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Monique Lebailly (Traducteur)Hugues Lebailly (Traducteur)
EAN : 9782253152521
600 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (13/03/2002)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 90 notes)
Résumé :
Arthur, chef de guerre génial, a reçu du Grand Roi la mission de sauver son royaume et de le protéger contre l'envahisseur saxon.
Arthur a triomphé de tous les ennemis, les traîtres se sont enfuis, et l'armée vaincue implore sa miséricorde. Mais son mariage avec Guenièvre a fait naufrage et les Saxons y voient une possibilité de le détruire. Merlin et Nimue rêvent toujours de convoquer les dieux en Grande-Bretagne, et ils possèdent maintenant les Treize Tréso... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  13 avril 2020
Dernier tome de la saga arthurienne.
La dernière bataille et ce sera la paix ? Spoiler Alert : Eh non ! L'homme est ainsi fait. Bretons et Saxons n'en ont pas fini.
Une fin en apothéose, bien plus rythmée que les deux premiers tomes. Le sang coule à flot, la bravoure aussi. La légende est respectée.
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Tatooa
  12 mars 2017
Un tome excellentissime...
Oui je n'ai mis que 4 étoiles malgré cette première phrase, vous comprendrez plus loin pourquoi.
C'est toujours magnifiquement écrit. Les rebondissements , qui suivent la légende de près, se révèlent à la fois passionnants à suivre et assez éprouvants pour les nerfs.
Je ne peux rien en dire de vraiment clair et précis pour ne rien spoiler du tout, mais sachez qu'on a le coeur déchiré par ce qu'il se passe dans ce tome.
C'est violent, c'est une plongée en apnée dans un siècle barbare et j'avoue, oui, j'avoue, j'ai trouvé Arthur "faible" de par son trop grand sens de l'honneur, voilà, c'est dit.
Donc je vous garantis un pur moment de bonheur avec cette trilogie, pour peu que vous aimiez les grandes batailles épiques, les personnages forts et accrocheurs (alors ici, j'ai positivement adoré Guenièvre (en fait je crois que je me suis totalement identifiée à Derfel)), les celtes et les grandes épopées, et que vous ayez quelque dent contre les religions parce que, quand même, elles en prennent toutes pour leur grade, plus ou moins...
C'est un récit à la fois profondément humaniste et d'une violence inouïe. A l'image des différents êtres qui forment notre engeance, en fait...
Après, 4 étoiles, pourquoi ?
Et d'une je n'ai pas eu la fin que j'aurais aimée, même si j'ai eu la réponse à la question qu'on se pose dès le début du tome 1...
Et de deux, un des personnages les pires du roman c'est quand même le meilleur chevalier d'Arthur de la légende que je connaissais jusqu'à maintenant, et ça, je n'arrive toujours pas à l'encaisser.
Bon du coup c'est original, je vous l'accorde...
Bref, Cornwell, c'est bon, lisez-en !!! Enfin si les éditeurs français se décident un jour à éditer de l'excellentissime littérature au lieu des daubes mercantiles habituelles... Ou si vous vous mettez à l'anglais de façon intensive parce que c'est quand même assez recherché comme écriture.
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Lucilou
  14 novembre 2020
Je viens de terminer "Excalibur" et je suis triste, je regrette de l'avoir dévoré si vite. C'est qu'il m'en coute de m'arracher à cette épopée flamboyante et à ces personnages surtout, j'en ai (si) gros que j'en pleurerais presque.
ça y'est, c'est fini et je me sens vide, comme toujours quand il faut quitter un roman qui m'a si complètement captivée. Et puis Arthur et Derfel me manquent.
