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Pierre-Emmanuel Dauzat (Traducteur)
ISBN : 225315251X
Éditeur : Le Livre de Poche (13/03/2002)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Au Ve siècle de notre ère, la Grande-Bretagne est au bord des ténèbres.
Les souvenirs de la civilisation romaine sont en train de s'évanouir. Les dieux païens reculent devant l'expansion du christianisme. Les Saxons frappent et grondent aux frontières. Les turbulents royaumes, toujours divisés, n'opposent plus de résistance que grâce à l'énergie du Grand Roi, Uther Pendragon. Mais le Grand Roi vient de mourir. Arthur, le fils illégitime d'Uther, a fait le ser... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Tatooa
  05 mars 2017
Olala...
Il y a des avis, c'est pas des avis, juste un résumé du bouquin, merci les spoils. Mais, ça tombe bien, à part ceux de mes potes, je les lis jamais avant d'avoir fini. Mdrrrr ! (Donc avis à ceux qui me lisent : ne lisez pas les autres avis sur ces bouquins si vous avez l'intention de les lire, parce qu'il y en a un qui vous dévoile tout le bouquin de a à z ! Ce qui est fort dommage parce que ce n'est absolument pas une reprise de la légende qu'on connait tous...)
M'enfin bref, passons... Et voilà un tome 2 englouti encore plus vite que le premier ! Ce qu'il a de bien, c'est que là on est direct dans l'ambiance, on connait tout le monde et on les retrouve avec plaisir, surtout Derfel, c'est mon chouchou, et ça tombe bien c'est le narrateur. Il y a un truc qui me tripote à son propos, mais je suppose que j'aurai une réponse à mon questionnement dans le dernier tome. (si vous lisez un jour cette saga, je suis sûre que vous vous poserez exactement la même question tout au long des tomes, à propos de Derfel et de Sansum... j'en dis pas plus, j'aime pas spoiler, MOI ! Mdrrrr). A ce propos, les diatribes super-bien envoyées contre la violence des chrétiens pour imposer leur religion, c'est juste que du bonheur, un rappel nécessaire quand on se permet de donner des leçons aux autres... Les êtres humains ont trop tendance à oublier leur Histoire, j'en parlais il n'y a pas si longtemps avec un ami sur FB...
Ou l'on retrouve en plein centre du roman le personnage dont Cornwell a fait une lopette et un crevard, et ça, je n'arrive toujours pas à le lui pardonner... Looool ! Ce qui n'enlève strictement rien à l'excellence du bouquin ! Je vous jure que les personnages, ils sont vivants ! Vous avez envie à tour de rôle de les baffer, de leur dire de se réveiller et d'ouvrir les yeux, de les serrer dans vos bras pour les soutenir. Ils sont vivants, et terriblement humains, ô combien, mais c'est pas possible d'être aussi humains...
Bref, ce sont mes premiers bouquins de Cornwell, mais certainement pas les derniers, d'autant que le monsieur écrit de l'historique, précise d'une façon claire et honnête ce qu'il a repris ou pas et ce qu'il a "anachronisé" et pourquoi à la fin. Je suis profondément admirative et fan en seulement deux bouquins, les amis qui aiment ces genres (légendaires, historiques etc), précipitez-vous si vous ne le connaissez pas, c'est que du bonheur !

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Arakasi
  19 mars 2018
De la réalité à la légende, le pas est immense à franchir. du fond du couvent chrétien où il croupit doucement, le moine Derfel conte à la belle reine Igraine les péripéties d'un temps révolu, celui de son seigneur et ami Arthur Pendragon qui parvint à réunir, pendant un bref mais merveilleux instant, toute la Bretagne sous sa bannière. Au début du deuxième volume de la « saga du roi Arthur », l'unicité de la Bretagne est encore un but lointain. Nous sommes au lendemain de la bataille de Lugg Vale qui concluait le tome précédent et, si Arthur victorieux domine d'une tête tous ses alliés, sa position n'en est pas moins fragile. A l'extérieur des frontières, les hordes saxonnes grondent et menacent, tandis qu'à l'intérieur, les chrétiens indisciplinés et intolérants menacent de replonger à tout moment le pays dans la guerre civile. Ainsi en est-il en Bretagne au début Ve siècle et ainsi en sera-t-il toujours, car, comme l'affirme le grand druide Merlin, les dieux aiment le chaos et ne se complaisent que dans le sang et la fureur. le seul moyen de les apaiser serait de retrouver le Chaudron de Clyddno Eiddyn, relique sacrée dont la puissance restaurera la magie en Bretagne et chassera à jamais chrétiens et envahisseurs de ses terres.
