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Monique Lebailly (Traducteur)Hugues Lebailly (Traducteur)
ISBN : 2253152528
Éditeur : Le Livre de Poche (13/03/2002)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Arthur, chef de guerre génial, a reçu du Grand Roi la mission de sauver son royaume et de le protéger contre l'envahisseur saxon.
Arthur a triomphé de tous les ennemis, les traîtres se sont enfuis, et l'armée vaincue implore sa miséricorde. Mais son mariage avec Guenièvre a fait naufrage et les Saxons y voient une possibilité de le détruire. Merlin et Nimue rêvent toujours de convoquer les dieux en Grande-Bretagne, et ils possèdent maintenant les Treize Tréso... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
Tatooa
12 mars 2017
Un tome excellentissime...
Oui je n'ai mis que 4 étoiles malgré cette première phrase, vous comprendrez plus loin pourquoi.
C'est toujours magnifiquement écrit. Les rebondissements , qui suivent la légende de près, se révèlent à la fois passionnants à suivre et assez éprouvants pour les nerfs.
Je ne peux rien en dire de vraiment clair et précis pour ne rien spoiler du tout, mais sachez qu'on a le coeur déchiré par ce qu'il se passe dans ce tome.
C'est violent, c'est une plongée en apnée dans un siècle barbare et j'avoue, oui, j'avoue, j'ai trouvé Arthur "faible" de par son trop grand sens de l'honneur, voilà, c'est dit.
Donc je vous garantis un pur moment de bonheur avec cette trilogie, pour peu que vous aimiez les grandes batailles épiques, les personnages forts et accrocheurs (alors ici, j'ai positivement adoré Guenièvre (en fait je crois que je me suis totalement identifiée à Derfel)), les celtes et les grandes épopées, et que vous ayez quelque dent contre les religions parce que, quand même, elles en prennent toutes pour leur grade, plus ou moins...
C'est un récit à la fois profondément humaniste et d'une violence inouïe. A l'image des différents êtres qui forment notre engeance, en fait...
Après, 4 étoiles, pourquoi ?
Et d'une je n'ai pas eu la fin que j'aurais aimée, même si j'ai eu la réponse à la question qu'on se pose dès le début du tome 1...
Et de deux, un des personnages les pires du roman c'est quand même le meilleur chevalier d'Arthur de la légende que je connaissais jusqu'à maintenant, et ça, je n'arrive toujours pas à l'encaisser.
Bon du coup c'est original, je vous l'accorde...
Bref, Cornwell, c'est bon, lisez-en !!! Enfin si les éditeurs français se décident un jour à éditer de l'excellentissime littérature au lieu des daubes mercantiles habituelles... Ou si vous vous mettez à l'anglais de façon intensive parce que c'est quand même assez recherché comme écriture.
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Takateru
31 janvier 2013
Un dénouement magistral où la légende Arthurienne fait place progressivement à l'interprétation historique. Mention spéciale aux descriptions des duels et aux stratégies de batailles décrites avec talent par l'auteur... Que vous soyez férus d'histoire, amateurs de contes et légendes, ou tout simplement désireux d'évasion, je ne peux que vous conseiller cette magnifique trilogie !
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claire_h
09 juillet 2012
Magnifique finale pour la geste d'Arthur racontée par B. Cornwell, avec des guerriers saxons, de la magie, de l'espoir et le désespoir le plus sombre.
La trilogie entière est une très intéressante réinterprétation à la lumière de l'histoire de la matière arthurienne.