"Excalibur" clôt magistralement la trilogie du Roi Arthur telle que l'a imaginé Bernard Cornwell et on retrouve dans cette opus toutes les qualités déjà inféodées aux deux tomes précédents et sur lesquelles je ne m'étendrais pas une fois de plus, bien que l'envie ne m'en manque pas. Il me suffit juste d'écrire qu'encore une fois, le roman nous emporte dans son sillage avec fracas et fureur, violence et réalisme. Et poésie, oui. Qu'il respecte la plus grande légende qui soit, sans en effacer ni la grandeur, ni les petitesses, ni le sublime et la tragédie.
Nous avions laissé Arthur triomphant mais trahi, victorieux mais brisé et Derfel toujours fidèle. Nous avions abandonné Merlin et Nimue plus résolus que jamais à faire revenir les Anciens Dieux en Bretagne. Nous imaginions que les chrétiens fanatiques se tairaient. Nous pensions que les traîtres avaient payé. Pourtant, rien n'est terminé et il reste à Arthur encore bien des batailles à mener, dont celle que la légende a baptisé du nom du lieu où elle se disputa: la bataille de Mont Badon.
Dans "Excalibur", le rythme est plus soutenu que jamais et l'intrigue est un chat, un fauve, qui joue avec le lecteur comme avec la souris avant de le saisir à la gorge et de sentir son coeur qui s'emballe. Certains personnages périssent quand d'autres font leur apparition: Peredur, Taliesin, Gauvain. Les autres sont toujours là et on a plaisir à les suivre: Arthur si grand et parfois si triste, Derfel qui poursuit son récit, de plus en plus mélancolique, de plus en grave...
J'ai particulièrement aimé le traitement du personnage de Guenièvre dans ce tome qui évolue et se déploie avec intelligence. C'est une première pour moi qui n'ai jamais aimé la souveraine auparavant et dans presque aucune version ou variation de la légende. de même, j'ai été passionnée par l'évolution de Merlin - de plus en plus fascinant et attachant au fil des romans- et celle de Nimue. Bernard Cornwell propose une version véritablement fascinante de l'emprisonnement "en la prison d'amour" comme disait les bardes du premier par la seconde. Enfin, j'ai savouré la proposition de l'auteur autour de la figure du Roi-Pêcheur. Cornwell a réellement su respecter la légende tout en lui offrant une couleur inédite, vraisemblable, cohérente.
Avant de se terminer en apothéose (cette fin, cette fin...), "Excalibur" n'oublie pas de nous livrer ces derniers secrets et Derfel nous donne enfin toutes les réponses aux trop nombreuses questions nées de son récit. Elle ne sont pas sans amertume ni gravité... tout comme la tonalité générale du roman qui serre la gorge à plus d'une reprise.
Ainsi, aussi violent, aussi sanglant que ses prédécesseurs, "Excalibur" est somptueux, flamboyant mais il a aussi ce gout des choses qui se terminent et qui ne reviendront jamais: doux-amer, comme une coupe où l'hydromel laisserait place au fiel.
Et pourtant, et malgré cela, j'en aurais voulu encore et il y a encore des choses que je voudrais savoir.
Mais c'est sans doute plus beau une fin de brume et de mystères.