Très bonne suite que ce second tome ! Si le premier opus péchait par un début longuet, celui-ci démarre sur le chapeau des roues, nous immergeant tout de suite dans l'ambiance sauvage et barbare de cette Bretagne en devenir. Certes, le scénario s'avère un poil prévisible, mais les événements s'enchaînent bien et le tout reste constamment divertissant. Je serai bien en peine de juger de la véracité historique de l'ensemble, ne connaissant foutrement rien à cette période de l'Histoire de l'Angleterre, mais, à défaut de véracité, Cornwell parvient à donner une impression de vraisemblance tout à fait satisfaisante à son récit, ce qui n'est pas rien. Les personnages sont charismatiques et assez finement traités, bien que l'on puisse déplorer un soupçon de manichéisme – les chrétiens sont quand même très majoritairement de gros bâtards. D'autres râleront peut-être contre le Lancelot-bashing éhonté de l'auteur, mais, n'ayant jamais eu la moindre sympathie pour le personnage, je m'en tamponne personnellement le coquillard. Bref, une belle et inventive variation autour d'un mythe intemporel, à mi-chemin entre l'heroic fantasy et le roman historique. Espérons que le troisième et dernier tome se révélera aussi réussi.
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CasusBelli
  26 janvier 2019
Quelle époque ! Quelle époque épique !
En un mot quelle saga ! Bernard Cornwell nous propose une version très éloignée de ce que nous avions l'habitude de consommer jusqu'à présent, un exemple parmi d'autres, qui aurait imaginé Lancelot ainsi transformé ?
Avec Derfel à la narration nous avons l'éclairage idéal, il est très proche d'Arthur ainsi que de tous les protagonistes de l'histoire, amis comme ennemis et nous naviguons entre réalité historique et libertés prises par l'auteur qui nous livre une fresque titanesque et intense.
Dans la lignée du tome un, nous avons toujours autant de bruit et de fureur, de drames et d'espoirs, du sang et des larmes, c'est grandiose. L'histoire suit son cours de façon logique et cohérente entre montée du christianisme (au dépens du paganisme), invasions saxonnes et ambitions délétères et destructrices.
J'ai apprécié le pouvoir des femmes dans une société paradoxalement patriarcale à travers de beaux portraits.
J'ai aimé également cette réflexion omniprésente sur la loyauté poussée jusqu'à l'absurde.
Il est aussi beaucoup question de gloire et de virilité dans cette saga, la réflexion politique y est également omniprésente avec la religion et les ambitions des uns et des autres.
C'est riche et simplement addictif, c'est brillant et c'est bien car il reste un dernier tome à savourer :)
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tesdichiti
  04 mai 2012
La Bretagne se prépare à nouveau à la guerre, les Saxons sont aux frontières.
Pendant qu'Arthur crée des alliances entre les Rois, Merlin emmène quelques hommes « fous » à la recherche des 13 trésors de la Bretagne.
Derfel, notre narrateur, qui entretemps a trouvé l'amour auprès de Ceynwin, la princesse du Powys qui a refusé un mariage avec Lancelot, l'accompagne avec quelques lanciers.
De leur étrange voyage, ils ramèneront le plus important des trésors, le Chaudron.
Dès leur retour, la guerre contre les Saxons reprend. Arthur défait les troupes d'Aelle, le grand Roi saxon, père de Derfel, il se tourne pour abattre Cerdric l'autre Roi Saxon mais Lancelot, par calcul, a signé une alliance avec le saxon et enlève ainsi à Arthur une victoire totale.
La paix s'installe en Bretagne, seuls des troubles d'abord mineurs apparaissent ça et la.
Ils sont dus à la nouvelle église chrétienne qui veut imposer sa religion et faire disparaître les anciens Dieux.
Mordred est devenu Roi, mais Arthur reste maître des armées.
Arthur est envoyé par le Roi arrêter un pauvre vieux prêtre aux frontières du royaume, Derfel l'accompagne.
Dés leur départ, les troubles commencent, la révolte est menée par Lancelot allié à Cerdric, Mordred et les adeptes de la nouvelle religion. Ils font courir le bruit qu'Arthur et Derfel sont morts et massacrent tous leurs partisans et familiers.