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Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
bran_601bran_60123 avril 2016
Les éclaireurs saxons avaient disparu à l’ouest, mais ils revinrent soudain au galop. La poussière se soulevait sous les sabots de leurs chevaux. Leur vitesse suffisait à nous dire qu’ils avaient aperçu Arthur et, bientôt, cette agitation désordonnée des préparatifs saxons se transformerait en un mur de boucliers et de lances. J’empoignai la longue hampe en frêne de mon arme, fermai les yeux et décochai une prière vers le firmament où Bel et Mithra devaient écouter. « Regarde-les ! » s’exclama Cuneglas pendant que je priais, et j’ouvris les yeux pour voir la ruée d’Arthur remplir l’extrémité ouest de la vallée. Le soleil brillait sur les visages et scintillait sur des centaines de lames nues et de casques polis. Près de la rivière, ses cavaliers éperonnèrent leurs montures pour s’emparer du pont, au sud d’Aquae Sulis, tandis que la longue ligne des troupes du Gwent s’engageait au centre de la vallée. Les hommes de Tewdric portaient l’équipement romain : plastrons de bronze, manteaux rouges et casques aux épais plumets, si bien que, vus du sommet du Mynydd Baddon, ils ressemblaient à des phalanges cramoisi et or sous une multitude de bannières qui arboraient, au lieu du taureau noir du Gwent, des croix chrétiennes rouges. Au nord, Sagramor menait les lanciers d’Arthur sous son vaste étendard noir accroché à une hampe que surmontait un crâne de Saxon. Encore aujourd’hui, je peux fermer les yeux et voir cette armée avancer, voir le vent agiter cette mer de drapeaux au-dessus des lignes inflexibles, voir la poussière s’élever du sol derrière elles, et voir les récoltes en pleine croissance piétinées, aplaties, par leur passage
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laulauttelaulautte07 juin 2017
[Merlin] « Pline mentionne le phénomène, mais il en rapporte tant que c’est très difficile de savoir ce qu’il faut croire. La plupart de ses histoires sont de fieffées absurdités. Toutes ces inepties sur les druides qui coupent du gui au sixième jour de la nouvelle lune ! Je ne ferais jamais une chose pareille ! Le cinquième jour, oui, et parfois le septième, mais le sixième ? Jamais ! Et il recommande aussi, si je m’en souviens bien, pour soigner la migraine, de s’envelopper la tête avec le bandage que les femmes portent pour soutenir leurs seins, mais ce remède n’opère pas. Comment le pourrait-il ? La magie est dans les seins, non dans le bandage, aussi est-il nettement plus efficace de se fourrer la tête entre les seins eux-mêmes. Le remède m’a toujours réussi en tout cas […]."
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laulauttelaulautte09 juin 2017
Je me demande si la guerre finira un jour. Depuis que je suis au monde, les Bretons se battent contre le Saxons, et même si nous avons remporté sur eux une grande victoire, au cours des années écoulées depuis celle-ci, nous avons perdu encore plus de territoires et, avec eux, les histoires attachées aux vallées et aux collines. L’Histoire n’est pas seulement le récit de ce que font les hommes, mais c’est une chose liée à la terre. Nous donnons à une colline le nom d’un héros qui y et mort, ou à une rivière celui d’une princesse qui s’est enfuie sur ses bords, et quand les anciens noms s’évanouissent, les histoires disparaissent avec eux et ceux qui le remplacent ne gardent aucune trace du passé. Les Saïs prennent notre terre et notre histoire.
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boudiccaboudicca31 janvier 2012
Les femmes, elles hantent tellement ce récit. Quand j'ai commencé à rédiger la vie d'Arthur, je pensais que ce serait une histoire d'hommes; une chronique pleine d'épées et de lances, de batailles remportées et de frontières délimitées, de traités rompus et de rois détrônés, car n'est-ce pas ainsi que l'on raconte l'Histoire? L'Histoire est le récit des actions des hommes, narrée par des hommes, mais dans celle d'Arthur, tel le scintillement du saumon dans une eau noire comme la tourbe, les femmes brillent à coup sûr.
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laulauttelaulautte14 juin 2017
[Arthur] « Quand j’avais ton âge, je croyais pouvoir changer le monde. Je croyais qu’il n’avait besoin que d’honnêteté et de gentillesse. Je croyais que si l’on traitait bien les gens, si on leur apportait la paix, si on leur offrait la justice, ils vous en tiendraient gré. Je pensais pouvoir dissoudre le mal par le bien. […] Je devais croire que les gens réagissaient comme les chiens, reprit-il d’un air piteux, et que si on leur donnait assez d’affection, ils seraient dociles, mais les hommes ne sont pas des chiens, Gwydre, ce sont de loups [...] ».
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