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Arakasi
  23 avril 2018
La Bretagne est pacifiée et les armées saxonnes repoussées à ses frontières, mais Arthur “l'imperator qui ne fut jamais roi”, paie au prix fort cette très temporaire victoire. le coeur brisé par la trahison de Guenièvre, il s'est enfermé dans une solitude amère, fuyant la compagnie de ses amis et leurs paroles de réconfort. Haï à la fois par les païens qui lui reprochent de trop tolérer l'expansion chrétienne et par les chrétiens qui souhaiteraient le voir s'engager au service de la sainte foi, il enrage devant tant d'ingratitude. Pendant ce temps, Merlin et Nimue rêvent encore de faire revenir les anciens dieux en Bretagne pour que ceux-ci écrasent de leur joug prêtres et envahisseurs. Mais il faudrait pour cela un sacrifice de taille et pas n'importe lequel : celui d'un fils de roi ou, mieux encore, d'un roi lui-même…
Cornwell continue et termine son intéressante variation autour du mythe arthurien avec ce troisième tome. On y retrouve tout ce qui faisait l'intérêt des opus précédents : un souffle épique très agréable et de grandes bastons héroïques mais aussi un vrai sens du drame et de la tragédie qui insuffle de la profondeur à ce qui ne serait, sans cela, qu'un bon récit guerrier. Il renouvelle efficacement la légende, à la fois en l'ancrant dans un contexte historique très précis, mais, surtout, par la caractérisation de ses principaux protagonistes. Dans ce troisième tome, c'est clairement Guenièvre qui tire son épingle du panier. Loin du cliché de la pauvre reine dévorée de passion pour le second de son époux, Cornwell nous offre un beau portrait de femme, intelligente, ambitieuse, volontaire, féroce dans ses haines et ses amours, épouse peut-être trop flamboyante pour un Arthur aspirant à une vie simple et paisible. La fin douce-amère du récit est très satisfaisante. Oscillant toujours entre réalisme et fantastique, elle nous propose une interprétation ingénieuse de la légende d'Avalon, abandonnant Arthur entre la vie et la mort, dans cet interval brumeux qui sépare le mythe de la chronique historique. Belle conclusion pour une belle trilogie.
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CasusBelli
  01 février 2019
Une sacrée trilogie brillamment conclue par ce troisième tome d'une grande force à la narration envoûtante.
L'auteur nous fait découvrir, excusez du peu, une culture, une histoire de la (grande) Bretagne, un mythe ainsi qu'une légende, des religions avec le déclin du druidisme et l'avènement du Christianisme et c'est grandiose car...
Il nous offre une fresque épique et dramatique, il nous surprend en revisitant une légende que nous croyons tous connaître. Il fait aussi et surtout oeuvre d'historien, et c'est ce qui rend ce récit encore plus magistral.
Certes il s'agit d'un roman et l'auteur admet qu'il a pris les libertés qui lui étaient agréables et utiles, il nous bouscule en nous proposant des personnages aux antipodes des stéréotypes de la légende Arthurienne, des personnages souvent cupides, égoïstes et brutaux par leur pragmatisme.
Des personnages cruels pour certains, pervers pour d'autres, autres temps, autres moeurs.
Sacré Derfel, il nous aura accompagné tout au long de l'histoire sans être le personnage central pour autant, il aura été celui qui nous aura permis de prendre du recul sur une énorme saga d'une richesse exceptionnelle.
Arrivé à la fin du récit je ne peux qu'être émerveillé d'avoir côtoyé cette galerie de personnages hors normes et ces destins tragiques.
Loyauté inconditionnelle, haine implacable, vengeances et quête d'une impossible paix, et Derfel qui incarne à lui seul l'emprise que le destin peut avoir sur un être humain, le destin est inexorable (citation préférée de Merlin).
Je suppose qu'il va falloir trouver de la place sur mon île déserte et donc jeter un livre à la mer ?