Arthur mènera le combat et écrasera ses ennemis…mais il apprendra alors la trahison de Guenièvre.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
bran_601bran_601   23 avril 2016
Aelle se rendit à Londres avec moi. Je l’avais retrouvé à une demi-journée de marche, au nord de la ville. Il s’était réfugié dans un fort romain où il essayait de rassembler une armée. Il avait commencé par se méfier de mon message, me traitant de tous les noms, nous accusant d’avoir recouru à la sorcellerie pour le battre. Puis il avait menacé de nous tuer, moi et mon escorte, mais j’avais eu assez de bon sens pour lui laisser le temps de vider sa colère. Et il finit par se calmer. Il avait repoussé hargneusement le couteau de Cerdic, mais s’était montré ravi de récupérer son épaisse pelisse. Je ne crois pas avoir jamais été vraiment en danger, car je sentais bien qu’il m’appréciait. De fait, sa colère passée, il mit le bras sur mon épaule pour m’entraîner sur les remparts. « Que veut Arthur ? m’avait-il demandé. — La paix, Seigneur Roi. » Son bras pesait sur mon épaule blessée, mais je n’osais protester. « La paix ! » Il avait craché le mot comme une bouchée de viande avariée, mais sans le mépris avec lequel il avait toujours repoussé l’offre de paix d’Arthur avant Lugg Vale. Il est vrai qu’il était plus fort à cette époque et qu’il était en position d’exiger un prix plus élevé. Désormais, il était humilié, et il le savait. « Nous autres, Saxons, expliqua-t-il, nous ne sommes pas faits pour la paix. Nous nous nourrissons des céréales de nos ennemis, nous nous habillons de leurs laines, nous trouvons notre plaisir auprès de leurs femmes. Que nous apporte la paix ? — Une chance de reconstituer vos forces, Seigneur Roi, sans quoi c’est Cerdic qui mangera vos grains et prendra vos laines. »

Aelle avait souri : « Il a toujours aimé les femmes, lui aussi. » Puis il avait retiré son bras de mon épaule pour regarder les champs qui s’étendaient au nord. « Il me faudra abandonner de la terre, grommela-t-il. — Mais si vous choisissez la guerre, Seigneur Roi, le prix sera encore plus fort. Vous devrez affronter Arthur et Cerdic et, pour finir, vous n’auriez sans doute plus de terre qu’un carré d’herbe au-dessus de votre tombe. » Il s’était retourné pour me lancer un regard malicieux : « Arthur ne souhaite la paix que pour me voir combattre Cerdic à sa place. — Naturellement, Seigneur Roi. » Il rit de ma franchise. « Et si je ne vais pas à Londres, il me traquera comme un chien. — Comme un gros sanglier, Seigneur Roi, dont les défenses sont encore acérées. — Tu parles comme tu combats, Derfel. C’est bien. »
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laulauttelaulautte   12 mai 2017
« Je crois aux Dieux, Derfel, mais les Dieux croient-ils en la Bretagne ? Ce n’est pas la Bretagne d’antan, dit-il avec véhémence. Peut-être étions-nous autrefois un peuple d’un seul sang, mais aujourd’hui ? Les Romains ont fait venir des hommes de tous les coins du monde ! Des Sarmates, des Libyens, des Gaulois, des Numides et des Grecs ! Leur sang s’est mêlé au nôtre, de même que ce sang grouille de sang romain et que s’y mêle du sang de saxon. Nous sommes ce que nous sommes, Derfel, non ce que nous étions jadis. Nous avons une centaine de dieux, maintenant, pas simplement nos anciens dieux, et nous ne pouvons revenir en arrière, pas même avec le Chaudron et tous les Trésors de la Bretagne.
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TatooaTatooa   03 mars 2017
La saison était belle et inondée de soleil. Arthur était au faîte de sa puissance, Merlin prenait des bains de soleil dans notre jardin avec mes trois fillettes qui lui réclamaient des histoires, Ceinwyn était heureuse, Guenièvre coulait des jours heureux dans son nouveau et magnifique Palais marin avec ses arcades et ses galeries, mais aussi son temple caché, Lancelot paraissait satisfait de son royaume au bord de mer, les Saxons s'entre-tuaient, et la paix régnait en Dumnonie. Mais ce fut aussi, je m'en souviens, un été de misère noire.
Car ce fut l'été de Tristan et Iseult.
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TatooaTatooa   28 février 2017
Mes hommes imaginaient que je choisirais pour symbole un masque de loup en écho aux queues de loup que nous avions commencé à porter dans les forêts de Benoïc. Mais j'insistais pour que chacun de nous peignît une étoile à cinq pointes.
- Une étoile ! ronchonna Cavan, visiblement déçu. Il aurait voulu quelque chose de farouche, avec des griffes, un bec ou des dents. Mais je ne voulus pas en démordre. Une étoile : "Seren, car nous somme les étoiles du mur de bouclier".
L'explication leur plut, et aucun ne soupçonna le romantisme désespéré qui m'avait inspiré mon choix.
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EnkiEnki   15 février 2016
— Alors, qui crois-tu ? Arthur ou Merlin ? »
Je réfléchis un long moment. « Merlin », dis-je enfin, peut-être parce que je voulais croire à sa Bretagne où toutes nos peines seraient dissipées comme par enchantement. J’aimais aussi l’idée qu’Arthur avait de la Bretagne, mais il passait par la guerre, par un dur labeur et l’espoir que les hommes se conduiraient bien s’ils étaient bien traités. Le rêve de Merlin exigeait moins et promettait davantage.
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