Steapa Snotor que tout le monde juge vénal mais qui respecte son propre code d'honneur, Leofric l'audacieux, Svein l'impétueux, Iseult femme de caractère païenne prise au piège d'un monde chrétien plus macho tu meurs, Hild la nonne en quête de vengeance, Eanflaed la péripatéticienne humaniste, Æthelwold le loser magnifique ou le père Pyrlig à la fois ancêtre de Petit Jean et de Frère Tuck ! Mine de rien j'ai lu un tome 2 crescendo, donc je continue de laisser sa chance à la série en espérant qu'elle va s'améliorer (parce que oui c'est aussi un peu pénible quand même de s'appesantir pendant des pages et des pages sur des répétitions dispensables alors que des éléments ou des destins importants sont expédiés en 1 page quand ils ne sont pas traités hors-champ)...
Lien : http://www.portesdumultivers..
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Tatooa
  17 avril 2020
C'est excellent dans la reconstitution historique... Mais je regrette toujours que ce soit à la première personne...
C'est dommage de ne pas avoir les points de vue de Beocca, d'Alfred, de Leofric ou de Guthrum, disons que ça aurait pu être plus riche, niveau personnages.
Mais c'est déjà pas mal.
Et même si ça fait détester (un peu plus) la religion, vu qu'ils sont partout, toujours, avides aux doigts crochus, préoccupés de dicter aux autres comment ils doivent vivre sans trop se préoccuper de montrer l'exemple, que la bigoterie de ces pauvres nanas reléguées aux rands de potiches juste bonnes à marier (quoi que Cornwell ait fait d'Iseult un beau personnage, très humain, forte et Fragile) soit détestable, j'ai adoré retrouver tous mes héros.
Ces livres gagnent à ce qu'on connaisse la série BBC/Netflix avant de la lire, tant les scénaristes ont su bien les exploitert, et justement, faire de toutes ces femmes, Iseult, Brida, et même la très détestable Aeslwith (femme d'Alfred) des personnages au charisme puissant, incontournables, leur destin fut-il tragique...
Dans la série, les personnages trop occultés à mon goût dans les livres sont également formidables, Leofric, Beocca, Alfred, Steapa, Odda jeune et vieux, etc etc... (Bientôt la saison 4, j'en trépigne).
Donc, en fait, quand je lis les livres, "je vois" les personnages, et leurs fichus caractère, mais aussi ce qui les fait avancer, plus que dans les livres. Dans les livres, ils manquent de profondeur, c'est le plus gros défaut de cette fichue narration en "je"... C'est vraiment dommage comme choix, snif... Mais du coup j'accroche bien.
Je pense que je n'aurais pas aussi bien accroché sans avoir vu la série avant. Bref, ce n'est pas si mal, mais bien moins bon que, par exemple, la saga d'Arthur du même auteur, et qui est, elle, narrée à la 3ème personne...
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Acerola13
  22 février 2021
J'étais un peu restée sur ma faim avec le premier tome des Chroniques saxonnes ; ce second opus ne diffère pas vraiment : on se régale des circonstances historiques, de la menace des Danes et des alliances qui se créent, on se passionne pour cette histoire anglaise peu connue...J'ai particulièrement aimé la virée en Cornouailles et la querelle entre Bretons et Saxons adoucie par une religion commune, ainsi que l'arrivée du personnage d'Iseult.
Et pourtant...Les personnages demeurent insipides et pas suffisamment creusés à mon goût, on ne s'y attache pas ; les femmes tombent comme des mouches face à Uthred qui les accumule au fil des tomes ; les batailles qui semblaient insurmontables se résolvent avec une drôle de simplicité, moyennant la mort de quelques personnages qu'on n'avait pas encore eu le temps d'apprécier.
Mon avis ne diffère donc pas pour le moment : les Chroniques saxonnes est une bonne série pour qui aime les batailles et l'histoire, mais elle ne se hisse pas au rang des incontournables.
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majero
  13 août 2015
Dans l'Angleterre de 850 quasi sous domination des vikings Danois, Utrede, humilié par le pieux roi Alfred ne pense qu'à se venger et retourner vers ses anciens amis Dan, mais pour une raison que je n'arrive toujours pas à comprendre, il change d'avis et défend le roi alors que celui-ci ne règne plus que sur un morceau de marécage.... le roi arrive à monter une petite armée et bien qu'en sous nombre met les Dan en fuite???
Dingue, parce que ça s'est réellement passé comme ça!
Et Bernard Cornwell nous le raconte admirablement. Les personnages sont intéressants, crédibles, attachants et l'humour n'est jamais loin.
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JunoR
  28 novembre 2018
Un bon roman historique, assez rythmé, bien dosé, plutôt nuancé et bien écrit. J'ai apprécié aussi le duel des personnalités d'Alfred et Uthred qui, dans bon nombre de romans, aurait rapidement fini par une lutte dichotomique et stéréotypée du gentil contre le méchant et, par extension, du bien contre le mal. L'auteur joue vraiment avec les sentiments du lecteur et parvient à maintenir son histoire sur la corde sensible du juste milieu, de la nuance et de l'intelligence. Bref un sans faute.
ça a manqué selon moi du petit piment supplémentaire qui a fait que j'ai vraiment apprécié le premier, et un peu moins le second. Peut-être est-ce la surprise qui m'a manqué ou bien la répétition de certains schémas (notamment dans ses relations aux femmes et à la chrétienté)... Mais dans l'ensemble, vraiment bon roman, bon divertissement et bonne lecture.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   09 janvier 2020
Nous amassons enfants, fortunes et terres, nous bâtissons château, rassemblons armées et donnons festins, mais une seule chose nous survit : la réputation.
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TatooaTatooa   10 avril 2020
Elle (Mildrith) voulait simplement que je laboure mes champs, traie mes vaches et engrange les récoltes pour payer l'énorme dette qu'elle m'avait apportée en dot : son père avait fait le serment de donner à l'église le fruit de la moitié de ses terres. La promesse liait maintenant ses héritiers, mais les pillages des Danes et les mauvaises récoltes avaient ruiné le domaine. Pourtant, l'Eglise, aussi venimeuse que serpents, tenait à ce que la dette fût payée, sans quoi elle saisirait notre terre.
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JunoRJunoR   24 novembre 2018
- Je remercie le Tout-Puissant pour cette heureuse issue, souris le roi.
Je compris alors ce qu'il me disait. Il était là, si humble, sans couronne ni collier ni bracelets, une petite agrafe de grenat retenant sa cape à son cou, et il parlait d'une heureuse issue : le peuple saxon rassemblé sous un seul roi. Le roi du Wessex. La piété d'Alfred dissimulait une monstrueuse ambition.
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picturapictura   22 avril 2014
Ces derniers temps, quand je vois des jeunes gens de vingt et un ans, je les trouve d’une jeunesse consternante, à peine sevrés du lait de leur mère, mais lorsque j’en avais vingt, je me considérais comme un homme adulte. J’étais père d’un enfant, j’avais combattu dans le mur de boucliers et ne m’en laissais conter par personne. En un mot, j’étais arrogant, sot et entêté.
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TatooaTatooa   14 avril 2020
- Remporte ta guerre, seigneur Uhtred, et emmène-la (Iseult) loin des prêtres, et donne-lui maints enfants. Elle sera heureuse, et un jour véritablement sage. C'est le vrai don des femmes que d'être sages, et peu d'hommes le sont.
(Pyrlig (un prêtre))
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