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
bran_601bran_601   23 avril 2016
Les éclaireurs saxons avaient disparu à l’ouest, mais ils revinrent soudain au galop. La poussière se soulevait sous les sabots de leurs chevaux. Leur vitesse suffisait à nous dire qu’ils avaient aperçu Arthur et, bientôt, cette agitation désordonnée des préparatifs saxons se transformerait en un mur de boucliers et de lances. J’empoignai la longue hampe en frêne de mon arme, fermai les yeux et décochai une prière vers le firmament où Bel et Mithra devaient écouter. « Regarde-les ! » s’exclama Cuneglas pendant que je priais, et j’ouvris les yeux pour voir la ruée d’Arthur remplir l’extrémité ouest de la vallée. Le soleil brillait sur les visages et scintillait sur des centaines de lames nues et de casques polis. Près de la rivière, ses cavaliers éperonnèrent leurs montures pour s’emparer du pont, au sud d’Aquae Sulis, tandis que la longue ligne des troupes du Gwent s’engageait au centre de la vallée. Les hommes de Tewdric portaient l’équipement romain : plastrons de bronze, manteaux rouges et casques aux épais plumets, si bien que, vus du sommet du Mynydd Baddon, ils ressemblaient à des phalanges cramoisi et or sous une multitude de bannières qui arboraient, au lieu du taureau noir du Gwent, des croix chrétiennes rouges. Au nord, Sagramor menait les lanciers d’Arthur sous son vaste étendard noir accroché à une hampe que surmontait un crâne de Saxon. Encore aujourd’hui, je peux fermer les yeux et voir cette armée avancer, voir le vent agiter cette mer de drapeaux au-dessus des lignes inflexibles, voir la poussière s’élever du sol derrière elles, et voir les récoltes en pleine croissance piétinées, aplaties, par leur passage
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laulauttelaulautte   07 juin 2017
[Merlin] « Pline mentionne le phénomène, mais il en rapporte tant que c’est très difficile de savoir ce qu’il faut croire. La plupart de ses histoires sont de fieffées absurdités. Toutes ces inepties sur les druides qui coupent du gui au sixième jour de la nouvelle lune ! Je ne ferais jamais une chose pareille ! Le cinquième jour, oui, et parfois le septième, mais le sixième ? Jamais ! Et il recommande aussi, si je m’en souviens bien, pour soigner la migraine, de s’envelopper la tête avec le bandage que les femmes portent pour soutenir leurs seins, mais ce remède n’opère pas. Comment le pourrait-il ? La magie est dans les seins, non dans le bandage, aussi est-il nettement plus efficace de se fourrer la tête entre les seins eux-mêmes. Le remède m’a toujours réussi en tout cas […]."
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laulauttelaulautte   09 juin 2017
Je me demande si la guerre finira un jour. Depuis que je suis au monde, les Bretons se battent contre le Saxons, et même si nous avons remporté sur eux une grande victoire, au cours des années écoulées depuis celle-ci, nous avons perdu encore plus de territoires et, avec eux, les histoires attachées aux vallées et aux collines. L’Histoire n’est pas seulement le récit de ce que font les hommes, mais c’est une chose liée à la terre. Nous donnons à une colline le nom d’un héros qui y et mort, ou à une rivière celui d’une princesse qui s’est enfuie sur ses bords, et quand les anciens noms s’évanouissent, les histoires disparaissent avec eux et ceux qui le remplacent ne gardent aucune trace du passé. Les Saïs prennent notre terre et notre histoire.
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boudiccaboudicca   31 janvier 2012
Les femmes, elles hantent tellement ce récit. Quand j'ai commencé à rédiger la vie d'Arthur, je pensais que ce serait une histoire d'hommes; une chronique pleine d'épées et de lances, de batailles remportées et de frontières délimitées, de traités rompus et de rois détrônés, car n'est-ce pas ainsi que l'on raconte l'Histoire? L'Histoire est le récit des actions des hommes, narrée par des hommes, mais dans celle d'Arthur, tel le scintillement du saumon dans une eau noire comme la tourbe, les femmes brillent à coup sûr.
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laulauttelaulautte   14 juin 2017
[Arthur] « Quand j’avais ton âge, je croyais pouvoir changer le monde. Je croyais qu’il n’avait besoin que d’honnêteté et de gentillesse. Je croyais que si l’on traitait bien les gens, si on leur apportait la paix, si on leur offrait la justice, ils vous en tiendraient gré. Je pensais pouvoir dissoudre le mal par le bien. […] Je devais croire que les gens réagissaient comme les chiens, reprit-il d’un air piteux, et que si on leur donnait assez d’affection, ils seraient dociles, mais les hommes ne sont pas des chiens, Gwydre, ce sont de loups [...] ».
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